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Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение

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07.09.2026
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• tombée f de la nuit наступление темноты envahir vt заполнять
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1. un jardin à la française
–парк с геометрическим
расположением цветников и водоемов.
2. un jardin paysager
– пейзажный (английский) парк (парк со свободной планировкой, как бы воспроизводящий естественный ландшафт)
Répondez aux questions:
1. Où est située Rennes? dans quelle province?
2. Est-ce que c’est une grande ville?
3. Comment est le centre de la ville? Comment sont ses rues?
4. Où est-ce que les Rennais aiment passer leur temps libre?
5. Est-ce que Rennes est une ville industrielle? Dans quels domaines s’est-elle spécialisée?
6. Y a-t-il beaucoup d’étudiants dans la ville de Rennes?
7. Pourquoi dit-on que le jardin de Thabor est un endroit attrayant?
Traduisez:
1. Ренн – столица Бретани. Это один из самых привлекательных городов Франции.
2. В городе царит живая, теплая, полная очарования
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обстановка.
3. Центр города превращен в пешеходную зону. Там
много средневековых улиц, узких и извилистых. Жители Ренна приходят сюда за покупками, посмотреть спектакли, посидеть с друзьями
4. Недалеко от вокзала расположена более современная часть города.
5. В Рене находятся заводы Ситроен, транспортные и строительные предприятия.
6. Ренн специализируется в области электроники, телекоммуникации, информатики.
7. Ренн – университетский город. Там два университета и 16 высших школ и институтов.
8. Очень приятно прогуливаться в парке Табор. Парк
занимает более 10 гектаров. Разнообразие и богатство растительности делают парк привлекательным местом.
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TEXTES SUPPLEMENTAIRES
La terre et les homes
Comme les pèlerins de jadis, c’est à pied qu’il faut par­courir les quelque deux kilomètres de digue qui relient le Mont­St-Michel au continent.
Cette courte marche permet, seule, d’appréhender détail après détail, toutes les subtiles hardiesses de l’architecture de la «Merveille de l’Occident » mais aussi symbole de la Nor­mandie, de s’imprégner de cette atmosphère si particulière toute en demi-teintes où se mêlent le bleu de l’ardoise des toits, le gris sévère du granit, celui des sables de la baie, les taches vertes des herbes des bords du Couesnon et des arbres qui, con­tre vents et tempêtes, s’accrochent au rocher.
Ces demi-teintes font aussi le charme du paysage nor­mand traditionnel, célèbre pour ses collines boisées et ses frais vallons où l’aimable silhouette d’un château ou d’un manoir apporte une note d’opulence et d’ordre.
En Basse-Normandie, la presqu’île du Cotentin évoque la Bretagne par l’austérité de ses paysages granitiques, la vie maritime de ses petits ports et l’amplitude des marées autour des îles Chauscy et dans la baie du Mont-St-Michel. Le bocage séduit par ses chemins creux, ses champs cloisonnés, ses hameaux dispersés, ses herbages plantureux cernés de haies mé­ticuleusement entretenues, ses vergers de pommiers dont la floraison en avril-mai est un enchantement. De grands massifs forestiers font la parure végétale de la province.
La vallée de la Seine est le grand axe des échanges de la Haute-Normandie, tout entière tournée vers Rouen, la ville­musée. Le pays d’Auge, bocage de luxe, y règne par son cidre, son calvados, ses prestigieux fromages et l’élégance de ses manoirs. Au nord du fleuve, le pays de Caux, au limon fertile,
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où les fermes sont de vraies oasis de verdure, tombe dans la mer par les valleuses festonnées de la côte d’Albâtre.
Un joyer de civilisation éminent
La rue du Gros-Horloge, la cathédrale de Rouen, la dimension quasi spirituelle de l’architecture de Jumièges, la plus formidable place forte du 12e siècle qu’est le Château­Gaillard aux Andelys, la perfection du chœur gothique de la cathédrale de Coutances et les nombreux autres témoins architecturaux qui jalonnent les côtes et la campagne normandes racontent, de la manière la plus éclatante qui soit, la grande histoire de cette province.
Lorsque vers l’an 800 le danger Scandinave s’est fait plus pressant, l’actuel territoire normand avait déjà depuis plusieurs siècles subi les influences saxonne sur les îles et la côte et franque à l’intérieur des terres.
En 911, l’accord de St-Clair-sur-Epte passé entre le roi de France, Charles le Simple, et le chef normand Rollon crée, en Fait, le duché de Normandie.
Des lors, l’esprit d’aventure et l’aptitude au négoce des Vikings, conjugués à l’organisation rurale des Francs et aux structures ecclésiastiques qu’ils favorisaient, allaient forger un État fort et stable, un foyer de civilisation éminent dont l’apogée se situe au 11e siècle.
Lorsque Guillaume, duc de Normandie, accepte l’héritage d’Edouard le Confesseur et s’impose en 1066 à Hast­ings face au prétendant Harold, naît un État anglo-normand qui pendant deux siècles brillera d’un rare éclat. Guillaume le Con­quérant est couronné roi d’Angleterre le 25 décembre 1066 à l’abbaye de Westminster.
La tapisserie de la reine Mathilde, longue bande dessi­née de cette épopée, est exposée à Bayeux et constitue le docu-
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ment le plus précis et le plus vivant que nous ait légué le Moyen Âge sur les costumes, les navires, les armes et en général les mœurs de l’époque.
Un siècle plus tard, le royaume d’Henri II Plantagenêt, lointain successeur de Guillaume, s’étendra depuis la Tweed jusqu’à Bayonne.
Le rayonnement des abbayes
Un grand élan monastique accompagna le développe­ment de cet ensemble prospère : Fécamp, Jumièges, St­Wandrille, St-Ouen de Rouen, St-Georgcs-de-Boscherville, le Bec-Hellouin et le Mont-St-Michel, Lessay, Hambye, Caen en sont des exemples grandioses.
S’il est des lieux qui touchent le visiteur par l’atmosphère et la spiritualité qui en émanent, Notre-Dame-de­Jumièges fait incontestablement partie du nombre. Aujourd’hui ces ruines, parmi les plus admirables qui soient en France, ne sont plus que le triste royaume des choucas dont les cris réson­nent sur le site. Mais le visiteur saura dépasser l’image des ru­ines romantiques pour contempler un sanctuaire qui, au temps de sa splendeur, abrita 700 moines et 1500 convers.
Quelle émotion en présence de ces tours découronnées hautes de 46 m, les plus anciennes des grandes abbayes nor­mandes, des quatre grandes travées doubles de la nef (1052-
1067) dont il faut par la pensée reconstruire les tribunes, le bas­côté droit et la couverture, probablement en charpente, d’un mur de la tour-lanterne avec son grandiose arc d’entrée, des bases du chœur avec son déambulatoire et sa chapelle axiale.
Guillaume avait demandé la main de Mathilde de Flan­dres. La fière Mathilde avait repoussé l’offre de ce prétendant de naissance illégitime. Fou de rage mais éperdu d’amour, Guil­laume revint à Lille et administra une correction magistrale à la
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demoiselle ; subjuguée, celle-ci consentit à donner sa main.
Las! arguant d’une lointaine parenté entre les fiancés, le pape excommunia les époux et prononça l’interdit sur la Nor­mandie. En 1059, à la suite de l’intervention du moine Lanfranc auprès de Rome, ces sanctions furent levées, Guillaume et Mathilde firent amende honorable et élevèrent à Caen, l’un l’abbaye aux Hommes, l’autre l’abbaye aux Dames.
L’église St-Étienne, abbaye aux Hommes, fut élevée en douze ans à partir de 1066. Sa façade est une œuvre du 11e siè­cle, saisissante par la superbe envolée de ses tours. A l’intérieur, la nef immense est un modèle d’ordonnance romane. La tour­lanterne, probablement duc à Guillaume le Conquérant et à Lanfranc eux-mêmes, est un chef-d’œuvre par l’équilibre et la simplicité de ses arcs. Le chœur développé et refait au début du 13e siècle est l’un des plus précoces spécimens du gothique normand. Il a fait école dans d’autres grands édifices de la prov­ince, la cathédrale de Coutances notamment.
Mais, sans conteste, la plus belle des abbayes françaises demeure le Mont-St-Michel par l’originalité de son site, la richesse de son histoire, la beauté de son architecture et la signi­fication de son rayonnement. Au 13e siècle, le gothique triom­phe dans la reconstruction de l’abbaye incendiée: c’est 1a Merveille, ensemble des bâtiments de la face nord. Au centre, le cloître, comme suspendu entre mer et ciel, compose avec ses colonnettes de granit rosé disposées en quinconce un féerique jardin d’allégresse intérieure.
Aux heures les plus sombres de l’histoire de France, au moment où les institutions vacilleront au point de voir le .souverain anglais Henri V se faire couronner roi de France, le Mont-St-Michel restera le seul point de la France de l’Ouest e du Nord à ne jamais tomber aux mains de l’envahisseur. L’archange Saint-Michel veillait. Jeanne d’Arc choisira pour ci de ralliement «Saint Michel-Montjoie». Louis XI instituera
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l’ordre de chevalerie de Saint-Michel.
Conquérants et armateurs
Les côtes normandes sont variées : falaises de craie en­taillées de valleuses qui festonnent les crêtes dont un ciel léger et vaporeux atténue la brutalité des lignes (Étretat et sa fameuse aiguille, Fécamp, Pourville-sur-mer), plages de la Côte de Na­cre dont les grèves, choisies pour le débarquement en juin 1944, sont entrées dans l’histoire. De l’autre côté de la presqu’île du Cotentin, à la baie d’Ecalgrain, grève solitaire encadrée de lan­des, font suite le Nez de Jobourg, long promontoire escarpé en­vironné d’écueils, l’anse de Vauville, les dunes d’Hatainville et de Carteret séparées par des dépressions herbeuses appelées « miellés » et, plus bas, le site grandiose du Mont-St-Michel. La marée rythme les activités des ports : rentrée ou sortie des ba­teaux de pêche et des voiliers, horaires de traversée des ferries et autres hydroglisseurs, baignades, pêche à pied...
«Le Havre, Rouen et Paris sont une seule ville dont la Seine est la rue» disait Napoléon. Née bourguignonne, la Seine devient normande et, avant de se jeter dans la Manche parcourt ses cent derniers kilomètres en dessinant d’amples magnifiques méandres. Tout au long de cette vallée, l’harmonie des sites, la beauté des monuments rencontrés, la grandeur des souvenirs historiques conservés, constituent l’ensemble touristique le plus attirant de la Normandie intérieure, avec son estuaire enfin, dé­bouché naturel de la région parisienne vers la mer, qui fait de la Normandie une porte océane.
Oui, la Normandie est tournée vers l’extérieur.
C’est à Dives-sur-Mer que s’embarqua Guillaume le Conquérant. L’esprit de conquête et de négoce animait aussi les Normands Samuel de Champlain, fondateur du Québec et Cava­lier de La Salle qui prit possession de la Louisiane... La Nor-
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mandie est une terre de grands armateurs qui, à l’image Jean Ango, ont fait la richesse de Dieppe et de Rouen, de Granvillc, cité des corsaires, et de Fécamp, qui connurent la gloire au temps des grands armements pour Terre-Neuve.
Rouen est la ville du gothique normand. Sa cathédrale compte parmi les plus belles réalisations des 13e et 15e siècles L’édifice est d’une ampleur saisissante avec sa nef de onze travées couverte d’une superbe voûte, sa tour-lanterne dont har­diesse atteint une sorte de perfection, son chœur dont la juste mesure tient à l’équilibre des proportions, à èlancement des quatre piliers ronds, à la légèreté du triforium.
Rue du Gros-Horloge, centre de l’animation de la ville, rue St-Romain et autour de la cathédrale et de St-Maclou, plus de 700 maisons à pans de bois bordent des rues pittoresque.
Héritière d’un riche passé, la capitale de la Haute­Normandie est aujourd’hui un grand port et une ville dynami­que qui, pour être proche de Paris, n’en a pas moins préservé son esprit, son indépendance, et développé des activités cul­turelles toujours renouvelées.
Conquérants et armateurs ont porté au loin les tradition et la renommée de la terre normande. Ironie de l’histoire, le 6 juin 1944, ce sont ses plages qui furent le théâtre de la prouesse industrielle et maritime la plus extraordinaire de la guerre : le débarquement des troupes alliées britanniques et américaines qui entamaient ainsi, durement, la libération du sol français.
L’élègance des stations balnéaires
Les modes et les jeux ont bien changé depuis que Mar­cel Proust contemplait Albertine jouant au diabolo, mais les plages normandes font toujours le bonheur de ceux qui aiment la mer.
Au 19e siècle, la vogue des bains de mer fit de la côte
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normande, la plus proche de Paris, le rendez-vous d’été des ar­tistes, des écrivains et des personnalités mondaines. Les toutes nouvelles stations balnéaires (Le Tréport, Dieppe, Deauville, Trouville, Houlgate, Cabourg) se couvrirent d’hôtels, de casinos et de villas à l’architecture normande poussée à l’exubérance (toitures asymétriques, multiplication de fenêtres et lucarnes, alternance de pierre locale, de briques et de pans de bois). Dieppe, la doyenne des stations balnéaires françaises, qui fut dès 1825 le point d’embarquement de la fameuse ligne de car­ferries Dieppe-Newhaven, accueillit des extravagantes qui ve­naient montrer leurs plus belles toilettes, mais aussi des hom­mes illustres comme Louis-Philippe, Napoléon III, Eugène Delacroix, Camille Saint-Saëns et Oscar Wilde.
Marcel Proust, attiré par le charme de Cabourg, y fit de fréquents séjours. Les lettres françaises lui doivent “A l’ombre des jeunes filles en fleurs”, peinture de la vie balnéaire de Cabourg à la Belle Époque.
Aujourd’hui encore à Trouville comme à Deauville, le Tout-Paris continue d’afficher son élégance et sa fantaisie sur les «planches» qui bordent la belle plage de sable fin. Deauville doit sa réputation mondiale autant au luxe et au raffinement de ses diverses installations qu’à l’élégance de ses manifestations qui, tout au long de l’année, ponctuent son calendrier des fes­tivités (courses hippiques dont le fameux Grand Prix, marchè international du yearling, tournois de golf, de polo, de tennis, festival du cinéma américain).
Le berceau de l’impressionnisme
Berceau de l’impressionnisme, la Normandie fut le ren­dez-vous de nombreux peintres, pour qui les subtilités et la dou­ceur de la lumière, la poésie des nuages vagabonds où s’affrontent parfois des gris cendrés et des touches de blanc na-
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cré, les brumes de la Manche, la mer et le ciel infinis à marée descendante, les barques échouées, les plages immenses et les ports, furent source d’inspiration.
A l’instar des paysages sauvages de La Hague, ce bout du Cotentin où Jean-François Millet peignit ses premières toiles, bien des villes normandes ont marqué l’impressionnisme: Rouen et Givcrny immortalisés par Monet, Le Havre dont le port fut représenté par Corot, Pissarro, Boudin, Monet dont le fameux “Impression, soleil levant” servit à baptiser le mouve­ment, le petit port d’Honflcur dont le charme paisible de ses bassins bordés de vieilles maisons aux façades habillées d’ardoise attira de nombreux peintres, Trouvillc où sont venus la plupart des impressionnistes, Étretat enfin, et ses falaises dont la découpe dans l’étendue de la mer et du ciel a été le thème de bien des toiles de Boudin et de Monet.
Rouen, Caen, le Mont-St-Michel, les grandes abbayes toute la Normandie? Non, bien sûr! Ce serait oublier les grands ports que sont aussi Le Havre et Cherbourg, les innombrables «châteaux d’herbage», les hôtels Renaissance et autres de­meures seigneuriales qui habillent bon nombre de bourgs pit­toresques, les églises aux belles verrières et à l’allure parfois fortifiée, les halles magnifiquement charpentées de chêne (il en est de fort belles à St-Pierre-sur-Dives) et les nombreux musées riches en œuvres susceptibles d’intéresser les amateurs d’art et de traditions.
Mais il faut du temps, de la patience et le goût de l’aventure pour qu’en flânant au gré des petites routes de cam­pagne bordées de haies vives, la découverte d’un manoir, d’un colombier ou d’une vieille ferme permette de pénétrer dans l’intimité de cette province faite de nuances.
C’est dans la chaleur d’une auberge rurale, aux fenêtres ornées de ces typiques rideaux à carreaux rouge et blanc et aux murs décorés de faïences de vieux Rouen et de cuivres anciens,
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