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ivanov666
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Файл:Французский язык говорим, пишем, мыслим = Le Français parler, écrire, réfléchir. Учебное пособие
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MÉTHODOLOGIE
de chaque document, comparez les idées proches et confrontez
les idées disparates. Ce sera la base de votre synthèse.
3. Faites le plan (il faudra établir soit un plan formel soit avoir une
idée précise en tête). Normalement, le plan possède la structure
suivante:
1) Un paragraphe d’introduction : 1. Une phrase d’accroche,
destinée à attirer l’attention du lecteur. 2. L’identifi cation
du problème à discuter. 3.Votre thèse.
2) Les paragraphes de développement : 1.Une phrase appuyant
votre thèse. 2.Votre explication et votre opinion sur ce sujet.
3.Des sources appuyant votre point de vue et la thèse que
vous venez d’exposer. 4.L’explication de la signifi cation des
sources.
3) Un paragraphe de conclusion : 1. Exposez clairement la si-
gnifi cation de votre sujet à partir des preuves rassemblées
dans votre travail. 2. Une ouverture intéressante achevant
votre travail.
4. Rédigez la synthèse à la troisième personne ou en employant
«nous» de modestie ou le pronom «on».
Vous pourriez vous concentrer sur une/des thèses à défendre,
mais aussi contextualiser le problème en le plaçant dans un microcontexte (il s’agit de résumer brièvement, en deux-quatre phrases,
chaque document) et en l’appuyant sur des informations-clés de
chaque source étudiée. De même, il vous faudra établir la liste d’arguments et de sous-points secondaires découlant de l’argument
principal. Chaque argument devra être appuyé par une preuve.
Parfois il est conseillé que vos preuves et raisonnement deviennent
progressivement plus convaincants de façon que l’argument le plus
fort soit présenté en dernier.
Pour vous aider:
En se référant au contenu des documents il est préférable d’éviter d’employer chaque fois le mot «idée». Ainsi, faudra-t-il repérer le «statut »
que l’auteur accorde à cette idée dans le développement du problème:
affi rmation – contestation – complément – confi rmation – question –
réponse – souhait – conseil – sous-entendu – explication – nuance –
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analyse – constat – démonstration – interrogation – proposition– justi-
fi cation – preuve – précision – constatation – protestation – suggestion.
Exemple des notes de synthèse
1. La synthèse sur le sujet «Faire rire est-il risible»?
(Cette note de synthèse est rédigée à partir de quatre documents:
Image du fi lm Les Temps modernes, 1936; Marcel Pagnol, Le Schpountz,
1938; François Rabelais, Gargantua, «Prologue», 1534; Jean-Robert
Probst, Chicky, une vie de clown, légende vivante du cirque, et publié
le 19 février 2012 par Bruno Rigolt, http://brunorigolt.blog.lemonde.
fr/2012/02/19)
Dansle Schpountz(document 2), Irénée déclare : «celui qui rit d’un
autre homme, c’est qu’il se sent supérieur à lui. Celui qui fait rire tout
le monde, c’est qu’il se montre inférieur à tous.» Partagez-vous cette
opinion?
[Introduction] L’introduction doit comporter trois éléments essentiels :
la présentation du thème commun aux documents proposés; la présentation de la documentation de manière succincte; la formulation d’une problématique débouchant sur l’annonce d’un plan.
Le talent de faire rire a toujours suscité des réactions contrastées :
on peut voir ainsi dans le comique un relâchement du niveau mental,
au point de s’abaisser à une certaine trivialité, ou au contraire associer
le rire à une esthétique et à une pensée philosophique sérieuses : tel
est l’enjeu de ce corpus qui nous invite à dépasser la légèreté apparente
et trompeuse du rire pour en éclairer plus profondément le sens.
Le premier document, qui est une image tirée des Temps modernes
de Chaplin, donne le ton du corpus : qu’il s’agisse du dialogue du
Schpountz de Marcel Pagnol, ou de l’extrait de la biographie que JeanRobert Probst a consacrée au clown Chicky, le rire interroge autant qu’il
interpelle : aussi doit-il être pris au sérieux, comme nous le rappelle le
célèbre prologue de Gargantua, rédigé par Rabelais en 1534.
Nous analyserons cette problématique selon une triple perspective :
après avoir dans une première partie rappelé combien l’aspect facétieux,
plaisant, voire bouffon du comique pouvait le dévaluer comme genre mineur, nous chercherons à montrer qu’il repose en fait sur une véritable
exigence, autant esthétique qu’artistique. Enfi n, il conviendra d’étudier
la dimension à la fois didactique mais aussi humaniste du rire.
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MÉTHODOLOGIE
[Développement] Le développement exige :
1. Une lecture attentive du corpus : on attend du candidat une restitution fi dèle des documents, ce qui suppose une compréhension
de leur contenu et des relations qu’ils entretiennent les uns avec
les autres. Cela implique la circulation d’un document à l’autre à
chaque étape de la progression : n’oubliez pas de mettre en relation
les documents (il ne faut jamais les traiter isolément).
2. Un parcours argumentatif : la synthèse dans son ensemble et dans
chacune de ses parties doit être construite sur une progression
d’idées. La dynamique de la composition et l’équilibre des parties
sont des critères d’appréciation essentiels pour le lecteur de la copie qui doit être guidé par une hiérarchisation des arguments dans
chaque partie, comme par la hiérarchisation des parties entre elles.
[Première partie : c’est l’aspect facétieux et bouffon du comique qui
provoque le rire]
Le premier élément qui vient spontanément à l’esprit quand on
aborde le phénomène comique est de l’associer à ce qui fait rire et donc
de l’opposer à ce qui est sérieux. Le légendaire fi lm de Charlie Chaplin,
les Temps modernes, tourné en 1936, nous en fournit une excellente
illustration : qu’importe que les pitreries de Charlot soient la conséquence d’une aliénation de l’homme à la machine, nous rions de bon
cœur, et sans nous poser trop de questions devant les mimiques et la
pose facétieuses de ce personnage devenu fou en train d’effectuer avec
deux clés à molette un mouvement expressif dansé digne du ballet
classique ! Comme le remarque avec justesse, mais non sans amertume
Irénée, l’acteur comique bien malgré lui du fi lm de Marcel Pagnol, le
Schpountz sorti en 1938, il est possible de résumer un spectacle qui
fait rire à un spectacle qui «ne nous fera pas penser, qui ne nous posera
aucun problème».
Ce qui fait rire repose donc d’abord sur l’effet burlesque : dans sa biographie consacrée en 2008 au clown suisse Chicky (Chicky, une vie de
clown, légende vivante du cirque), Jean-Robert Probst évoque une entrée devenue un classique dans laquelle un départ familial en taxi sur la
route des vacances se métamorphose en un truculent et joyeux cauchemar «pour la plus grande joie des enfants. Et aussi de leurs parents».
Nous rions, bien malgré nous, de celui qui s’abaissant pour provoquer
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l’hilarité, comme le déplore Irénée, donne l’impression de n’être qu’un
Schpountz, c’est-à-dire un charlot, un clown. Mais faut-il s’en tenir à ces
stéréotypes, quelque peu réducteurs? C’est tout le génie de Rabelais de
convoquer le rieur au tribunal de la raison, et de lui rappeler que derrière
les manières joyeuses et cocasses des Silènes se cache en fait une profonde vérité du rire qu’il faut interpréter allégoriquement.
[Faire rire relève d’une véritable exigence, autant esthétique qu’artistique]
Tel est l’art de l’illusion comique : comme le note plaisamment
Rabelais, «l’habit ne fait pas le moine», propos pleins de sagesse qui
trouvent un écho dans cette réplique apaisante que Françoise adresse à
Irénée en lui rappelant que «l’acteur n’est pas l’homme». Si faire rire
à ses dépens peut susciter la moquerie, il n’en va pas de même de celui
qui, relevant le défi de faire rire, se révèle être un artiste. À ce titre,
les pitreries de Charlot sont-elles d’abord le fruit d’un extraordinaire
travail de mise en scène : la pose du personnage, savamment étudiée,
vise surtout à susciter la charge émotionnelle. Ainsi relève-t-elle d’une
véritable stratégie artistique. Dans le même ordre d’idée, Jean-Robert
Probst n’hésite pas à comparer le timing des numéros de clowns à un
« mouvement d’horlogerie » apte à provoquer l’implication spectatorielle. Il en va de même de l’accoutrement vestimentaire du clown
Chicky, résultat d’un incessant travail de perfectionnement.
De toutes ces remarques, il ressort l’idée d’une dimension culturelle
et esthétique du faire rire, particulièrement mise en évidence dans les
documents du corpus : que l’art du comique résulte en effet de la participation du corps ou d’un exigeant travail sur la littérarité, il nous
amène à comprendre qu’il n’est pas donné à tous de savoir rire. Car
le rire, à un niveau d’interprétation plus fécond, exige de la part du
spectateur ou du lecteur une certaine connivence ainsi qu’un travail de
déchiffrement symbolique : c’est ainsi que le grotesque rabelaisien, qui
fourmille de propos grivois comme «Fesse pinte, La Dignité des braguettes, Des pois au lard avec commentaire» est un appel à l’attention
sur l’esthétique du rire autant qu’un réquisitoire contre l’immobilisme
social. Le rire de la farce, envisagé dans sa dimension allégorique est
donc un rire qui met à distance le risible pour remplir avant tout une
fonction didactique et morale.
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MÉTHODOLOGIE
[La dimension à la fois didactique et humaniste du rire]
Comme nous le comprenons, le rire s’accompagne d’une profonde
réflexion sur les enjeux qu’il provoque : qu’il s’agisse de permettre
l’identification projective des spectateurs comme le suggère brièvement Jean-Robert Probst à propos du «Taxi en folie» ou d’aider le
public à mieux affronter les épreuves bien souvent douloureuses de
la vie, selon les propos de Françoise à Irénée dans le Schpountz, le
comique est toujours significatif. Ainsi est-il investi d’une fonction
sociale majeure: la photographie extraite des Temps modernes par
exemple perdrait de sa valeur si l’on faisait abstraction du contexte
historique qui a marqué les bouleversements socio-économiques
multiples après la grande dépression dans les années Trente ainsi que le passage brutal et souvent inhumain vers un monde voué
au machinisme et à l’industrialisation. Derrière les pitreries d’un
Charlot devenu fou, c’est bien le nihilisme moral de notre monde
qui est dénoncé.
Le rire est donc d’abord et surtout un humanisme : Marcel Pagnol,
par la voix de Françoise, en appelle à cette supériorité du comique, apte
à faire oublier à l’homme de la rue le sentiment de son échec existentiel. Cette fonction démiurgique du rire incarnée par le clown ou
l’acteur comique est ainsi salvatrice : elle préexiste dans l’homme et
confère au pouvoir de faire rire une valeur profondément morale et
philosophique. Tel est le sens qu’il convient d’attribuer aux propos de
Rabelais : les allusions marquées à Socrate, aux silènes et aux symboles
pythagoriciens sont riches d’enseignement… Par le rire, l’homme se
grandit lui-même pour atteindre la «substantifi que moelle», c’est-à-
dire l’ascèse. Ainsi le rire le fait-il sortir de sa passivité en le faisant
participer à sa propre instruction : le rire de provocation de Charlot ou
celui de l’intrépide buveur rabelaisien est donc un rire d’engagement,
épris d’humanité et de tolérance…
2. La synthèse sur le sujet « Les clercs ont-Ils encore une place
dans le monde actuel?»
(Synthèse de textes en 322 mots; http://www.culture-cpge.com)
Comment se situe le clerc dans la cité moderne? Les trois auteurs
reconnaissent le paradoxe radical du clerc tributaire d’un état où il doit
faire entendre une voix libre.
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Citoyen, soldat, contribuable comme le montre Benda au début
du XXème siècle; soumis, d’après Caillois, aux contraintes sociales
changeantes; intellectuel appelé à mêler sa voix aux grands débats
de la société, selon Bernard-Henry Levy, plus tard dans le XXème
siècle, le clerc apparaît inévitablement partie prenante dans les
compromis quotidiens, et sa fonction, récente dans l’histoire, pose
problème.
En quoi consiste sa mission? Le clerc peut être artiste, savant ou
philosophe, mais sa mission est autre et s’inscrit dans une négociation nécessaire avec la cité. Pour Benda, il doit affi rmer sans faillir les
valeurs désintéressées et faire contrepoids à un excessif réalisme des
peuples. Pour Caillois, quoique soumis inconsciemment aux modes, il
devrait sauvegarder le juste et faire résonner une vérité éternelle. Pour
Levy, il doit garantir la Raison, la Vérité, la Justice comme valeurs fi xes,
en poursuivant obstinément son sacerdoce.
Peut-on dès lors être clerc aujourd’hui? Si, pour les trois auteurs, la
fonction de clerc est encore nécessaire, en revanche, elle s’effrite inexorablement. Benda parle de «trahison » inévitable lorsque le clerc est
contraint de composer avec les valeurs marchandes. Caillois dénonce
l’image utopique d’un censeur impartial. Levy analyse l’épuisement du
terreau qui produisait le clerc foi dans le pouvoir de la Raison, de la
Vérité, de la Justice, foi dans l’origine sacrée de la cléricature–toutes
contrebattues par l’expérience des camps, la relativisation des valeurs,
le discrédit du magistère de la sagesse.
Caillois déplore ainsi l’anarchie où se dilue l’engagement du clerc,
tandis que Benda (même s’il invoque les clercs qui ont su rester purs)
diagnostique, comme Levy, l’impossibilité d’être clerc aujourd’hui.
4. Faire un aperçu de l’article (le compte rendu critique ou
commentaire critique)
De même que le compte-rendu informatif du texte, l’aperçu de l’article
rapporte son contenu et ses idées centrales reformulées et reliées de
manière cohérente et logique.
Contrairement au compte-rendu informatif, l’aperçu de l’article suppose l’interprétation et l’analyse commentative de son contenu ainsi
que l’appréciation des points de vue adoptés par le journaliste. Ainsi,
l’aperçu de l’article sous-entend:
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MÉTHODOLOGIE
• commentaires des idées explicites et sous-jacentes du journaliste
sur le thème de l’article;
• l’appréciation du ton sur lequel l’auteur présente le sujet traité
et des connotations dues à sa manière d’écriture (choix du
vocabulaire, procédés rhétoriques);
• l’expression de l’avis personnel de l’analyste sur le problème
de l’article (une courte conclusion où vous traiterez en gros du
thème de l’article analysé, apprécierez sa pesanteur idéologique,
exprimerez et argumenterez votre point de vue sur le sujet).
•
Pour vous aider:
Quelques épithètes pour caractériser le ton de l’auteur: didactique,
doctrinaire, lyrique, ironique, railleur, sérieux, sarcastique, attendrissant, posé, réfl échi, moqueur, touchant, pontifi ant, dramatique, so-
phistiqué, solennel, émouvant, instructif etc.
Le support linguistique ci-dessous vous sera utile:
• choisir une forme de l’introduction – l’auteur/le journaliste/le
critique…commence/débute par /entame/enchaîne/entreprend/
se met à/s’engage dans/se lance dans/ouvre…;
• organiser le texte et le situer dans le temps – d’abord…, dans un
premier paragraphe…, premier point de …, dans les premières
lignes…, ensuite…, peu après…, de nos jours, actuellement,
à présent, en ce moment, maintenant que, pour le moment,
désormais, à notre époque, etc.;
• rédiger la mise en relation des informations et le développement du
sujet:
l’auteur continue/est en train de… /reste sur…/ persiste/
subsiste/fait l’inventaire de/ affirme/examine/commente/
expose/ apporte l’information/ interroge/ démontre/ analyse;
ainsi…, pour illustrer/ éclaircir/ considérer/ exprimer/ défendre/
soutenir… cette opinion/ce point/ cet avis/ cette idée/ ce point
de vue/ ce jugement/ cette appréciation/cette conviction/cette
pensée…;
• conclure, arguer et argumenter:
cela signifie/veut dire/rappelle/évoque/équivaut à/peut être
assimilé à/se rattache à/suggère/révèle/fait penser à/ implique/
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se définit comme/ fait partie de/correspond à/ nous conduit à
examiner /pose le problème de / connote/ représente/ traduit/
exprime/dénote…
le point de vue exprimé me semble vrai/discutable/ idéaliste/
pragmatique/réaliste/désabusé…; prenons un exemple/ à titre
d’exemple/par exemple/exemples à l’appui.
5. Réfl échir et parler
Cette activité vous propose de travailler votre français oral spontané, demi-spontané ou préparé en forme de monologue ou dialogue/
polylogue lors des débats proposés. Or, à partir des phrases/petits
textes-extraits déclencheurs vous êtes invités à vous exprimer sur le
sujet traité dans le texte étudié. Par exemple:
1) En prenant position sur les propos/l’avis/critique de …, pensez-vous que ….
2) Donnez votre défi nition du mot/terme … et dites, si vous
considérez…/ selon vous ….
3) Que faudrait-il faire, concrètement, pour faire reculer/disparaître… résoudre…Est-ce possible de … selon vous? Expliquez pourquoi.
6. Écrire une rédaction ou dissertation
Cet exercice vise à améliorer des connaissances théoriques et des
savoir-faire pratiques des apprenants dans leur expression-production écrite.
Quoique la rédaction et la dissertation soient des productions écrites,
elles diffèrent par le niveau d’appréhension, réfl exion et présentation
de l’objet de ces travaux écrits. Si la rédaction relate, narre et décrit
avec plus ou moins d’exactitude des évènements et des faits réels ou
fi ctifs, la dissertation cherche à exposer et analyser les idées tout en
s’appuyant sur des arguments et contrarguments.
La dissertation selon la défi nition du PR de 2014 c’est un «exercice écrit
que doivent rédiger les élèves de grandes classes des lycées et ceux des
facultés de lettres sur des sujets littéraires, philosophiques, historiques».
Il s’agit «d’un développement argumenté» à partir d’une problématique
proposée, d’une réfl exion personnelle et argumentée qui s’appuie sur des
textes déterminés et sur des connaissances artistiques, philosophiques,
littéraires, culturelles, etc. du candidat. Ainsi, la dissertation consiste-t-
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MÉTHODOLOGIE
elle en une suite de réfl exions sur un sujet donné ou un thème littéraire,
scientifi que, philosophique, moral, culturel, politique ou juridique.
De même, la dissertation se différencie de la rédaction par le volume du travail et la fi nalité des idées à démontrer. En rédigeant la dis-
sertation le candidat saura aussi délimiter le sujet et le problématiser
que faire preuve de ses capacités d’analyste. De ce fait,il faudra maîtriser la technique d’argumentation, donc produire un texte argumentatif et logique. Aussi s’agit-il d’avoir une expression correcte, émettre
des idées claires, raisons valables, arguments percutants et employer la
langue standard car la dissertation n’est pas une épreuve de français,
mais une épreuve en français.
Voici quelques conseils utiles comment faire une bonne rédactionou
dissertation:
1) lire et relire attentivement le sujet à rédiger, y bien réfl échir;
2) énumérer et noter des problèmes envisageables (problématiser le sujet c’est donc formuler le/les problème(s) que pose
ce sujet) à soulever dans votre rédaction, établir la liste des
mots-clés, repérer les éventuels sous-jacents;
3) remémorer les connaissances littéraires, philosophiques,
artistiques, juridiques, politiques etc. qui fourniront des
exemples à l’appui de l’argumentation;
4) classer les idées et les exemples, assurer un lien avec le sujet
de la rédaction/dissertation;
5) tracer un plan détaillé, points et sous-points qui représenteront le développement des idées dans un ordre cohérent
et logique. C’est surtout la dissertation qui doit être logique.
Or, il est nécessaire de relier les différentes parties de la
dissertation en assurant les transitions logiques entre elles
(employer des connecteurs de tous types), fournir des arguments et des exemples percutants correspondant au sujet;
et cela de manière cohérente;
6) la structure d’une rédaction/dissertation comprend normalement: introduction, partie principale (elle peut avoir des
sous-points), conclusion(s);
l’introduction introduit et présente le problème de manière à in-
former le lecteur potentiel sur le contenu de la rédaction/dissertation,
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c’est une entrée en matière (par exemple par l’évocation du contexte
historique/littéraire), une accroche pour intéresser le lecteur (débuter
par des phrases générales, au sens large; possibilité de citer certains
proverbe, maxime ou poser une question éveillant l’intérêt du lecteur).
L’introduction se subdivise en trois parties :
a) sujet amené (les premières lignes de l’introduction présentant
le sujet choisi),
b) sujet posé (situe le thème dans sa trame: présenter l’idée direc-
trice expliquant le point de vue à éclairer ou défendre; informer
sur les topos (lieu et temps où l’action passe) et les personnes
concernées);
c) sujet divisé (annonce les grandes parties du développement ou
annonce du plan);
la partie principale (faire l’analyse du problème tout en avançant
des arguments et contrarguments, citant et développant des
exemples à l’appui d’idées exposées); normalement comprend
trois parties dont chacune se compose de sous-parties/
paragraphes;
conclusion (mettre le point à l’analyse ; c’est le résultat de
l’analyse faite. Ce résultat peut être représenté en forme
d’un autre problème soulevé, c’est-à-dire, on peut terminer
la rédaction par une nouvelle question posée.) Il s’agit d’une
récapitulation brève et logique fournissant la réponse au
problème exposé dans l’introduction.
Pour vous aider:
Argument et son contrargument représentent un sous-point de votre
plan:par exemple la rédaction sur le sujet «Mariage arrangé» peut sug-
gérer des arguments et des contrarguments suivants: argument1 – le
bien matériel, contrargument 1– absence d’amour; argument 2 –parents sont contents, contrargument 2 –les mariés ne le sont pas toujours; argument 3 – l’avenir des enfants nés est assuré, contrargument
3 – l’ambiance, l’atmosphère dans la famille n’est pas toujours favorable au développement des enfants;
Annonce de votre plan dans l’introduction ne doit pas être «lourde»,
c’est-à-dire rédigée avec des phrases clichés de type «dans une première
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