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Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение

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☆
le "Chant de guerre pour l’armée de Rhin" (La Marseillaise). Assiégée par les Allemands en 1870, la ville capitule après une résistance héroïque; elle reste sous la domination allemande jusqu’en 1918. Elle a beaucoup souffert au cours de la Deuxième Guerre mondiale, et est libérée le 23 novembre 1944.
La cité est aujourd’hui un centre économique et politique de premier plan. La ville s’est dotée d’un palais de Congrès d’avant-garde et d’une université très contemporaine; elle a agrandi et creusé les impressionnants bassins qui font d’elle l’un de grands ports de France. Les Strasbourgeois se sont aussi mis en tête de rajeunir les vieilles pierres fatiguées et offrent à leurs hôtes les surprises d’un véritable musée en plein air d’architectures diverses.
Strasbourg mérite bien son nom de "capitale européenne’’.
Vocabulaire
•
mette en vedette pittoresque adj живописный orgueilleux, -se adj гордый, надменный jadis [jadis] adv когда-то, некогда alsacien, -ne intermède m. siège au sein réconcilier vf
m
adj
местонахождение
•
выдвинуть на первый план
эльзасский
промежуток, пауза
в лоне, внутри; зд. в центре
мирить
• dériver vt ruban m doubler vt le Rhin
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• происходить лента
зд.
идти вдоль
Рейн
recueillir vt vol m d’oiseau
• serment m assistance f
• d’antan la Suisse les Pays-Bas rallier vt flèche f tapisserie f la cathédrale abrite vf une belle horloge
• accueillir vt enraciner vt sans souci des frontières
mutuelle
принимать
дальность полета птицы перелетное расстояние
• клятва взаимопомощь
• былых времен Швейцария
Нидерланды
привлекать (к делу)
стрела
стенной ковер, гобелен в соборе находятся прекрасные часы
• принимать
укореннять
не заботясь о границах
• assiéger vf une résistance héroïque sous la domination allemande
вом
• se doter creuser vt impressionant, -e bassin m
•
se mettre en tête
en plein air
adj
Commentaires
Bâle Charlemagne
– Базель, город в Швейцарии.
(742-814) – Карл Великий (франкский ко-
• осаждать
героическое сопротивление
под немецким владычест-
• снабдить себя рыть внушительный портовый бассейн
• забрать себе в голову
зд.
под открытым
небом
роль из династии Каролингов в 768-814 гг; с 800 года – император). Charles le Chauve (823-877) – Карл Лысый. (французский
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король в 840-877гг.). Louis le Germanique (804-876) – Людовик Немецкий (гер­манский король 843-876гг.). Lothaire (795-855) – Лотарь (император Западной империи в 840-855гг.). Gutenberg Johannes (1399-1468) Гуттенберг Иоганн (не­мецкий изобретатель книгопечатания). la Réforme – реформация (широкое общественное движе­ние в Западной и Центральной Европе, направленное про­тив католической церкви).
Répondez aux questions:
1. Quand et pourquoi Strasbourg prend officiellement rang
de capitale européenne?
2. Comment intetrprète-t-on son nom? Est-ce que ce nom
est justifié?
3. Quel est le premier texte écrit en français? Quel
événememt a provoqué son apparition?
4. Pourquoi peut-on dire que les Strasbourgeois "voyaient
beaucoup plus loin que leurs murailles"?
5. Quels liens existent entre l’histoire de Strasbourg et
celle de l’hymne national français?
6. Qu’est-ce qui caractérise le Strasbourg d’aujourd’hui?
Traduisez:
1. Страсбург – это очень
живописный город. В 1979 году там состоялось первое заседание европейского парламента. В Страсбурге заседает Совет Европы.
2. В Страсбурге много современных автострад. Аэропорт принимает миллион пассажиров в год,
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связывая Эльзас с Лондоном, Брюсселем, Амстердамом, Франкфуртом, Мианом и Римом. По Рейну можно проплыть от швейцарского Базеля до Северного моря.
3. В 842 году появился первый текст на французком языке – Страсбургские клятвы.
4. В Страсбурге можно полюбоваться великолепным
собором. Он украшен готическими скульптурами, витражами, гобеленами.
5. Город сильно пострадал во время Второй мировой войны. Он был освобожден в 1944 году.
6.
В настоящее время Страсбург является крупным политическим и экономическим центром и, в то же время, настоящим музеем под открытым
небом.
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TEXTES SUPPLEMENTAIRES
Paysages au fil de l’eau
Pays du Nord et pays de l’Est nous offrent des paysages très diversifiés où la beauté des lieux est faite d’ondées légères et d’écoulements limpides. C’est dire si l’eau est le véritable personnage de ces décors: c’est par elle et à travers elle qu’on les découvre le mieux. L’eau du Nord et de l’Est n’est pas seulement celle de la pluie et du brouillard, c’est aussi l’eau mouvante de la mer, l’eau rieuse des rivières et des sources, l’eau disciplinée des canaux, l’eau dormante et miroitante des lacs et des marais.
C’est par la mer qu’on entre dans les terres. Comment résister alors au charme équivoque de l’intimité du sable blanc et de l’écume des vagues, sur cette côte qu’on dit d’« Opale » à cause de la couleur de lait et de l’eau laissée sur le sable ? Au­dessus des plages sans fin du Touquet Paris-Plage, rendez-vous des Anglais au siècle passé, et de Fort-Mahon où le vent siffle à l’approche des chars à voile, si rapides sur le sable mouillé, le ciel est toujours changeant, laissant voir, au lointain, les côtes anglaises depuis le Cap Griz-Nez et le Cap Blanc-Nez, et plus près, les ferries et chalutiers de Boulogne et les docks flottants de l’actif port dunkerquois. A quelques kilomètres de là, les oiseaux par milliers viennent passer l’hiver sur les dunes her­bées et les marécages d’eau saumâtre du Marquenterre.
La fluide frontière entre l’eau et la terre est également présente sur ces morceaux de terre gagnés sur la mer qu’on appelle Blooteland dans les Flandres, où les moulins strient le ciel de leurs grandes ailes blanches. Ce sont aussi les water­gangs qui traversent la région de Saint-Omer, petits canaux au bord des terres où l’on cultive le chou-fleur, avoisinant les étangs couverts de lentilles d’eau et de nénuphars et bordés de
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peupliers frissonnants, tout près des maisons basses passées à la chaux. Ce sont les célèbres hortillonnages d’Amiens, jardins flottants envahis de fleurs, où seule la barque silencieuse peut mener. C’est l’eau de l’Ill et de la Lauch qui baigne les maisons à colombage des tanneurs et des maraîchers de la Petite France à Strasbourg et de la Petite Venise à Colmar. Ce sont enfin ces droits canaux qui joignent entre elles les mines du Nord et de la Lorraine, dominées par la pyramide sombre des terrils et les hauts fourneaux, prolongées par les rangées de maisons en bri­ques des corons et des cités ouvrières où sèchent les draps écla­tants de blancheur et où s’épanouissent les fleurs des jardins si parfaitement entretenus.
Plus libre est la course des rivières à travers les plaines et les vallées, passant au milieu des gros bourgs qui s’animent les jours de marché. L’eau sautille entre les bocages de la rieuse Thiérache et de l’Avesnois où paissent les vaches pie noir frisonnes, chantonne près des vergers de Lorraine où les mira­belles tombent en pluie d’or sucrée, s’épanouit en mille torrents et ruisseaux à travers les forêts de sapins, les vignes et les cul­tures de tabac du Hohwald, perturbe la mosaïque de vert, de jaune et de bleu des champs de betteraves, de colza et de lin qui égaient les plaines de Picardie, de Champagne et des Ardennes. La Meuse, la plus espiègle des rivières, creuse sa vallée en gorges sauvages formant des boucles régulières où nichent les villages, sous ses crêtes où trônent les Dames de Meuse ou le mont Malgré Tout.
Plus sage, l’eau s’épanouit en de vastes lacs, lacs de plaine du Der-Chantecoq et d’Orient, lacs de montagne de Gér­ardmer, Lac Noir et Lac Blanc des Vosges, d’un calme serein, reflétant un ciel parcouru de nuages, lacs dont la profondeur insondable fait de l’eau un miroir nacré. Gaieté et fraîcheur des sources thermales de Lorraine, l’eau se fait bienfaitrice à Vittel et à Contrexéville, à Plombières et à
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Bains-les-Bains. Autour d’un kiosque à musique, les curistes promènent leur oisiveté sous les grands arbres protecteurs, leur gobelet à la main.
Voyager au fil de l’eau, c’est découvrir les merveilleux paysages du Nord et de l’Est, passant par la mer, les plaines immenses et les montagnes où s’éveillent les sources.
Pays de guerres et de combats
Situés en lisière de la Belgique et de l’Allemagne, les pays du Nord et de l’Est ont bien souvent souffert des vicissitudes des invasions et des guerres. Domaine des comtes de Flandres, des dynasties de Germanie puis des ducs de Bourgogne, villes conquises un temps par les Espagnols et convoitées par les Anglais, ces régions ont bâti depuis le Moyen Age de puissantes forteresses et d’nposants châteaux forts tels qu’on en voit encore à Provins et a Boulogne, à Coucy, à Sedan et au 1 Hant- Kœnigsbourg dont la triple enceinte, placée sur un éperon de grès, domine toute ea plaine rhénane. Plus souvent, ce ne sont plus aujourd’hui que des ruines envahies par les mousses et les lianes sauvages. Ce n’est pas sans frisson que l’on contemple ces édifices, bastions de la France au carrefour des guerres, qui ont vu les villes prises et rasées, les incendies qui rougeoient dans la nuit, les cris fusant de toutes parts.
Les temps modernes n’ont pas épargné leurs habitants, malgré le Pie Carré mis en œuvre par Vauban, longue ligne défcnsive partant des côtes du Nord jusqu’aux Ardennes, passant par Neuf-Brisach, carré parlait au centre d’une étoile à huit branches, et Bitchc, aux remparts de grès rouge.
Autres temps, autres guerres, celles qui ne sont pas si lointaines, celles de 1870, 1914-1918 et 1939-1945, qui ont vu des milliers d’hommes au combat, désormais couchés pour tou­jours sous les forêts de croix blanches des cimetières de Verdun
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et de la colline de Notre-Dame-de-Lorette. De ces cruelles an­nées, il nous reste les tranchées et les trous d’obus de l’enfer de Verdun, le Simserhof, ouvrage souterrain le plus important de la ligne Maginot, le blockhaus d’Eperlecques, sur le mur de l’Atlantique.
Touché par les guerres et les invasions, ce peuple du Nord et de l’Est n’en a pas moins gardé un fort esprit de soli­darité et d’indépendance face à l’ennemi. Nous sommes ici au pays « où souffle l’esprit », selon le mot que Barres appliquait à la Colline Inspirée, en Lorraine. Cet esprit souffle en hauteur, du haut des beffrois du Nord où les carillons chantent la liberté et la fierté du peuple, égrenant leurs notes au-dessus des toits et des pignons de Douai, de Maubeuge ou de Dunkcrque, la ville aux quarante-neuf cloches. Il souffle du haut des clochers et des flèches des cathédrales de Picardie, de Champagne, d’Alsace et de Lorraine, et du haut des montagnes fantastiques des Vosges.
Pays indépendants, mais tellement accueillants, tellement ouverts sur l’extérieur! En y pénétrant, se coule en nous l’étrange sensation de se sentir bien, ailleurs. C’est que nous sommes déjà à l’étranger, à deux pas des pays rhénans, de la Belgique et des Pays-Bas, à quelques kilomètres, sous la Manche, de cette Albion qu’on ne peut plus désormais qualifier de «perfide», au cœur de cette vieille Europe dont Strasbourg s’est fait la capitale.
Rayonnement artistique et intellectuel
Cette proximité avec l’étranger, il faut aussi la situer dans la langue que parlent les gens du pays. Du Nord aux Ar­dennes en passant par la Picardie, on parle le picard et le wal­lon, comme nos voisins belges, tandis qu’à Strasbourg, l’alsacien ressemble étrangement à ce dialecte germanique parlé dans le pays de Bade et en Suisse allemande. Cette langue
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commune, c’est le ciment qui unit les gens, c’est aussi ce qui fait qu’on se sent bien dans son pays, parce qu’on en connaît les secrets que seul le dialecte sait dire.
Plus spectaculaire est l’influence des styles étrangers dans l’architecture du Nord et de l’Est. L’Empire carolingien impose la forme octogonale de la chapelle palatine d’Aix-la­Chapelle à l’église d’Ottmarsheim. Plus proche de la tradition romane qui perdurera bien après l’éclosion du gothique en Ile­de-France, les régions de l’Est déploient la beauté pure du ro­man à Marmoutier, et sur le remarquable chevet de l’abbaye de Murbach. Plus tard, la Renaissance rhénane fleurit sur la façade de l’hôtel de ville de Mulhouse, tandis que les gouts baroques du roi Stanislas Leszcynski transforment Nancy en perle rare dans l’écrin des grilles de fer forgé et doré de Jean Lamour. Du côté flamand, on évoque l’étonnante richesse de décoration de l’hôtel de ville de Saint-Quentin, le lion des Flandres qui tient lieu de girouette en haut des beffrois d’Arras et de Bergues, la baroque Bourse de Lille caractérisée par des bossages et un riche décor sculpté, et les maisons à arcades et à pignons, pressées les unes contre les autres sur le pourtour de la Grand’Place d’Arras, qui ressemblent tellement à celles de Bruges.
Beauté des cathedrals
Et comment évoquer le Nord et l’Est sans contempler la verticalité vertigineuse des cathédrales gothiques? Rivalisant de grandeur et de beauté avec celles d’Ile-de-France elles ont donné le jour aux plus belles et aux plus audacieuses construc­tions du 1 3e siècle : la plus haute nef de France est a Amiens, véritable palais de pierre où les colonnes montent jusqu’aux voûtes où se croisent les ogives. La plus célébrée» Reims, car elle a depuis toujours vu les sacres des rois de France. C’est à
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Metz que la cathédrale prend les plus jolis tons jaunes de la pi­erre de Jaumont entre les immenses baies du transept, à Stras­bourg qu’elle se colore du grès rose des Vosges tant admiré de Goethe. Élévations parfaites, appelant véritablement l’âme vers Dieu! La beauté pure s’épanouit bientôt en mille fleurs, mille flammes qui réchauffent la foila. Dentelle n’est pas seulement de coton, elle est aussi de pierrea la collégiale de St-Vulfran à Abbeville, à Notre-Dame de l’Épine, ou sur la Recevrcsse de l’abbaye d’Avioth.
Le Nord et l’Est sont aussi les berceaux de courants de pensée qui appartiennent désormais à l’Histoire littéraire et phi­losophique. Le plus célèbre reste celui que saint Bernard fonda à Clairvaux, en Champagne, première abbaye cistercienne. Mais il serait injuste de ne pas citer Eloïse, qui prit repos au Paraclet, que lui avait offert son professeur Abélard, ni Her­rade de Landsberg, l’abbesse de Niedermunster, fameuse ab­baye créée par sainte Odile.
Des villes musées
Le Nord et l’Est ont été des pays où l’art a fleuri partout dans les villes. Aujourd’hui, les musées-écrins renferment tré­sors d’art médiéval, moderne et contemporain : on ne peut pas­ser à Lille sans voir les primitifs flamands du musée des Beaux­Arts, à Colmar sans admirer, émerveillé, l’incomparable retable d’Issenheim. Mille beautés qui sourient comme l’ange le la cathédrale de Reims, figure emblématique de ces régions, ap­parentées aux plus grandes écoles artistiques : sculpteurs de royes et de Reims, élèves attentifs d’Emile Galle, maître de l’Art Nouveau à Nancy, dont les vases, si délicatement fleuris, éjouissaient l’Europe de la Belle Époque. es villes du Nord et de l’Est ont vu naître nombre crivains: Maurice Barrés à Char­mes, dans les Vosges, chrétien de Troyes, dans la ville dont il
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