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ivanov666
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Файл:Французский язык в сфере профессионального общения международный туризм. Учебное пособие
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Yefrosinia n’était d’ailleurs que la première des femmes exilées
dans le couvent de la Résurrection: le couvent a accueilli près de 400
femmes en exil, en plus de sa communauté religieuse régulière.
Actuellement, le couvent est dans un état de délabrement avancé.
Récemment rendu au culte, il attire de nouveau les pèlerins et abrite
une petite communauté de religieuses. Ses bâtiments comprennent
trois églises: la collégiale de la Résurrection, construite par les artisans locaux sous le patronage de la princesse Yefrosinia en 1544,
la chapelle Saint-Dimitri et un clocher datant du début du XVIIe
siècle construit sur l’ordre de Maria Nagaïa en mémoire de son fils
Dimitri, mort à Ouglitch en 1591. L’église de la Trinité et les murs
qui entourent le couvent datent du début du XIXe siècle.
Kirilov et le monastère de Saint-Cyrille-du-lac-Blanc
(Saint-Cyrille de Belozersk)
Kirillov est le principal point d’accès fluvial au célèbre monas-
tère Saint-Cyrille-du-lac-Blanc, situé dans le voisinage immédiat
du village de Goritsy. Ce village a été fondé autour du monastère
au cours du XVe siècle. Son développement est tel que Kirilov reçoit
le titre de ville à la fin du XVIIIe siècle, et dans les années 1930,
la région s’industrialise. La ville fait alors partie de la région administrative de Vologda, zone agricole pourvoyeuse de bétail et de
beurre. La ville possède une importante usine de traitement de bois.
A proximité, une autre usine produit des accordéons au rythme
de 25 000 par an.
Le monastère a été fondé par un moine issu d’un milieu boyard.
Né en 1337 dans une famille apparentée à un courtisan du grand
prince Dimitri Donskoï, Kosma devient prématurément orphelin.
Vers 1380, il prononce ses vœux sous le nom de Cyrille, dans le monastère de Saint-Simon à Moscou. C’est aussi là qu’il reçoit quelques
années plus tard l’ordination sacerdotale.
Ce moine exceptionnellement pieux abandonne un poste confor-
table pour, comme le relate la Vie de Saint-Cyrille, «errer sur la terre
russe, s’incliner devant elle, trouver une région lointaine dans laquelle il vivra comme Dieu le lui montrera». Sur la route du Nord,
en compagnie du moine Théraponte, il choisit de fonder un ermitage
sur la rive du lac Siver. Cyrille creuse une grotte et édifie une petite chapelle. Théraponte s’éloigne de quelques kilomètres pour fonder son propre monastère, aujourd’hui très connu pour abriter des
fresques réalisées par Dionissi, un maître du début du XVIe siècle.
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Après un an de solitude, de prière et d’exploit spirituel, Cyrille
construit l’église de la Dormition-de-la-Vierge. Bientôt, la renommée du saint homme grandit et les candidats à la vie monastique
affluent. Cyrille ne rompt pas pour autant les liens qui l’unissent au monde, et continue d’entretenir une correspondance avec
le grand prince.
Cyrille passe encore de longues années dans son monastère et y
meurt à l’âge canonique de 90 ans. La tradition monastique veut
que les premières moines aient vécu centenaires grâce aux vertus
du jeûne et des plantes médicinales!
L’influence du monastère croît tout au long du XVe siècle.
A la mort de Cyrille, ses successeurs suivent ses préceptes de discipline et de rigueur. Plusieurs dizaines de communautés se créées
dans la région à son exemple, donnant naissance à un milieu culturel
et spirituel étendu sur de vastes territoires, de l’Onega aux rivages
du Nord.
A la fin du XVe siècle, apparaît l’un des plus importants personnages de l’histoire du monastère. Le moine Euphrosine est un érudit qui s’intéresse non seulement à la théologie, mais aussi à l’histoire et au naturalisme. A son époque, la bibliothèque du monastère
compte 212 manuscrits. Euphrosine l’enrichit de 2 manuscrits par
an, ce qui, à l’époque, représente un rythme de production soutenu:
les copistes étaient avant tout des higoumènes. Au XIXe siècle encore, le monastère conservait 15 ouvrages copiés par saint Cyrille
lui-même.
Au XVIe siècle, les bâtiments en bois du monastère sont progressivement remplacés par des édifices en pierre qui en font un ouvrage défensif remarquable. Les tsars y viennent en pèlerinage.
Vassili III accompagné de son épouse, vient y prier Dieu de leur
donner un fils. Un an plus tard naît le futur Ivan IV, qui se rendra
lui-même quatre fois au monastère en se soumettant toujours à ses
règles rigoureuses.
Les fortifications du monastère ont été mises à rude épreuve dans
les années 1610-1614, lorsque, au «Temps des Troubles», les moines
sont assaillis par les troupes polonaises et suédoises. Les ravages
infligés à ses possessions sont considérables.
Au début du XVIIe siècle, le tsar Alexis Mikhailovitch Romanov
accorde au monastère une somme considérable pour la construction
des nouveaux remparts. La «grande forteresse du souverain» devient
la plus grandiose des enceintes défensives des monastères de Russie.
Les nouveaux murs à trois registres culminent à 20 mètres de hau-
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teur et atteignent une épaisseur de 7 mètres. Deux tours d’entrée
et quatre tours d’angle ponctuent un périmètre de 730 m de murailles. Le chemin de ronde est large de 4 mètres.Bénéficiant d’importantes donations princières, le monastère dispose d’une énorme
fortune au début du XVIIe siècle. Propriétaire des terres environnantes, le monastère possède plus de 600 villages avec les serfs
attachés à la glèbe. A cette époque, le monastère accueille également le patriarche Nikon, responsable du Grand Schisme de l’Eglise
orthodoxe russe qui donnera naissance au mouvement des Vieux
Croyants.
Le début du XVIIe siècle voit le déclin de la vie monastique
en Russie et celui du monastère de Saint-Cyrille en particulier.
La conquête de la Baltique détourne les marchands des routes terrestres du Nord. La puissance de la couronne met également fin
au rôle défensif des monastères. En outre, la sécularisation des
biens monastiques décrétée par Catherine II prive les monastères
d’une grande partie de leurs domaines et de leurs revenus. Dans
ce contexte, le monastère est contraint de se débarrasser d’une partie de ses fortifications et de ses collections d’armes. Les tours sont
louées pour le stockage du sel. Les trésors de la bibliothèque sont
bradés pour couvrir les frais d’entretien du monastère.
Après la Révolution de 1917, le monastère prend parti pour les
Armées Blanches dans l’espoir de vaincre l’athéisme bolchevique
qui menace également la couronne. Mais avec la victoire de l’Armée
Rouge, il est fermé en 1918. Les bolcheviques y installant en 1924
un musée ethnographique régional, transformé en musée d’art
et d’architecture en 1969. Les premiers travaux de restauration,
qui ont commencé dans les années 1920-1030, se poursuivent depuis
les années 1950. Une partie du riche fonds d’icônes et de manuscrits
a été dispersée dans les principaux musées de Russie.
Néanmoins, les collections demeurées sur place constituent un té-
moignage exceptionnel de l’histoire de la Russie. Un musée d’icône
exceptionnel est aujourd’hui installé dans le monastère, dont les
bâtiments ont été restituée à l’Eglise au milieu des années 1990.
Kirilov et le monastère de Saint-Cyril-du-lac-Blanc
Kirilov est le principal point d’accès fluvial au célèbre monastère
Saint-Cyril-du-lac-Blanc, situé dans le voisinage immédiat du village de Goritsy. Ce village a été fondé autour du couvent de la Ré-
surrection au cours du XVe siècle.
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Selon la tradition, le monastère aurait été fondé en 1397 par
le moine Cyril, après une apparition de la Vierge. Sur la route
du Nord, en compagnie du moine Théraponte, il choisit de fonder un ermitage sur la rive du lac Siver. Cyril creusa une grotte
et édifia une petite chapelle. Théraponte s’éloigna de quelques kilomètres pour fonder son propre monastère, aujourd’hui très connu
pour abriter des fresques réalisées par Dionissi, un maître du début
du XVIe siècle. Cyril aurait commencé à construire le monastère
de ses propres mains, et aurait été, par la suite, rejoint par des
pèlerins. Cyril passa encore de longues années dans son monastère
et y mourut à l’âge canonique de 90 ans. La tradition monastique
veut que les premiers moines aient vécu cent ans grâce aux vertus
du jeûne et des plantes médicinales! A la mort de Cyril, ses successeurs suivirent ses préceptes de discipline et de rigueur. Plusieurs dizaines de communautés se créèrent dans la région à son
exemple, donnant naissance à un milieu culturel et spirituel étendu
sur de vastes territoires, de l’Onega aux rivages du Nord.
Au XVIe siècle, les bâtiments en bois du monastère furent progressivement remplacés par des édifices en pierre qui en firent
un ouvrage défensif remarquable. Les tsars y vinrent en pèlerinage.
Vassili III accompagné de son épouse, vint y prier Dieu de leur donner un fils. Un an plus tard naquit le futur Ivan IV, qui se rendit
lui-même quatre fois au monastère en se soumettant toujours à ses
règles rigoureuses.
Au début du XVIIe siècle, le tsar Alexis Mikhailovitch Romanov
accorda au monastère une somme considérable pour la construction
des nouveaux remparts. La «grande forteresse du souverain» devint
la plus grandiose des enceintes défensives des monastères de Russie.
Les nouveaux murs à trois registres culminèrnt à 20 mètres de hauteur et atteignirent une épaisseur de 7 mètres. Deux tours d’entrée
et quatre tours d’angle ponctuent un périmètre de 730 m de murailles. Le chemin de ronde est large de 4 mètres.
Le début du XVIIe siècle vit le déclin de la vie monastique en Russie et celui du monastère de Saint-Cyrille en particulier. La conquête
de la Baltique détourna les marchands des routes terrestres du Nord.
La puissance de la couronne mit également fin au rôle défensif des
monastères. En outre, la sécularisation des biens monastiques dé-
crétée par Catherine II priva les monastères d’une grande partie
de leurs domaines et de leurs revenus. Dans ce contexte, le monastère fut contraint de se débarrasser d’une partie de ses fortifications
et de ses collections d’armes. Les tours furent louées pour le stoc-
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kage du sel; les trésors de la bibliothèque furent bradés pour couvrir
les frais d’entretien du monastère.
Les bolcheviks y installèrent en 1924 un musée ethnographique
régional, transformé en musée d’art et d’architecture en 1969. Les
collections demeurées sur place constituent un témoignage exceptionnel de l’histoire de la Russie. Un musée d’icônes exceptionnel
est aujourd’hui installé dans le monastère, dont les bâtiments furent
restitués à l’Eglise au milieu des années 1990.
Krokhino / Bélozersk
La source de la Cheksna est marquée par les ruines de l’église
de la Nativité de Krokhino, en partie submergée. Selon les chro-
niques, avant la fondation de l’actuelle ville de Bélozersk, à l’extrémité sud du lac Blanc, à partir du Xe s. la ville ancienne de Bé-
loozéro se trouvait à 2,5 km de la source de la Cheksna. La contrée
riche en poissons, animaux et miel appartenait aux princes de Kiev.
La ville connut une période d’essor due aux échanges commerciaux
avec Novgorod, Kiev, Asie Centrale, mais au début du XIVe s. la
ville tomba sous la dépendance de Moscou. En 1352 la ville fut finalement dépeuplée par la peste et transférée sur la rive sud du lac
où se tient l’actuelle cité de Bélozersk qu’on aperçoit au loin.
Les origines du village Krokhino remontent à 1673. Le nom est
originaire du surnom masculin «krokha» - de petite taille. Depuis
l’inauguration du système Mariinski le villlage fut appelé «Krokhin
Possad» (ville de Krokhino). Krokhino fut longtemps un port fluvial où les bateaux se préparaient à la dangereuse traversée du lac
Blanc; les habitants s’adonnaient au pilotage et au transbordement. Le long de la Cheksna apparurent quelques maisons en pierre
et plus d’une centaine de maisons en bois, des dizaines de granges
et d’échoppes. L’église de Nativité en pierre, à deux niveaux, érigée
au début du XIXe s. témoigne de la prospérité du site à cette époque.
Le déclin de la ville s’amorça à partir de 1846, avec l’inauguration
du canal de contournement du lac Blanc, abouché à la Cheksna à 7
km en aval. La construction du barrage eut pour corrolaire l’immersion de la ville. Il ne reste plus désormais que le spectacle majéstueux de l’église délabrée.
IAROSLAVL
Peuplée de 640 000 habitants et située au confluent du Kotorosl
et de la Volga, Iaroslavl est une ville de contrastes. Chargée d’une
longue histoire que célèbrent ses monuments religieux, elle est éga-
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lement devenue, au XXe siècle, une grande cité industrielle. Sa plus
prestigieuse habitante fut Valentina Terechkova, première femme
cosmonaute du monde.
La tradition fait remonter sa fondation à 1010. Le prince Iaroslav le Sage en aurait été le principal artisan. Son existence n’est
pas attestée avant 1071. Mais en 1218, la ville qui porte le nom
du prince devient la capitale de la principauté de Iaroslavl avant
d’être intégrer à l’Etat de Moscou en 1463, sous le règne d’Ivan III.
Pendant le siège de Moscou par les Polonais, en 1612, le gouvernement y est transféré et les citoyens Minime et Pojarski organisent
la libération de la capitale.
Au XVIIe siècle, Iaroslavl devient le plus important centre
de commerce de la Haute Volga. Elle est en effet située sur le principal axe commercial nord-sud qui, traversant la Volga, relie Moscou
à Arkhangelsk, seul débouché maritime de la Russie à cette époque.
Un sixième des plus riches commerçants de Russie résidait alors
à Iaroslavl.
Le basculement du centre du pays à Saint-Pétersbourg malmène
l’économie de la région. Des industries s’y développent néanmoins:
en 1722, la première grande manufacture textile du pays s’ouvre
dans la ville. En 1750, Fédor Volkov y organise le premier théâtre
d’art dramatique en Russie ouvert à un large public.
En 1777, la ville prend le titre de chef-lieu. La politique d’urbanisme de Catherine II remanie profondément le plan de la ville,
dégageant la place centrale, en forme de trapèze, où s’élève l’Eglise
du Prophète Ellie dont la visite est prévue. D’autres rues, tracées
en étoiles, aboutissent à une tour ou à une église. Ce tracé urbain
demeure inchangé à nos jours.
Au milieu du XIXe siècle, l’expansion industrielle s’accélère avec
la construction d’une liaison ferroviaire avec Moscou (1870), puis
de la ligne du Transsibérien (1891) qui soutiennent le développement économique de la ville.
Après la Révolution de 1917, la guerre civile entre les Blancs et les
Rouges endommage gravement le centre de Iaroslavl. A l’époque
soviétique, la ville est un centre important de construction mécanique, d’industrie métallurgique, de fabrication de caoutchouc synthétique. En 1958, une raffinerie de pétrole s’installe dans la ville.
OUGLITCH
Les fouilles archéologiques indiquent qu’un village existait ici
déjà à l’âge de fer, au VIe siècle avant notre ère. Aux Xe et XIe
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siècles le haut de la Volga était peuplé par des Slaves venus de Smolensk et de Novgorod attirés par des terres fertiles de la région.
La ville a été fondée en 937, elle est mentionnée pour la première
fois sous ce nom en 1148. Le Kremlin a été construit pour le prince
mais avec l’invasion des Tartares la ville a perdu son importance
de la capitale de la petite principauté. Ouglitch n’a retrouvé son
rang que grace à la tsarine Maria Nagaïa qui s’y était réfugiée avec
son fils Dimitri. La mort mystérieuse de ce petit enfant de 9 ans,
fils d’Ivan le Terrible est l’événement le plus marquant dans l’histoire de la ville. Boris Godounov qui gouvernait le pays au nom
du frère aîné de Dimitri, Fiodor, était accusé de la mort du petit
prince. Selon la version officielle de l’époque, l’enfant se serait tué
lui-même avec un couteau lors d’une crise d’épilepsie.
En 1611, les Polonais ont brûlé la ville avec les habitants. Mais
Ouglitch s’est rebâtie pour devenir florissant. Au XIXe siècle,
la ville a connu un déclin économique et s’est transformée en paisible bourgade de province. Aujourd’hui, elle est célèbre pour son
usine de montre “Tchaïka”.
L’EGLISE de SAINT-DIMITRI SUR LE SANG a été construite
pour commémorer cette événement tragique. Le sol en fonte donne
le ton vénérable (toutes les églises des tsars ont un sol en métal).
On suppose que c’est à l’emplacement de l’icônostase de cette belle
église de couleur rouge symbolisant le sang le tsarevitch a été assassiné en 1591.
Un charmant petit édifice en briques rouges avec un élégant
escalier à l’entrée, c’est le PALAIS DIMITRI aménagé en musée.
Il représente une exposition consacrée à la vie du tsarevitch. On y
trouve également des photos de l’ancien Ouglitch, notamment celles
des églises rasées ou détruites, on peut voir de différents objets
de l’artisanat et des arts décoratifs typiques de la region de la ville
d’Ouglitch.
Datant du XVIIIe siècle, la CATHEDRALE DE LA TRANSFI-
GURATION DU SAUVEUR est la cathédrale principale de la ville.
Avec son dome vert, elle offre l’espoir à tous.
KIJI
L’île Kiji au nord-est du grand lac Onéga, est célèbre pour son
ensemble exceptionnel d’architecture en bois. Elle est entourée
d’autres îles dans un archipel riche en légendes et reputé pour le talent de ses conteurs.
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A l’exception d’une chapelle du XIVe siècle, la plupart des
constructions datent du XVIIIe siècle mais reflètent une culture
paysanne qui remonte aux temps les plus reculés. L’île a été jadis
un site sacré pour les païens. Au XIe siècle, des colons russes y ont
fondé une chapelle. Au XVe siècle, Kiji est tombé entre les mains
des Polonais, puis des Lituaniens et des Suédois avant d’être ré-
cupéré par les Russes. Kiji est célèbre par ses artisans: brodeuses,
sculpteurs sur bois et, surtout, charpentiers qui sont appéciés dans
toute la Russie. Kiji abrite de nombreuses espèces d’oiseaux et des
serpents non moins nombreux considérés comme des animaux sacrées.
La cathédrale de la Transfiguration fut construite en 1714, elle
est contemporaine de Pierre le Grand et marque historiquement
le triomphe des positions russes sur les Suédois. Elle est au centre
d’une composition architecturale qui comprend aussi l’église
de l’ntercession et le clocher. Dessinée en forme de croix, elle se pré-
sente comme une pyramide de 3 cubes octogonaux superposés. 4 appendices étages en 4 niveaux encadrent l’édifice à quoi s’ajoute,
côté ouest, une galerie qui tient lieu d’entrée d’apparat. Le tout bâti
en bois sans le moindre clou: trop cher et trop rare à l’époque malgré les promesses de l’empereur d’en faire livrer quelques caisses.
Une forêt de 22 bulbes coiffe la construction habillée d’écailles
de tremble qui changent de couleur à chaque variation de lumière,
un nuage, un voile brumeux, un rayon de soleil.
L’église de l’Intercession est ouverte au public et à l’office.
Contrairement à l’église de la Transfiguration – une bâtisse d’été
non chauffée, l’église de l’Intercession a été conçue pour être chauffée en hiver, de là son volume plus modeste. Construite en 1764,
elle obéit à une structure géométrique plus simple mais conforme
à l’ensemble. Elle est coiffée d’un “chapeau” de 9 têtes bulbeuses
et prolongées, à l’ouest, d’un perron de bois sculpté. Ses icons datent des XVIIe et XVIIIe siècles et proviennent principalement des
ateliers de l’Onéga, le village de Tambitsy.
L’île comprend une riche collection de constructions traditionnelles: 2 isbas paysannes du XXe siècle, la maison Ochevnev
et la maison Elizarov avec un intérieur aménagé typique, un moulin à vent, la fameuse église St. Lazare qui serait la plus ancienne
en Russie construite en bois si la datation (avant 1391?) était authentifiée, la petite chapelle de l’Archange Saint-Michel avec ses
cloches qui sonnent parfois pour les visiteurs, un bain russe installé
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au bord du lac pour qu’on s’y plonge après l’étuve, en hiver, on se
roule dans la neige. Le nord de l’île fait aussi partie de musée. On y
découvre un petit village d’une quarantaine d’âmes – les derniers
insulaires; parfois, sur un balcon de bois sculpté, on peut voir une
peau d’ours qu’on sèche. C’est là que vivent en été les guides du site.
MANDROGA
Mandroga est un ravissant village de Carélie, situé sur les rives
du Svir, le fleuve qui relie le lac Onega au lac Ladoga.
À l’origine, Mandroga était un ancien village de pécheurs qui
a été abandonné par ses habitants après la seconde guerre mondiale
en raison de son isolement durant l’hiver russe et de l’insuffisance
de ressources et de débouchés économiques.
Grâce à l’initiative d’un généreux mécène russe, le village
de Mandroga a été entièrement rebâti par des artisans dans le style
traditionnel russe, afin de reconstituer une vitrine de l’habitat traditionnel de la Russie du Nord tout en relançant des activités artisanales. Aujourd‘hui, une centaine de personnes vivent à Mandrogui
et reçoivent en toute saison des touristes visiteurs, chasseurs russes
l’hiver et, en été, les passagers des croisières fluviales qui relient
la Volga à la Baltique.
Si certains ont baptisé ce village du nom de «Roussia Land»,
ce projet a le mérite de constituer une sympathique escale, opportunément située entre l’escale à l’île de Kiji et Saint-Pétersbourg.
Cette halte donne aux passagers l’occasion de se promener entre
de pimpantes isbas construites dans un joli décor forestier et d’admirer les artisans russes qui exercent leurs multiples talents et proposent broderies, tissages, sculptures et peintures sur bois…
Cette heureuse initiative a permis de faire revivre ce village
de Carélie en apportant des ressources aux habitants qui s’y sont
installés et qui y travaillent…
Durant cette escale, les passagers de la croisière fluviale sont
invités à partager un copieux déjeuner champêtre organisé pour eux
sur une vaste esplanade abritée, située au centre du village, animée
de chants traditionnels russes sur fond de balalaïkas…
МЕРОПРИЯТИЯ НА БОРТУ ТЕПЛОХОДА
Как мы уже говорили, помимо сопровождения туристов во вре-
мя экскурсий, гид-переводчик (бортовой гид) проводит различные мероприятия на борту теплохода. Время и место проведения
этих мероприятий согласовывается с директором круиза со стороны компании «Ортодокс» и печатается в ежедневной програм-
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ме, раздаваемой туристам. Мероприятия проводятся как в утренние часы (утренняя гимнастика, уроки русского языка, песни,
танца), так и в вечернее время.
Русский чай
Иногда на теплоходе проводят такие мероприятия как «Русский чай» и «Русские блины». Это колоритное шоу обычно проводится в ресторане на борту теплохода при участии музыкантов
и ведущего. В роли ведущего выступает гид-переводчик. Гидпереводчик должен кратко рассказать туристам о русских обычаях, связанных с чаепитием или традициями по выпечке блинов.
Мы хотим привести лишь основные моменты, которые можно
использовать при подготовке к этим мероприятиям. Все остальное зависит от Вашей фантазии, дополнительных материалов
по этим темам и, конечно, Ваших артистических способностей.
1. Lisez le texte en consultant le dictionnaire. Faites le résumé.
Préparéz votre présentation sur la cérémonie du thé russe.
Aux origines du thé russe
Voici plus de 400 ans, le thé faisait son apparition parmi
les boissons traditionnelles russes telles que le sbiten (hydromel
bu chaud) ou le kvas (bière de pain) et devenait dès le 19e siècle
la boisson nationale.
L’origine du thé en Russie
L’apparition du thé dans l’empire russe est directement liée
au développement des échanges avec la Chine, grâce au tracé de la
Route de Sibérie entre le 17e et 19e siècle.
Au 17e siècle, on ne le consomme que dans certaines grandes
villes, comme Moscou.
Il faut attendre le 19e siècle et les premières cultures en Géorgie
pour que le thé devienne populaire.
Si la qualité du thé géorgien reste médiocre, les thés plus rares
en provenance de chine, d’Inde ou de Ceylan ont toujours été servis
sur les grandes tables et lors des fêtes.
On trouve alors du thé dans tous les foyers, tout comme le célèbre
samovar, invention de l’époque dérivée des bouilloires mongoles.
L’essor du thé russe depuis le 19e siècle
A partir du 19e siècle, les russes des villes et des campagnes
prennent l’habitude de boire du thé plutôt que de l’eau, durant
toute la journée.
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