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Французский язык в сфере профессионального общения международный туризм. Учебное пособие

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lions de roubles. Des constructeurs étaient arrivés à Rostov-sur-le­Don de tous les côtés du pays. Les travaux de construction étaient vraiment grandioses ce qui était souligné par les auteurs du projet du théâtre du fait de la quantité de matériaux utilisés à la construc­tion: 7 millions de briques, 8 mille tonnes de calcaire d’Inkerman, 3900 tonnes de marbre, 3 mille tonnes de granit. C’était un des plus grands théâtres du pays, «un des plus grands théâtres de l’Europe». Le théâtre a été inauguré le 29 novembre 1935 avec une pièce «Ré- bellion» de D. Fourmanov.
Le bâtiment a été construit dans le style constructiviste. Les jour-
nalistes de la presse professionnelle, notamment de la revue «Archi­tecture de l’URSS» appréciaient hautement le bâtiment construit. Ils disaient que le style architectural du théâtre de Rostov-sur-le-Don ne pouvait pas être caractérisé d’un mot traditionnel «-isme»; les architectes prenaient le meilleur dans le constructivisme: l’organi­sation nette du projet, le contraste intense de formes, le sentiment aiguisé de la construction moderne, et tout cela en combinaison des décors de la grande conception. Le constructivisme est un courant artistique du XXe siècle, qui tend au minimum de formes avec la base technique exposée et en même temps au maximum de l’ex­pression artistique.
Le bâtiment se compose de trois volumes – la façade principale
et deux galeries vitrées latérales. Les formes restreintes de la fa­çade sont garnies de matériaux naturels et de reliefs de sculptures. La partie supérieure de la façade principale est revêtue de marbre italien, les autres parties – de granit et de calcaire d’Inkerman. Son deuxième niveau porte les hauts-reliefs «La Mort de la Vendée» à gauche et «Le Torrent de Fer» à droite, réalisés par la sculpteur S.G. Korolkov. (Le haut-relief est une représentation en sculptures sur un fond dans laquelle les sculptures s’en détachent presque to­talement alors que le bas-relief c’est une représentation de sculp­tures qui ne se détachent que faiblement du fond). En 2000 on a installé une plaque commémorative: «L’auteur des hauts-reliefs est S.G. Korolkov (1905-1967), sculpteur éminent, dessinateur». Ser­guey Grogorievitch fait partie de ces artistes qui ont beaucoup fait pour leur Patrie mais qui sont plus connus à l’étranger. Il a quitté la Patrie pendant la Seconde Guerre Mondiale, il a passé quelques années en Allemagne, et puis il est parti aux Etats Unis où il est devenu président de l’Associations des Sculpteurs des Etats Unis d’Amérique. Pour cette raison le nom de S.G. Korolkov a éré mé- connu pendant des années même si ses œuvres restent incomparables
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et inégalées jusqu’à nos jours: ce sont les illustrations pour le roman de M. Cholokhov «Le Don paisible», les illustrations pour le roman de A. Serafimovitch «Le Torrent de Fer»; à Rostov-sur-le-Don il y a une autre œuvre du sculpteur (en collaboration avec Ye. Voutche­titch), c’est le haut-relief sur la façade de l’hôtel «Marins Park» (ancien hôtel «Rostov».
La grande importance du théâtre dans la vie de Rostov-sur-le­Don, sa place symbolique, son rôle de phare du passé et du futur ont été remarqués dans un album consacré à la construction. On disait que la steppe se taisait et il paraissait que ce silence serait rompu par les images du passé projetées sur le front du théâtre comme sur un écran. Le théâtre disposait de 2500 places, de 800 places de conférence, d’une scène immense aux 3 plates-formes tournantes qui pouvaient placer une cavalerie.
Peu de temps après l’inauguration du théâtre une troupe d’ac­teurs moscovites est arrivée à Rostov-sur-le-Don. Le 10 septembre 1936 ils ont présenté aux Rostoviens leur première pièce – «Liubov Yarovaïa». La troupe était dirigée par Youri Alexandrovitch Za­vadski et les acteurs étaient très aimés par les spectateurs.
Le théâtre était nommé à juste titre «le Temple de l’Art». Ce fait n’a pas empêché aux occupants fascistes de détruire le bâtiment du théâtre à leur retraite de Rostov-sur-le-Don en février 1943. Le bâtiment du théâtre a été reconstruit seulement 20 ans plus tard, en 1963 (avant les travaux de reconstruction son volume était de 220 mille m³), mais après les travaux de reconstruction le théâtre est de­venu de 2 fois et demie moins long; à présent il peut contenir près de 1000 spectateurs, et la petite salle – 140 spectateurs. Le bâtiment du théâtre est devenu symbole de l’époque du constructivisme dans l’architecture de Rostov-sur-le-Don, les hautes qualités artistiques de l’œuvre ont acquis à ses auteurs et à l’œuvre elle-même la gloire méritée dans le pays et à l’étranger. Le théâtre Dramatique Maxime Gorki à Rostov-sur-le-Don a été inscrit dans un nombre d’éditions différentes sur l’histoire de l’architecture soviétique, il a été exposé dans des musées et expositions comme un des exemples les plus frappants du constructivisme en Russie. A présent sa maquette est exposée dans le British Museum (Musée Britannique).
Le théâtre Dramatique Gorki et ses acteurs restent très po­pulaires parmi les habitants et les visiteurs de la ville. Du côté du fleuve Don le théâtre a une belle vue, il est bien placé dans le pa­norama sud de Rostov-sur-le-Don. On planifie de créer une rue qui descend de la place du Théâtre vers le fleuve. Cela pourrait rendre
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encore plus belle la vue du théâtre. Les premiers projets avaient été créés pendant et après la construction du théâtre. Les travaux conti­nuent jusqu’à présent. Ce sera une esplanade bordée de parterres, de rampes et de vasques; la rue devrait aboutir sur le quai.
Mémorial de la Gloire
Le Mémorial de la Gloire a été inauguré le 7 mai 1983. C’est
un monument «Aux libérateurs de la ville Rostov-sur-le-Don des en­vahisseurs fascistes en février 1943». Il a été construit en l’honneur des soldats soviétiques qui avaient libéré la ville des envahisseurs fascistes le 14 février 1943, aussi bien qu’en l’honneur des com­battants et travailleurs de l’arrière-front, des membres des troupes de sécurité, des militants clandestins et des partisans. Ce monument est l’œuvre de l’homme d’arts émérite, du lauréat du prix d’Etat, de l’architecte et du professeur N.N. Milovidov, du peintre popu­laire de la Russie I.M. Roukavichnikov, de la femme peintre émérite de la Russie et sculpteur A.N. Filippova. A l’hauteur de 72 mètres s’est élevée une stèle couplée qui est couronnée d’un sommet de 100 tonnes en forme de la proue d’un bateau. Du côté du Don la stèle est décorée d’une statue ailée de déesse grecque Niké – une figure d’une femme personnifiant la victoire qui lève les mains pour an­noncer l’espoir, la joie et le triomphe. La statue est faite en bronze, recouverte d’une couche d’or mussif (de 3,5 kg). Du côté de la place du Théâtre la stèle porte la maquette de l’Ordre de la Guerre Pa­triotique de 1
ère
classe qui a été décerné à Rostov-sur-le-Don en 1982 pour la résistance, la vaillance, l’exploit militaire et l’héroïsme des soldats dans les années de la Grande Guerre Patriotique. Le bas de la stèle porte une ceinture en tuf d’un campanile dont les reliefs représentent les visages sévères des soldates soviétiques. Les reliefs ont les sujets «Le Front», «L’Arrière», «La Paix». A l’intérieur du campanile il y a des cloches, ce sont les voix d’airain en commé- moration des soldats morts dans des batailles pour la liberté et l’in­dépendance de la Patrie. Au pied de la stèle se trouve un amphi­théâtre blanc en gradins qui descendent vers un bassin. On y allume la Flamme de Gloire à l’occasion des fêtes.
Le passé de la Place du Théâtre – la frontière entre Rostov-sur-
le-Don et Nakhitchévan
La Place du Théâtre est intéressante non seulement du point de vue de son architecture, mais aussi grâce à son histoire également intéressante. Au début du XXème siècle à cet endroit se trouvait un terrain vague. On y cultivait du lin, des pommes de terre et on y organisait des pugilats. Derrière cet endroit se trouve le territoire
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qui fut rendu au peuplement des Arméniens de la Crimée en 1779.
Ainsi le terrain vague servait de frontière entre la forteresse Saint
Dimitri et la ville Nakhitchevan-sur-le-Don. En 1838 sur ce terrain
vague on installa deux poteaux pour marquer la frontière entre
deux villes. C’étaient deux édifices en pierre (défaits en 1933) qui
n’étaient pas hauts. Ils se composaient des piédestaux cubes avec
des corniches et des colonnes de l’ordre dorique portant au sommet
des sphères. Dans les niches arquées des piédestaux il y avaient
des plaques avec le blason de la ville et l’enseigne «Frontière de la
ville Nakhitchevan-sur-le-Don» et la date de sa fondation – 1779.
Le mot «nakhitchévan» peut être traduit de l’arménien comme «la
ville du premier hébergement», «la ville prioritaire».
Les curiosités de la Rue Pouchkinskaya - pages de l’histoire
de la ville
L’histoire du nom de la rue
La Rue Pouchkinskaya est une des plus belles dans la ville. La rue
commence à la ruelle Dolomanovsky et va jusu’à l’Avenue Théâ-
tralny. De vieux hôtels endimanchés, les gardiens des événements
historiques se font voir le long de toute la rue. En 1870 elle devient
rue et prend le nom Kouznetskaya. A l’époque y travaillaient des
forgerons et d’autres artisans, il y avait beaucoup de forges, de fa-
briques de cuir et une usine de cloches. En 1885 elle a été rebaptisée
en Pouchkinskaya en memoire du séjour sur le Don du grand poète
russe Alexandre Pouchkine. On doit ce nom à la Douma munici-
pale sur l’initiative de laquelle on voit apparaître des rues portant
les noms d’autres grands écrivains: Tourguenevskaya, Lermon-
tovskaya, Tchekovsky. Il faut souligné que la Rue Pouchkinskaya,
Kouznetskaya à l’époque, se trouvait déjà sur le premier pkan de la
ville approuvé par la maison du tsar en 1811. Elle se trouvait à l’ex-
trémité de la ville à son nord derrière le jardin public.
Les monuments, les bâtiments de la Rue Pouchkinskaya - le re-
flet de la vie de Rostov dans différentes époques historiques
En 1880 on a tracé le Boulevard Pouchkinsky. L’allée a été am­ménagée en 1910. Au milieu de la rue on a mis un coussin de terre, on y a conduit une ligne électrique. Pour être précis, en 1905 sur ce laps de la rue une SA belge a installé 8 lampes électriques à arc, ce qui fait que la Rue Pouchkinskaya a été la première après Bol­chaya Sadovaya à avoir un éclairage électrique. La ville grandissait et les habitants cherchaient à l’amménager. Le fabricant de tabac Kouchnarev plante des arbres dans sa partie principale en donnant par là le début au boulevard. Les ateliers de forge sont évaqués.
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Petit à petit de riches habitants de la ville commencent à s’installer le long de la rue. En 1905 la Douma municipale met le pavé à ses frais et y conduit une ligne électrique. Les plus vieilles maisons en pierre de la Rue Pouchkinskaya étant arrivées à nos jours ont été construites dans les années 90 du XIX siècle. C’était des hospices et des hôtels de riches marchands. Il s’y trouvait aussi le consulat de 2 Etats: Autriche et Pays Bas.
La Grande Guerre Patriotique y a apporté ses corrections. La plu-
part des immeubles ont été détruits, plusieurs arbres ont brulé. Mais la ville s’est levée des ruines pendant la première décénie après sa libération. On y mettait des pelouses avec des bancs, avec des lampadères, on y plantait des arbres et des buissons. Il y a des tilleuls, des marroniers, des acaciens, divers buissons. En 1959 on y a installé le monument d’Alexandre Pouchkine au croisement avec l’Avenue Vorochilovsky. Les auteurs du monument sont les mos­covites sculteur Chultz (artiste émérite de la Fédération de Russie) et l’architecte Mincus. Le monument représente la sculture du poète sur un haut piedestal couvert de granit rouge. Le poète porte un vê- tement de voyage de l’époque d’Alexandre. Les architectes munici­paux continuent à s’occuper de l’amménagement de la rue.
Les réverbères décoratifs sphériques
Les réverbères décoratifs sphériques sont installés en plein centre
de l’allée, entre l’Avenue Kirovsky et la Ruelle Krepostnoï. Ils se composent d’éléments en fer ajourés, les auteurs sont l’architecte Kleiménov et le sculpteur rostovien Sknarine. Les lampadères conti­nuent le thème de Pouchkine le long du boulevard. Sur la partie centrale des lampadères, à côté du portrait du poète en bas-relief se trouvent des compositions sur les sujets des oeuvres du poète.
En 2002 on a commencé la reconstruction de la rue avec la ré-
paration des façades, l’amménagement des territoires intérieurs des maisons d’habitations, des ruelles, des squares qui donnent sur la rue Pouchkinskaya. Le boulevard piéton rénové donne à la rue un charme particulier. Il est couvert de pavés autobloquants qui for­ment un décor coloré. Il y a de nouvelles entrées, de petites places, des escaliers, des bancs, des réverbers.
L’église grecque d’Annonciation
La composition plurinationale de la ville de Rostov ainsi que
de ses alentours, la diversité des confessions ont porté à la construc­tion d’établissements culturels et de culte qui coexistent entre eux. En 1910 à Rostov il y avait 21 églises ortodoxes, une église de vieille croyance, 3 cinagoges, une mosquet, 1 église grecque, une maison
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de prière catholique, une église lutérienne et 2 chapelles. 0 Nakhit­chévan il y avait 6 églises arméno-grégoriennes. A la fin des années 60 du XX-me siècle il n’est resté que 4 églises ortodoxes, l’église de vieille croyance, une cinagogue et une église arméno-grégorienne: 7 des 36.
De nos jours se trouvent côte à côte les cimetières orthodoxes, juifs et musulmans. Des deux côtés de la ruelle Dolomanovsky se trouvaient les cimetières orthodoxes et juifs rasées pendant l’époque de l’atéisme militant. Au croisement de la ruelle Soborny et de la rue Sennaya (Gorky) se trouvaient paisiblement une église orthodoxe et une polonaise. A une distance de moins d’un quartier en suivant la rue Malo-Sadovaya (Souvorov) se trouvait une église grecque et une église orthodoxe. Dans les années de l’atéisme mi­litant ont été liquidés de la même façon que les églises et les cime­tières et les centres nationaux culturels aussi.
En 1991 on a créée la société culturelle et civilisatrice des Grecs du Don et d’Azov «Tanais». La société a reçu le statut de sosiété régionale en 2002.Le Président de la société est Ivan Savvidi. L’ob­jectif principal de la société est la sauvegarde et le développement de l’ethnos des Grecs du Don et d’Azov. En mémoire de l’église grecque détruite, non loi de l’ancien emplacement on est en train d’ériger une nouvelle église grecque avec le soutien du «Fond de bienfaisance I.Savvidi».
En 2007 on a mis les fondations de la nouvelle cathédrale dans le square de la Première Armée de Cavallerie. à côté de la Biblio­thèque publique, au croisement de la rue Pouchkinskaia et de la ruelle Ouniversitetsky. Le nom officiel est «L’église grecque d’Annonciation». Les noms courants sont: église grecque, église d’Annonciation, église de Sainte Vièrge. L’architecte est Guennady Chevtchenko. Nous avons déjà vu la cathédrale éStaropokrovsky» construite d’après son projet.
Le bâtiment de l’église d’Annonciation est réalisé dans le style néobizantin - un dôme à quatre feuilles avec porche et clocher. Le volume principal est constitué par quatre feuilles - quatrefoil.
C’est une église en forme de croix avec un dôme!. Ses quatre feuilles se terminent par des apcides ce qui donne au bâtiment l’as­pect d’un quatrefoil.
Malgré le non fini des travaux, lors de la fête de l’Annonciation de la Sainte Marie le 7 avril 2013, au grand afflu de croyants on a pour la première fois célébré dans l’église la Saine liturgie. C’est le Mitropolite de Rostov et de Novotcherkassk Merkoury qui a cé-
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lébré la liturgie. Le 5 mai 2013, lors de la fête de la Résurection du Christe, c’est le supérieur de l’église en construction qui a célé- bré la liturgie. Sur la bénédiction du Mitropolite Merkoury, à partir du 1 avril 2012, les services se font le wuik-end et les jours de fête dans un local provisoire à côté de l’église. L’église est ouverte tous les jours de 9 hs à 18 hs.
Le bâtiment de la Bibliothèque publique
Au milieu des années 60 du siècle dernier la ville comptait 500
bibliothèques publiques et départementales. La plus imoptante en est la bibliothèque scientifique Marx (aujourd’hui - Biblio­thèque publique du Don), qui comptait à l’époque plus d’un million de livres. La bibliothèque publique du Don -c’est un nouveau bâti­ment situé parmi des bâtiments de différentes époques dans la rue Pouchkinskaya. Sa construction a commencé à la charnière des an­nées 60 et 70 et s’est terminée en mai 1994, le jour de la langue écrite russe. Le mot «bibliothèque» signifie «collection de livres». Ses fonds comptent des sentaines de milliers de livres de toutes les filiales de la ville. Il faut noter qu’avant l’emménagement dans le nouveau bâtiment la biblioyhèque se trouvait dans un petit hôtel de marchands dans la Rue Sérafimovitch, 15. L’hôtel appartenait à P.Vélikanova et était construit sur le projet des architectes rosto­viens Dorochenko et Sokolov. Il s’y trouve depuis 1994 l’Ecole des beaux arts Grékov. Du vieux bâtiment dans le nouvel édifice vaste on a transféré un grand mirroir vénisien dans un cadre ciselé, une grange horloge méchanique avec pendule, des fichiers et autres ob­jets du quotidien bibliothéquaire.
Le projet de la bibliothèque a été réalisé dans les années 60 par
un collectif d’auteurs qui comprenait Zanis, Dolgikov et l’ingé- nieur Sidelnikov. L’élément fondamental du bâtiment est la corré- lation de l’entropôt de livres monolitique à 16 étages et du bloc des salles de lecture et lacaux de services à 3 étages. L’unique accent sculptural de l’extérieur a été mis sur le relief qui encadre le coin supérieur de l’entrepôt. Les artistes-monumentalistes moscovites Lemport et Silis ont créé un ensemble stylisé d’images et symboles représentant en quelque sorte l’abécédaire de la culture mondiale. L’alternance des plateaux-page et des plateaux-culture avec les portraits des génies de l’humanité est devenu programme du bâti­ment racconté par les moyens plastiques de la sculpture. La gamme de couleur de l’extérieur de la bibliothèque est composée par l’ac­cord des couleur de pierre naturelle tuf et de verre. Elle contraste avec la gamme de couleur de pastelle de l’intérieur. Celui-ci est plus
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riche en matériaux différents: il y a des pierres naturelles et synté- tiques, le bois, types différents de platre, une couleur claire. Tout cela dispose à une concentration pendant qu’on se trouve dans la bi­bliothèque. Le centre de communication et point culminant de l’in­térieur c’est la cour intérieur avec un éclairage naturel. Un système de bassins, cascades de fontaines, jardin d’hiver dans la cour inté- rieur, si nécessaire dans les conditions du climat du Sud, crée une atmosphère agréable pour le repos des visiteurs de la bibliothèque. Le retenu voulu dans le décor des façades extérieurs s’accordent bien avec le riche intérieur en mettant un point au thème «trésore­rie», dont la valeur est dans le contenu. Aujourd’hui la bibliothèque possède un centre à ordinateurs avec Internet, il y a des centres culturels américains, allemands et français. Le boulevard devant la bibliothèque est pavé et amménagé.
La bibliothèque propose aux lecteurs plus de 5,5 millions de dif­férentes éditions et de documents audio-visuels, ainsi que des bases de donnés informaL’hôtel de l’éditeur Paramonov
C’est un bâtiment jaune à colonnes réalisé dans le style néo-clas­sique. Aujourd’hui il est entourré de constructions modernes. L’hô- tel a été construit en 1914 par l’architecte Eberg pour le richissime entrepreneur, éditeur connu Nikolas Paramonov. Il y vivait avec sa famille pendant 4 ans jusqu’à la Révolution. Nicolas Paramonov était un homme passioné, réformateur et même, dans une époque, révolutionnaire. Son père Elpidifor était un marchand-millionaire rostovien, commerçant de blé, propriétaire de mines, de barges, d’entrepôts, de moulins. Il a envoyé son fils faire ses études à l’uni- versité de Moscou à la faculté de droit, d’où il a été expulsé pour la participation aux émeutes des étudiants. Il a été renvoyé au lieu d’habitation de son père sous le contrôle secret de la police. Plus tard il aura quand-même terminé l’université à Kiev. «N.Paramonov est une personne extrémement intéressante dans la Révolution russe»
- écrivait sur lui le social-démocrate et ancien camarade d’université I.Mochinsky - grand capitaliste, un homme aux regards américains qui a mécanisé ses mines, selon les dernières découvertes techniques, dans la région minière Grouchevsky. «Il avait un penchant à toutes les grandes idées, même dans la clindestinité révolutionnaire...»
Nicolas Paramonov aimait les livres et contribuait à ce qu’une bonne littérature soit à la portée de chacun sur le Don. En jan­vier 1903 il crée une maison d’édition «La parole du Don», qui a eu un rapide essort. Déjà pendant la première année de son exis­tence la maison a été la première parmi toutes les maisons d’édition
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de provinces ayant publié plus de 60 livres et brochures. Plus tard Nicolas s’est fort désenchanté des révolutionnaires. En automne 1919 la famille Paramonov a immigré à l’étranger.
Aujourd’hui il s’y trouve la bibliothèque scientifique de l’Uni-
versité du Sud.
La maison d’habitation au croisement de la Rue Pouchkinskaya
et la Ruelle Ouniversitetsky est construite sur le projet de N. Ner­cessiants (en co-auteur avec Maslukova), professeur de l’Académie d’architecture, chef de l’atelier d’architecture «Archstroï». Il est auteur avec L. Kouznetsov du plan général de Rostov-sur-le-Don.
Nous venons de tourner les dernières pages de l’histoire de la
ville.
Conclusion
Les villes sont comme les hommes: chacune a son visage, sa bio-
graphie. De vieux bâtiments, les premières rues, places, construc­tions - tout cela c’est une beauté créée par les mains qui aiment, par leur chaleur. Nous avons traversé des places et des rues, nous avons admiré des monuments d’architecture et de sculpture qui ornent notre ville, qui lui donnent un aspect inoubliable, son propre visage.
Lors de la visite, nous avons connu l’histoire de la naissance
de Rostov, nous avons «tourné les pages» de l’histoire militaire et de travail de notre ville. Bien sûr, il est impossible de parler de tout lors d’une visite, et nous n’avons fait qu’y toucher au­jourd’hui.
Notre ville a un nom particulier. Il évoque le civilisateur et le
sage, prêtre et dramaturge, chanteur de la Russie Dmitry Rostovs­ky, le premier saint de la Russie à l’époque d’après Pierre le Grand, quelqu’un qui est vénéré par tout le monde orthodoxe. Il ne se trou­vera pas beaucoup de villes qui aient leur propre saint. Nous avons cette chance.
Rostov! Capitale du Don paisible, coeur du Caucase du Nord, une
ville plurinationale du Sud. Parmi ses habitants on peut rencontrer des représentants de toutes les nations de notre pays. Loin au-delà des limites de Rostov on connaîit les noms de ceux qui y sont nés, y ont vécu, y ont travaillé. Et là, c’est toute une constellation de noms! Microbiologiste, créateur de notre pénicilline - Zinaïda Er­moliéva et chirurgien-novateur Nicolas Bogoraz, le grand physiolo­giste Ivan Pavlov et le héros de la Grande Guerre Patriotique César Kounikov, les écrivains Nicolas Solgénitsine et Michaïl Cholokhov, Véra Panova et Vitaly Zakroutkine, le grand compositeur Michaïl
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Ghnécine et lauréat du prix d’Etat le peintre Alexandre Laktionov, les comédiens et acteurs Rostislav Plyat et Petr Loboda et plusieurs, et plusieurs autres.
Rostov est cher pour eux tous, et eux tous pourraient dire sur la ville les paroles qui ont été écrites par la femme-poète Volobou­yeva:
J’aime cette ville
Ouverte au soleil,
Et l’envol des artères
Lavées par les vents des steppes,
Et les ruelles confortables
Coulant vers le Don,
Telles petites rivières,
Et som nom. Le mot même - Rostov!
Après avoir fait connaissance avec l’histoire de la ville, avec son aujourd’hui, tous les Rostoviens aimeraient que Rostov-sur-le-Don vous reste longtemps dans la mémoire comme une belle ville du Sud avec son propre visage.
Goritsy
Le couvent de la Résurrection
Au bord de la rivière Cheksna se trouve le village Goritsy, avec un petit marché qui s’ouvre sur la place devant l’embarcadère chaque fois qu’un bateau s’en approche. C’est un tout petit village où les habitants vivent de l’agriculture, de la chasse et de la pêche.
Le couvent de la Ressurection, monument principal du village, a été fondé en 1544 par la princesse Yefrosinia de Moscou, la femme d’Andreï Staritski, le fils cadet d’Ivan III. La princesse faisait par­tie d’un groupe de boyards qui complotaient contre Ivan le Terrible et souhaitaient placer sur le trône le fils de Yefrosinia. En 1563, le tsar Ivan IV a découvert le complot. Sa colère était terrible. Ye­frosinia a été exilée au couvent qu’elle avait elle-même fondé à Go­ritsy et où elle a été forcée de prendre le voile, ainsi que le nom de Yevdokia.
Elle est arrivée au couvent avec ses serviteurs et son atelier de broderie. Ses icônes brodées sont actuellement exposées au mo­nastère de Kirilov. Néanmoins, le tsar Ivan IV le Terrible lui a pro­mis la liberté mais le navire qui est allé la chercher à Goritsy avait reçu des ordres de noyer la gênante princesse au milieu de la Ches­kna.
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