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Французский язык в сфере профессионального общения международный туризм. Учебное пособие

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C’est à cette époque que le fameux samovar, cet ustensile com-
plexe, fait son apparition puis devient le symbole de l’art de re­cevoir à la russe, ainsi que l’inévitable élément de décoration des salons russes.
Un samovar classique se compose de 2 compartiments: l'un pour
l’eau, l’autre pour le charbon qui servira à la bouillir. Au-dessus du samovar, un réceptacle reçoit la théière dans laquelle on fera infuser le thé jusqu’à en obtenir un jus très concentré.
De la révolution à la Perestroïka
Durant la période communiste, l’usage du thé a perduré tan-
dis que les ateliers de fabrication des samovars tentaient de suivre l’évolution technologique et de proposer des ustensiles plus contem­porains.
Dans les années 70, le samovar électrique fit son apparition.
Malgré cela, l’usage du thé en sachets ou préparé à l’anglaise tend à se généraliser à partir de la Perestroïka.
De nos jours, la Russie reste le 5ème pays le plus consommateur
de thé dans le monde avec 1,3kg de thé par an et par habitant, contre 200g en France.
Comment servir le thé à la russe ?
Pour servir le thé à la russe, on prépare un concentré de thé très
fort dans la théière, que l'on laisse reposer sur une source de cha­leur.
On verse cet extrait dans la tasse puis on complète d’eau
bouillante (au samovar si vous en possédez un).
Le thé à la russe classique est donc un thé noir et très fort, très
amer. C'est pourquoi il est rarement servi «nature» mais sucré et parfumé selon les recettes familiales et les préférences person­nelles: miel, citron, bergamote et autres agrumes apportent leur acidité pour neutraliser les tanins, plantes aromatiques telles que menthe ou feuilles de cassis, baies de fruits rouges, etc. tous ces ingrédients infusent dans la théière avec le thé.
Citron, lait et autres fruits sont servis à table et on offre des pâ-
tisseries: pyrojkis, barankis (anneaux de pâte moelleuse) et souchkis (petits anneaux de gâteau sec).
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De la Vodka au Thé !
Au XVIè siècle...
La Russie impériale découvre le thé en 1638, lorsqu’un ambas­sadeur russe ramène au tsar Mikhaïl Fedorovitch du thé offert par un prince mongol. Le succès est immédiat à la cour.
En 1679, la Russie signe un accord avec la Chine concernant la fourniture permanente de thé. A partir de cette date-là, le thé devient une denrée d’importation régulière.
Le thé arrive par caravane, par voie de terre et surtout par voie fluviale et n’est disponible que dans quelques villes, notam­ment Moscou, ville dans laquelle les moscovites y sont surnommés les « buveurs d’eau ».
Pourtant, dans le pays, l’heure est encore à la vodka ! Aussi, il faudra attendre deux siècles pour que l’usage du thé se généralise.
Puis au XIXè siècle...
Le thé se répand dans tout l’empire et même jusqu’au sein de vil­lages très reculés. Il devient populaire à partir du milieu du XIXème siècle, quand les plantations de thé font leur apparition en Géor- gie et que le prix du thé devînt plus abordable.
Le thé prend alors une place centrale dans la vie russe. Il est consommé en grande quantité: 10 à 12 tasses par jour en rempla­cement de l’eau. Ainsi, c’est parfois son taux qui fixe le prix des autres marchandises sur les foires. Ce taux est même à l’origine d’une expression : « na tchaî » qui signifie « pourboire » et qui peut être traduit littéralement par : « pour le thé ».
C’est aussi à cette époque qu’apparaît le samovar. Ce récipient est le successeur des bouilloires mongoles. Il est considéré comme l’âme de la maison.
Et enfin, aujourd’hui...
De nos jours, la production de thé en Géorgie est très impor­tante. Même si elle n’est pas suffisante au vue de l’énorme de­mande, sa qualité est relativement médiocre.
Actuellement, la Russie reste l’un des principaux acheteurs de thé, notamment en Inde et à Ceylan.
L’histoire du samovar. Partie I
Samovar – c’est un appareil pour faire bouillir l’eau et faire du thé. On peut traduire son nom comme “quelque chose qui peut faire bouillir sans l'aide de personne”.
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Un samovar traditionnel consiste d’un corps destiné pour l’eau
et une cheminée où se trouve du charbon qui fait l’eau se bouillir. Il y a aussi un petit robinet pour verser du thé aux tasses. En haut du samovar on met une théière.
Pour les Russes un samovar est le véritable symbole d’hospita-
lité, de cordialité et des causeries cordiales, il est un véritable héros de cérémonie du thé de Russie. Les samovars sont devenu des per­sonnages des proverbes, des tableaux, des chansons. Voici la chan­son très connue, dont le nom est “Moi et ma Marie près de samovar” (“Ou samovara ja i moja Masha”).
La date concrète de la naissance des samovars est inconnue,
mais en XVIII siècle ils déjà existaient. Les premières mentions sur la production des samovars se datent d'an 1745. Dès années 1820 la ville Tula est devenu la capitale des samovars et elle garde ce titre jusqu'à présent. En 1850 il y avait 28 fabriques des samo­vars dans cette ville qui produisaient environ 120 000 samovars par an, en 1912-1913 – 660000 samovars par an. C’est pourquoi une ac­tion saugrenue on comparait avec un voyage à Tula avec son propre samovar (“priechat v Toulou so svoim samovarom”).
Il y a trois causes grâce à lesquelles Tula est devenu la capitale
des samovars: elle est tout près de Moscou, elle avait des minerais nécessaires et elle avait été la ville des armuriers, des maîtres de la serrurerie d'art. Des samovars et des armes sont les spécialités tra­ditionnelles de ce région, comme aussi des accordéons et des pains d'épice (“prianiki”).
Le processus de la production des samovars se composait de 12
étapes et il y avait la division du travail très stricte. Le montage et la décoration de samovars se faisaient aux fabriques. Et les pièces nécessaires se produisaient chez les ouvriers, à domicile. On sait que les villages entiers produisaient une même sorte des pièces du sa­movar.
Dès milieu de XIX siècle les Russes ne prenaient du thé que
du samovar. C’était déjà la tradition russe et l’attribut obligatoire de chaque maison, pauvre ou riche.
Les anneaux pour le thé
Alors, le printemps est arrivé selon les calendriers. Hier il faisait
+4, aujourd’hui il fait +2 et il neige un peu. Le ciel pâle est comme s’il était fait de plastique, et des branches sans feuillage semblent dessinées sur le fond de petites montagnes de neige poreuse – il est
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mieux d’observer ce paysage “délicieux” en restant chez sois, dans un fauteuil confortable, avec une tasse de thé chaud odorant.
À Moscou c’est le thé vert (ou jaune, ou blanc) qui est à la mode pour le moment. Il y a pas mal de boutiques où vous pouvez l'acheter, de toutes simples, ainsi que luxueuses. Combien ça coûte? Si nous parlons de qualité, les prix partent de 350 roubles (~8,5 euros) pour 100 grammes. Vous pouvez acheter un sorte du thé qui est moins cher, 170 roubles (~4 euros) pour 100 grammes, mais vous risquez de ne pas lui trouver du goût.
Aux cafés ou aux salons de thé ça coûtera ~150-300+ roubles (~3,6-7,3 euros) pour une tasse de 350 ml ou ~250 roubles (~6 euros) pour une théière (700 ml) de fonte ou de terre cuite comme il faut pour la “cérémonie chinoise du thé”.
Enfin, chez-sois la plupart de Moscovites prennent du thé en sa­chets comme Lipton, par exemple, ou Dilmah (eh, ce n’est pas une publicité!!!). C’est aussi très populaire mais tout cela n’est pas le thé “à la russe”.
En effet, la cérémonie du thé “à la russe”, existe-t-elle? Je pense que non. Mais ce qu'existe sans doute, ce sont les attributs obliga­toires de cette cérémonie. Et il ne s’agit pas de samovars!:)
Le thé est connu en Russie depuis la fin du XVIIe siècle et dès lors presque tous les Russes pensent qu'il n'y a pas de bon thé sans bonne nourriture, d'autant plus quand ils proposent du thé aux invités.
La tradition exige que le thé soit noir et fort et qu’on le serve avec le sucre et le citron, avec de la menthe ou des feuilles de cassis qu'on met dans la théière. Les baies de cassis (de framboise, de prune, de cerise, de sorbier) sont aussi convenables – dans la forme de va­rénié (варенье - la confiture). Jadis le rôle principal dans cette “cé- rémonie” a appartenu aux pirogys, barankys et souchkys.
Savez-vous qu’est-ce que c’est une baranka et une souchka? Je vous les montrerai.
Ce sont des anneaux préparés avec de la pâte. Chaque anneau ne doit pas avoir plus de 1,5 cm d’épaisseur.
Les barankys proviennent de la ville Smorgogne de Biélorussie mais jusqu’au début de XXe siècle c’étaient les barankys de Val­daï qui étaient les plus célèbres.
Et voici la recette de barankys de Moscou qui passent pour clas­siques:
2 verres de farine
100 g du beurre
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½ verre de lait chaud 10 g de levure 2 jaunes d'œuf. Faire la pâte assez dure avec tous les ingrédients, laisser repo-
ser pendant une demi-heure, puis diviser en petits morceaux, faire de chaque morceau un petit saucisson, joindre les bouts pour faire un anneau. Plonger les anneaux dans l’eau bouillante (un peu su­crée!) pour quelques secondes et puis les mettre au four. Les chauds barankys, quand elles seront prêtes, peuvent être saupoudrées de sucre ou de grains du pavot.
On dit que barankys sont efficaces si vous souffrez de l’angine.
Il faut plonger une baranka dans le lait chaud, puis la refroidir et manger en prenant du thé avec du citron. La pâte et le lait chaud aident à se débarrasser du mal de gorge. Je n’ai vérifié jamais et je ne sais pas si ce moyen-là est vraiment très efficace.
Un fait curieux: dans la langage courant on peut dire “baranka”
s’il s’agit du volant. Les automobilistes russes tiennent les barankys quand ils conduisent leurs voitures.
Les Samovars Russes
Les samovars et le thé sont des éléments indispensables de la
culture russe. Dans la Russie moderne, les samovars sont rare­ment utilisés pour faire bouillir de l'eau pour le thé comme prévu à l'origine, cependant de nombreuses familles mettent les samo­vars au centre de la table lors des fêtes. La réservation d'une place de choix pour un samovar à la table de fête est à la fois un hommage que les Russes donnent à leurs ancêtres et une cérémonie qui incarne l'hospitalité chaleureuse.
Qu'est-ce qu'un Samovar?
Un samovar est un dispositif traditionnellement utilisé pour
chauffer et faire bouillir de l'eau pour le thé. Le mot samovar en russe est dérivé de «сам» signifiant auto (self) et «варить» signi­fiant bouillir. Le nom peut être librement traduit en français comme «auto-bouilleur». Les samovars sont fabriqués à partir du métal et se composent d'un grand récipient en forme d'urne et d'un tuyau métallique allant verticalement vers le milieu. Pour bouillir l'eau à l'intérieur d'un samovar, le tuyau est rempli de combustible solide comme les cônes de pin, les charbons et les copeaux de bois qui sont mis au feu. Un petit pot de thé est utilisé pour brasser un concentré
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de thé. Le pot de thé est souvent placé sur le dessus d'un samovar pour le garder chauffé avec le passage de l'air chaud.
Le thé est servi en versant le concentré de thé dans une tasse et en diluant avec de l'eau bouillie. L'eau est libérée par un robinet à la base du récipient métallique. Les Samovars étaient l'un des premiers appareils électroménagers en Russie. Les familles et les invités s'assoient à une grande table de dîner pour avoir un discours tranquille et discuter les derniers événements tout en buvant du thé chaud.
De quoi parle un samovar?
Les Russes croyaient que le samovar avait une âme. Cette croyance était principalement basée sur le fait que les samovars produisaient
des sons différents lorsqu'ils étaient chauffés avec du carburant. La forme du corps du samovar rend compte de l'acoustique éton­nante et l'eau fait des bruits particuliers quand il est mis à ébul­lition. Il était courant de dire que «un samovar chante» (ñàìî­âàð ïî¸ò).
Qui a inventé le Samovar?
La plus ancienne poterie du samovar a été trouvée en Azerbaïd­jan. Son âge était de 3700 ans, ce qui est environ 1700 plus vieux qu'un samovar découvert en Egypte. Il y avait des dispositifs sem­blables trouvés en Chine mais ils n'étaient pas employés pour faire le thé.
En Russie, le premier samovar de cuivre a été fabriqué en 1778 par les frères Lisitsyn à Toula, une ville connue pour ses métallurgistes et ses armateurs. Au cours des 70 premières années, de nombreux samovars à Toula produisaient 120 000 samovars chaque année. Les samovars étaient principalement fabriqués à partir du nickel et du cuivre dont une attention particulière a été accordée aux détails. Les poignées et le robinet pourraient être faits sous la forme de vignes ou de griffes d'un dragon, tandis que le corps du samovar pourrait être gravé à la main.
Le processus de fabrication du samovar se composait de 12 étapes avec des maîtres individuels spécialisés sur chaque étape de produc­tion. Fait intéressant, la population de tout le village pourrait être spécialisée dans la fabrication d'un seul élément, comme les poignées du samovar. L'assemblage final et le taillage des samovars ont été effectués dans les usines. Au début du vingtième siècle, il existait
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environ 170 modèles différents de samovars. Les samovars étaient vendus en poids: plus le samovar était lourd, plus le prix était élevé.
Proverbes du Samovar
Aujourd'hui, Toula est connue comme le centre historique de la
production du samovar. Il y a un proverbe russe: Â Òóëó ñî ñâîèì самоваðîì íå åçäÿò, qui signifie «Vous ne prenez pas du samovar
à Toula». Il est utilisé dans le même sens que «apporter des charbons à Newcastle».
VOCABULAIRE
les métiers traditionnels традиционные промыслы forger ковать la production harmonique гармонное производство la dentelle кружева la guimauve пастила un appareil pour faire de l'eau bouillante
устройство для приготовления
кипятка un tuyau труба un souffleur поддувало l’eau bouillante кипяток l'inventeur изобретатель les artisans du cuivre мастер медных дел des grues краны des boucles poignées петлеобразные ручки du laiton из латуни la voie fluviale речной путь la paroi стенка le traitement thermique отжиг, термическая обработка le joint de liaison соединительный шов le matériel de forgeron инвентарь самоварщика passer de père en fils переходить от отца к сыну à mesure de l’usure по мере изнашивания les juments кобылины les moules pour démêler la forme формы для разгранки фасона la noblesse знать la maréchalerie самоварный промысел en solo в одиночку les brûleurs конфорки
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les travailleurs volontaires вольнона¸мные рабочие les juments sous la forme des barres
кобылины в виде железных
брусьев des grosseurs утолщения une stalle стойло des samovars lisses гладкие самовары arrondir закруглять les instruments pour facettage des samovars
инструменты для разгранки
самоваров le fer à souder паяльник les soudures сварные швы le pichet кувшин l’enclume наковальня le samovar à carburant жаровый самовар les pieds removables съ¸мные ножки les vis à bois шурупы
Vodka Tasting (Дегустация водки)
Перед проведением мероприятия необходимо предупредить музыкантов, проверить готовность помещения и микрофона. Де­густация водки обычно проводится в баре в вечернее время. Ор­ганизационная часть мероприятия согласовывается со старшим барменом. Во вступительной части рассказывают о водочных тра­дициях в России, об истории появления водки на Руси. Основная часть включает в себя выступления музыкантов, тосты, шутки. Гостям предлагается несколько сортов водки и закуска. Необхо­димо рассказать о каждом сорте водки. Затем происходит непо­средственно дегустация водки, проводится конкурс на лучшего дегустатора. Турист, угадавший предложенный ему напиток, по­лучает приз, предоставленный баром. Продолжительность меро­приятия около часа.
Chers passagers!
Demain soir le 20 août 2017 à 21.15 vous avez l’occasion de prendre part à la Cérémonie de dégustation de la vodka qui vous est proposée en option par l’équipe du restaurant. Le prix du repas est de 14 euros ou de 500 roubles par personne. L’inscription et le réglement s’effectuent à la réception ce soir et demain jusqu’à 11–
30. Pendant la soirée vous goûterez 5 espèces de vodka toutes dif­férentes accompagnées de zakouskis (hors-d’oeuvre) traditionnels
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russes: légumes marinés ou salés, pommes de terre cuites à l’oignon, hareng saur ou sprats, blinis au caviar rouge de saumon – les plats qui sont réputés de se marier au mieux avec le goût de la vodka russe. Cette cérémonie n’est pas un simple repas mais plutôt un sé- minaire et une soirée folklorique en même temps car plusieurs infor­mations intéressantes vous y seront présentées concernant l’histoire de la vodka, les traditions de table et de fête en Russie. En outre c’est une soirée joyeusement animée par les musiciens de l’ensemble «Balalaika» et par l’équipe de vos guides de bord: chansons, danses, jeux, blagues vous y attendent...
Cérémonie de dégustation de la vodka
I. Les animateurs entrent sous une musique joyeuse dans la salle
en dansant, en chantant, en sifflant, en faisant la foule. La musique s’arrête et les présentateurs font une profonde inclination pour sa­luer le public.
Bonsoir, chers invités! Soyez les bienvenus dans notre izba russe,
soyez comme chez vous!
Nous sommes heureux de vous accueillir ce soir et espérons que
cette soirée vous permettra de comprendre encore mieux le carac­tère national russe et que vous partirez d’ici en grands connaisseurs des traditions de table qui caractérisent notre pays.
La maîtresse de la maison vous servira ce soir 5 espèces de vodka
avec en accompagnement des zakouski typiques russes, c’est–à-dire les hors-d’œuvre comme … (énumérer).
On ne nourrit pas les rossignols avec des contes, dirait-on en Rus-
sie. On ne prend pas les mouches avec du vinaigre, dit-on en France. C’est pour cela que nous vous proposons de procéder immédiatement à la pratique et de goûter le 1 verre en portant le 1 toast «A la ren­contre!». Nous avons invité ce jeune homme courageux (Alexandre) pour vous montrer différentes façons de boire un verre de vodka.
Regardez attentivement et puis vous essaierez de reproduire
le geste: debout, vous prenez votre verre, expirez, et d’un cul sec vous avalez le contenu du verre en humant un morceau de pain noir et en croquant un cornichon aigre-doux à la russe. Maintenant, c’est à vous! «A la rencontre!» Traditionnellement, on ne mange pas après le 1 verre mais éviter des réactions imprévues nous invitons à goûter les plats servis. Bon appétit!
La vodka que vous avez bue s’appelle… et fabriquée à … Décrire.
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Les invités commencent à manger, les musiciens créent un fonds de musique, les présentateurs surveillent, plaisantent en passant d’une table à l’autre en montrant la bouteille.
II. Histoire de la vodka.
D’où vient la vodka ? Qui l’a inventée ? L’histoire cache précieu­sement ce mystère. Personne n’a érigé de monuments pour immor­taliser la personne qui a découvert cette boisson, son nom est perdu dans les méandres de l’histoire.
D’où vient alors l’appellation de vodka ? Il en existe 2 hypo­thèses: selon la première, le mot «vodka» vient du diminutif du mot russe «voda» - l’eau. Voda – vodka –«petite eau». Et voilà la 2
ème
version: la légende veut qu’un marin a bu un grand verre de 200 ml de vodka, a essuyé la bouche avec sa manche et a exclamé: «Vot kak!» - «Voilà!». Vot kak, vot kak – vodka!
Comment est-elle la vodka russe, qu’elle est sa spécificité ? Ap­parue en Pologne au 16 siècle, la vodka n’est devenue la boisson nationale des Russes qu’au 17 siècle sous Ivan le Terrible qui a mis le monopole de l’État sur sa fabrication. Tandis qu’en Europe on distillait l’eau –de-vie essentiellement avec de la betterave et des pommes de terre, en Russie on produisait la vodka à la base de cé- réales: seigle, blé, orge. Il existe une légende bien à propos qui parle d’un pauvre paysan russe qui gardait son blé au grenier au toit troué. Aussi un jour ses sacs de blé se sont-ils trouvés mouillés et le blé a commencé à fermenter ce qui a fait répandre une odeur bien spécifique et enivrante dans la cour. Ainsi, les paysans ont décou­vert l’arôme de la future vodka!
Au XVII-XVIII siècles la vodka s’appelait le vin de blé et elle était forte de 20 à 25 degrés seulement. A l’époque de Pierre le Grand la qualité de la vodka russe était très mauvaise. Catherine la Grande, très inquiète par ce problème et surtout par la baisse des bénéfices, décide alors d’autoriser les nobles de distiller l’eau-de-vie dans leurs domaines. Ce fut l’époque où la boisson était de qualité unique et d’une pureté exceptionnelle. C’était à cette période que la méthode de rectification par le charbon de bois a été inventé. Ce­pendant la recette moderne de la vodka russe doit son existence à Di­mitri Ivanovitch Mendeleïev, le célèbre chimiste russe créateur de la Table périodique des éléments chimiques. Il a découvert «le juste milieu», la proportion idéale de l’eau et de l’alcool dans la vodka qui est de 40 degrés. Actuellement, les céréales sont distillées entre 55 et 67 degrés pour être ensuite coupées de l’eau. On arrive alors en moyenne entre 38 et 45 degrés. L’alcool est ensuite peut être
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