Добавил:
ivanov666
Опубликованный материал нарушает ваши авторские права? Сообщите нам.
Вуз:
Предмет:
Файл:Французский язык говорим, пишем, мыслим = Le Français parler, écrire, réfléchir. Учебное пособие
.pdf
UNITÉ 5. ARTS ET CULTURES
Rappelons-le, les restaurants sont nés avec la Révolution de 1789,
et même, pourrait-on dire, sur la paille des cachots de la prison du
Temple, où, en attendant d’être conduite place de Grève, la noblesse
passait contrat avec des traiteurs pour se faire porter de mirifi ques
repas arrosés de vins exquis. Ces traiteurs? Ce sont ni plus ni moins
que les anciens cuisiniers des grandes maisons aristocratiques mis au
chômage par la guillotine. Chefs rôtisseurs, sauciers, pâtissiers, ils profi tent de la libération générale des professions et métiers pour ouvrir,
avec un formidable succès, leurs propres établissements autour du
bouillonnant Palais-Royal…
Les temps sourient aux innovateurs : à l’angle du boulevard de
Gand, le futur boulevard des Italiens, qui détrônera bientôt le PalaisRoyal dans le cœur des mondains de l’époque, madame Hardy tenait
sous l’Empire une médiocre table d’hôtes… Jusqu’au jour où elle eut
l’idée de présenter aux passants, entre dix heures et midi, sous une
cloche de verre, ses victuailles les plus appétissantes: des armées de
volailles, de viandes et de poissons qu’un maître d’hôtel venait piquer
de sa grande fourchette en argent puis mettre à saisir sur un gril géant.
Le Tout-Paris se presse et se pressera des décennies durant chez Hardy
pour y manger «à la fourchette». Mais on doit surtout à madame Hardy
l’invention du déjeuner, cette heureuse coupure entre la collation matinale et le dîner, qui faisaient alors tout le rythme des repas.
L’émancipation passant aussi par la bouche, l’art culinaire cesse peu
à peu d’être la chasse gardée de la nouvelle élite. Avec l’invention du
mot «gastronomie», au tout début du XIXe siècle, la gourmandise, qui
comptait, ne l’oublions pas, parmi les sept péchés capitaux, devient
une vertu. «La notion de goût, écrit Karin Becker, professeur de littérature française à l’université de Münster (Allemagne) et auteur de
Gastronomie et littérature, en France au XIXe siècle, se transforme en
catégorie puissante qui accorde à l’appareil sensoriel, à la bouche et au
palais, la capacité au jugement esthétique basé sur des connaissances
vérifi ables.» Ces connaissances vérifi ables sont actualisées et mises à
jour par les tenants du culte.
Un nouveau genre littéraire est né, Le Guide Gastronomique
Le plus célèbre d’entre eux est Grimod de la Reynière, qui lance
la publication, en 1806, du Journal des gourmands et des belles. Il y
221

Г. В. БЕЛИКОВА, О. А . КУЛАГИНА. ФРАНЦУЗСКИЙ ЯЗЫК: ГОВОРИМ, ПИШЕМ, МЫСЛИМ
G. V. BELIKOVA, O. A. KULAGINA. LE FRANÇAIS: PARLER, ÉCRIRE, RÉFLÉCHIR
invente le premier système de notation et inaugure un genre littéraire
promis à un grand avenir, le guide gastronomique. Publiée en 1825, la
Physiologie du goût de Brillat-Savarin, elle, ne fait pas saliver. Trop austère, elle vaut à son auteur la fureur du sensuel Baudelaire, qui tonne:
«Ne lisez pas Brillat-Savarin!» Mais tout cela n’empêche pas le genre
de prospérer : la chronique gastronomique s’installe défi nitivement
dans la presse; l’art culinaire se démocratise et la clientèle réclame
sans cesse de nouveaux avis et de nouvelles adresses. Si la cuisine devient un patrimoine dont la nation se prévaut avec succès à travers le
monde, elle le doit non seulement à cette littérature, mais aussi aux
œuvres de Balzac, de Flaubert, de Hugo, de Zola.
De l’auberge au restaurant
En 1765, un cafetier parisien nommé Boulanger a l’idée d’offrir à sa clientèle des bouillons de bœuf et des consommés dits «restaurants», parce
qu’ils sont censés redonner des forces aux malades. Cette spécialisation
s’explique par la nécessité de ne pas concurrencer les traiteurs, seuls autorisés alors à vendre des sauces et des ragoûts. Boulanger fera rapidement
des émules, même si le grand essor des restaurants ne se produit qu’après
la Révolution française. Deux nouveautés différencient ces restaurants des
auberges traditionnelles, que l’on qualifi erait plutôt aujourd’hui de tables
d’hôtes: le client y est servi individuellement (au lieu de partager un plat
unique à une table commune) à toute heure de la journée, et se voit offrir la
possibilité de choisir «à la carte» ce qu’il veut manger. J.-F.M.
Un impérialisme culinaire qui fait débat.
En 1900 on mange français dans les palaces du monde entier. Si cette hégémonie alimente le french bashing, la critique interroge: impérialisme ou
savoir-faire, pourquoi la cuisine s’écrit-elle depuis cent ans en français? En
matière de cuisine, Paris est le centre du monde. C’est de là que viennent
tous les grands missionnaires de la grande cuisine. Et sa cuisine était, est, et
sera toujours l’expression suprême d’un des plus grands arts qui existe au
monde.» Qui est l’auteur d’un tel panégyrique? Un nationaliste français un
peu exalté? Barrès? Renan? Point du tout: c’est un journaliste anglais du
début du XXe siècle, Nathaniel Newnham-Davis, auteur du Guide de
l’Europe des gourmets (1903) qui ne trouve pas inconvenant de louer les
mérites des mangeurs de grenouilles. (D’après Jean-François Mondot)
222

UNITÉ 5. ARTS ET CULTURES
Escoffi er, un poète aux fourneaux
En 1928, Auguste Escoffi er est le premier cuisinier à devenir offi cier de la
Légion d’honneur. Auguste Escoffi er, c’est la statue du commandeur de la
cuisine française. Il a non seulement donné le ton à la grande restauration de
son temps mais, à travers son Guide culinaire (1902), il a aussi infl uencé tous
ses successeurs. Le classicisme français, c’est lui: il personnifi e une cuisine
prestigieuse, raffi née, mais aussi un peu fi gée, dont les hussards de la «nou-
velle cuisine» (Michel Guérard, les frères Troisgros, Alain Chapel) ont voulu
s’émanciper dans les années 1970-1980. Pourtant, les biographies qui lui
ont été consacrées ou ses Souvenirs culinaires, parus après sa mort, laissent
poindre une personnalité beaucoup plus complexe et beaucoup plus riche
qu’il n’y paraît. Première surprise : ce héraut de la cuisine française a passé
la majeure partie de sa carrière en Angleterre. De ce pays, Escoffi er avait une
vision ambivalente. Il se bat pour que ses menus soient écrits en français
(il les calligraphie lui-même à l’encre violette) et refuse qu’on parle anglais
dans ses cuisines («Si je parlais comme eux, je cuisinerais comme eux.»).
Pourtant, dans le même temps, il introduit des sauces anglaises dans ses plats
(comme la sauce Yorkshire ou la sauce Cumberland)… De manière générale,
en effet, Escoffi er ne craint pas de s’ouvrir aux autres cuisines. On lui doit
ainsi une poularde Souvaroff, une salade aux fruits japonaise et il fait entrer
dans sa nomenclature le curry d’agneau et le «beefsteack à l’américaine»
(notre steack tartare). Deuxième surprise: Auguste Escoffi er n’était pas un
gardien sourcilleux de la tradition gastronomique française. Au contraire !
Il l’a même bousculée par de multiples innovations. Pionnier de la cuisine
de palace et créateur de la brigade, il fut le précurseur d’une cuisine allégée,
pétillante et moderne. Auguste Escoffi er incarne la haute gastronomie fran-
çaise. Qu’il fait entrer dans le XXe siècle. (D’après Jean-François Mondot)
Quand les Anglais mangeaient des grenouilles sans le savoir.
Au Savoy, Auguste Escoffi er propose un jour au prince de Galles, futur
Edouard VII, et à ses invités, de mystérieuses «Cuisses de nymphe à
l’aurore». Le plat, qui ressemble à un émincé de poulet en gelée, décoré
de feuilles d’estragon et assaisonné de paprika rose, est présenté dans un
service carré incrusté dans de la glace. Les convives enchantés, en redemandent. Et félicitent Escoffi er qui ne peut réprimer un petit sourire. Il
vient de faire déguster au futur roi d’Angleterre, et à toute l’aristocratie
britannique… des cuisses de grenouilles. Cuisinier-illusionniste, Escoffi er
les avait enrobées dans une sauce chaud-froid et recouvertes de gelée de
poulet! (Jean-François Mondot)
223

Г. В. БЕЛИКОВА, О. А . КУЛАГИНА. ФРАНЦУЗСКИЙ ЯЗЫК: ГОВОРИМ, ПИШЕМ, МЫСЛИМ
G. V. BELIKOVA, O. A. KULAGINA. LE FRANÇAIS: PARLER, ÉCRIRE, RÉFLÉCHIR
Les nouveaux habits de la cuisine française
Au lendemain de la défaite de 1870, la France veut réaffi rmer son identité et
se fédère autour de sa cuisine. Mais les chefs parisiens ont perdu leur monopole. Des critiques curieux redécouvrent le terroir français… écrivant une
nouvelle page de notre gastronomie…«Ce ne sont pas les cuisines régionales qui s’inventent alors, mais l’attention qu’on leur porte, la conscience
qu’on en a», explique Julia Csergo dans l’Histoire de l’alimentation. L’impulsion décisive sera donnée par la IIIe République. «Tout en maintenant un
fort centralisme, la IIIe République va utiliser la gastronomie pour exalter
le sentiment républicain…, assure Denis Saillard. C’est l’objectif du grand
banquet des maires de France, qui réunit, à l’initiative du président de la
République Émile Loubet, près de 23000 convives dans le jardin des Tuileries à l’occasion de l’exposition universelle de 1900.»…Des sociétés gastronomiques provinciales se créent, comme les Lyonnais de Paris ou le Vin
d’Anjou. «De la Bretagne à l’Occitanie, des écrivains locaux s’emparent de
quelques plats régionaux populaires, souvent au détriment d’autres. Ils en
fi xent les recettes et composent ou recomposent leur histoire autour d’épisodes importants de l’histoire de France, les fi xant ainsi dans la mémoire
collective», remarque Christian Coulon…«…Les cuisines régionales s’addi-
tionnent les unes aux autres comme autant de petites patries, pour former
la grandeur nationale...», décrypte Denis Saillard. Le Guide Michelin, créé
en 1900 par les fabricants de pneumatiques André et Édouard Michelin, ne
recommande plus seulement à ses lecteurs des garagistes ou des médecins
le long de leur route, mais des haltes gastronomiques, notées de une à trois
étoiles. (D’après Pascale Desclos)
Vade-mecum lexical
1. Apprenez le vocabulaire thématique :
1) pot-au-feu (m) 1) тушёная (варёная) говядина с овощами; 2)
говядина для тушения (варки) с овощами
2) blanquette (f) 1) белая сладкая груша 2) пенистое белое вино
3) рагу из белого мяса под белым соусом
3) cervoise (f) 1) ячменное пиво 2) перебродивший напиток
4) légumineuse 1. (pl. légumineux) 2. Бобовые
5) fruste 1) стёршийся (о медали, монете) 2) выветрившийся (о
камне) 3) неразвившийся, неясно выраженный (о болезни)
4) неотёсанный; грубоватый, примитивный
6) blé amidonnier – зерновые (полба)
224

UNITÉ 5. ARTS ET CULTURES
7) l’orge vêtue – необработанный ячмень
8) épeautre (m) – полба
9) froment (m) 1. пшеница froment de saison – озимая пшеница
froment d’Inde – маис
10) féverole (f) – конские бобы
11) lentille (f) 1) чечевица
12) pavot (m) – мак; pavot ornemental – садовый мак
13) caméline (f) = cameline рыжик, резуха
14) salaison (f) 1) соление, солка 2) солонина; солёная рыба,
соленья 3) высаливание; добавление соли
15) aneth(f) [anԑt] укроп
16) arboriculture (f) – древоводство, разведение деревьев
и кустарников; садоводство; arboriculture fruitière –
разведение плодовых деревьев; arboriculture d’ornement –
декоративное древоводство
17) se sustenter – питаться, кормиться; подкрепиться
18) agape (f) 1) агапа, общая трапеза (у первых христиан)
2)дружеская трапеза 3) пирушка
, вечеринка
19) paganisme (m) 1) язычество 2) греко-римская культура;
многобожие (в противоположность раннему христианству)
20) venaison (f) – мясо или жир крупной дичи (оленя, кабана и т. п.)
21) héron (m) – цапля
22) gingembre (m) – имбирь
23) cannelle (f) 1) корица
24) girofl e (m), (clou de) girofl e – гвоздика (пряность); huile de
girofl e, essence de girofl e – гвоздичное масло
25) graine de paradis (m) – амомум; кардамон
26) verjus (m) 1) кислый сок из незрелого винограда 2) кислое
вино 3) незрелый виноград
27) chapon (m) 1) каплун; il a les mains faites en chapon rôti –
он на руку нечист 2) молодой виноградный побег 3) корка
хлеба, натёртая чесноком
28) lamproie (f) – минога
29) sabayon [-aj ] – сабайон (сладкий крем)
30) frangipane (f) 1) миндальный крем 2) миндальное пирожное,
франжипан
225

Г. В. БЕЛИКОВА, О. А . КУЛАГИНА. ФРАНЦУЗСКИЙ ЯЗЫК: ГОВОРИМ, ПИШЕМ, МЫСЛИМ
G. V. BELIKOVA, O. A. KULAGINA. LE FRANÇAIS: PARLER, ÉCRIRE, RÉFLÉCHIR
31) meringue (f) – меренга, безе (сорт пирожного)
32) tête (f) de pont – плацдарм; предмостное укрепление
33) ripaille (f) – кутёж, пирушка, попойка; весёлое застолье; faire
ripaille – кутить, пьянствовать
34) rôtisseur (- rôtisseuse) – торговец [торговка] жареным мясом
35) sublimer – возвышать, идеализировать, очищать (от
материального)
36) bouquet garni (m) – пучок душистых трав
37) galanga (m) – калган (корень одного из трёх видов
многолетних травянистых растений семейства Имбирные)
38) cerfeuil (m) – кервель (однолетнее травянистое растение,
высотой 15–50 см, представитель семейства зонтичные,
которое применяют
в кулинарии и как лекарственное
средство)
39) cardon (m) – испанский артишок
40) court-bouillon (m) – пряный навар, в котором варят рыбу
или мясо
41) ébaubi (-ébaubie) – изумлённый, ошеломлённый, оторо-
пелый; обалдевший ; s’ébaubir изумиться, оторопеть,
обалдеть
42) surtout (m) I 1) широкое верхнее платье; балахон 2) большая
ваза, блюдо (посредине стола)
43) tourte (f) 1) круглый пирог, tourte à la viande – пирог с мясом
2) каравай
44) abats (m,pl) – субпродукты
45) ragoût (m) – 1) рагу 2) острая приправа 3) острый привкус;
пикантность; повышенный интерес; привлекательность, le
ragoût de la nouveauté – прелесть новизны
46) entremets (m) – лёгкое блюдо, подаваемое перед десертом
47) troquer (contre) – менять, выменивать, обменивать; заме-
нять
48) suiveur (-suiveuse) – 1) сопровождающий [сопровождающая]
велогонку 2) пристающий к женщинам (на улице) 3)подражатель [подражательница], слепо следующий [следующая] за кем-либо
49) écueil (m) – риф; подводный камень (также)
226

UNITÉ 5. ARTS ET CULTURES
50) misogyne – 1. женоненавистнический; 2. (m), (f), женонена-
вистник [женоненавистница]
51) regrat – продажа в розницу мелких товаров; распродажа
остатков (в ресторане); plat vendu dans la rue, est-il composé
de restes de nourritures de gens aisés. Le regrattier, chargé de
les vendre, y ajoute souvent des denrées avariées
52) carcan (m) I 1) железный ошейник (надевавшийся
на преступника) peine du carcan – выставление у позорного
столба 2) узы; carcan de la discipline – железная дисциплина
53) palais (m) – 1) нёбо, avoir le palais fi n – иметь тонкий вкус,
быть гастрономом, гурманом ; fl atter le palais – быть
приятным на вкус
54) paillard 1. (-paillarde) 1) распутный 2) вольный, игривый 2.
(-paillarde) распутник [распутница]
55) mirifi que – изумительный, удивительный;
сногсшибательный
56) panse (f) 1) рубец 2) брюхо, пузо
57) boursicoteur, boursicoteuse, = boursicotier, = boursicotière
понемногу поигрывающий на бирже, спекулянт
2. Précisez les champs sémantiques des mots soulignés du texte
lu:
1) … les racines de cette relation étroite avec la table et ses plaisirs
plongent…;
2) … le fait d’auteurs romains qui dédaignent ces barbares…;
3) …adopter les usages méditerranéens;
4) … cette prédilection caractérise la chrétienté en général;
5) …en cette fi n du Moyen Âge s’esquissent même des spécialités
locales et régionales;
6) … c’est une denrée rare et chère qui permet de distinguer l’élite
du vulgaire;
7) … une «nouvelle cuisine» émerge, associée à un pays, la France,
en train d’asseoir son hégémonie sur l’Europe.
8) …la langue française regorge de mots;
9) …d’utiliser les épices avec plus de parcimonie;
10) …notamment pour domestiquer une noblesse frondeuse;
11) …sa Majesté n’a pas pris l’affaire à la légère;
227

Г. В. БЕЛИКОВА, О. А . КУЛАГИНА. ФРАНЦУЗСКИЙ ЯЗЫК: ГОВОРИМ, ПИШЕМ, МЫСЛИМ
G. V. BELIKOVA, O. A. KULAGINA. LE FRANÇAIS: PARLER, ÉCRIRE, RÉFLÉCHIR
12) ...Les jours maigres, on y trouve des œufs, du poisson, des coquillages, des crustacés;
13) …d’être à la mode en évitant soigneusement les écueils d’un
repas ridicule;
14) …Ceux-ci seraient-ils moins misogynes?;
15) …à quoi rime cette avalanche de plats;
16) …si la débauche de plats va pourtant se tarir et le service…;
17) …De même, parcequ’elles confèrent un lustre certain au régime,
Bonaparte voit d’un œil favorable;
18) ... Mais c’est Joseph Berchoux, un auteur aujourd’hui tombé dans
l’oubli qui, en 1801, l’exhume et le popularise grâce à son poème…;
19) …Un ouvrage au fi nal un peu docte et moralisateur…;
20) …Passeurs et promoteurs de traditions anciennes, mais aussi
esprits novateurs…;
21) …la noblesse passait contrat avec des traiteurs pour se faire
porter de mirifi ques repasarrosés de vins exquis;
22) Il (…) inaugure un genre littéraire promis à un grand avenir, le
guide gastronomique.
3. Exprimez et commentez les idées suivantes. Donnez des synonymes et des analogues russes pour chaque mot ou expression
soulignés:
1) En France, aucun plat ne saurait à lui seul résumer la nation;
2) Parce que les Gaulois seraient nos ancêtres, l’idée d’un rapport
spécial avec la nourriture semble aller de soi. Pourtant, pour les
chercheurs, ce lien est tout sauf évident;
3) «Il n’est de bon bec que de Paris», écrivait François Villon;
4) Mais on voit apparaître des nuances gustatives qui suggèrent
que certaines particularités nationales ou régionales en matière
culinaire sont en train de s’esquisser;
5) Lasuprématie de leur cuisine se vérifi e jusque dans les assiettes
de leurs voisins… Comme ce sera le cas pour la cuisine française
unsiècle plus tard.
6) Si la France n’est pas la tête de pont de ces nouveautés culinaires venues d’Espagne ou d’Italie, cela ne signifi e pas pour
autant qu’il ne s’y passe rien;
228

UNITÉ 5. ARTS ET CULTURES
7) Si, aujourd’hui, la haute cuisine française rayonne aux quatre
coins du globe, cela n’a évidemment pas toujours été le cas. Elle
plonge en réalité ses racines dans le Grand Siècle…
8) Loin d’être le résultat d’une évolution hasardeuse, cette identité
se fonde sur deux grandes mutations: celles des ingrédients et
des saveurs;
9) Une conception de base sur laquelle s’est bâtie toute la cuisine
française à partir du XVIIe siècle: le respect des produits et de
leur nature propre;
10) Le développement rapide de cette cuisine est loin d’être anodin: il coïncide avec la montée en puissance du royaume de
France;
11) …le monarque a déjà compris que la table (…) était non seulement un art, mais aussi un outil de propagande capable d’asseoir
son pouvoir et de contribuer au rayonnement de la France;
12) «Dans ces dîners des XXVIIe et XXVIIIe siècles, c’est la réputation d’une maison, une position sociale qui sont en jeu. Avoir
une bonne table, c’est la certitude d’attirer les personnages qui
comptent»…;
13) …dans cet étalage presque obscène du bon goût, c’est bien sa
survie sociale que joue l’aristocratie.
14) « On intellectualise la cuisine pour l’approcher des autres
beaux-arts, comme la peinture ou la musique» … «Toutes les
muses sont conviées au repas»…
15) …Des règles strictes codifi ent ce que chacun, en fonction de son
rang, est censé aimer;
16) Cette théâtralité imposée fi nit par devenir un carcan;
17) … l’idée que la cuisine est un art, qu’il existe des règles pour
dresser une table et se comporter entre convives. Qu’il convient,
en somme, non pas de faire grossièrement ripailles, mais bonne
chère, c’est-à-dire, comme le rappelle Florent Quellier, «bon
visage»;
18) L’étiquette remise à l’honneur sous l’Empire fl eure encore plus
puissamment la tradition monarchique;
19) Dans la capitale, nombre de cuisiniers, qui offi ciaient autrefois
dans les maisons aristocratiques, ouvrent des restaurants, ou
229

Г. В. БЕЛИКОВА, О. А . КУЛАГИНА. ФРАНЦУЗСКИЙ ЯЗЫК: ГОВОРИМ, ПИШЕМ, МЫСЛИМ
G. V. BELIKOVA, O. A. KULAGINA. LE FRANÇAIS: PARLER, ÉCRIRE, RÉFLÉCHIR
entrent au service de la nouvelle classe dirigeante, une grande
bourgeoisie souvent ignorante des codes de la grande cuisine
héritée de l’Ancien Régime… mais qui ne demande qu’à apprendre!;
20) «Inventeur d’une cuisine architecturale et décorative très
compliquée, il veut, en tant que professionnel, à la fois défendre les traditions culinaires de l’Ancien Régime, donner
un nouvel éclat à la cuisine française et transmettre un savoir-faire»…;
21) …Ces traiteurs? Ce sont ni plus ni moins que les anciens cuisiniers des grandes maisons aristocratiques mis au chômage par
la guillotine;
22) L’émancipation passant aussi par la bouche, l’art culinaire cesse
peu à peu d’être la chasse gardée de la nouvelle élite (…) la gourmandise, qui comptait, ne l’oublions pas, parmi les sept péchés
capitaux, devient une vertu;
23) Trop austère, elle vaut à son auteur la fureur du sensuel Baudelaire, qui tonne: «Ne lisez pas Brillat-Savarin!»;
24) Si la cuisine devient un patrimoine dont la nation se prévaut
avec succès à travers le monde, elle le doit non seulement à
cette littérature, mais aussi aux œuvres de Balzac, de Flaubert,
de Hugo, de Zola.
II. Focaliser le texte : l’approche structurale, lexico-grammati-
cale, stylistique.
1. Déterminez la structure interne et les moyens de transitions
logiques entre les parties du texte: connecteurs de temps, de
cause, de conséquence, d’opposition;
2. Repérez des mots-clés et des moyens stylistiques les plus signifiants (ceux qui rehaussent l’idée centrale de chaque partie du texte lu). Sachez les interpréter en décelant leur sens
contextuel.
3. Formulez en une phrase l’idée directrice de chaque paragraphe
(divisez le texte donné en paragraphes s’il le faut).
4. Reformulez à votre façon le contenu essentiel de chaque paragraphe.
230
Соседние файлы в предмете [НЕСОРТИРОВАННОЕ]
