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Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение

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L’intérieur surprend par son raffinement, la beauté des voûtes peintes à l’italienne, le magnifique Jugement dernier. A Tou­louse, dans l’église des Jacobins, la nef est divisée par sept col­onnes « en palmier ». Régions frontalières, fort instables jusqu’au traité des Pyrénées en 1659, le Roussillon, le Capcir et la Cerdagne conservent quelques exemples intéressants d’architecture militaire. Le fort de Salses, caché dans un creux, séduit par la couleur rosé des briques et du grès et par ses formes puissantes et harmonieuses. Énorme forteresse construite en 1497 pour Ferdinand d’Aragon, elle resta espagnole jusqu’au 17e siècle. La virtuosité de son architecte, Ramirez, fit l’admiration de Vauban qui, deux siè­cles plus tard, édifia la place forte de Mont-Louis.
Villes de peintres
Les villes du Languedoc se sont construites dans le beau calcaire blanc des Causses. Les élégants hôtels particuliers de Montpellier cachent derrière des façades discrètes des cours s’ouvrant sur des escaliers, tout en loggias et balustres, véritables décors de théâtre que l’on retrouve aussi à Pézenas. Dans l’Albigeois et la région toulousaine, les maisons sont rosés, de ce doux rosé de la brique qui fait l’originalité de Tou­louse, d’Albi, de Montauban qui, toutes trois traversées par la Garonne ou le Tarn, bénéficient de plaisantes perspectives depuis leurs ponts. La brique d’ici n’a rien à voir avec la brique du Nord de la France, elle est chaude, irisée par la lumière du Midi et a acquis ses lettres de noblesse avec des monuments aussi prestigieux que la basilique St-Sernin de Toulouse et la cathédrale Ste-Cécile d’Albi.
Est-ce le hasard? Chaque ville du Midi a son artiste, peintre ou sculpteur: Bazille à Montpellier, Rigaud à Narbonne, Maillol à Banyuls, Toulouse-Lautrec à Albi, Ingres à
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Montauban. Les palais épiscopaux se sont transformés en musées. Celui d’Albi a aujourd’hui pour principales occupantes les dames de petite vertu de Toulouse-Lautrec, celui de Mon­tauban les fantasmes d’Ingres, celui de Castres les sulfureuses eaux-fortes des Caprices de Goya.
Fêtes et vacances
Sète, Palavas, Agde célèbrent leurs fêtes en de joyeuses et éclaboussantes joutes nautiques où, tels les héros du Moyen Age, les marins cherchent à déséquilibrer d’un coup de lance ceux du bateau adverse. En Roussillon, la sardane catalane est de toutes les cérémonies, danseurs et danseuses virevoltent au son des trompettes, des tambourins et des contrebasses. Le di­manche, le rugby, que l’on pourrait presque dire sport national s’il ne venait d’outre-Manche, tient en haleine toute la popula­tion. Les fins de matchs se célèbrent avec un verre de Banyuls avant de se régaler d’un bon cassoulet à Toulouse et à Castel­naudary, ou d’une bouillabaisse de langouste appelée Bouilli­nade sur la côte catalane.
Ce pays de fêtes et de soleil ne peut qu’attirer les vacan­ciers. Ici la nature s’offre avec générosité. Le dépaysement est garanti à celui qui parcourt à pied, à cheval, en VTT, les kilo­mètres de sentiers de grande randonnée qui sillonnent les éten­dues solitaires de l’Aubrac, du mont Lozère ou des Causses. A moins qu’il ne préfère découvrir au fil de l’eau, sur un « house­boat », les rives du canal du Midi, la remarquable réalisation de Pierre-Paul Riquet achevée en 1680. Les plus sportifs se don­nent des émotions en descendant les gorges du Tarn en canoë­kayak, en s’enfonçant dans les gouffres et les grottes avec leur équipement de spéléologue, en escaladant les corniches pour s’élancer en parapente. Les longues plages de sable blanc sont plus propices aux vacances de «farniente». Les stations ther-
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males dispensent le bienfait de leurs eaux réparatrices dans des cadres de toute beauté à Lamalou-les-Bains au cœur du Caroux, à Amélie-les-Bains, Molitg-les-Bains ou Céret au pied des Pyrénées, à Balaruc sur la côte. Enfin, l’hiver, les amateurs de ski de fond ont le choix entre l’Aubrac et le mont Lozère, tandis que les skieurs de piste dévalent les pentes de Font-Romeu.
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9. AQUITAINE. POITOU-CHARENTES
A l’ouest de l’immense forêt de pins des Landes, les houles de l’Atlantique baignent la longue plage de sable fin. Au sud se profilent les montagnes enneigées des Pyrénées et la faille de Roncevaux où périt Roland. Ici, l’histoire commence voici 300 000 ans lorsque les hommes de Néandertal et de Cro­Magnon habitaient les cavernes de la Dordogne et de la Vézère. Sur les parois des grottes, comme à Font de Gaume, à Lascaux, leurs peintures racontent leurs chasses. Au musée national de la Préhistoire, aux Eyzies-de-Tayac, objets, outils, armes et bijoux prolongent le voyage vers nos plus lointains ancêtres. Au 12e siècle, cette paisible région fut embrasée lorsqu’Aliénor, épouse de Louis VII, se remaria avec Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre, apportant pour trois siècles le duché d’Aquitaine à la couronne d’Angleterre. Enjeu des guerres entre les deux pays, l’Aquitaine se couvre de «bastides», de places fortes comme Fourcès ou Montflanquin : une enceinte flanquée de tours protège les habitations enserrées autour de la place du marché et d’une église fortifiée. Les tours qui protègent le port de La Rochelle, les fortifications qui défendent les villes, sont autant de superbes survivances d’une longue rivalité entre nations.
En 1453, au terme de la guerre de Cent ans, le duché est rattaché à nouveau à la couronne de France. La paix est bientôt troublée par les guerres de religion. Ce n’est qu’aux 17e et 18e siècles que la région retrouve sérénité et prospérité. Les villes comme Bordeaux, La Rochelle, Poitiers connaissent une richesse, une vitalité qu’illustrent de nobles constructions. Des manoirs comme celui d’Eyrignac, en Périgord, entouré de jar­dins à la française, témoignent du goût raffiné de l’époque. Plus au nord, étapes sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, les églises romanes de Saintonge et du Poitou dressent leurs
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façades sculptées dans une pierre ocre pâle: Saintes, Saint-Savin aux remarquables fresques murales, Poitiers, Chauvigny... Au cœur du Bordelais, les petits châteaux et chartreuses se dressent au-dessus des vignobles où naissent les plus célèbres crus du monde entier.
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TEXTES SUPPLEMENTAIRES
La Façade Océane
Du sud de la Bretagne aux portes de l’Espagne, la côte Atlantique recèle de petits paradis magnifiquement préservés. Loin de l’agitation des grands centres urbains, criques, immen­ses places du bord de mer, marais, plaines, collines, forets et bocages offrent quiétude et repos dans une saisissante variété de paysages.
Quel que soit le circuit emprunté, l’océan n’a de cesse de rappeler sa présence et, au gré des caprices du ciel, dévoile une à une ses multiples facettes; de la vision violente d’une mer en colère à son embrasement au coucher du soleil. Partout, entre Loire et Pyrénées, il s’unit à la terre dans une longue étreinte dont le pêcheur, le paludier et le négociant ont toujours tire le meilleur profit.
A chaque instant, la nature suggère une émotion et la pi­erre évoque un souvenir. Romantique à souhait, le Marais Poitevin, pays des fées et des elfes, se prête volontiers aux longues promenades en barque, tandis que la majestueuse ab­baye de Maillezais cultive son mystère. Née de la volonté de Colbert, Rochefort, au pied de son arsenal et de la superbe Corderie Royale, se souvient de la grande marine. Plus à l’Est, Poitiers offre à l’amateur d’art un rare choix de monuments de l’époque romane.
Dans l’estuaire de la Garonne, la Gironde attaque sans répit la falaise sur laquelle s’est joliment perchée l’église ro­mane de Talmont. L’œil découvre un superbe panorama, mais très vite l’esprit s’échauffe à l’approche des prestigieux vigno­bles du Bordelais : Médoc, Haut-Médoc, Blaye, sans omettre Saint-Émilion et Graves, noms suffisamment évocateurs pour donner à quiconque l’envie d’en savoir plus.., Comme nulle
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part ailleurs, la vigne trouve dans le Bordelais, royaume du raf­finement et de l’art de vivre aristocratique, un cadre parfait pour s’exprimer. A quelques kilomètres de là, cernés par les pins, les découpes naturelles du bassin d’Arcachon et de la dune du Pilât témoignent d’un perpétuel combat entre la terre et la mer.
En pénétrant l’arrière-pays, le visiteur succombe peu à peu aux charmes naturels de la vallée du Lot et à la douceur du climat de la vallée de la Garonne. Puis, en prenant soin d’admirer quelques-unes des plus remarquables bastides de la Gascogne Gersoise, les gourmets ne résisteront pas aux pil­leuses étapes gastronomiques du Sud-Ouest où le foie grasle dispute au magret de canard et les ortolans aux confits. Au pied des Pyrénées, protégé par la verdure, il est difficile d’imaginer que la mer est toute proche. Et pourtant, te barrière continue, longue de 400 kilomètres, relie la r Méditerranée à l’océan At­lantique, là où la Bidassoa marque depuis le traité des Pyrénées, signé en 1659, les limites de la France.
L’Océan en cadeau
Les inconditionnels de l’océan Atlantique diront que c’est à haute mer que la côte est la plus belle. Quand les es­tuaires s’emplissent et les lames montent à l’assaut des falaises et viennent se briser sur les bords rocheux, ou bien lorsqu’elles s’abandonnent sur les dunes en crêtes parallèles. En revanche, à marée basse, le décor perd un peu de son panache. Les grèves sont découvertes, tachées de goémons et d’herbes marines, tan­dis qu’aux embouchures des fleuves côtiers, on n’aperçoit alors qu’un pauvre filet d’eau, serpentant au milieu des vases. Du pays de Retz au pied des Pyrénées, le ressac rythme inlassable­ment le temps qui passe, les rires des enfants et les longues promenades d’hiver au bord de l’eau. Mais ici, comme sur toutes les côtes du monde, la ligne du rivage n’est pas im-
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muable. Depuis la nuit des temps, elle continue de se trans­former sous l’action des marées, des vagues et des courants lit­toraux.
La côte vit au rythme de la mer. L’été, avec ses flots de touristes, mais aussi tout le reste de l’année avec ses activités portuaires. A La Rochelle, aux Sablcs-d’Olonne et à St-Gilles, les chalutiers quittent les quais pour de longues pêches hauturi­ères dans le golfe de Gascogne. A St-Jean-de-Luz, les marins sont réputés pour leurs importantes pêches au thon, à la sardine et à l’anchois. Homards et langoustes se capturent surtout dans les eaux froides des côtes rocheuses de la Vendée, tandis que la crevette se traque à Royan. Sur l’ensemble de la côte, de nom­breux pêcheurs pratiquent aussi la pêche côtière qui permet de rapporter très vite des espèces particulièrement convoitées pour leur excellente fraîcheur. Enfin, la petite pêche, très active sur la côte même ou non loin du rivage, s’effectue au moyen de lig­nes, cordes, sennes de plage, filets fixes ou encore carrelets, fi­lets suspendus, manœuvres par des poulies à partir d’estacades.
Au cours des siècles, l’océan a modelé ou creusé le litto­ral en créant les vastes étendues de sable fin, les falaises, le fameux rocher de la Vierge à Biarritz ou encore l’anse étroite dans laquelle s’est blotti le vieux port fortifié de La Rochelle. Au large de la Vendée et de la Charente-Maritime, la géologie et l’eau ont ensemble donné naissance à un chapelet de petites îles. Autant de lieux paisibles où le temps semble s’arrêter et où le promeneur attentif écoute le silence en contemplant l’horizon: Yeu, vieille terre rocheuse, Noirmoutier dont Au­guste Renoir chérissait la lumière, Ré, l’île aux petites maisons blanches et des marais salants, Aix, fortifiée par Vauban en 1699 et qui abrita Napoléon 1er durant ses derniers jours en France et entin la vaste île d’Oléron au climat particulièrement doux.
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La ville du 18e siècle
«Prenez Versailles, ajoutez-y Anvers, vous aurez Bor­deaux», c’est ainsi que Victor Hugo, frappé par la majesté des constructions et l’ampleur du fleuve, définissait cette ville. Bor­deaux doit beaucoup au négoce et à son port. Dès le Moyen Âge, la domination anglaise ouvre la ville et la vie maritime par l’expédition de ses vins et, de fait, engendre le développement du vignoble. Au 15e siècle, les troubles de la guerre de Cent Ans ne réduisent pas le commerce du «Claret » en Angleterre, et, jusqu’au 17e siècle, cette exportation fait l’objet d’une cam­pagne annuelle assurée par des navires anglais et hollandais. Toutefois, le plus grand développement portuaire de la ville, qui jouit de la situation privilégiée de ville de premier pont, a lieu au 18e siècle avec le nouveau trafic des denrées coloniales en provenance des «isles» c’est-à-dire des Antilles.
Un fait historique majeur dépasse cependant tous les autres, tant il lui eut été facile de faire basculer le destin de la France. Nous sommes en 11 37, année au cours de laquelle le prince Louis, fils du roi de France et futur Louis VII, épouse Aliénor, fille unique du duc Guillaume d’Aquitaine et qui, en guise de dot, apporte la quasi-totalité du Sud-Ouest de la France. Cette union se révèle un échec et se conclut par un di­vorce au bout de 15 ans.
Quelques semaines plus tard, Aliénor se remarie avec Henri Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou, suzerain de la Touraine et du Maine.
Désormais, les domaines réunis d’Henri et d’Aliénor sont plus vastes que ceux du roi de France. Ironie du sort, Plan­tagenêt hérite aussi de la couronne d’Angleterre sous le nom de Henri II. Cette fois, c’en est trop. Pour les Capétiens, il s’agit d’une véritable catastrophe politique. Dès lors, engage la lutte franco-anglaise qui durera trois siècles. Au fil du temps, Bor-
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deaux n’aura de cesse d’alimenter l’histoire de France avec des personnages ou événements déterminants. Richelieu et ses intendants ou encore le parti des Gi­rondins sous la Révolution en sont d’illustres exemples.
Bordeaux est aujourd’hui une métropole bourgeoise et brillante comme l’atteste son majestueux Grand Théâtre qui compte parmi les plus beaux de France. Édifié de 1773 à 1780 par Victor Louis, il précède celui de Besançon dû à Ledoux et l’Odéon de Paris dû à Vailly. Louis, propagateur du style Louis XVI, a réalisé là, en matière architecture dramatique et lyrique, une innovation inspirée de l’Antiquité par les dimensions de l’ouvrage et la retenue de décoration.
A 98 km de l’océan, Bordeaux occupe sur la Garonne une situation privilégiée. Ses habitants ont pour habitude de se retrouver en son cœur, sur les célèbres cours, sur la grande es­planade des Quinconces bordée de nobles édifiecs, sur les places de la Bourse et du Parlement, rue Ste-Catherine ou en­core et dans le quartier des Chartrons, qui au 18e siècle fut le lieu favori de la haute société. Le prestige de cette ville baptisée «la Ville du 18e siècle» est également rehaussé par des grandes manifestations culturelles et artistiques. Le Mai Musical, par exemple, est le rendez-vous inévitable de tous les amateurs de théâtre lyrique, de récitals et de concerts.
L’Ouest nous livre son histoire
Sur la côte Atlantique et dans l’ensemble du Sud-Ouest, l’ancienne capitale de la Guyenne n’est pas le seul lieu marqué par l’Histoire. En effet, un des événements les plus sanglants demeure la guerre de Vendée qui opposa les blancs (royalistes) aux bleus (républicains). En 1793, ce pays de bocage, contrôlé par l’armée catholique et royale, se soulève contre les excès de la Convention. Un an plus tard, les effroyables «colonnes infer-
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