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Французский язык говорим, пишем, мыслим = Le Français parler, écrire, réfléchir. Учебное пособие

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☆
MÉTHODOLOGIE
de chaque document, comparez les idées proches et confrontez les idées disparates. Ce sera la base de votre synthèse.
3. Faites le plan (il faudra établir soit un plan formel soit avoir une idée précise en tête). Normalement, le plan possède la structure suivante:
1) Un paragraphe d’introduction : 1.Une phrase d’accroche,
destinée à attirer l’attention du lecteur. 2. L’identifi cation du problème à discuter. 3.Votre thèse.
2) Les paragraphes de développement : 1.Une phrase appuyant
votre thèse. 2.Votre explication et votre opinion sur ce sujet.
3.Des sources appuyant votre point de vue et la thèse que vous venez d’exposer. 4.L’explication de la signifi cation des sources.
3) Un paragraphe de conclusion : 1. Exposez clairement la si-
gnifi cation de votre sujet à partir des preuves rassemblées dans votre travail. 2. Une ouverture intéressante achevant votre travail.
4. Rédigez la synthèse à la troisième personne ou en employant «nous» de modestie ou le pronom «on».
Vous pourriez vous concentrer sur une/des thèses à défendre, mais aussi contextualiser le problème en le plaçant dans un micro­contexte (il s’agit de résumer brièvement, en deux-quatre phrases, chaque document) et en l’appuyant sur des informations-clés de chaque source étudiée. De même, il vous faudra établir la liste d’ar­guments et de sous-points secondaires découlant de l’argument principal. Chaque argument devra être appuyé par une preuve. Parfois il est conseillé que vos preuves et raisonnement deviennent progressivement plus convaincants de façon que l’argument le plus fort soit présenté en dernier.
 Pour vous aider:
En se référant au contenu des documents il est préférable d’éviter d’em­ployer chaque fois le mot «idée». Ainsi, faudra-t-il repérer le «statut » que l’auteur accorde à cette idée dans le développement du problème:
affi rmation – contestation – complément – confi rmation – question – réponse – souhait – conseil – sous-entendu – explication – nuance –
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analyse – constat – démonstration – interrogation – proposition– justi-
fi cation – preuve – précision – constatation – protestation – suggestion.
Exemple des notes de synthèse
1. La synthèse sur le sujet «Faire rire est-il risible»?
(Cette note de synthèse est rédigée à partir de quatre documents: Image du fi lm Les Temps modernes, 1936; Marcel Pagnol, Le Schpountz, 1938; François Rabelais, Gargantua, «Prologue», 1534; Jean-Robert Probst, Chicky, une vie de clown, légende vivante du cirque, et publié le 19 février 2012 par Bruno Rigolt, http://brunorigolt.blog.lemonde. fr/2012/02/19)
Dansle Schpountz(document 2), Irénée déclare : «celui qui rit d’un autre homme, c’est qu’il se sent supérieur à lui. Celui qui fait rire tout le monde, c’est qu’il se montre inférieur à tous.» Partagez-vous cette opinion?
[Introduction] L’introduction doit comporter trois éléments essentiels :
la présentation du thème commun aux documents proposés; la présenta­tion de la documentation de manière succincte; la formulation d’une pro­blématique débouchant sur l’annonce d’un plan.
Le talent de faire rire a toujours suscité des réactions contrastées : on peut voir ainsi dans le comique un relâchement du niveau mental, au point de s’abaisser à une certaine trivialité, ou au contraire associer le rire à une esthétique et à une pensée philosophique sérieuses : tel est l’enjeu de ce corpus qui nous invite à dépasser la légèreté apparente et trompeuse du rire pour en éclairer plus profondément le sens.
Le premier document, qui est une image tirée des Temps modernes de Chaplin, donne le ton du corpus : qu’il s’agisse du dialogue du Schpountz de Marcel Pagnol, ou de l’extrait de la biographie que Jean­Robert Probst a consacrée au clown Chicky, le rire interroge autant qu’il interpelle : aussi doit-il être pris au sérieux, comme nous le rappelle le célèbre prologue de Gargantua, rédigé par Rabelais en 1534.
Nous analyserons cette problématique selon une triple perspective : après avoir dans une première partie rappelé combien l’aspect facétieux, plaisant, voire bouffon du comique pouvait le dévaluer comme genre mi­neur, nous chercherons à montrer qu’il repose en fait sur une véritable exigence, autant esthétique qu’artistique. Enfi n, il conviendra d’étudier la dimension à la fois didactique mais aussi humaniste du rire.
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MÉTHODOLOGIE
[Développement] Le développement exige :
1. Une lecture attentive du corpus : on attend du candidat une res­titution fi dèle des documents, ce qui suppose une compréhension de leur contenu et des relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres. Cela implique la circulation d’un document à l’autre à chaque étape de la progression : n’oubliez pas de mettre en relation les documents (il ne faut jamais les traiter isolément).
2. Un parcours argumentatif : la synthèse dans son ensemble et dans chacune de ses parties doit être construite sur une progression d’idées. La dynamique de la composition et l’équilibre des parties sont des critères d’appréciation essentiels pour le lecteur de la co­pie qui doit être guidé par une hiérarchisation des arguments dans chaque partie, comme par la hiérarchisation des parties entre elles.
[Première partie : c’est l’aspect facétieux et bouffon du comique qui
provoque le rire]
Le premier élément qui vient spontanément à l’esprit quand on aborde le phénomène comique est de l’associer à ce qui fait rire et donc de l’opposer à ce qui est sérieux. Le légendaire fi lm de Charlie Chaplin, les Temps modernes, tourné en 1936, nous en fournit une excellente illustration : qu’importe que les pitreries de Charlot soient la consé­quence d’une aliénation de l’homme à la machine, nous rions de bon cœur, et sans nous poser trop de questions devant les mimiques et la pose facétieuses de ce personnage devenu fou en train d’effectuer avec deux clés à molette un mouvement expressif dansé digne du ballet classique ! Comme le remarque avec justesse, mais non sans amertume Irénée, l’acteur comique bien malgré lui du fi lm de Marcel Pagnol, le Schpountz sorti en 1938, il est possible de résumer un spectacle qui fait rire à un spectacle qui «ne nous fera pas penser, qui ne nous posera aucun problème».
Ce qui fait rire repose donc d’abord sur l’effet burlesque : dans sa bio­graphie consacrée en 2008 au clown suisse Chicky (Chicky, une vie de clown, légende vivante du cirque), Jean-Robert Probst évoque une en­trée devenue un classique dans laquelle un départ familial en taxi sur la route des vacances se métamorphose en un truculent et joyeux cauche­mar «pour la plus grande joie des enfants. Et aussi de leurs parents». Nous rions, bien malgré nous, de celui qui s’abaissant pour provoquer
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l’hilarité, comme le déplore Irénée, donne l’impression de n’être qu’un Schpountz, c’est-à-dire un charlot, un clown. Mais faut-il s’en tenir à ces stéréotypes, quelque peu réducteurs? C’est tout le génie de Rabelais de convoquer le rieur au tribunal de la raison, et de lui rappeler que derrière les manières joyeuses et cocasses des Silènes se cache en fait une pro­fonde vérité du rire qu’il faut interpréter allégoriquement.
[Faire rire relève d’une véritable exigence, autant esthétique qu’ar­tistique]
Tel est l’art de l’illusion comique : comme le note plaisamment Rabelais, «l’habit ne fait pas le moine», propos pleins de sagesse qui trouvent un écho dans cette réplique apaisante que Françoise adresse à Irénée en lui rappelant que «l’acteur n’est pas l’homme». Si faire rire à ses dépens peut susciter la moquerie, il n’en va pas de même de celui qui, relevant le défi de faire rire, se révèle être un artiste. À ce titre, les pitreries de Charlot sont-elles d’abord le fruit d’un extraordinaire travail de mise en scène : la pose du personnage, savamment étudiée, vise surtout à susciter la charge émotionnelle. Ainsi relève-t-elle d’une véritable stratégie artistique. Dans le même ordre d’idée, Jean-Robert Probst n’hésite pas à comparer le timing des numéros de clowns à un «mouvement d’horlogerie» apte à provoquer l’implication specta­torielle. Il en va de même de l’accoutrement vestimentaire du clown Chicky, résultat d’un incessant travail de perfectionnement.
De toutes ces remarques, il ressort l’idée d’une dimension culturelle et esthétique du faire rire, particulièrement mise en évidence dans les documents du corpus : que l’art du comique résulte en effet de la par­ticipation du corps ou d’un exigeant travail sur la littérarité, il nous amène à comprendre qu’il n’est pas donné à tous de savoir rire. Car le rire, à un niveau d’interprétation plus fécond, exige de la part du spectateur ou du lecteur une certaine connivence ainsi qu’un travail de déchiffrement symbolique : c’est ainsi que le grotesque rabelaisien, qui fourmille de propos grivois comme «Fesse pinte, La Dignité des bra­guettes, Des pois au lard avec commentaire» est un appel à l’attention sur l’esthétique du rire autant qu’un réquisitoire contre l’immobilisme social. Le rire de la farce, envisagé dans sa dimension allégorique est donc un rire qui met à distance le risible pour remplir avant tout une fonction didactique et morale.
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MÉTHODOLOGIE
[La dimension à la fois didactique et humaniste du rire]
Comme nous le comprenons, le rire s’accompagne d’une profonde réflexion sur les enjeux qu’il provoque : qu’il s’agisse de permettre l’identification projective des spectateurs comme le suggère briève­ment Jean-Robert Probst à propos du «Taxi en folie» ou d’aider le public à mieux affronter les épreuves bien souvent douloureuses de la vie, selon les propos de Françoise à Irénée dans le Schpountz, le comique est toujours significatif. Ainsi est-il investi d’une fonction sociale majeure: la photographie extraite des Temps modernes par exemple perdrait de sa valeur si l’on faisait abstraction du contexte historique qui a marqué les bouleversements socio-économiques multiples après la grande dépression dans les années Trente ain­si que le passage brutal et souvent inhumain vers un monde voué au machinisme et à l’industrialisation. Derrière les pitreries d’un Charlot devenu fou, c’est bien le nihilisme moral de notre monde qui est dénoncé.
Le rire est donc d’abord et surtout un humanisme : Marcel Pagnol, par la voix de Françoise, en appelle à cette supériorité du comique, apte à faire oublier à l’homme de la rue le sentiment de son échec exis­tentiel. Cette fonction démiurgique du rire incarnée par le clown ou l’acteur comique est ainsi salvatrice : elle préexiste dans l’homme et confère au pouvoir de faire rire une valeur profondément morale et philosophique. Tel est le sens qu’il convient d’attribuer aux propos de Rabelais : les allusions marquées à Socrate, aux silènes et aux symboles pythagoriciens sont riches d’enseignement… Par le rire, l’homme se grandit lui-même pour atteindre la «substantifi que moelle», c’est-à- dire l’ascèse. Ainsi le rire le fait-il sortir de sa passivité en le faisant participer à sa propre instruction : le rire de provocation de Charlot ou celui de l’intrépide buveur rabelaisien est donc un rire d’engagement, épris d’humanité et de tolérance…
2. La synthèse sur le sujet «Les clercs ont-Ils encore une place dans le monde actuel?»
(Synthèse de textes en 322 mots; http://www.culture-cpge.com)
Comment se situe le clerc dans la cité moderne? Les trois auteurs reconnaissent le paradoxe radical du clerc tributaire d’un état où il doit faire entendre une voix libre.
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Citoyen, soldat, contribuable comme le montre Benda au début du XXème siècle; soumis, d’après Caillois, aux contraintes sociales changeantes; intellectuel appelé à mêler sa voix aux grands débats de la société, selon Bernard-Henry Levy, plus tard dans le XXème siècle, le clerc apparaît inévitablement partie prenante dans les compromis quotidiens, et sa fonction, récente dans l’histoire, pose problème.
En quoi consiste sa mission? Le clerc peut être artiste, savant ou philosophe, mais sa mission est autre et s’inscrit dans une négocia­tion nécessaire avec la cité. Pour Benda, il doit affi rmer sans faillir les valeurs désintéressées et faire contrepoids à un excessif réalisme des peuples. Pour Caillois, quoique soumis inconsciemment aux modes, il devrait sauvegarder le juste et faire résonner une vérité éternelle. Pour Levy, il doit garantir la Raison, la Vérité, la Justice comme valeurs fi xes, en poursuivant obstinément son sacerdoce.
Peut-on dès lors être clerc aujourd’hui? Si, pour les trois auteurs, la fonction de clerc est encore nécessaire, en revanche, elle s’effrite inexo­rablement. Benda parle de «trahison » inévitable lorsque le clerc est contraint de composer avec les valeurs marchandes. Caillois dénonce l’image utopique d’un censeur impartial. Levy analyse l’épuisement du terreau qui produisait le clerc foi dans le pouvoir de la Raison, de la Vérité, de la Justice, foi dans l’origine sacrée de la cléricature–toutes contrebattues par l’expérience des camps, la relativisation des valeurs, le discrédit du magistère de la sagesse.
Caillois déplore ainsi l’anarchie où se dilue l’engagement du clerc, tandis que Benda (même s’il invoque les clercs qui ont su rester purs) diagnostique, comme Levy, l’impossibilité d’être clerc aujourd’hui.
4. Faire un aperçu de l’article (le compte rendu critique ou commentaire critique)
De même que le compte-rendu informatif du texte, l’aperçu de l’article rapporte son contenu et ses idées centrales reformulées et reliées de manière cohérente et logique.
Contrairement au compte-rendu informatif, l’aperçu de l’article sup­pose l’interprétation et l’analyse commentative de son contenu ainsi que l’appréciation des points de vue adoptés par le journaliste. Ainsi, l’aperçu de l’article sous-entend:
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MÉTHODOLOGIE
• commentaires des idées explicites et sous-jacentes du journaliste sur le thème de l’article;
• l’appréciation du ton sur lequel l’auteur présente le sujet traité et des connotations dues à sa manière d’écriture (choix du vocabulaire, procédés rhétoriques);
• l’expression de l’avis personnel de l’analyste sur le problème de l’article (une courte conclusion où vous traiterez en gros du thème de l’article analysé, apprécierez sa pesanteur idéologique, exprimerez et argumenterez votre point de vue sur le sujet).
•
 Pour vous aider:
Quelques épithètes pour caractériser le ton de l’auteur: didactique, doctrinaire, lyrique, ironique, railleur, sérieux, sarcastique, attendris­sant, posé, réfl échi, moqueur, touchant, pontifi ant, dramatique, so- phistiqué, solennel, émouvant, instructif etc.
Le support linguistique ci-dessous vous sera utile:
• choisir une forme de l’introduction – l’auteur/le journaliste/le critique…commence/débute par /entame/enchaîne/entreprend/ se met à/s’engage dans/se lance dans/ouvre…;
• organiser le texte et le situer dans le temps – d’abord…, dans un premier paragraphe…, premier point de …, dans les premières lignes…, ensuite…, peu après…, de nos jours, actuellement, à présent, en ce moment, maintenant que, pour le moment, désormais, à notre époque, etc.;
• rédiger la mise en relation des informations et le développement du sujet:
 l’auteur continue/est en train de… /reste sur…/ persiste/
subsiste/fait l’inventaire de/ affirme/examine/commente/ expose/ apporte l’information/ interroge/ démontre/ analyse;
 ainsi…, pour illustrer/ éclaircir/ considérer/ exprimer/ défendre/
soutenir… cette opinion/ce point/ cet avis/ cette idée/ ce point de vue/ ce jugement/ cette appréciation/cette conviction/cette pensée…;
• conclure, arguer et argumenter:
 cela signifie/veut dire/rappelle/évoque/équivaut à/peut être
assimilé à/se rattache à/suggère/révèle/fait penser à/ implique/
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se définit comme/ fait partie de/correspond à/ nous conduit à examiner /pose le problème de / connote/ représente/ traduit/ exprime/dénote…
 le point de vue exprimé me semble vrai/discutable/ idéaliste/
pragmatique/réaliste/désabusé…; prenons un exemple/ à titre d’exemple/par exemple/exemples à l’appui.
5. Réfl échir et parler
Cette activité vous propose de travailler votre français oral spon­tané, demi-spontané ou préparé en forme de monologue ou dialogue/ polylogue lors des débats proposés. Or, à partir des phrases/petits textes-extraits déclencheurs vous êtes invités à vous exprimer sur le sujet traité dans le texte étudié. Par exemple:
1) En prenant position sur les propos/l’avis/critique de …, pen­sez-vous que ….
2) Donnez votre défi nition du mot/terme … et dites, si vous considérez…/ selon vous ….
3) Que faudrait-il faire, concrètement, pour faire reculer/dis­paraître… résoudre…Est-ce possible de … selon vous? Ex­pliquez pourquoi.
6. Écrire une rédaction ou dissertation
Cet exercice vise à améliorer des connaissances théoriques et des savoir-faire pratiques des apprenants dans leur expression-produc­tion écrite.
Quoique la rédaction et la dissertation soient des productions écrites, elles diffèrent par le niveau d’appréhension, réfl exion et présentation de l’objet de ces travaux écrits. Si la rédaction relate, narre et décrit avec plus ou moins d’exactitude des évènements et des faits réels ou fi ctifs, la dissertation cherche à exposer et analyser les idées tout en s’appuyant sur des arguments et contrarguments.
La dissertation selon la défi nition du PR de 2014 c’est un «exercice écrit que doivent rédiger les élèves de grandes classes des lycées et ceux des facultés de lettres sur des sujets littéraires, philosophiques, historiques». Il s’agit «d’un développement argumenté» à partir d’une problématique proposée, d’une réfl exion personnelle et argumentée qui s’appuie sur des textes déterminés et sur des connaissances artistiques, philosophiques, littéraires, culturelles, etc. du candidat. Ainsi, la dissertation consiste-t-
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MÉTHODOLOGIE
elle en une suite de réfl exions sur un sujet donné ou un thème littéraire, scientifi que, philosophique, moral, culturel, politique ou juridique.
De même, la dissertation se différencie de la rédaction par le vo­lume du travail et la fi nalité des idées à démontrer. En rédigeant la dis- sertation le candidat saura aussi délimiter le sujet et le problématiser que faire preuve de ses capacités d’analyste. De ce fait,il faudra maîtri­ser la technique d’argumentation, donc produire un texte argumenta­tif et logique. Aussi s’agit-il d’avoir une expression correcte, émettre des idées claires, raisons valables, arguments percutants et employer la langue standard car la dissertation n’est pas une épreuve de français, mais une épreuve en français.
Voici quelques conseils utiles comment faire une bonne rédactionou dissertation:
1) lire et relire attentivement le sujet à rédiger, y bien réfl échir;
2) énumérer et noter des problèmes envisageables (probléma­tiser le sujet c’est donc formuler le/les problème(s) que pose ce sujet) à soulever dans votre rédaction, établir la liste des mots-clés, repérer les éventuels sous-jacents;
3) remémorer les connaissances littéraires, philosophiques, artistiques, juridiques, politiques etc. qui fourniront des exemples à l’appui de l’argumentation;
4) classer les idées et les exemples, assurer un lien avec le sujet de la rédaction/dissertation;
5) tracer un plan détaillé, points et sous-points qui représen­teront le développement des idées dans un ordre cohérent et logique. C’est surtout la dissertation qui doit être logique. Or, il est nécessaire de relier les différentes parties de la dissertation en assurant les transitions logiques entre elles (employer des connecteurs de tous types), fournir des argu­ments et des exemples percutants correspondant au sujet; et cela de manière cohérente;
6) la structure d’une rédaction/dissertation comprend norma­lement: introduction, partie principale (elle peut avoir des sous-points), conclusion(s);
l’introduction introduit et présente le problème de manière à in-
former le lecteur potentiel sur le contenu de la rédaction/dissertation,
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c’est une entrée en matière (par exemple par l’évocation du contexte historique/littéraire), une accroche pour intéresser le lecteur (débuter par des phrases générales, au sens large; possibilité de citer certains proverbe, maxime ou poser une question éveillant l’intérêt du lecteur).
L’introduction se subdivise en trois parties : a) sujet amené (les premières lignes de l’introduction présentant
le sujet choisi),
b) sujet posé (situe le thème dans sa trame: présenter l’idée direc-
trice expliquant le point de vue à éclairer ou défendre; informer sur les topos (lieu et temps où l’action passe) et les personnes concernées);
c) sujet divisé (annonce les grandes parties du développement ou
annonce du plan);
 la partie principale (faire l’analyse du problème tout en avançant
des arguments et contrarguments, citant et développant des exemples à l’appui d’idées exposées); normalement comprend trois parties dont chacune se compose de sous-parties/ paragraphes;
 conclusion (mettre le point à l’analyse ; c’est le résultat de
l’analyse faite. Ce résultat peut être représenté en forme d’un autre problème soulevé, c’est-à-dire, on peut terminer la rédaction par une nouvelle question posée.) Il s’agit d’une récapitulation brève et logique fournissant la réponse au problème exposé dans l’introduction.
 Pour vous aider:
Argument et son contrargument représentent un sous-point de votre
plan:par exemple la rédaction sur le sujet «Mariage arrangé» peut sug-
gérer des arguments et des contrarguments suivants: argument1 – le bien matériel, contrargument 1– absence d’amour; argument 2 –pa­rents sont contents, contrargument 2 –les mariés ne le sont pas tou­jours; argument 3 – l’avenir des enfants nés est assuré, contrargument 3 – l’ambiance, l’atmosphère dans la famille n’est pas toujours favo­rable au développement des enfants;
Annonce de votre plan dans l’introduction ne doit pas être «lourde»,
c’est-à-dire rédigée avec des phrases clichés de type «dans une première
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