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Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение

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Répondez aux questions:
1. Où se trouve la Camargue? Est-ce une vaste région?
2. Comment est le sol de ce pays?
3. Peut-on affirmer que la Camargue est un pays semi-
aquatique? Pourquoi?
4. Quelle est la capitale de la Camargue? Par qui a-t-elle
été fondée?
5. Est-ce que la population de la région est nombreuse?
6. Comment a changé le paysage de la Camargue depuis
19ème siècle?
7. Y a-t-il beaucoup d’estivants en Camargue? Qu’est-ce
qu’on organise pour les distraire?
8. Qu’est-ce qu’on doit faire pour "découvrir" la
Camargue?
9. Les gardians, de quoi s’occupent-ils?
10. Quels animaux et quelles plantations peut-on voir en
Camargue?
Traduisez :
1. Камарга – это район Прованса, расположенный между двумя рукавами в дельте Роны. Почва там пропита­на солью. В этой местности мало деревьев, но много кана­лов, болот, прудов. Мало питьевой воды, но много комаров.
2. В Камарге построены плотины, проведены дре-
нажные работы, созданы рисовые поля.
3. В Камаргу съезжаются отдыхающие. Для них уст­раивают прогулки верхом. Как грибы растут дома для ту­ристов. Они похожи на настоящие дома местных пастухов, но имеют все современные удобства.
4. Открывать для себя Камаргу нужно не спеша. По­гуляйте вдоль каналов, по плотине. Вы увидите, как уходят на рыбную ловлю рыбаки, как они забрасывают сети, как
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на закате в небо взлетают сотни розовых фламинго.
5. В Камарге много белых лошадей и черных быков.
Пастухи очень любят своих лошадей, ухаживают за ними.
6. В заповеднике, расположенном в центре Камаргп,
растут самые красивые сосны во Франции, гнездятся цапли, бегают кабаны, плавают бобры.
TEXTE SUPPLEMENTAIRE
La Camargue
Il semble qu’avec ce pays plat, monde inachevé sans limites précises où font défaut les repères habituels d’une nature domestiquée, où l’eau et la terre n’ont pas été séparées, les cieux aient entrepris de mettre en réserve un territoire aux fron­tières de la Création. Immense plaine deltaïque, la Camargue est le produit de l’action conjuguée du Rhône, de la Méditerranée et des vents. Des bourrelets de limon, des cordons littoraux formés au gré d’épiques conflits aquatiques ont emprisonné ici des marécages, là des étangs ou des lagunes. Tout est instable, les paysages muent au hasard de tempêtes soulevant les flots ou de subits embonpoints fluviaux. Le littoral est soumis à un in­cessant mouvement responsable de l’ensablement d’Aigues­Mortes, et en sens inverse d’un corne back de la mer au pied des Saintes-Mariés, exilées au Moyen Age à plusieurs kilomè­tres de la côte. La terre ferme camarguaise demeure pour l’essentiel une étendue stérile, royaume de l’engane, la prairie de salicorne et de saladelle parcourue par les monades où chevaux blancs «Camargue » et taureaux noirs à cornes en lyre composent un étrange damier. Cependant le gardian, véritable cow-boy de la Vieille Europe, ne paraît plus guère dans sa tenue
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emblématique qu’à l’occasion des événements principaux de la manade et les cabanes de gardians, typiques habitations camar­guaises sont progressivement converties en résidences secon­daires.
Étangs et marais camarguais abritent une avifaune d’une richesse et d’une variété exceptionnelles, pensionnaires à de­meure, adeptes de la villégiature hivernale ou simples hôtes de passage: sarcelles, hérons pourpres, aigrettes, somptueux fla­mands rosés…
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8. LANGUEDOC-ROUSSILLON – MIDI-PYRENEES
Aux riches plaines du Languedoc succèdent les paysages austères de l’Ariège et de l’Albigeois au plateau creusé par les profondes gorges du Tarn. Au loin, les montagnes enneigées des Pyrénées barrent l’horizon. Objet de convoitises, ces terres enrichies par le commerce méditerranéen furent traversées par la première voie romaine, la Via Domitia, qui passait par Nîmes, Ensérune, Nar-bonne. Des vestiges superbes subsistent : arènes de Nîmes, pont du Gard. Au Moyen Age, les seigneurs féodaux défendent leurs territoires : dès le 12e siècle s’édifient les bastides, villes et villages fortifiés juchés sur leurs pitons. Même les monastères, comme l’abbaye cistercienne de Beaulieu-en­Rouergue, adoptent des allures de forteresses. Saint Louis acquiert Aigues-Mortes où, à l’abri des remparts, il prépare la septième croisade. La vie intellectuelle s’épanouit dans les poèmes en langue d’oc des troubadours. L’esprit frondeur de ce peuple fier se manifeste dans ce qui devient l’hérésie cathare. Pour défendre leur conviction, nobles et paysans construisent des châteaux forts. Pour venir à bout de cette rébellion, le pouvoir royal devra organiser une véritable expédition militaire: la croisade des Albigeois conduite entre 1209 et 1229. Au 16e siècle, la volonté d’indépendance s’exprimera dans l’essor du protestantisme qui entraînera, pendant deux siècles, d’âpres guerres de religion.
Région frontalière menacée par les invasions venues d’Espagne, le Languedoc-Roussillon dispose de villes fortifiées comme Carcassonne ou Villefranche-de-Conflent, protégées par leurs remparts.
La foi catholique s’exprime partout, dans les églises romanes dont le chef-d’œuvre est la basilique Saint-Sernin, à Toulouse, la ville rosé, mais aussi dans de nombreuses abbayes: Saint-Michel-de-Cuxa, Fontfroide, Serrabone.
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TEXTES SUPPLEMENTAIRES
Les Pyrénées: grandeur nature
La chaîne des Pyrénées, qui se dessine au-dessus des co­teaux béarnais, frappe par la continuité de ses crêtes finement échancrées. Dans les Pyrénées centrales, le pic du Midi d’Ossau et le pic du Midi de Bigorre servent souvent de toile de fond aux nombreuses stations thermales qui profitent des eaux chaudes et du climat exceptionnellement tempéré des lieux. L’abondance des sources minérales et thermales de composi­tion, de nature et de propriétés thérapeutiques très diverses est en effet un des traits caractéristiques et appréciés de cette ré­gion.
Mais de toutes les vallées qui composent la chaîne des Pyrénées, une des plus pittoresques est sans doute la vallée de Cauterets. Agréablement ponctuée de lacs et de gaves puissants et limpides, elle illustre les charmes des Pyrénées tradition­nelles, qui pénètrent tant d’« âmes sensibles » et inspirèrent tant de talents. Ces attraits s’accordaient à merveille au goût roman­tique, flatté de surcroît par l’originalité des coutumes locales et l’exotisme de l’Espagne toute proche.
Perdu au fond d’une haute vallée en cul-de-sac, le splendide cirque glaciaire de Gavarnie est aussi un site incon­tournable. Ce « bout du monde » a, de tout temps, exercé une véritable fascination sur les esprits. Dans un décor presque ir­réel, cascades, canyons, gorges et forêts offrent u paysage inoubliable, à la fois impressionnant et grandiose.
Généreuse, la nature pyrénéenne s’offre tout entière à notre époque et à nos loisirs. On y pratique l’alpinisme et le ski sous toutes ses formes. C’est sur les pistes de la Mongie, de Cauterets ou encore de Superbagnères que l’hiver, Bordelais,
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Poitevins et Toulousains se donnent rendez-vous.
Ces activités contemporaines ne doivent pas faire oublier que la chaîne des Pyrénées possède une histoire très an­cienne. En effet, durant un million d’années, ces montagnes ont été marquées par les avancées et les reculs des glaciers, dont l’étude a apporté des bases chronologiques solides aux sciences de la terre et de l’homme. Les Pyrénées sont donc devenues une des zones les plus intéressantes du globe pour l’étude des pre­miers âges de l’humanité. On se souvient des restes de l’homme de Tautavel vivant ici il y a quelque 450 000 ans!
Causses, canyons et Cévennes
Le Massif Central s’effiloche vers les Pyrénées en une série de petits massifs: les monts de l’Espinouse comprenant le doux Somail et le Caroux tourmenté, le Sidobre aux spectacu­laires chaos de granit, et enfin, la Montagne Noire qui doit son nom aux sombres forêts qui la recouvrent au nord. De son ver­sant sud s’offrent des vues magnifiques sur la chaîne des Pyré­nées dominée par le Canigou et au premier plan sur Carcas­sonne, ville fortifiée si parfaite qu’elle a l’air sortie d’un livre pour enfants.
Plus au sud on pénètre dans le domaine de la garrigue, peuplée de moutons, qui, du Rhône à l’Aude, entre mer et montagne, donne son identité à ce Midi pyrénéen. «Terrain aride à sous-sol calcaire; végétation broussailleuse»: ces deux définitions du mot garrigue traduisent l’étonnant mariage entre le minéral et le végétal, entre le sec calcaire blanc et les chênes kermès hauts de quelques dizaines de centimètres qui com­posent avec cistes et genévriers la base de la couverture végé­tale qu’aromatisent thym, romarin, basilic et menthe.
A la garrigue occupant les hauteurs s’oppose la vigne dévalant les versants et tapissant fonds de vallées et plaines lit-
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torales. Gaillac, Minervois, Rivesaltes, Limoux, Banyuls, Fron­tignan, Corbières, chaque nom évoque le vin. Aux environs de Béziers, les vignobles des grands domaines s’étendent autour de châteaux construits au début du siècle. Dans le Roussillon, les Corbières et les Fenouillèdes, les vignes s’accrochent aux ver­sants, petits carrés de verdure dans un relief âpre et sec. L’histoire du Languedoc et du Roussillon fut souvent liée à celle de la viticulture, sa principale activité économique.
Une côte redécouverte
Les cordons littoraux isolant des lagunes forment d’interminables plages à faire rêver tout promoteur de dévelop­pement touristique. Pourtant, pendant des décennies, seul Pa­lavas-les-Flots faisait fonction de station balnéaire et accueillait les familles montpelliéraines, armées de pelles, de seaux et de filets à crevettes, qui débarquaient le dimanche du petit train immortalisé par Dubout. Les étangs lagunaires, infestés de moustiques porteurs de paludisme, rendaient le reste de la côte totalement inhospitalière.
Dans les années 60, l’aménagement du littoral Languedoc-Roussillon fut enfin décidé. Il commença par une titanesque campagne d’assainissement suivie par la construction d’unités touristiques aux noms aujourd’hui prestigieux : la Grande Motte, le cap d’Agde, Leucate, Gruissan. Cette région se transforma en une sorte de Floride occitane où très vite des foules considérables vinrent «consommer» mer et soleil sur les longues plages de sable blanc.
Au centre de cette côte, Sète, isolée sur sa presqu’île dominant le bassin de Thau, a conservé son allure de port de pêche – c’est le plus important de la côte méditerranéenne. Deux de ses enfants l’ont merveilleusement chantée: Paul Va­léry dans son poème “Le cimetière marin” et Georges Brassens
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dans sa “Supplique pour être enterré sur la plage de Sète”. Faut­il en conclure que ceux qui y naissent veulent y reposer pour l’éternité?
Charles Trenet, l’enfant de Narbonne, célèbre «la mer qu’on voit danser au fond des golfes clairs», évocation des délicieuses criques aux eaux turquoise de la côte Vermeille au sud de Perpignan. Là se nichent, au pied des versants des Pyré­nées plantés de vignes, les ports de Banyuls, de Port-Vendres et surtout de Collioure, l’un des modèles favoris des Fauves. Henri Matisse, André Derain, Georges Braque posèrent leurs cheval­ets sur la plage Boramar pour rendre à travers les couleurs les plus éclatantes la beauté du château royal et de l’église Notre­Dame-des-Anges se reflétant dans le port. La côte Vermeille annonce déjà la Costa Brava catalane. Cadaqués est à deux pas d’ici, et Dali venait en voisin délirer sur la gare de Perpignan, «le centre de l’univers».
D’infinies richesses artistiques
La présence humaine dans les Pyrénées et le Roussillon s’est manifestée fort tôt. L’homme de Tautavel, Homo erectus d’environ 450 000 ans, est l’une des plus anciennes espèces humaines connues à ce jour hors d’Afrique. Il précédait de 300 000 ans l’homme de Néanderthal qui chassait ici l’ours et le renne. Notre ancêtre direct, l’Homo sapiens, nous a légué, il y a environ 14 000 ans, dans la grotte de Niaux, de remarquables peintures rupestres représentant des bisons, des cerfs, des chevaux. La grotte du Mas-d’Azil permet de sauter encore d’une étape dans l’évolution de l’homme. Les mystérieux galets peints, qui y furent découverts, pourraient déjà être des calen­driers lunaires ou un essai de numérotation abstraite.
Plus récemment, à l’âge du bronze, les Causses et les Cévennes ont été saupoudrés de mégalithes, sous forme de
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dolmens, de menhirs, d’allées couvertes. Les exemples les plus exceptionnels sont les statues-menhirs du Rouergue.
Les Celtibères remontèrent jusque-là vers le 6e siècle av. J.- C, leur occupation se manifeste sur l’oppidum d’ Ensérune. A la même époque, les Grecs, après avoir fondé Phocée (Mar­seille), s’installent à Agde ; le gracieux éphèbe qui y a été retrouvé témoigne de leur merveilleux talent de sculpteurs. Narbonne, première ville de Gaule à devenir romaine, située au croisement de la voie domitienne, qui allait des Pyrénées au Rhône, et de la voie d’Aquitaine fut la prospère capitale de la province Narbonnaise. Pendant les siècles suivants les invasions se succédèrent. Vandales, Wisigoths, Sarrasins, rois de Ma­jorque laissèrent quelques traces de leur passage. L’art roman ne peut trouver plus bel écrin que la gar­rigue ou les rudes montagnes pyrénéennes. Le Roussillon fut un véritable creuset, où influences wisigothique et mozarabe, par­venues par le biais de l’Espagne dès le milieu du 10e siecle, ont donné un art primitif qui s’illustre dans les linteaux des églises de St-Genis-les-Fontaines, de St-André-de-Sorrède, mais aussi dans les chapiteaux du cloître d’Elne et dans la tribune de Ser­rabone, véritable bijou ciselé plus que sculpté dans le marbre rosé du Roussillon. Cette tribune, où aigles, griffons et lions stylisés, très orientaux, évoquent l’Apocalypse de St-Jean, se trouve au cœur d’un austère prieuré perdu dans la garrigue.
Non loin de là dans le monastère de St-Michel-de-Cux; consacré en 975, les arcs en fer à cheval du transept sont un autre vestige de l’art wisigothique. Le cloître a pu être recon­stitué malgré le départ vers le musée des Cloîtres de New York d’une partie des chapiteaux, sort qu’a partagé l’abbaye de St­Guilhem-le-Désert près de Montpellier. La découverte de St­Martin-du-Canigou, après une longue montée à pied sous les châtaigniers, est une autre source d’émerveillement. Les bâti­ments construits sur un rocher à 1094 m d’altitude suivent le
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plan que leur a imposé la configuration du relief. Le clocher carré orné d’arcatures allégé de bandes lombardes ressemble comme un frère à celui de St-Michel-de-Cuxa.
L’architecture cistercienne a aussi ses vedettes : Syl­vanes dont les bâtiments restaurés abritent aujourd’hui un cen­tre de rencontres culturelles, Valmagne, la grande abbaye aux pierres rosées s’élevant au milieu du vignoble languedocien, et surtout l’ancienne abbaye de Fontfroide nichée au creux d’un vallon des Corbières.
Les pèlerins de St-Jacques-de-Compostelle faisaient étape a Conques et Moissac. L’église Ste-Foy de Conques fut construite à la fin du 11e siècle sur le modèle de ses soeurs au­vergnates tandis que sa contemporaine St-Pierre de Moissac s’inspirait du modèle aquitain. Les portails de leurs abbatiales comptent parmi les sommets de la sculpture romane. Le tympan de Conques représente le Jugement dernier, celui de Moissac une vision de l’Apocalypse de St-Jean, deux thèmes traitant du retour du Christ à l’accomplissement des temps, préoccupation importante de cette époque. A Toulouse, St-Sernin, la plus vaste basilique romane d’Occident, mêle subtilement pierres et bri­ques. Son clocher octogonal à cinq étages orné d’arcatures ro­manes a été copié dans de nombreuses églises du Tarn. Son cloître a malheureusement disparu au 19e siècle, mais les admi­rables chapiteaux, frères de ceux du cloître de Moissac, sont conservés avec d’autre sculptures romanes dans le musée des Augustins. Le gothique, parvenu dans le Midià la fin du 13e siècle, reste proche du roman. Les fideles à la nef unique, bor­dée de chapelles peu profondes, qui se prête au rassemblement de foules très sollicitées par la predication après la croisade contre les Albigeois, mission confiée aux ordres mendiants: les jacobins (dominicains) et les cordeliers (franciscains). La plus remarquable, la cathédrale Ste-Cécile à Albi, a été élevée comme une forteresse juste après l’anéantissement des cathares.
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