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Французский язык в сфере профессионального общения международный туризм. Учебное пособие

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Suédois attaquèrent la Russie. Le prince de Novgorod les bat sur la Néva. Cette victoire lui vaut le surnom d’Alexandre Nevski (Alexandre “de la Néva”).
Dans sa configuration actuelle, la Neva existe seulement depuis
2 500 ans. Un fleuve étonnamment jeune ! Jeune, donc capricieux. La Neva causa des inondations dévastatrices dont les plus mémo­rables sont celle du 07 novembre 1824 dépeinte par Pouchkine dans son poème: «Le cavalier de bronze «et celle du 23 septembre 1924. Aujourd’hui, une digue dressée en travers du golfe de Finlande est censée prévenir tout risque de débordement. Le fleuve est pris par les glaces durant les longs mois d’hiver, comme l’ensemble du ré- seau fluvial Moscou-Saint Pétersbourg, sans exception.
La Néva n’a pas son mascaret, mais des tempêtes dans la Baltique
la font déborder: plus de 300 inondations depuis que St.-Péters­bourg existe. Aujourd’hui, une digue dressée en travers du golfe de Finlande est censée prévenir tout risque de débordement.
La Néva est une voie fluviale d’une importance primordiale:
maillon constitutif de la «route des Varègues aux Grecs» jadis, étape obligatoire du grand parcours fluvial Volga-Baltique à partir de 1964. Enfin, la Néva est indissociable de St.-Pétersbourg, fondée par Pierre le Grand en 1703. La ville s’étire en amont sur un tiers du cours du fleuve et comprend 42 îles.
Le fleuve est pris par les glaces durant les mois d’hiver, d’ailleurs
comme l’ensemble du réseau fluvial Moscou - St.-Pétersbourg. Pen­dant le siège de Léningrad par les Allemends de 1941 à 1943, elle servit de voie de communication pour ravitailler la ville et évacuer certains de ses habitants.
A la source de la Néva veille l’ancien fort de Schlüsselbourg.
La Volga
Le sort de la Russie est étroitement lié à la Volga qui reste
le fleuve principal de notre pays non d’après son étendue et le re­serve d’eau seulement. “La Volga est la Russie elle-même – son peuple, son histoire, sa nature”: c’est ici que se formait la princi­pauté russe, au 13-14 siècles sur les rives de la Volga ont eu lieu des batailles avec des barbars, au 17 – bataille de Stalingrad et d’autres événements connus par l’histoire. La Volga prend sa source dans les collines Valdai au nord-ouest et s’élance vers le sud où se jette dans la mer Caspienne, sa longueur de 3 688 km en fait le fleuve le plus long d’Europe. Le long de son cours, elle traverse les forêts, les steppes et même les deserts. Son bassin occupe un tiers de la partie
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européenne de la Russie, 40 % de la population du pays habite sur la Volga. De multiples parcs de reserve et parcs nationaux se trou­vent le long du fleuve. La Volga est la principale voie navigable de Russie liée par un lacis de canaux artificiels aux cinq grandes mers, plus de 70% du traffic marchand tombe sur la Volga qui est aussi utilisée pour l’irrigation et l’alimentation. Dans l’antiquité, elle a été appelée “Ra”, ctd. “généreuse”, dès ce temps-là, elle sert de voie de commerce. La region de Volga est un centre culturel, les traditions de l’art russe se manifeste ici vivement: Khokhloma, Palekha etc.
La Volga coule dans le coeur de chaque Russe, c’est “Matouchka Volga”, notre “Chère Mère Volga”.
LA VOLGA
«MÈRE DE LA RUSSIE»
«Dieu habite la Volga»
Ivan Tourgueniev
Avec ses 3 700 km, la Volga est le plus grand fleuve d’Europe. Elle prend sa sources dans les monts Valdaï, situés au nord-ouest de Moscou, et se jette dans la mer Caspienne. Le débit moyen de ce fleuve gigantesque est de 7300 m3 /s. Pris par les glaces 6 mois par an, il se révèle navigable de mai à octobre seulement. A l’embou­chure, son delta couvre une superficie de 12 000 km². Cette zone à la flore et à la faune richissime est actuellement étudiée en détail par l’Unesco qui entend l’inscrire sur la liste du patrimoine naturel mondial.
La Volga constitue la colonne vertébrale de la Russie. Son bas­sin naturel s’étend sur 1 350 000 km², de la région de Moscou à la Caspienne, et contient 50 % de la population de la Fédération de Russie. La Volga est bordée par les principales villes industrielles de Russie occidentale comptant plus d’un million d’habitants dont le vaste port fluvial de Nijni-Novgorod, Kazan, la patrie des Tatars, Samara, Saratov, Volgograd (ex-Stalingrad) et Astrakhan, le pays de l’or noir: le caviar. Parmi les principaux affluents de la Volga se trouvent l’Oka, la Kama, la Kostroma, qui arrosent les répu­bliques fédérées du Tatarstan, du Bachkortostan, de Tchouvachie et d’Oudmourtie.
La Volga transporte aujourd’hui 50 % du trafic fluvial russe. Elle constitue l’épine dorsale du canal des «Cinq mers» qui relie entre elles la mer Blanche, la mer Baltique, la mer d’Azov, la mer
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Noire et la mer Caspienne. Sa partie septentrionale est formée de la voie fluviale «Volga-Baltique», par laquelle Moscou est reliée à Saint-Pétersbourg. A partir de Rybinsk, le fleuve est relié à la Bal- tique. Dans sa partie inférieure, la Volga est reliée au Don, à la Mer Noire et à la mer d’Azov, à partir de Volgodrad. Ses centrales hydro- électriques produisent 20 % de l’énergie consommées dans le pays.
On doit la première mention historique de la Volga à l’historien
grec Hérodote, qui, au Ve siècle av. J.-C. la désigne sous le nom de fleuve «Rha». Très tôt, les Varègues empruntent le cours de la Volga pour commercer avec l’Orient. Les Slaves prennent pied sur le cours supérieur de la Volga vers le VIIe – VIIIe siècle, tandis que d’autres tribus occupent les rives du fleuve: les Bulgares, conver­tis à l’islam, s’implantent sur son cours moyen vers le VIIIe-IXe siècle, et les Khazars, convertis au judaïsme, occupent le cours in­férieur, tout près du delta, jusqu’au Xe siècle. Jusqu’à l’invasion mongole, la Volga constitue la frontière orientale de l’influence slave, un point d’équilibre entre les influences de l’est et de l’ouest. A partir du XIIe siècle, les Mongols fondent des cités brillantes sur le bord de la Volga, qui leur servent d’avant-postes occidentaux. Ils fondent notamment Saraï, leur capitale, située près de Volgograd, Kazan, l’un des potentats mongols les plus puissants jusqu’au XVIe siècle, et bien sûr Astrakhan, dont le nom a conservé l’empreinte du «Khan».
A partir du règne d’Ivan le Terrible (XVIe siècle), la reconquête
de la Volga sur la Horde d’Or va servir de point de départ à l’expan­sion territoriale qui aura lieu au XVIIe et au XVIIIe siècle. Après la prise de Kazan (1552) et d’Astrakhan (1556), qui permet notam­ment l’intégration des Cosaques dans l’Empire, la conquête de la Volga ouvre la voie de la conquête de l’est sibérien et du sud (Crimée et Caucase). La russification de la région s’intensifie. L’ «Idel» des Tatars prend le nom russe officiel de «Volga».
Le règne de Catherine II (XVIIIe siècle) a modifié le paysage hu-
main. Influencée par les Lumières, l’impératrice autorise les peuples de l’empire à pratiquer leur religion. Après la publication de cette décision, Tatars et Bachkirs installés sur le cours moyen de la Volga sont les artisans d’un brillant renouveau de l’islam dans la région, non seulement d’un point de vue théologique, mais aussi dans les domaines social et artistique. C’est également à Catherine II que l’on doit l’implantation massive de populations allemandes dans le bassin de la Volga. En 1763, Catherine II invite ses anciens com­patriotes de religion luthérienne, persécutés en Europe, à s’instal-
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ler dans la région de Saratov. Les deux millions d’Allemands de la Volga connaîtront une destinée tragique au cours du XXe siècle. Partiellement déportés en Sibérie en 1915, ils sont persécutés pen­dant la guerre civile (1917-1920), obtiennent le droit de se fédérer au sein d’une éphémère république autonome (1924-1941), puis sont massivement déportés dès le début de la Grande Guerre Patriotique, par Staline qui les considère comme des traîtres. De nos jours, la Moyenne-Volga compte environ un million d’Allemands russisés qui conservent leur religion et leur culture germanique.
Très présent dans le folklore russe, le fleuve a reçu les épithètes de «mère de la Russie», «Mère Volga» ou encore de «Petite Mère». Certains personnages de conte portent également le nom de «Vol­ga». C’est également un thème récurrent de la peinture russe, traité par des peintres aussi différents et aussi talentueux qu’Ilya Repine ou Kandinsky. Un classique du cinéma soviétique des années 1930 porte son nom («Volga, Volga»). La Volga est également associés aux Bateliers de la chanson.
Statuå de la Mère Volga
A l’entrée de l’écluse de Rybinsk se dresse la statut de la Mère Volga. Haute de 24m, cette allégorie du fleuve “mere de la Russie” tend le bras droit vers l’immensité des flots, de sa main gauche elle tient les croquis du barrage, à ses pieds plane un petrel d’acier aux ailes déployées, d’une envergure de 4,5 m. Le theme de la mere Patrie, cher aux dirigeants soviétiques et toujours cher aux Russes aujourd’hui est ici développé dans des proportions tout à fait gigan- tesque, dans le style constructiviste.
L’écluse de Rybinsk
L’écluse permettant de sortir du lac artificiel pour rejoindre la Volga est unique sur notre parcours. Elle possède un double sas qui fait possible l’éclusage simultané de deux bateaux montant et ava­lant. Si les aqueducs peuvent communiquer d’un bassin à l’autre, ils peuvent tout aussi bien se désolidariser. Parmi les configurations possibles: deux sas simultanément plein ou simultanément vides. L’éclusage dure 30 minutes environ.
L’écluse est aussi remarquable par ses decorations qui illustrent l’épopée fluviale de Russie. Sa tour centrale représente un canot cosaque avec à sa poupe le chef rebelled coasque Stépan Razine.
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La retenue Rybinsk
Avant sa formation les grand scours d’eau comme laVolga,
la Cheksna et la Mologa communiquaient grace à des affluents et à des ruisseaux toujours changeants, le long d’une vaste plaine sur la­quelle des communautés de marchand s’étaient installées. Il y avait, pourtant, le problème: Le sang de cette artère avait tendance à cou­ler très légèrement pendant l’été qui était la période de navigation la plus intense. Les fleuves, surtout la Volga, s’épuisaient tellement qu’on pouvait les traverser sans relever les pantalons et les écluses du système Mariinskaïa étaient mal équipées pour résoudre ce pro­blème. Il fallait souvent haler les navires d’une écluse à l’autre avec des cordages, trios mois, donc, pour voyager entre Rybinsk et Saint-Pétersbourg.
Staline a opté pour le projet ambitieux d’endiguer la Volga et la
Cheksna pour créer un reservoir énorme. Ainsi, on a decide du sort des 700 villages inondés pendant sa construction. Les travaux ont été effectués par des prisonniers du GOULAG. Un “travailleur” a décrit un chantier:
“Il y avait des chaînes de garde partout. Ils surveillaient les pri-
sonniers, la plupart accusés à travers l’Article 58 (la dissidence po­litique). Les prisonniers étaient très instruits. C’est peut-être la rai­son pour laquelle ils étaient toujours les premiers à mourir – parce qu’il leut était plus difficile de supporter l’injustice. La nourriture était abominable. A peu près cent personnes mourraient chaque jour”.
En rapport avec la construcrion du reservoir, il fallait recons-
truire 150 km de chemins de fer et 5 ponts à travers la Volga et la Cheksna; 4 000 hectares de terre cultivé, 30 000 hectares de four­rages, 80 000 hectares de prairies, 2 000 hectares de chênaies ont été détruites. Après que des corps microscopiques brassées par l’eau se soient deposes, l’eau a pris une teinte verdâtre à cause d’une algue flottante. Cette algue, toujours visible, vient de la decomposi­tion des forêts submerges et elle épuise l’eau de sa teneur naturelle en oxygène. Le reservoir Rybinsk dont le nom vient du mot ryba (poisson), deviant un cimitière de poisson chaque année un peu plus grand. Le climat est humide ce qui favorise des brouilards en au­tomne, des vents sont forts et frequents.
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Sa vaste superficie de 4500km
, une profondeur de 5 mètres seu-
lement en moyenne fait qu’il mérite le nom de “mer de Rybinsk”, long de 140 km et large de 70 km.
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Toutaïev
La Volga divise la ville en deux parties, c’est symbolique. Jusqu’à 1918, il portrait le nom Romanov-Borissoglebsky (les nom des saints Boris et Gleb). Plus tard, la ville s’est désagrégée en deux: Romanov construite sur la rive haute, la rive gauche de la Volga et Borisso­glebsk - sur la rive opposée en pente douce. Pendant l’invansion des tartars les habitants de Yaroslavl s’est installés là, dans la forêt épaisse et “noire” longeant la Volga. La vie était dure: pour sur­vivre on chassait aux animaux et oiseaux sauvages. Le temps pas­sait, la population a fini par fonder la nouvelle ville de Romanov. Le prince d’Ouglitch Roman Vladimirovitch connu par sa généreu­sité et la bonté a pris part dans sa construction. 15 églises ont vu le monde grace à ses donations. La ville repose sur 4 collines dominant de l’église chacune, un cathédrale sur chaque côté.
La ville a été florissante au XVIIIe siècle quand les activités principales des habitants étaient la construction des bateaux, le tis­sage, l’orfèvrerie et la peinture d’icônes. La race de mouton “roma­nov”, sélectionnée au XIXe siècle, est célèbre dand toute la Russie. La peau de ces moutons est utilisée dans la confection de “touloupe” (veste en peau retournée), portées par les paysans russes.
Le dernier nom de la ville provient du nom du soldat de l’Armée Rouge – Ilia Toutaïev.
La Kovja
La rivière Kovja est un maillon important du canal Volga-Bal­tique. La Kovja prend sa source dans le lac de Kovja situé à 6 km à l’est du cours du canal et se jette dans le lac Blanc. Le nom de la rivière est d’origine vepse et signifie «bouleau».
La rivière est large de 50-100 m et longue de 85 km; la partie naviguable s’étend sur 70 km. La montée du niveau du lac Blanc par suite de l’aménagement du canal provoqua la formation à l’em­bouchure de la Kovja d’un élargissement de 10-12 km de longueur et de 5-6 km de largeur. L’église en pierre de la Purification située sur un îlot d’un kilomètre de diamètre est un vestige de l’ancien monastère Nikolayevsky (de Nicolas) et du village Kovja engloutis à la construction du barrage de Cheksna. L’église mentionnée pour la première fois en 1780, sert de point de repère aux navigateurs à la charnière du lac Blanc et de la Kovja.
Au cours des travaux d’aménagement du canal, un vaste terri­toire fut inondé et plus de 200 localités furent évacuées. Des milliers de destins humains furent concernés par ce drame. Sur l’étendue
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de 20 km les rivages sont inhabités, les eaux de la rivière affouillè- rent les rives et inondèrent la forêt, les ravins et les vallons.
Les localités le long de la Kovja sont peu nombreuses: Kourdiug,
Oujla, Konstantinovskié Porogui (les Rapides de Constantin), Dé- viatiny. En amont de Konstantinovskié Porogui, la voie d’eau est un canal qui remonte jusqu’à l’écluse ¹6; en aval elle suit l’étiage naturel de la rivière Kovja.
Le village d’Alexandrovskoyé est le point de jonction de la Ko-
vja et du canal de partage des eaux. Entre Alexandrovskoyé et la station hydroélectrique de Pakhomovo, le canal inauguré le 31 mai 1964, s’étend sur 25 km. Alexandrovskoyé fut choisi au début des années 1980 pour abriter la direction des carrières de Bély-Rout­cheï – constituées de quartz, colorants minéraux, calcaire, tourbe, argile. Le tout est destiné aux usines de Tchérépovets.
Tolga
Tolga, du nom d’un affluent gauche de la Volga est un couvent
symbolique du renouveau monastique en Russie. Il a été fondé en bor- dure du fleuve par l’archevêque Tryphon en 1334 qui, en proie à une illumination, a cru voir une icône de la Vierge parmi les arbres. Dès lors l’endroit est devenu un lieu de recueillement visité par des pèlerins aussi illustres qu’Ivan le Terrible. Les soviétiques l’ont nationalisé en transformant en un camp de reeducation en 1926 et l’on reendu au culte en 1988. Un gros effort de restauratio y a été déployé. Plus de 120 soeurs y vivent désormais recluses qui s’adon­nent à la peinture d’icônes, aux tâches domestiques, à la traite des vaches, à la caisson du paun et à la confection des habits.
Quant’à l’icône de la Mère du couvent, dite de la Vierge de Tolga
(XIVe), ell est reconnue comme “miraculeuse”: on disait que les yeux de la Vierge coulaient de l’huile sainte qui guérissait les mala­dies. Aujourd’hui, elle se trouve au Palaie du métropolite de Yaros­lavl (muse des Beaux-Arts) au grand dam des soeurs qui en reven­diquent âprement la restitution.
Le Svir
Le ou la Svir (les deux genres sont admis) se présente comme
un trait d’union naturel de 224 km entre les lacs Onéga (où elle prend sa source) et Ladoga. La rivière dévale une déclivité de 28 m entre la source et l’embouchure.
Il existe deux versions qui expliquent l’origine du nom: du mot
vepse «profond» soit du mot russe «forêt» qui évoque l’image de la
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rivière qui se perce le chemin à travers des crêtes rocheuses allant de la Carélie aux monts Valdaï.
Le Svir joua un rôle clé dans le système de communications du Nord-Ouest de la Russie. Bien que naviguable tout au long de son cours avant la construction des barrages le Svir fut coupé de ra­pides. Le halage de bateaux subsista ici jusqu’au XIXe s. L’aména­gement de deux barrages a considérablement amélioré les conditions de navigation. Le Svir est abondant en eau: grossi par 4 affluents sur sa rive droite et 7 sur sa rive gauche, elle affiche un débit moyen de 785 m³/s. Pendant les grandes crues la rivière déborde, d’où toutes ces constructions sur pilotis enfoncées dans le sol sa­blonneux disséminées le long des rives.
Le Svir est gelé de la fin novembre à la mi-avril.
La rivière coule à travers un cadre boisé majestueux: les coni­fères (pins, sapins) alternent avec les feuillus (bouleaux, trembles, aunes). Les forêts sont riches en couleurs de tout temps mais sur­tout au printemps et en automne.
Le chenal sinueux et des brumes épaisses rendent la navigation sur le Svir difficile. Si l’épaisseur du brouillard réduit considérable­ment la visibilité les bateaux sont obligés de jeter l’ancre.
Le village de Voznessienié se niche à la source de la Svir. Le vil- lage naquit autour du monastère de l’Ascension («Voznessienié» en russe) qui oeuvra du XVIe au XVIIIe et qui donna son nom au site. Avec l’inauguration du canal de contournement du lac Oné- ga, il devint un vaste port de transbordement et de commerce. Pe­nadant la guerre, le village fut détruit par les occupants hitlériens et reconstruit dans le temps d’après-guerre.
Cheksna
La Cheksna prend sa source dans le lac Blanc et se jette dans la Volga à hauteur de la ville de Rybinsk. La longueur de la rivière est de 445 km, dont 306 km furent engloutis par les eaux de la rete­nue de Rybinsk et 137 se présentent comme le réservoir de Cheksna. De cette façon, la rivière a totalement perdu sa configuration na­turelle, redessinée par la main de l’homme. Son cours a été modifié par la suite de la mise en eau des retenues dans sa valléé. La surface totale de la Cheksna actuelle est de 19400 km². Avant le remplis­sage des retenues, la dénivelée entre sa source et son delta était de 26 km. Dans son cours d’amont elle fut coupée de rapides ce qui empêchait la navigation et rendait nécessaire le halage. La Cheksna
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offre une belle vue de ses rivages où des boulaies s’alternent aux prés verdâtres et aux champs de lin bleuâtres.
Le barrage de Cheksna fut mis en service en 1963. Pour dégor-
ger le trafic, à l’écluse ¹7 s’en ajouta l’écluse ¹8 en 1992. Les deux écluses font 13 m de chute; les bateaux allant à St.-Pétersburg montent, ceux qui vont à Moscou descendent. Le plan d’eau est res­pectivement de 270 m sur 17 m, et 310 m sur 21 m. Le barrage ren­ferme une usine hydroélectrique aux tribunes axiales posées dans un carter en forme de bulbe – la première du genre en Russie.
Fondé en 1954, le village de Cheksna s’étend sur 7 km en amont
du barrage éclusé. Administrativement, il fait partie de la région de Vologda. D’imporantes artères traversent le village: le canal Vol­ga-Baltique, le chemin de ferre St.-Pétersburg – Vologda, deux ponts enjambent le canal: un pont routier et un pont ferroviaire. Le village compte une quinzaine de milliers d’habitants qui se consa­crent principalement à la transformation du bois (avec le sapin de lutherie), à l’industrie alimentaire (laiterie, volailles) et surtout au travail du lin.
Le réservoir de Cheksna s’étire de la digue du barrage de Cheks-
na au lac Blanc sur 121 km en longueur. La mise en eau du réservoir entraîna la montée du niveau du lac Blanc et de sa rivière tribu­taire, la Kovja. La retenue possède deux évasements: l’un en amont du barrage, l’autre dans la partie nord, dit «Sizmenskoyé». Le pre­mier, large de 3-4 m, est compris entre le barrage et la localité Irma et s’étend sur une vingtaine de kilomètres. La localité ancienne d’Irma apparaît sur la haute rive droite dans un cadre pittoresque. Le village possède l’église-des-Sts-Boris-et-Gleb consacrée en 1910 et fermée après 1917. Actuellement, l’église est en cours de restau­ration ainsi que le village même qui subit de nombreuses modifi­cations afin de servir d’escale récréative aux bateaux de croisière. Un obélisque célèbre la mémoire de l’historien Nikolaï Tchétchouline (1864-1927), à l’endroit de sa demeure aujourd’hui brûlée.
L’évasement de Sizma, du nom de l’affluent gauche de la Cheks-
na, s’étend sur 20 km et atteint la même largeur par endroits. Les conditions de navigation sont proches de celles d’un lac: brouillards, vagues allant jusqu’à 1,5 m. Avant sa mise en eau, des rapides et des coudes nombreux de la Cheksna rendaient la navigation pé- rilleuse. A présent, sur tout le tracé du canal Volga-Baltique la pro­fondeur minimale est de 4 m. Les rives sont basses et marécageuses et changent son aspect en fonction du niveau d’eau de la retenue.
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Le lac Ladoga
Le lac Ladoga est connu pour son caractère sévère et ténébreux et le paysage qui l’entoure est d’une beauté austère.
C’est est le plus grand lac d’Europe, il ressemble plus à une mer qu’à un lac. La distance du sud au nord est de 219 km, et d’est à l’ouest le lac mesure 130 km. Sa superficie est de 18 000 km car­rés et il contient 900 km cubes d’eau. 3500 rivières se vident dans le lac et seule la Néva en sort.
Le lac est caractérisé par ses extrêmes: les parties au nord du lac atteignent une profondeur de 230 m, tendis qu’au sud le fond ro­cheux affleure empêchant parfois la navigation. Le paysage sur la cote nord et sur 500 îles du lac est fait de baies profondes et de précipices déchiquetés. La cote sud, par contre, est caractérisée par ses plages de sable en pente qui s’étendent sur toute la largeur du lac.
Aux plus profonds endroits la température de l’eau est stable
- +4 degrés, mais sur la surface, surtout dans la partie sud elle se réchauffe en été à + 24 degrés. Le volume de l’eau, qui est vrai­ment colossal, se réchauffe très lentement, mais aussi lentement il cède sa surface aux glaces en hiver. Souvent la partie centrale
o
du lac n’est pas gelée, malgré les froids de – 25–30
.
Les eaux du lac peuvent parfois être agitées, surtout à la fin de l’été, les vagues atteignent quelquefois la hauteur de 3 à 6 m.
La faune du lac est très riche. Parmi les espèces les plus inat­tendues qui se trouvent ici – le phoque du Ladoga. On suppose qu’à l’époque préhistorique le lac Ladoga faisait partie de la mer Bal­tique et que les phoques du Ladoga représentent une sous race des phoques de mer. Le saumon et l’esturgeon de la Baltique sont parmi de nombreuses espèces de poissons qui habitent le lac.
Le lac soutient les habitants de la métropole voisine, la ville de St. Petersbourg. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, la ville, appe­lée Leningrad à l’époque, a été nommée ville – héros pour avoir subit le blocus allemand de 1941-1944. Pour son rôle pendant ce siège atroce le Ladoga pourrait être considéré à son tour comme un lac
- héros. Les rations alimentaires et d’autres produits essentiels étaient transportés à travers le lac. On a évacué en bateaux presque un million d’habitants de la ville. Pendant l’été les vaisseaux sur le lac bravaient les attaques de la Luftwaffe et pendant les hivers, les plus froids du siècle, les camions parcouraient les routes de glace de 110 km, ce qu’on appelle la «route de la vie».
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