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ivanov666
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Файл:Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение
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géographique stratégique. Au Moyen Âge, Lyon est «l’une des
clefs du royaume» à la frontière des pays de Savoie, Dauphiné,
Italie et Allemagne d’un côté, Beaujolais, Bourgogne, Languedoc, Forez et Auvergne de l’autre. Le jour où, en 1419, le Dauphin, futur Charles VII, comprenant la valeur commerciale
d’une telle situation établit deux foires franches par an, Lyon
devient un grand entrepôt. Les marchands y accourent de partout. A partir de 1463, grâce à Louis XI, les foires ont lieu quatre
fois par an, encourageant la création du Change, origine de la
Bourse actuelle, et du Tribunal de la Conservation, d’où sortiront plus tard les tribunaux de commerce. C’est justement à
l’occasion des foires, que Rabelais, alors médecin à l’HôtelDieu, publie coup sur coup en 1532 et 1534, son Gargantua et
son Pantagruel.
L’ancienne cité des Gaules est également le théâtre de
nombreuses inventions. En 1793, les frères Montgolficr réussissent une des premières ascensions en aérostat. Un siècle plus
tard, grâce au génie des frères Lumière, naît le cinématographe
dont la première projection publique a lieu en 1895 à Paris. Enfin, comment ne pas évoquer la sympathique marionnette de
bois dont la renommée s’étend dans toute la France. En effet, le
Guignol de Lyon à la verve railleuse incarne parfaitement
l’esprit populaire lyonnais.
Lyon, cité de la soie
Aujourd’hui encore, grâce à ses importantes activités
industrielles, Lyon maintient toujours sa position de grande
place d’affaires internationale. Plaque tournante sur le chemin
de l’Italie, entre les régions du Centre et de l’Est, à la rencontre
de la France du Nord et des provinces du Midi, Lyon est aussi,
depuis toujours, la capitale de la soierie. C’est en effet la soie,
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qui au 16e siècle a fait de Lyon une grande ville industrielle.
Jusqu’alors, la plus grande partie des étoffes de soie venait
d’Italie. En 1804, Jacquard, s’inspirant d’une machine de Vaucanson, invente un métier qui permet à un seul ouvrier de faire
le travail de six. Mais il faudra attendre 1875 pour que
l’introduction du métier mécanique révolutionne l’univers des
soyeux alors installés dans le quartier d’Ainay.
La vie lyonnaise est profondément marquée par une
grande simplicité, toute pétrie d’habitudes. Les distractions favorites de ses habitants demeurent les jeux de boules et les flâneries le long des quais du Rhône et de la Saône. Le cœur de la
ville bat sur la Presqu’île et sur les célèbres collines de Fourvière et de la Croix-Rousse. Le vieux Lyon des quartiers StJean, St-Paul et St-Geoges était autrefois le centre de la cité.
Préservées des caprices du temps, de nombreuses demeures,
reliées entre elles par les fameuses traboules, ont été conservées
formant un exceptionnel ensemble urbain de l’époque Renaissance.
Au-delà de son influence régionale, Lyon aspire à
compter parmi les plus importantes capitales européennes. Rivale de Milan, Turin ou Barcelone, elle séduit par la richesse de
ses commerces des rues Gasparin et du Président-Herriot entre
les places Bcllecour et des Terreaux. Sa future «Cité Internationale», son Opéra, œuvre récente de l’architecte Jean Nouvel
et son Orchestre National ont su aussi se hisser au plus haut
rang international. Mais c’est à l’heure de l’apéritif, tour d’un
pot de beaujolais à la brasserie Georges ou au café des Négociants, que l’esprit lyonnais s’appréhende le mieux. En toute convivialité.
La Gastronomie reine
Lyon doit en grande partie sa renommée à la qualité de
sa cuisine qui compte parmi les plus savoureuses et les plus re-
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putées de France. Une étape gastronomique qui débute chez
Paul Bocuse pour y savourer sa légendaire volaille de Bresse ou
encore sa non moins fameuse soupe aux truffes. Lyon ne manquue pas d’illustres établissements comme Orsi ou encore Léon
de Lyon. Mais ici, la cuisine est simple avant tout. Elle est n’est
pas par hasard que les plus fins gourmets situent la capitale
mondiale de la bonne cuisine à Lyon. La cuisine lyonnase ne
serait certainement pas ce qu’elle est sans les célèbres «mères»,
robustes cuisinières, qui ont marqué de leur empreinte féminine
le caractère même de la cuisine lyonnaise dont les subtiles et
délicates nuances sont ducs à un habile mariage de produits de
haute qualité sélectionnés avec rande rigueur. Quelles saveurs,
la quenelle de brochet grantiée au four, le saucisson de Lyon,
les volailles, les poulardes et quelle atmosphère sympathique
autour d’une cervelle de canut, d’un tablier du sapeur et des gâteaux de foies! Ces préparations locales, mais aussi les grattons
et toutes cochonnailles se dégustent dans les fameux bouchons,
petits établissements typiques du Vieux Lyon, à l’ambiance
chaleureuse, où le patron, au caractère généralement bien,
trempé, vous reçoit selon l’humeur du jour.
Lyon possède aussi le privilège de se trouver au cœur
des régions vinicoles du Beaujolais et des Côtes du Rhône. Les
vinsnnus ont élu domicile dans le Beaujolais et le Mâconnais.
Le brouilly, le juliénas, le morgon ou encore le moulin à vent en
sont quelques délicates illustrations. Au sud de Lyon, s’étendent
les vignobles des Côtes du Rhône, en un ruban de part et d’autre
du fleuve. Le condrieu et le grillet, vins élégants de la Côte
Rôtie se classent parmi ds vins blancs de France. Sans oublier le
saint-joseph et les vins de l’Hermitage au parfum de framboise.
Enfin, dans epanouissement de la vallée marquant l’entrée en
Provence, le chaleureux chàteauneuf-du-pape, vin puissant à la
robe de pourpre, le gigondas, le généreux muscat de Beaumesde-Venise avant de se laisser agréablement emporter par le
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parfum frais et léger des rosés de Provence.
Le passage obligé
«Lyon, dit-on, est arose par trois fleuves : le Rhône, la
Saône et... le beaujolais». Depuis l’Antiquité, la Vallée du
Rhône en aval de Lyon n’a cessé d’être une voie de passage.
Les Grecs de Marseille empruntaient déjà le Rhône pour aller
chercher l’étain de Cornouaille. A l’époque romaine, la navigation devient très active et le fleuve est alors la grande voie de
passage des vins. Le Rhône, au fil des siècles occupe une place
de choix en matière d’approvisionnement et de transport des
villes bordières.
Sur quelque 250 km, la physionomie du couloir
rhodanien se renouvelle sans cesse. Le Rhône est le plus puissant et le plus rapide des grands fleuves français. Au sud de
Lyon, sa course vers le midi de la France, entre les talus du
Massif Central et des Préalpes, offre l’aspect d’une percée lumineuse, d’une ampleur magnifique. A chaque instant, à chaque
méandre, la vallée se pare d’une beauté nouvelle parfois appuyée par la violence et la force du mistral. Coteaux sourcilleux
tour à tour sévères ou souriants, bassins épanouis à l’approche
de la Provence, brusques étranglements des défilés sont autant
de visions étonnantes qui comblent l’œil du promeneur.
De Lyon à Vienne, le fameux couloir industriel fait
rapidement place aux superbes vergers qui agrémentent les
rives du Rhône. A cela s’ajoutent aussi les vestiges romains de
Vienne et les ruines perchées, évocatrices des temps de rapine
et de violence, comme le célèbre château de Crussol. Pour
parachever le tableau, les églises et châteaux juchés sur des
promontoires agrémentés de vignobles constituent une véritable
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curiosité. Mais le panorama le plus grandiose de touta la vallée
du Rhône demeure sans conteste celui qu’il est possible de découvrir de St-Romain-de-Lerps. Ici, la vue embrasse l’infini.
Au-dessus de la plaine de Valence, s’élèvent les barres du Vercors entrecoupées de failles sombres et au- delà, brillent sous le
soleil les sommets neigeux des Alpes et la masse imposante du
Mont Blanc.
Empreinte d’histoire, d’un environnement parfois hostile
à l’homme, la région des Alpes et de la vallée du Rhône n’a
jamais cessé de cultiver ses richesses naturelles et de promouvoir sa situation géographique stratégique. Aujourd’hui, le
Lyonnais arbore fièrement tous les talents et les atouts d’une
grande place économique, industrielle, financière et culturelle,
et l’ancienne capitale des Gaules demeure toujours le berceau
des grands chefs de France. Aquelques poignées de kilomètres
de là, les plus grands skieurs du monde entier se donnent rendez-vous chaque année suriles pistes des prestigieuses stations
de sports d’hiver. Partout dans le couloir rhodanien jusqu’aux
belvédères de la Haute Corniche des Gorges de l’Ardèche, dans
un chais du Beaujolais ou sur le versant d’une profonde vallée
alpine, chacunassiste au spectacle grandiose de la nature. Jour
après jour, année après année, siècle après siècle, la majestueuse montagne des Alpes veille jalousement sur les flots
rapides du Rhône et sur ses rives baignées de soleil. Pour que
l’homme puisse longtemps encore, admirer ce cadeau unique.
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5. CENTRE. AUVERGNE. LIMOUSIN
Volcans endormis d’où naissent tant de rivières, gorges
profondes, torrents tumultueux, lacs aux eaux tranquilles, forêts,
prairies, l’Auvergne déploie les charmes rares d’une nature
préservée, riche de son passé : au pied des falaises de basalte
vivaient des hommes il y a un million d’années. Les Romains
appréciaient déjà les sources thermales de Néris et de ChaudesAigues. Partout, des ruines de Bourbon-l’Archambault aux
raffinements de La Palice, plane l’ombre des Bourbons. Autour
du Cantal, la Route Historique des Châteaux d’Auvergne
conduit vers ces forteresses édifiées depuis le 10e siècle,
comme Anjony, Polignac, Murol ou encore celle d’Alleuze,
construite au 13e siècle, puis incendiée en 1405 afin que les
Anglais n’y séjournent plus. C’est au château de Chavaniac que
naquit, en 1757, le général de La Fayette. Dès le 12e siècle,
l’artisanat se développe. L’art des émaux orne les églises. Les
édifices romans, dont l’abbatiale de Beaulieu-sur-Dordogne, la
cathédrale du Puy, les églises et les chapelles jalonnent les
chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et abritent
d’émouvantes sculptures de vierges noires, des reliquaires
enrichis de pierres précieuses. Les cités prospèrent : Riom est
résidence d’officiers du roi ; à Aubusson, manufacture royale,
les tapisseries tissées de fils de laine et de soie racontent la
petite et la grande histoire de la France ; au Puy s’affairent les
dentellières aux doigts habiles ; à Clermont-Ferrand, les quartiers médiévaux et les hôtels particuliers des 15e et 16e siècles
sont autant de témoignages d’aisance et de bon goût. La
porcelaine de Limoges et la coutellerie de Thiers sont
renommées dans le monde entier.
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Le cœur vert de la France
Au cœur de la chaîne des volcans d’Auvergne, le puy de
Sancy, à 1885 m d’altitude, est le point culminant d’une formation montagneuse ancienne très érodée, le Massif Central, qui,
telle une gigantesque empreinte, marque la physionomie du
centre de la France. Les monts Dore, les monts Dômes, les
monts du Cantal en constituent la partie la plus spectaculaire.
Ce sont eux que l’on distingue du haut du puy de Sancy, telles
de grandes vagues immobiles, montagnes usées, rabotées, aux
contours robustes et adoucis, dont les formes imposantes, loin
de donner l’impression que laissent les sommets triomphants, et
les aiguilles des Alpes et des Pyrénées, montagnes jeunes, restituent la mémoire des temps géologiques, sur une infinité de
siècles, qui imprègne terre et habitants.
Réunis en un cercle concentrique autour de ces points
d’altitude, d’autres hauteurs, paliers couverts de landes, de
pâturages, de forêts, constituent des pays âpres, au climatrude:
les plateaux de l’Artense, de la Margeride, de l’Aubrac, et,
séparés des premiers par des plaines effondrées et fertiles, Limagnes, drainées par la Dore et par l’Allier, les monts di Livradois et du Forez, la Montagne Bourbonnaise.
L’alternance de hauteurs granitiques sauvages, sur
lesquelles s’appuient les cônes des volcans, et de plaines cultivées où se concentrent les principales agglomérations, rassemble les principaux paysages de l’Auvergne, originaux et diversifiés.
La lumière souvent bleutée de ces hautes terres central
es confère aux horizons de cette province une douceur et un
charme particuliers.
Ce «toit» majestueux du Massif Central est un véritable
eau d’eau où naissent d’innombrables rivières. Elles traversent
les recion limitrophes de l’Auvergne, qui en constituent les
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marches. Le relief est moins accentué, doucement vallonné.
George Sand y retrouvait les beautés de la montagne: «Elles y
sont discrètement cachées et petites de proportion, il est vrai,
mais vastes de courbes et de perspectives et infiniment
heureuses dans leurs mouvements souples et fuyants...»
(Promenades autour d’un village.) Les étendues bocagères du
Bourbonnais et du Limousin sont le royaume l’herbe, de l’arbre
et de l’eau. Les rivières circulent en serpentant dans des vallées
encaissées ou élargies. En quittant les terrains cristallins du
Massif Central, elless’ engagent dans les terrains sédimentaires
du Berry et du rord, qui annoncent respectivement les Bassins
Parisien et Aquitain. Les étendues calcaires y prennent des visages diffé: plateau de faible altitude et relativement plat en
Berry, terre de grande culture; causses profondément entaillés
du Périgord et du Quercy. Les dépressions argileuses, en retenant l’humidité, ont créé localement des paysages parsemés
d’étangs, réserves pour la faune et la flore.
Toutes ces rejions ont en commun d’avoir été âprement
disputeés aux cours des âges. La terre qui porte nombre de
fateresses en ruine, témoins des luttes féodales, suscite unattachement tnace.
A la mémoire de la terre s’harmonise celle des hommes,
non plus celle des seigneurs qui se battirent pour la posséder,
mais des paysans qui la cultivèrent et en vécurent. Ce pays qui
s’est élaboré lentement, a créé un art de vivre raffiné dont le
secret réside dans une maturation très lente, une bonification
séculaire. L’Auvergne, le Limousin, le Périgord, le Berry sont
des régions de forte tradition rurale. Les produits du terroir, qui
rehaussent de leurs saveurs la cuisine locale, l’artisanat, les
croyances ancestrales, où les saints côtoient les sorciers restent
les témoignages.
Longgtemps perçues comme représentant la «France
profonde», ces régions ne sont plus enclavées. Autoroutes, aér-
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oports les desservent. Elles ont séduit nombre d’hommes ets de
temmes de lettres, de peintres qui y sont toujours restés attachés. Le Massif Central et ses rebords se placent, grâce à leurs
équipements touristiques, à leurs stations thermales, à leur environnement préservé, au premier rang des vacances en plein, ressourçantes, équilibrées. L’automne, sous sa lumière déclinante,
est une saison exceptionnelle pour parcourir ces contrées qui
ont comme vertus secrétes la discrétion et la retenue, gages de
saveurs cachées.
Une extraordinaire collection de sites
Le visiteur a l’embarras du choix en sélectionnant les
étapes de son périple : aime-t-il les formes volcaniques?
L’Auvergne en est un véritable musée, surtout dans la région
des monts Dômes, remarquables pour la variété et la fraîcheur
de leurs formes ; il y verra des cratères égueulés, des cônes emboîtés, des dômes aux versants raides dont le puy du même nom
est un exemple typique. Les coulées de lave prennent les formes
les plus diverses : se solidifiant en aiguilles à mesure qu’elles
sortaient de terre, comme le puy Griou, au grandiose panorama,
au centre de l’ancien cratère du volcan du Cantal, ou bâtissant
de vastes planezes que les éléments fertilisants contenus dans la
lave transforment en gras pâturages et en terres de culture. Protégeant des terrains plus tendres, certaines coulées, autrefois au
creux des vallées, forment, par inversion de relief dû à
l’érosion, des tables comme le plateau de Gergovie, la montagne de la Serre et la superbe butte de Polignac. De nombreuses buttes d’origine volcanique, les necks, constituent des
points de vue splendides: que l’on songe aux rochers, illuminés
la nuit, de Bonnevie, de Bredon’s et de Chastel à Murât, aux
buttes de Montgacon ou Montpensier dominant la Limagne, ou
aux pitons étranges di Puy-en-Velay, surmontés d’églises
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presque orientales.
La masse de lave, en se solidifiant s’est parfois fragmenté en prismes qui caractérisent les «orgues» de la roche
Tuillière, que l’on découvre face à la roche Sanadoire dans les
monts Dore, et du piton d’Espaly dans le Velay.
L’activité volcanique, en bouleversant le relief, obstruant les vallées, effondrant le sol, a créé de nombreux lacs. Les
plus spectaculaires sont les impluviums des cratères; aucun
d’entre eux n’atteint la beauté et le scintillement du lac Pavin,
merveilleusement enchâssé dans des parois abruptes recouvertes de forêts. Y jeter un caillou déchaînait, croyait-on,
d’effroyables orages, d’où son nom (Pavens, en latin, signifie
épouvantable), que ne méritent pas ses eaux transparentes, peuplées de truites et d’ombles chevaliers. Dans la haute vallée de
la Dordogne, autrefois encaissée et parcourue par les «gabarcs»,
qui nécessitaient une adresse consommée pour affronter un
cours rapide et capricieux, dans les vallées de la Creuse et de la
Truyère, les gorges de la Cère et de la Maronne, c’est l’action
de l’homme qui a créé de vastes étendues d’eau, embellissant
parfois le site comme à Crozant ou à Bort, où le charmant château de Val, flanqué de tours en poivrière, se dresse sur un îlot
rocheux. Les routes permettant de relier les usines productrices
de la «houille blanche» ont rendu ces sites, autrefois ignorés,
plus accessibles. La plupart des lacs et des barrages s’inscrivent
dans des vallées dont la beauté a séduit peintres et écrivains : la
vallée de la Creuse entre Fresselines et Gargilesse, représentée
par Armand Guillaumin, Claude Monet et décrite par George
Sand ; la vallée de la Dordogne que, depuis la bastide de
Domme, l’écrivain Henry Miller qualifiait de meilleure évocation terrestre du paradis ; la basse vallée du Lot au cours
sinueux, qui enserre de vieilles cités comme Cahors, se fraie un
passage au pied de falaises et de promontoires où s’accrochent
de ravissants villages comme St-Cirq-Lapopie ; la vallée de la
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