Добавил:
Опубликованный материал нарушает ваши авторские права? Сообщите нам.
Вуз: Предмет: Файл:

Французский язык в сфере профессионального общения международный туризм. Учебное пособие

.pdf
Скачиваний:
1
Добавлен:
08.09.2026
Размер:
2 Мб
Скачать
☆
Escale: GORITSY-KIRILLOV-Monastère Saint-Cyrille
Écluse de la Cheksna (descendante; 12,8 m) Fin du canal Volga - mer Baltique
Réserve (lac artificiel) de Rybinsk Fleuve Volga
Escale: ville d’OUGLITCH sur la Volga
Écluse d’Ouglitch (montante; 11m)
Clocher de Kaliazine sur la Volga (gauche)
Début canal “Moscou” (Volga - Moskova)
Écluse ¹ 1 (montante; 6 m) Écluse ¹ 2 (montante; 6 m) Écluse ¹ 3(montante; 8 m) “Christophe Colomb” Écluse ¹ 4 (montante; 10 m) Écluse ¹ 5 (montante; 6 m) Écluse ¹ 6 (montante; 2 m)
MOSCOU
La France à l’échelle de notre croisière
Reproduisons la croisière fluviale sur la carte de France
à la même échelle
Saint Pétersbourg = Rennes Ile de Kiji = Boulogne Sur Mer Le lac blanc = Troyes Tcherepovets = Nevers Kostroma = Mont Blanc Ouglitch = Lyon Moscou = Montpellier
Superficie des Lacs Européens
LADOGA – Russie 18 100 km ONEGA – Russie 9 900 km CONSTANCE – Allemagne 540 km LEMAN – France, Suisse 582 km GARDE – Italie 370 km NEUCHATEL – Suisse 216 km MAJEUR – Italie 210 km
2
2
2
2
2
Distances entre les ports d’escales
Moscou – Uglitch = 266 km Ouglitch – Goritsy = 418 km Goritsy – Kiji = 375 km
2
2
11
Kiji – Svirstroy = 287 km Mandroga – Saint Pétersbourg = 277 km
Moscou – Saint Pétersbourg 650 km (par la route) Moscou – Saint Pétersbourg (notre trajet fluvial) environ 1800 km
Lacs et Rivières
Le canal de Moscou 128 km Le Lac Blanc 1400 km² La Volga 3688 km La Kovja 43 km Le réservoir de Rybinsk 4500 km Le Lac Onéga 9 900 km
2
2
La Cheksna 196 km Le Svir 215 km Le canal Volga Baltique 360 km Le lac Ladoga 18 160 km
2
La Néva 74 km
Краткая информация о городах по маршруту
Exercice 1. Lisez, traduisez les informations concernant les villes, faites le vocabulaire d’après chaque texte.
Москва – Санкт-Петербург
Le canal de Moscou
L’idée de relier la Moskova à la Volga est apparue pour la pre­mière fois au XVIII siècle, en premier lieu pour les besoins du com­merce. Pierre le Grand en 1722 a donné l’ordre de relier la Moskova avec ses affluents et ceux-là – avec la Volga. Mais le projet a été abandonné en 1725, après la mort du tsar. Ainsi les travaux n’ont repris qu’en en 1825, ils ont duré presque 20 ans et ont été aban­donnés à leur tour, surtout à cause du manque des moyens et de la popularité des chemins de fer.
Mais il existait un autre problème, qui a obligé de revenir à cette idée au début du XX siècle. Moscou depuis toujours connaissait le problème d’approvisionnement en eau. L’eau des puits utilisée pendant le XVIII siècle était depuis longtemps épuisée, l’eau de source utilisée pendant le XIX l’était aussi. En 1904 une conduite d’eau reliée à la Moskova a soulagé la ville pour vingt-cinq ans, après lesquelles la rivière était tellement exploitée que l’on pouvait la traverser à pied en face du Kremlin. La Volga, le cœur et l’âme historique de la Russie semblait capable de soulager l’embarras
12
de Moscou. Dans les années 1930 Staline a déclaré qu’il n’y avait pas de tache trop grande pour le socialisme.
Il y avait deux routes proposées pour un canal de Moscou à la Vol-
ga. Le premier projet suivait le lit des anciennes rivières et canaux. Il pouvait facilement être réalisé, mais le parcours était long et si­nueux. Le deuxième suivait plus ou moins la rivière Yachroma et re­joignait la Volga à l’ouest de la ville actuelle de Doubna. Les deux propositions ont finalement été rejetées en faveur du canal actuel qui va en ligne droite vers la Volga.
Le canal a été construit en un temps record – de 1932 à 1937.
L’immense tâche, dépassant de par son envergure celle des canaux de Suez et de Panama, a été réalisée grâce au travail des prisonniers des Goulags et sans aucun respect pour leur vie. L’exploit était in­contestablement impressionnant. Pour le projet il a fallu bâtir 240 constructions complexes, dont 7 digues de béton, 11 écluses, 8 cen­trales hydroélectriques, 15 ponts, 2 tunnels et le Terminal fluvial Nord des passagers avec son port marchand. Pendant les 5 années de la construction du canal il a fallu excaver plus de 200 m cubes de terre et déverser plus de 3 millions de mètres cubes de béton sur la longueur de 128 km.
Le 15 juillet 1937 Moscou est devenue un port relié aux 5 mers
du pays. La capitale a aussi gagné une source hydroélectrique et des zones réservées au loisir.
Parmi les traits spécifiques du canal – les tours de secours, qui
sortent des berges à intervalles variés. De ces tours des câbles peu­vent lever une porte sous-marine en béton. Ces portes de coupure isolent une partie du canal, qui peut ensuite être vidée pour l’en­tretien, l’inspection etc. Entre l’écluse ¹ 2 et les réservoirs au-delà de l’écluse ¹ 6 les eaux de la Volga sont pompées dans le canal et les stations hydroélectriques de cette section du canal contien­nent les stations de pompage.
Les croisières entre Moscou et St. Pétersbourg commencent
au Terminal fluvial Nord de Moscou, dont le bâtiment, ressemblant à un navire massif a été également construit en 1937. Pourtant le Terminal Nord n’est pas le kilomètre zéro du canal, ce dernier se trouve à 46 km et à 4 écluses de cet endroit, au terminal Sud. Cela prend à peu près 10 heures de passer jusqu’à la Volga, pour cela il faut franchir 6 écluses.
Le bateau passe sous le pont de l’autoroute de Leningrad, qui
marque le point de jonction entre le réservoir Khimki, sur lequel se trouve le Terminal Nord et le canal de Moscou. Un peu plus loin
13
se trouvent le pont de l’autoroute périphérique de Moscou et le pont du chemin de fer d’Octobre.
A côté du Terminal des passagers se trouve le port marchand Nord, l’un des trois de la ville. Ici viennent les bateaux en prove­nance aussi bien de la Baltique que de la Caspienne.
«Une écluse est un ouvrage d’art hydraulique implanté dans
un canal ou un cours d’eau pour le rendre navigable et permettre aux bateaux de franchir des dénivellations. Certains barrages à per- tuis ou écluses visaient aussi à protéger un cours d’eau ou une ville des effets de la marée (qui sur l’Escaut par exemple se faisaient au­trefois sentir jusqu’à Gand). L’écluse comprend un sas dans lequel on peut faire varier le niveau de l’eau. Il est isolé des biefs amont
et aval par des portes (autrefois portes de bois de chêne munies
de vannes dites «vantelles»)» [10].
Le fonctionnement de l’écluse…
MS ”Excellence Katharina“
Plan des écluses
St. Pétersbourg – Moscou 11/06/2019 – 22/06/2019
Date Ecluses Amarrage Appareillage
13.06 St. Pétersbourg 20.00
14.06 Écluse de la Basse Svir 14,4m 12:00 12:30
14.06 Mandroga 13:30 17:00
14.06 Écluse de la Haute Svir 14 m 19:00 19:30
15.06 Kiji 08.00 12.00
15.06 Ecluse ¹ 1 13,2m 19.30 20.15
15.06 Ecluse ¹ 2 12,7 m 20.50 21.30
15.06 Ecluse ¹ 3 12m 22.00 22.35
15.06 Ecluse ¹ 4 12,8m 22.40 23.15
15.06 Ecluse ¹ 5
12,8m 23.20 00.00
16.06 Ecluse ¹ 6 16,5 m 00.30 01.30
16.06 Goritsy 13:00 16:00
16.06 Ecluse ¹ 7 13,2 m 20.30 21.00
17.06 Ecluse ¹ 11 15,7 m 09.20 10.00
17.06 Yaroslavl 15.30 20.00
18.06 Ecluse ¹ 11 15,7 m 02.00 02.40
18.06 Ouglitch 08.30 12.00
14
18.06 Ecluse d’Ouglitch 11m 12.20 12.50
18.06 Ecluse ¹ 1 11m 21:45 22:25
18.06 Ecluse ¹ 2 6m 23:50 00:30
19.06 Ecluse ¹ 3 8m 04:20 05:00
19.06 Ecluse ¹ 4 8m 05:40 06:20
19.06 Ecluse ¹ 5 8m 07:20 08:00
19.06 Ecluse ¹ 6 8m 08:20 09:00
19.06 Moscou 13:00
Attention: en fonction des conditions nautiques les horaires des écluses
peuvent
être changés.
Le bateau entre dans le canal, destiné aux navires qui attendent
leur tour pour entrer dans l’écluse. Quand une lumière verte est allumée, sur la tour de l’écluse, le bassin est libre. Le feu rouge bloque l’entrée. Les portes de l’écluse s’ouvrent et le bateau entre lentement dans le bassin de l’écluse qui est un réservoir en béton, long d’à peu près 200 m et large de 20 m. Sur les murs du bassin sont disposés d’une manière régulière des rails. C’est le système d’accrochage mobile du bateau. Ce sont des rames flottantes qui se déplacent avec le changement du niveau de l’eau. Normalement deux bateaux peuvent entrer en même temps dans l’écluse. Quand ils sont à l’intérieur, la porte supérieure est fermée. Après on ferme la porte inférieure et l’écluse commence à se remplir. Pour ame­ner l’eau, l’écluse dispose des galeries dans l’épaisseur des murs et de vannes-fenêtres. Il faut une dizaine de minutes pour remplir ou pour vider le bassin.
A 45 km du terminal Nord se trouve l’écluse ¹6. (La numé-
rotation des écluses commence à partir de la Volga. Près de cette écluse on peut voir des statues qui représentent les ouvriers so­viétiques ou, peut-être, des bâtisseurs du canal. L’écluse mesure 290 m × 30 m × 5,5 m. La variation du niveau d’eau ici est de 8 m, les bateaux pour St. Petersbourg descendent.
A 3 km – l’écluse ¹5. Devant ses tours d’amont se trouve la sta-
tue d’une jeune femme qui porte un modèle de bateau à voiles. Les tours de l’écluse sont décorées de galeries et de belvédères à colon­nades. L’escalier de granit autour de la partie basse des tours est orné d’une grille de fer. L’écluse mesure 290 × 30 × 5,5 m. La varia- tion du niveau d’eau est de 8 m.
L’écluse ¹4 possède des passerelles d’observation pour per-
mettre d’admirer la vallée pittoresque. Les dimensions de l’écluse sont de 290 m x 30 m x 5,5 m. La variation du niveau d’eau ici est
15
de 8 m. De cette écluse s’étend la retenue de Yachroma et un peu plus loin la rivière du même nom se greffe sur le canal et coule pa­rallèlement au canal.
L’écluse ¹3 – ses tours inférieures sont couronnées de belles répliques de Santa Maria, galion de Christophe Colombe. L’écluse mesure 290 m × 30 m × 5,5 m. La variation du niveau d’eau ici est de 8 m.
L’écluse ¹2 est connue par la beauté des rivages qui l’entourent. Les personnages sur les tours de l’écluse sont des douaniers russes. L’écluse mesure 290 m × 30 m × 5,5 m. La variation du niveau d’eau dans cette écluse est de 6 m.
La Volga rejoint le canal par l’écluse ¹1. Les portes cylin­driques constituent la particularité de cette écluse. L’écluse mesure 290 m × 30 m × 5,5 m. La variation du niveau d’eau ici est de 11 m. Au moment où le bateau tourne près de l’écluse on peut voir le phare de la grande Volga.
Réservoirs
C’est la formation des 4 réservoirs artificiels qui a rendu possible le fonctionnement des stations hydroélectriques du canal, leur puis­sance sommaire se fait 66000 kilowatt.
Le reservoir Khimki tirant son nom de la rivière Khimki a été
2
formé du 1937. Sa superficie est égale à 3,5 km
, la profondeur
maximale est 18 m, la largueur – 1,5 km, l’etendue se fait 8 km.
Derrière le pont du chaussée Dmitrovskoïé, s’ouvre la belle vue sur les vastes étendues du réservoir Kliazminskoïé qui prend son nom de la rivière Kliazma. Il est 4 fois plus grand du premier. Les rivages abrupts et escarpés entourant le reservoir se succèdent aux bancs de sables en pente douce, les champs aux boulaies et pinèdes. Les multiples baies et golfes qui encadrent le reservoir sont beaux et pittoresques.le reservoir en question est le plus grand d’après la reserve d’eau.
Le troisième reservoir est nommé Pialovskoïé. Le centre hidrau­lique se trouve du côté droit. Il se compose de la digue de terre d’une longueur de 682m servant de la route, de l’émissaire et de la prise d’eau de secours.
Le dernier et le plus grand reservoir portent le nom du village Pestovo situé tout près est entouré de la forêt épaisse. Derrière ce village se trouve une longue digue qui cache une étroite bande d’eau – bassin de décantation Outchin, seul reservoir non navigable qui ne vise qu’à alimenter la capitale en eau. Là, après le traitement
16
préliminaire, par les conduites d’eau, l’eau purifiée se met sur les pompes de la ville.
Kaliazine
La ville de Kaliazine fut fondée sur la rive droite de la Vol-
ga, au XIIe s., à l’embouchure de l’affluent Jabnia. Elle possédait un monastère où Ivan le Terrible se rendit par trois fois au XVIe s.; le tsar lui offrit l’exemplaire d’un Evangile exposé aujourd’hui au musée régional, entre autres raretés bibliographiques. A l’ère moderne, la cité se fit connaître par son port fluvial, son industrie linière et ses fabriques de valenkis (bottes de feutre où le pied reste au chaud par toutes les froidures).
Sur la rive de la Volga surgit le clocher à moitié englouti de l’an-
cienne cathédrale de Saint-Nicolas-sur-Jabnia. L’édifice, haut de soixante-dix mètres, se dresse depuis 1800 sur la place du mar­ché. L’ensemble fut submergé à partir de 1941 avec la construction du barrage d’Ouglitch, à cinquante kilomètres en aval, qui provo­qua une montée des eaux de douze mètres. Depuis, seule la pointe du clocher jaillit des flots, consolidée à hauteur de l’eau par un ou­vrage de maçonnerie. Elle sert de mire d’alignement aux mariniers qui la laisse à treibord dans le sens avalant, et à bâbord dans le sens montant.
Dans l’Archipel du Goulag, Alexandre Soljénitsyne écravait dans
les années 1960 que le clocher de Kaliazine était «à l’image du pays»: à moitié submergé par les forces de la tyrannie.
Le clocher submergé de Kaliazine
Vous allez faire une des photos les plus populaires de la croisière.
Le clocher de Kaliazine se tient debout dans les eaux du réservoir d’Ouglitch. C’est à la fois beau et triste. Si la beauté de la structure abandonnée est évidente, la tristesse mérite d’être expliquée.
Le clocher fut bâti en 1800. Il s’élevait à 70 m au-dessus du sol
et était considéré comme l’une des constructions les plus hautes et les plus fines de la Volga. Il faisait partie de la cathédrale Saint­Nicolas, sur la place du marché à Kaliazine.
Le bateau passe au-dessus de la place du marché. Les deux tiers
de la ville de Kaliazine ont été inondés dans le but de construire un barrage et la centrale hydroélectrique d’Ouglitch. Il fut décidé de conserver la partie supérieure du clocher; elle est maintenant sur un socle et est tout ce qui reste de la cathédrale.
17
Le long de la Néva (dans le sens Moscou – St.-Pétersbourg)
Après avoir contourné le promontoire «Préobrajenskaya Gora» (Mont de la Transfiguration) nous nous approchons du pont La- doga érigé en 1982. C’est le premier des dix ponts qui enjambent le fleuve. Le pont relie St.-Pétersbourg avec Pétrozavodsk et Mour­mansk. Il possède un tablier levant mais ses travées sont suffisam­ment hautes pour le passage des bateaux à fort tirant d’air. A l’in­térieur du pilier gauche se trouve le musée consacré à la rupture du blocus de Léningrad en 1943; sur le piédestal du pilier est placé un char soviétique T-34.
A 5 km du pont Ladoga, sur la rive gauche de la Néva, s’étend la ville de Kirovsk – la plus jeune de la région. La ville se déve­loppa autour de la centrale thermique, livrée en 1940 et parrai­née par Sergueї Kirov, patron de Léningrad à l’époque stalinienne. La population de la ville compte environ 20 000 habitants. Pendant la Guerre à l’extrémité sud de la ville se trouvait le champ d’opé- rations dit «Nevsky» où les batailles les plus acharnées eurent lieu. Une stèle en granit sur la rive indique l’endroit d’où l’Armée So­viétique commença l’offensive sur le champ Nevsky en septembre
1941.
A l’embouchure de l’affluent de la Néva, la rivière Doubrovka, le village Nevskaya Doubrovka possède 2 musées relatifs à la guerre de 1941 – 1945: le Musée de l’histoire du champ d’opérations Nevs­ky et le Musée consacré à l’aviateur-héros soviétique D. Oskalenko.
A l’endroit où la Néva reçoit son affluent, la rivière Mga, se trouve le village de Pavlovo connu pour son usine de matériaux de construction. Le pont Kouzminski enjambe la Néva là où sur la rive droite s’étend le village de Kouzminki. Des sapins et épi­céas se développent sur les îles pittoresques. Autrefois l’une d’elles abrita le domaine du prince Potemkine avec un palais magnifique. La ville d’Otradnoié (environs 20 000 habitants), nichée dans une dépression de la Néva se trouve à l’emplacement du domaine ache­té par Catherine II pour son petit-fils, futur Empereur Alexandre Ier, au XVIIIe s. Sous Paul Ier le château fut démonté, ses pierres servirent de matériaux de construction au château des Ingénieurs à St.-Pétersbourg (château Mikhaïlovsky). A la hauteur de la ville le bateau s’engage dans la portion du trajet nommée «Ivanovskyé porogui» (les rapides Ivanovskyé). Les rapides s’étendent sur 2 km, entre les deux affluents gauches Sviatka et Tosna. Un brusque étranglement du fleuve (jusqu’à 210 m de largeur) est à l’origine
18
d’une accélération du courant (3–4 m à la seconde). Derrière le cap Sviatka la Néva s’élargit jusqu’à un kilomètre – à cet endroit la Tos- na se jette dans la Néva. A l’embouchure de la Néva se nichent des ateliers de réparations navales. En face, sur la rive droite, un mo­nument pyramidal de 20 m en terre et béton commémore le point de défense de la rive droite. Le lieu est nommé le Mont Sans Nom.
Derrière les rapides, les rives de la Néva se rapprochent. Sur
la rive droite se situent 2 villages: Malyé Porogui et Porogui. En aval, sur la rive gauche, les villages Sapiorny («de sapeurs») et Pontonny («de pontonniers») évoquent les unités de l’arméé de Pierre le Grand qui campaient à cet endroit.
Sur la rive gauche s’ouvre l’embouchure de l’Ijora où s’étend
la localité Oust-Ijora (le nom proviendrait du nom du peuple au­tochtone). C’est là qu’eut lieu en 1240 la fameuse bataille de la Néva. Les Suédois visant à contrôler la Néva, fondirent ici son cam­pement. Le prince de Novgorod Alexandre battit et repoussa les Suédois, ce qui lui vallut le surnom de «Nevsky». En 1712, non loin du lieu de bataille Pierre I fonda le monastère A. Nevsky qui se vit attribuer, en 1797, le titre de laure (lavra) réservé aux principaux monastères orthodoxes.
En aval de la localité Oust-Ijora, la Néva dessine un coude
brusque - l’endroit est apellé «Krivoyé Koléno» (genou tortu). A tri- bord on aperçoit le parc-forêt Nevsky à une superficie de 600 ha. Aux XVIIIe et XIXe s.s. le terrain embelli par des îlots et ponts, abrita des domaines et des résidences secondaires. En 1941–1942, deux contre-torpilleurs furent positionnés ici; la stèle en pierre sur la rive rend hommage aux marins. Les édifices du parc ne survecu­rent pas au cours des bombardements. Après la guerre, les habitants reconstruisirent le parc, replantèrent des arbres.
La localité de Novosaratovka s’étend derrière le parc sur 5 km;
sous Catherine II ce fut une colonie allemande. En face, la Néva reçoit l’affluent Slavianka dont le nom fait allusion à la présence slave dans les lieux. Derrière son embouchure s’étend le village
de Rybatskoyé («de poisson»). A l’époque de Pierre le Grand on fit émigrer là nombre de paysans-pêcheurs. Les habitants du bourg pri-
rent une part active dans la guerre contre les Suédois en 1788-1790 et dans la guerre de 1941-1945. En 1996 Rybatskoyé fut rattaché à St.-Pétersbourg.
Sur la rive gauche se profile l’aciérie qui porte le nom de métal-
lurgiste russe G. Oboukhov. En 1921, l’usine vit éclater une grève de solidarité avec les ouvriers ayant pris part à la réunion clandes-
19
tine du Premier Mai. La démonstration fut fusillée dans la rue, cer­tain nombre d’ouvriers se barricadèrent à l’intérieur de la Carton­nerie. Ces événements reçurent le nom de «défense d’Oboukhovo». L’ancienne route de Schlüsselbourg, important maillon de la route commérciale menant à Arkangelsk, fut baptisée l’avenue de défense d’Oboukhovo que nous allons emprunter pour regagner le centre­ville. Actuellement, l’usine d’Oboukhovo produit l’acier électrique, l’acier Martin, l’équipement pour des stations électriques.
A droite, nous longeons la base de réparations et d’exploitation de bateaux, nommée la «Mare aux canards».
La Néva
Sixième fleuve d’Europe par son débit
Au départ de Saint-Pétersbourg, la navigation commence par la Néva. Depuis le lac Ladoga le plus grand lac d’Europe, la Néva s’écoule, traverse l’isthme de Carélie, puis forme un delta en se jetant dans le golfe de Finlande (mer Baltique).Dans l’Ancienne Russie, le lac Ladoga était appelé “Névo”. C’est ainsi qu’est apparu le nom “Néva” qui viendrait du finnois “newa” qui signifie “marais” ou “tourbière”.
Longue de 74 km seulement (dont 32 km dans Saint-Pétersbourg), son débit, exceptionnel, en fait la sixième rivière d’Europe. En ville, la Néva a de 340 à 650 m de large. Sa profondeur peut atteindre
3
24 m. Le puissant débit (2530 m
/s) n’est pas étranger aux crues qui
menacent Saint-Pétersbourg, surtout en automne, lorsque le vent d’ouest empêche les eaux du fleuve de se jeter dans la mer Baltique. Les vagues sont poussées contre le courant et la Néva se retourne sur la ville qui se tient à 2 ou 4 mètres seulement au-des7sus du ni­veau de l’eau. La plus importante inondation eut lieu en novembre 1824 (4,10 m). La construction d’une digue sur le golfe de Finlande commença à l’époque soviétique afin de protéger l’estuaire des as­sauts de la mer baltique, mais le projet ne fut pas mené à terme. Les scientifiques sont arrivés à la conclusion que ces grands travaux risquaient de transformer le cours inférieur de la Néva (et peut-être tout le golfe de Finlande) en un gigantesque marécage.
Après la débâcle, la Néva peut demeurer impropre à la navigation pendant plus d’1 mois: en avril, après la rupture de la glace, elle en charrie des blocs qui proviennent du lac Ladoga.
La région de la Néva fut, durant des siècles, une pomme
e
de discorde entre les Russes et les Suédois. Au XIII
20
siècle, les
Соседние файлы в предмете [НЕСОРТИРОВАННОЕ]