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Французский язык говорим, пишем, мыслим = Le Français parler, écrire, réfléchir. Учебное пособие

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UNITÉ 2. SCIENCES & ENVIRONNEMENT
l’entrée en vigueur est prévue à l’horizon 2020. Le texte englobe pour la première fois tous les pays dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment les plus gros pollueurs, la Chine, l’Inde et les États-Unis. Mais il ne prévoit ni contrainte juridique, ni hausse du niveau des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afi n de limiter le réchauffement sous le seuil de 2°C. La feuille de route prévoit également la possible prolongation du protocole de Kyoto. La plate-forme de Durban fi xe une deuxième période dont la durée (5 ou 8 ans) doit encore être débattue. Toutefois, si l’Union eu­ropéenne s’engage dans cette voie, le Canada, la Russie et le Japon refusent cette prolongation, le Canada annonçant même son retrait prochain du protocole.
Vade-mecum lexical
1. Apprenez le vocabulaire thématique :
1) le réchauffement climatique – потепление климата; enrayer le réchauffement du climat – задерживать, тормозить, препят-
ствовать (чему-либо), (при)останавливать, пресекать; уме­рять; сдерживать.
2) une stratégie de réduction des gaz à effet de serre – стратегия по сокращению парникового эффекта (газов, вызывающих парниковый эффект).
3) des périls environnementaux – экологическая опасность
4) un partenariat mondial – международное партнерство; уча- стие в переговорах;
5) l’adoption de la Convention-cadre sur qqch – принятие;
утверждение рамочного соглашения (соглашение или до­говор, в котором определены только
общие положения,
но не детали).
6) une politique concertée – согласованная, заранее обусловлен­ная политика; activité concertée – согласованные действия,
proposition concertée – согласованное предложение.
7) une concertation internationale – 1) договорённость, согла-
шение; обсуждение politique de concertation – политика пе­реговоров, достижения договорённости 2) согласованность
(действий) concertation sociale – социальное партнёрство
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8) augmentation des précipitations dans les zones de moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère nord – увеличение атмос-
ферных осадков в средних и северных широтах северного полушария
9) les émissions de gaz à effet de serre et d’aérosols – выброс пар­никовых газов иа эрозоли
10) la combustion d’énergies fossiles – сжигание (горение; сгора­ние; воспламенение) твердого топлива (твердых энергоре­сурсов, т.е. ископаемый горючий материал – уголь, нефть)
11) les décharges d’ordures – мусорные свалки
12) les élevages bovins – скотоводство
13) un épandage d’engrais – разбрасывание (разливание удобре- ния; распределение; покрытие (напр., гудроном) ) удобрений
14) une désertifi cation – 1) превращение в
пустыню, опусты­нивание 2) замирание жизни, деятельности (в каком-либо районе)
15) les terres arides – сухие (засушливый, безводный; бесплод­ный) земли; esprit aride – бесплодный ум; sujet aride – не­благодарная тема
16) l’amenuisement de la couche d’ozone stratosphérique – умень­шение (сокращение, истончение) озонового слоя стратос­феры
17) un amendement – 1) улучшение, исправление, 2) изменение, поправка (в законопроекте, в резолюции), 3) удобрение
(почвы)
18) le lancement d’un dialogue informel et non contraignant sur la mise en oeuvre de la Convention… – начало нового нефор-
мального (неофициального) и непринудительного диалога о применении на практике Конвенции о …
19) la réalisation des opportunités des mécanismes de marchés – реализация целесообразных рыночных механизмов
20) une feuille de route – проездной документ; путевой лист; со- проводительный лист
2. Précisez les champs sémantiques des mots soulignés du texte lu:
1) …dans un contexte de montée des périls environnementaux;
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2) …n’était déjà plus cantonnée aux seuls cercles écologistes;
3) …certains problèmes écologiques qui sévissent à l’échelle d’une région ou d’un pays;
4) …les émissions de gaz à effet de serre (…) continuent d’altérer l’atmosphère d’une manière qui affecte le climat;
5) …les tendances à la désertifi cation ont une incidence;
6) …une élévation de la température mondiale (…)se soldera par;
7) …lui ont succédé ont bien fait fructifi er son héritage.
3. Exprimez et commentez les idées suivantes. Donnez des syno­nymes et des analogues russes pour chaque mot ou expression soulignés:
1) Cette politique ne va pas sans heurts car elle remet en cause les choix de développement du Nord et du Sud et posent en parti­culier la question cruciale de l’énergie;
2) Les changements climatiques dus aux activités humaines per­sisteront pendant de nombreux siècles;
3) Mais du fait de l’activité humaine, la concentration de ces gaz dans l’atmosphère s’est sensiblement modifi ée;
4) Ainsi, si les changements climatiques sont appelés à accen­tuer les processus de désertification aux niveaux régional et local, les causes et les conséquences de la désertification ac­centuent elles aussi, à leur tour, les changements climatiques à l’échelle de la planète, principalement par leur effet sur la végétation;
5) L’homme peut ralentir mais non annuler l’intensifi cation de l’effet de serre dont il est responsable;
6) …mais, le contenu même du développement n’a été remis en cause que récemment, et encore de manière plus apparente que réelle, à travers la notion de développement durable.
7) Bien entendu, cette prise de conscience a été retardée par de puissants intérêts économiques et/ou politiques opposés à une remise en cause de l’émission sans frein de gaz à effet de serre.
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II. Focaliser le texte: l’approche structurale, lexico-grammati-
cale, stylistique.
1. Déterminez la structure interne et les moyens de transitions logiques entre les parties du texte: connecteurs de temps, de cause, de conséquence, d’opposition;
2. Repérez des mots-clés et des moyens stylistiques les plus signi­fi ants (ceux qui rehaussent l’idée centrale de chaque partie du texte lu). Sachez les interpréter en décelant leur sens contextuel.
3. Formulez en une phrase l’idée directrice de chaque paragraphe (divisez le texte donné en paragraphes s’il le faut).
4. Reformulez à votre façon le contenu essentiel de chaque para­graphe.
III. Rédiger le compte-rendu du texte (consultez le préambule)
1. Exposez la problématique du texte lu;
2. Reliez les idées reformulées et informations rassemblées tout en assurant la logique de votre rédaction;
3. Faites une courte conclusion sans commentaires personnels.
IV. Faire un aperçu de l’article (consultez le préambule)
1. commentez des idées explicites et sous-jacentes du journaliste sur le thème de l’article;
2. repérez le ton (didactique, doctrinaire, lyrique, ironique, rail­leur, sérieux, sarcastique, réfl échi, moqueur, touchant, ponti- fi ant, dramatique, sophistiqué, solennel, émouvant, instructif etc.) sur lequel l’auteur présente le sujet traité et des connota­tions dues à sa manière d’écriture (choix du vocabulaire, procé­dés rhétoriques);
3. exprimez votre avis personnel sur le problème de l’article
V. Réfl échir et parler
1. Quelles sont les principales causes et conséquences du réchauf­fement climatique de notre planète? En êtes-vous vraiment conscient (e)s, préoccupé (e)s?
2. Partagez-vous l’avis du journaliste sur le caractère alarmant du réchauffement climatique et pourquoi?
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3. Dans le document ci-dessus il est question du développement durable. Comment comprenez-vous ce terme? Compte tenu des informations exposées dans ce document, expliquez pourquoi et comment est né le concept de développement durable?
4. Quelles diffi cultés rencontre le développement durable?
5. Pourtant, ces graves préoccupations sur l’avenir de notre pla­nète ne sont pas unanimes, loin s’en faut. Lisez quelques ré­fl exions ci-dessous et dites:
 si vous les considérez bien posées ou controversées?  la réplique de l’auteur «…est-ce que le réchauffement global est
présentement le problème le plus important de l’humanité, au point tel qu’il faille réduire notre niveau de vie et dépenser des milliards pour le régler?La réponse à cette question est un NON catégorique!» vous parait-elle juste et réfléchie?
 à l’instar de l’auteur, posez-vous des questions (celles de
l’auteur et, éventuellement, les vôtres) et répondez-y de manière argumentée.
«Les sept questions à se poser concernant le «réchauffement cli-
matique»
D’après Contrepoints, par le Minarchiste depuis Montréal, Québec,
15 aout 2013
Premièrement, la terre se réchauffe-t-elle? La réponse est évidem­ment oui, et ce depuis plusieurs millénaires. Cependant, cela n’est pas suffi sant pour justifi er une quelconque politique coercitive.
Deuxièmement, la terre se réchauffe-t-elle à un rythme alarmant et exponentiel? Malgré ce qu’affi rme la propagande des médias pro- écolos, il ne semble pas que ce soit le cas. En fait, aucun réchauffement anormal n’a été observé depuis 1998.
La troisième question qui me vient ensuite à l’esprit concerne l’impact de l’humain sur ledit réchauffement. Les modèles du GIEC
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semblent avoir isolé le CO2 comme grand responsable. Pourtant, d’autres chercheurs ont trouvé des alternatives très plausibles, comme par exemple lesrayons cosmiques. Cependant, les propagandistes verts contrôlent les médias, c’est pourquoi nous n’en entendons pas vrai­ment parler.
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Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)
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La quatrième question concerne évidemment les conséquences du réchauffement, comme par exemple la fameusehausse du niveau des océans. À cet égard, il est évident qu’on tente de nous faire peur pour rien. Tout d’abord, ce qu’il faut savoir est que le niveau des océans a toujours augmenté et ce depuis la fin de la dernière glacia­tion. La vraie question est de savoir si l’augmentation a été plus ac­centuée ces dernières années et, si c’est le cas, quelle différencecela fera. Par ailleurs, les études ne montrent aucune corrélation entre le réchauffement et la fréquence des ouragans, sécheresses et feux de forêts.
La peur est un bon moyen de faire vendre (voir ceci). D’où ma cin­quième question: qui essaie de nous vendre quoi? La réponse est mul­tiple : les politiciens veulent nous vendre des votes, les fonctionnaires veulent nous taxer pour continuer de grossir leur empire, les cher­cheurs scientifi ques veulent être publiés et subventionnés, les ONG environnementalistes veulent des dons, les sociétés d’électricité et d’ingénierie veulent nous vendre des éoliennes et des panneaux so­laires, les banques veulent les fi nancer à grands coups de dette.
Finalement, on ignore complètement de mentionner que le ré­chauffement global n’a pas que des conséquences négatives, il en­gendre aussi des bénéfi ces. Cela nous amène à ma sixième question : est-ce que le réchauffement global est présentement le problème le plus important de l’humanité, au point tel qu’il faille réduire notre niveau de vie et dépenser des milliards pour le régler? La réponse à cette question est un NON catégorique ! Cependant, les autres pro­blèmes de l’humanité ne permettent pas une telle convergence entre les intérêts des politiciens, des fonctionnaires, des chercheurs, des ONGs, des corporations et des banques. C’est pourquoi ils sont rapi­dement balayés sous le tapis.
Par ailleurs, de là émerge une septième question : tous ces efforts peuvent-ils vraiment avoir un impact signifi catif sur le climat et notre qualité de vie future? Là aussi, les doutes sont élevés. Vaut-il vraiment la peine de réduire notre niveau de vie et de dépenser des milliards pour ne ralentir le réchauffement que de quelques centièmes de degrés après cent ans? Sinon, cet argent ne serait-il peut-être pas mieux dé-
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Organisation non gouvernementale (ONG)
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pensé pour nous adapter au changement plutôt que d’être gaspillé à le combattre en vain?
D’après les données statistiques assez récentes les Français ne sont vraiment pas beaucoup angoissés de questions environnementales. Lisez les données statistiques ci-dessous et commentez les points-clés du sondage tout en les confrontant avec ceux repérés dans les sources statistiques russes.
Les Français et le climat
Sondage réalisé : du 08 septembre 2015 au 18 septembre 2015
Le climat, un sujet qui reste au second plan des priorités des Français en l’absence de signaux d’engagement clairs des déci­deurs, source d’impuissance et d’incertitude. Malgré une couver­ture médiatique intense sur la COP 216 ces derniers mois, l’enjeu climatique stagne dans l’opinion publique :
• une priorité pour 13% des Français en mars 2015, 15% en septembre…, les priorités restent données à des préoccupations de court terme : chômage (58%), pouvoir d’achat (38%)
Si la plupart des Français ont entendu parler de la Conférence Climat
Paris – COP 21, les jeunes (moins de 25 ans) sont diffi ciles à toucher :
• Si 77% des Français ont entendu parler de la COP 21, dont 47% au moins une fois par semaine, près d’un jeune de moins de 25 ans (44%) n’en a jamais entendu parler. Ce résultat met en lumière une réelle incapacité à toucher cette cible, pourtant plus sensible aux enjeux du réchauffement climatique, à partir des canaux d’information classiques : une cible qui s’informe principalement via internet.
Les citoyens déclarent connaître l’objectif de la conférence COP21 et, les actions à mener pour réduire leurs émissions; pour autant de nombreux freins à l’action subsistent : ils sont prêts à agir à condition que ça reste simple, que tout le monde s’y mette et que l’on montre l’effi cacité des actions
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Conférence de Paris de 2015 sur le climat a eu lieu du 30 novembre au 12 décembre
2015 au Bourget en France. Elle est à la fois la 21e conférence des parties (d’où le nom COP21) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la 11e conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto (CMP11)
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• Les citoyens expriment un niveau de connaissance déclaré plutôt élevé : 64% des personnes ayant entendu parler de la COP 21 disent connaitre les objectifs de la conférence COP 21 et, 60% des Français déclarent savoir quoi faire pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.
• Pour autant, ils font état de nombreux freins à l’action: ils se déclarent prêts à agir si ça reste simple (26%), si tout le monde si met (23%) et si l’on voit plus concrètement l’effet des actions (23%).
Les Français expriment un souhait d’entendre en priorité les ex­perts scientifi ques sur le sujet pour disposer de preuves et d’objectifs clairs quant à la marche à suivre:
• 38% des Français souhaiteraient entendre d’abord les experts scientifiques sur le sujet du réchauffement climatique, loin devant les entreprises (14%), les citoyens (11%) ou les politiques/ institutions (respectivement 9% et 8%). Une attente de prise de parole des experts scientifiques qui se renforce auprès de ceux qui connaissent la Cop21 et déclarent savoir comment agir à leur niveau. Des résultats qui traduisent, en cette période de forte pression médiatique où les décideurs ont du mal à formuler des signaux d’engagements clairs, le besoin d’éléments factuels et de preuves.
• Ils souhaitent qu’on leur parle surtout de manière pédagogique, concrète et positive…même si certains penchent pour un discours alarmiste.
Texte 2 : «Stratobus. La nouvelle sentinelle des airs»
I. Travailler l’article de presse: approche globale
Lecture globale du texte vise à: a) préciser son genre; b) son thème; c) trouver les idées forces autour desquelles s’organise le sujet; d) hiérarchiser les informations pertinentes sur le sujet traité.
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Stratobus. La nouvelle sentinelle des airs
(d’après Bruno D. Cot, L’Express 17-23 mai 2017)
Un dirigeable ultraperfectionné fonctionnant à l’énergie solaire et stationné dans la stratosphère pour mieux scruter la Terre. Un projet révolutionnaire?
Dodu comme un putto de Rubens, il s’en ira, lui aussi, tutoyer le fi r- mament pour croiser les anges. Nom de code: Stratobus, un dirigeable de 115 mètres de longueur pour 34 de diamètre, gonfl é à l’hélium et pré- senté comme «révolutionnaire» par son concepteur, Thales Alenia Space. Et pourtant, l’aérostat, cet engin «plus léger que l’air», est une vieille an­tienne du monde aéronautique, même s’il se trouvait enmode hiberna­tion depuis le fameux crash du zeppelin Hindenburg, qui s’est écrasé en fl ammes sur une base du New Jersey, aux Etats-Unis, le 6 mai 1937.
Alors pourquoi faire du neuf avec du vieux, à l’heure où les avions de ligne vont toujours plus loin et les fusées, toujours plus haut? «Parce que les technologies actuelles permettent de revisiter le concept pour des usages plus ciblés», explique Daniel Hernandez, ancien respon­sable de la prospective à l’agence spatiale française (Cnes) et grand spécialiste ès ballons ovales. D’où une multitude de projets fl eurissant à travers le monde. Les Allemands ont ressuscité leur Zeppelin en ver­sion rapetissée, les Britanniques possèdent l’Airlander, tandis que les Américains, via Lockheed Martin, ont créé le Hybrid Airship.
«Stratobus n’a rien à voir avec ces dirigeables classiques, tranche Jean-Philippe Chessel, qui supervise le programme chez Thales Alenia Space. Il vise à être placé à une altitude de 20 kilomètres et assure­ra une permanence au-dessus d’une zone précise, ce qu’aucun engin existant ne peut faire à cette hauteur.» Un fragile promontoire qui lui permettra d’assurer nombre de missions civiles et militaires. La stra­tosphère – entre 15 et 40 kilomètres – reste l’un des rares espaces non colonisés par l’homme. De fait, le Stratobus se situera entre les avions de ligne classiques et les satellites.
«La phase d’ascension sera périlleuse, prévient Vincent Dubourg, responsable de l’activité ballons du Cnes. Il aura à affronter des vents forts (jusqu’à 150 kilomètres/heure) et des températures extrêmes (entre – 85°C et – 10 °C), qui solliciteront les matériaux et l’électro-
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nique embarquée.» Une fois nef devra rester stationnaire, il a donc été doté de quatre moteurs, afi n de lutter contre les vents.
Pour les alimenter en énergie, l’enveloppe du dirigeable se trou­vera couverte de cellules photovoltaïques. Et l’énergie ainsi collectée transitera par un concentrateur solaire, véritable prouesse technolo­gique, avant d’être récupérée puis stockée dans une pile à combus­tible réversible.
Autre innovation : grâce à ses quatre moteurs, le ballon pourra effectuer une rotation sur lui-même, afin que les panneaux solaires soient toujours exposés vers les rayons du Soleil et se rechargent en continu. «De cette façon, nous produirons 300 kilowatts d’énergie par jour, espère Jean-Philippe Chessel. Un tiers servira au fonction­nement du dirigeable (moteurs, avionique, alimentation de la charge utile) et les deux autres tiers seront emmagasinés pour l’activité de nuit.» Il s’agit là de calculs d’ingénieurs et, dans la stratosphère, la vie du Stratobus pourrait ne pas être un long fleuve tranquille. Même s’il se situe dans des zones peu perturbées (au-dessus de l’Équateur), il aura à affronter différentes forces de vent. «Et que se passera-t-il en cas de tempête? interroge Daniel Hernandez. Les moteurs deviendront vite insuffisants. «Nous aurons toujours la possibilité de laisser le ballon dériver (de 1000 kilomètres au maxi­mum) ou de le faire descendre en altitude», indiquent les ingé­nieurs de Thales… «Ce challenge nous pousse au maximum de notre savoir-faire, et ce dans un planning serré.»
Avec son projet Loon,Google cherche à offrir Internet au monde entier. Comment? En créant un réseau dense de ballons à une ving­taine de kilomètres d’altitude, munis d’une petite charge utile servant de relais de télécommunications.
Le temps presse. Parce que ce projet, lancé en 2009, pourrait être dépassé par ses adversaires. Souvent perçu comme un «tueur de satel- lite», le dirigeable stationnaire commence à être envisagé comme un appareil complémentaire. «Nous sommes des constructeurs de satel­lites et n’allons pas fabriquer un outil pour les concurrencer, explique Jean-Philippe Chessel. Les premiers possèdent une très large couver­ture, à l’échelle d’un continent, lorsque l’aéronef peut se concentrer sur une zone de 500 kilomètres de diamètre.»
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