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Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение

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Манш; Сонна впадает в Рону и вместе с ней – в Средиземное море.
2. В Бургундии можно приятно провести отпуск,
погулять, посетить соборы и замки.
3. Дижон – столица Бургундии. Он насчитывает 190
тысяч жителей. Это настоящий город-музей.
4. Дижон знаменит черносмородиновой наливкой,
горчицей и улитками.
5. С давних времен в Бургундии возделывают
виноградники. Район, засаженный виноградом, не очень велик. Там производится не очень много вина, но оно такое хорошее, что продается во Франции и за ее пределами.
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TEXTES SUPPLEMENTAIRES
Bourgogne. Franche-Comté
Une nature généreuse abrite, au creux de ses vallons, au bord de ses falaises, au détour de ses rivières, au cœur de ses forêts, au fil de ses canaux, des trésors d’architecture. La victoire de César sur Vercingétorix à Alésia, amena en Bourgo­gne la civilisation romaine. En subsistent de nombreux vestiges : thermes des Fontaines-Salées, théâtre antique d’Autun, le plus vaste de toute la Gaule. Dès le 10e siècle, un courant monastique engendre l’édification de monastères dont l’influence s’étend à toute l’Europe : les Cisterciens de saint Bernard créent les abbayes de Cîteaux et Fontenay ; à Cluny et Vézelay, les Bénédictins portent l’art roman à son apogée. Au Moyen Age, la Bourgogne fut un très grand Etat : les ducs de Valois, Philippe le Hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon, Charles le Téméraire annexent l’Artois, le Brabant, la Hollande et, pendant la guerre de Cent Ans, défient le roi de France en s’alliant avec les Anglais. Ces bouillants chefs de guerre furent aussi, pour notre plaisir d’aujourd’hui, de fastueux mécènes. Ils embauchèrent les meilleurs artistes : architectes italiens, sculpteurs flamands, tailleurs de pierre bourguignons, qui édifièrent des palais aux toits polychromes essaimes sur la Route Historique des ducs de Bourgogne, comme l’Hôtel-Dieu de Beaune ou le palais ducal de Nevers, dont la richesse et le raffinement rendaient jaloux le souverain.
Autour de Besançon, ville d’art au long passé historique, les fortifications conçues par Vauban ont défendu la Franche­Comté et ses frontières. A la veille de la Révolution, cette province riche de ses châteaux, hôtels, églises romanes et gothiques, a accueilli l’utopie imaginée par Claude-Nicolas Ledoux : les salines d’Arc-et-Senans, la cité industrielle idéale.
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Prospère région du bonheur de vivre, la Bourgogne s’illustre aussi par ses vignobles : depuis le 15e siècle se tient, le troisième dimanche de novembre, la vente des vins des Hospices de Beaune.
A Beaune, se tient, en effet, durant cette journée d’automne, la vente aux enchères publiques des vins des Hos­pices, propriétaires de 58 ha de vignes des meilleurs crus.
Si le produit de cette formidable vente caritative est con­sacré à la modernisation et à l’entretien de l’Hôtel-Dieu de la ville, les cours atteints par la vente indiquent aussi la tendance pour tous les autres crus bourguignons.
Le vin, l’art et une histoire hors du commun ont rendez­vous ce jour-là à Beaune. Ils symbolisent toute la Bourgogne.
La Bourgogne monastique
Dés le Moyen Age s’est développé un mouvement monastique d’exceptionnelle ampleur avec pour centres Cluny et Fontenay.
Dans son acte de fondation, en 910, dans les immenses forêts de la vallée de la Grosne, l’ancienne abbaye de Cluny trouvait réunis tous les facteurs de sa future prospérité.
Elle était créée dans une région frontalière où se neu­tralisaient les souverainetés du roi de France, le Carolingien Charles III et celle du roi de Germanie Louis IV. Son indépen­dance était totale à l’égard de toute autre autorité que celle du pape à qui elle était directement rattachée ; à l’époque du mor­cellement de la propriété féodale et du droit seigneurial, elle ne relevait – mais de façon absolue – que de son père-abbé élu ; dans un monde politique et social instable, désorienté, sans
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scrupule, elle proposait un idéal d’ascétisme et de culture pro­pre à la règle de saint Benoît dont elle représentait la réalisation exemplaire.
Le développement de Cluny fut rapide, son prestige im­mense, son influence éminente au moment où se dessinait la culture occidentale. En moins d’un siècle, elle avait acquis une puissance politique et une richesse foncière considérables. Du­rant deux siècles et demi, cette capitale monastique sut sel don­ner pour chefs des hommes hors du commun dont plusieurs (saint Mayeul, saint Odilon, saint Hugues, Pierre le Vénérable) eurent pour eux la durée : jusqu’à 60 ans de règne.
Commencée en 1088 sous saint Hugues, l’église abba­tiale fut achevée en 1130 sous Pierre le Vénérable. Sa destruc­tion entreprise dès 1798 se poursuivit jusqu’en 1823. De son narthex ne subsistent que les bases de deux tours; de ses cinq clochers, que celui de l’Eau bénite d’une magnifique élévation octogonale et celui de l’Horloge. Cluny fut le plus imposant» sanctuaire roman de tout l’occident.
L’ancienne abbaye de Fontenay, tapie dans un vallon, permet d’imaginer ce qu’était un monastère cistercien, au 12e siècle, vivant en autarcie, à l’intérieur de son enceinte, Alors que le sentiment religieux aspirait à un ascétisme, il une spiritu­alité et à un renoncement à soi-même, que la richesse et la puis­sance de Cluny ne satisfaisaient plus, Robert de Molesme avait fondé l’abbaye de Cîteaux. En 1112, Bernard, de Fontaine-lès­Dijon, frappe à sa porte et fait vitea réputation de l’abbaye ; trois ans plus tard, il reçoit mission de créer Clairvaux. En 1118, à 27 ans, il fonde Fontenay, sa deuxième fille.
Saint Bernard, contemporain de Pierre le Vénérable qui dirige alors Cluny, est l’un des maîtres spirituels du Moyen Age écrivain, prédicateur, théologien, philosophe, homme d’État. Son corps presque anéanti par le jeûne et la mortification est habité par une énergie et une vigueur incroyables ; en douceur,
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délicatesse et humilité cohabitent avec un tempera inflexible de domination que seul canalise l’intérêt majeur de l’Église.
L’ensemble de Fontcnay est la transcription architec­turale des lidées de saint Bernard, parfaitement adaptée à la vie monastique qu’elle devait abriter et aux dispositions de la règle de saint Benoît. L’égale répartition du temps entre la prière, le travail et le sommeil, dans le cycle des 24 heures de la journée, y trouve son cadre dans une disposition «fonctionnelle» et l’aménagement des locaux: église, cloître, salle capitulaire, salle des copistes (scriptorium), dortoir, forge...
L’église abbatiale, bâtie de 1139 à 1147, est la première réalisation du «plan bernardin» par son dépouillement, son or­donnance toute simple, son chœur à chevet plat, ses chapelles de plan carré.
Bénéficiant de conditions particulièrement favorables à son expansion – villes nombreuses, riches abbayes, matériaux de consructions abondants -, l’école romane bouruguignonne s’est developpée avec une extraordinaire vitalité aux 11e et 12e siècles aussi bien en architecture qu’en sculpture ou en peinture.
L’exemple le plus saisissant de cette période nous est of­fert par St-Philibert de Tournus. La façade se présente comme une sorte de donjon percé d’archères ponctuant de taches som­bres la chaude couleur de la pierre: la nudité des murs puissants est rompue par des bandes lombardes. Le narthex et l’étage du narthex sont les parties les plus anciennes actuellement con­nues. On est frappé par la sobriété poussée jusqu’à l’austérité de cette architecture puissante. La nef, lumineuse et rosé avec ses hauts et magnifiques piliers cylindriques, datant du début du 11e siècle, est dépourvue d’ornementation.
Une foule d’architectes et d’artistes avaient travaillé à l’édification de l’abbaye de Cluny. Cela ne fut pas sans avoir une grande répercussion sur la construction d’autres églises.
L’influence clunisienne se retrouve aussi à la Charité-
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sur- Loire, à St-Lazare d’Autun, à Semur-en-Brionnais, berceau de la Hugues, à St-Andoche de Saulieu.
A cette école clunisienne s’oppose toute une famille d’églises aux caractères différents, dont le type le plus pur est la basilique de la Madeleine à Vézelay.
Construite au début du 12e siècle, sur une butte domi­nant la vallée de la Cure, elle constitue la synthèse de la vérita­ble architecture romane bourguignonne. Différence essentielle avec les édifices romans antérieurs, la nef est voûtée d’arêtes alors que jusque-là, seuls les collatéraux l’étaient. Les grandes arcades sont surmontées directement par des fenêtres hautes qui éclairent la nef. Les arcs doubleaux qui soutiennent la voûte sont en plein cintre.
Pour rompre la monotonie d’une telle architecture, on a recours à l’emploi de matériaux polychromes : calcaires de teintes variées, claveaux alternativement blancs et bruns.
Au cœur de l’époque romane, les réalisations de la sculpture clunisienne constituent une étape primordiale. Un art souple et délicat voit le jour à Cluny. Sur les chapiteaux du hœur, une végétation variée et des personnages aux attitudes droitement observées révèlent un goût nouveau pour la nature. Les figures sont drapées de tuniques flottantes où les plis dé­terminent un modèle en harmonie avec la sérénité recherchée.
Outre ses chapiteaux historiés, l’église de la Madeleine à Vézelay abrite dans son narthex un grand portail sculpté dont le tvmpan représente le Christ envoyant ses apôtres en mission avant son ascension au ciel. Cette œuvre, réalisée vers 1120, présente plus d’un point commun avec le portail du Jugement dernier de St-Lazare d’Autun (1130-1135) où l’on retrouve les figures très allongées et des draperies plissées.
Les chapiteaux de la nef et du chœur, légèrement an­térieurs, représentent de façon vivante des scènes de la Bible de la vie des saints, dont s’inspirèrent avec vigueur et talent les
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artistes de St-Andoche de Saulicu.
A Berzé-la-Ville, la chapelle aux Moines est célèbre pour ses peintures murales, magnifique exemple de l’art clunisien.
Les Grands Ducs d’Occident
Ce mouvement monastique d’exceptionnelle ampleur avait créé une unité spirituelle sur laquelle les Grands Ducs d’Occident allaient, aux 14e et 15e siècles, bâtir l’un des États les plus puissants d’Europe.
Cet État qui, un temps, fut sur le point de faire renaître l’ancienne Lotharingie se constitua à la suite d’une habile politique matrimoniale. Aux lendemains du traité de Verdun, grâce à cette politique, la Franche-Comté, alors sous l’autorité de l’Empereur d’Allemagne, était restée attachée par des liens personnels à la Bourgogne demeurée dans la mouvance fran­çaise.
Les ducs capétiens jusqu’en 1361, tout en restant très proches du royaume de France, veillèrent à consolider l’unité de leurs États.
Mais lorsqu’à Gand en 1369, Philippe le Hardi, premier duc de Bourgogne de la Maison de Valois épouse Marguerite de Male, héritière de Flandre, Artois, Nivernais et Franche-Comté, il parachève une politique qui allait faire d’un ensemble encore composite, un État structuré, vaste, riche, au rayonnement artis­tique incomparable.
Par- dessus tout, ce mariage unissait deux cultures. La Bourgogne des grands siècles du Moyen Âge, de Cluny, Tour­nus et Vézelay se mêlait à la Flandre de Bruges et Gand.
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A l’image de Gand au nord, Dijon devenait la capitale méridionale de cet État.
Le duc allait y attirer en son palais une cour brillante et de nombreux artistes flamands. Surtout, désirant pour lui et sa dynastie une nécropole digne, il fonda en 1383 la chartreuse de Champmol, fastueux ensemble réalisé par les meilleurs artistes de l’époque : Jean de Marville, Jean de Baumetz, Claus Sluter, Melchior Brocdcrlam, Malouel.
Le tombeau de Philippe le Hardi (aujourd’hui au musée des Beaux-Arts) permet de s’extasier devant les fantaisies in­finies du style flamboyant qui font de ses côtés une galerie de cloître où tout un ensemble de pleurants encapuchonnés dans leur grand manteau de deuil composent le cortège de ses obsè­ques.
Si l’ambition politique de Jean sans Peur le poussa à de­venir un vassal rebelle, la Bourgogne retrouva en la personne de Philippe le Bon, qui régna 48 ans, un très grand duc.
Avec lui, la vie artistique se poursuivit: Claus de Werve, Henri Bellechose, probablement Robert Campin en qui l’on identifie le Maître de Flemalle et Rogier van der Weyden tra­vaillent à Dijon tandis que Van Eyck œuvre au service du duc à Bruges où la Renaissance brille d’un vif éclat.
Jamais l’Etat bourguignon ne fut aussi vaste ni sa cour aussi fastueuse: en 1429, le jour de son mariage, Philippe le Bon de l’Ordre de la Toison d’Or. Jamais la cour de France et le roi de Bourges ne furent aussi pitoyables.
Pendant 40 ans au service du duc, faisant preuve d’un zèle inlassable, le chancelier Nicolas Rolin, à la même époque, fonde avec sa 3e épouse, Guigone de Salins, l’Hôtel-Dieu de Beaune. Il abrite aujourd’hui le Polyptyque du Jugement der­nier, l’un les plus grands retables de Rogier van der Weyden. Lorsque Charles le Téméraire arriva au pouvoir, le rapport des forces s’était inversé et il dut composer avec Louis XI, sou-
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verain opiniâtre, rusé et d’une redoutable efficacité. En annex­ant la lorraine, Charles aura relié ses États du sud avec ceux du nord, mais lorsqu’il tombe devant Nancy en 1477, c’en est fait de la dynastie bourguignonne.
Sa fille Marie de Bourgogne épouse Maximilien de Habsbourg, empereur du Saint-Empire romain germanique. Plus de deux siècles d’actions militaires et diplomatiques seront nécessaires à la France pour recouvrer la Bourgogne et les terri­toires qui avaient constitué la dot de Marie.
Franche-Comté
En 1493, l’empereur Maximilien d’Autriche donna la Comté à son fils Philippe le Beau qui épousa Jeanne la Folle, héritière d’Espagne. Leur fils Charles Quint hérita donc de l’Espagne par sa mère et des domaines des Habsbourg dont les Flandres et la Comté par son père. Impériale, bourguignonne, la Comté devint espagnole au 16e siècle.
Cette époque marque l’apogée commercial de la prov­ince, illustré par l’ascension de la famille de Granvelle. Per­renot, humble paysan de la vallée de la Loue, parvient à devenir le chancelier de Charles Quint et se fait construire de 1525 à 1545 un palais à Besançon qui est un très beau témoignage de l’architecture civile du 16e siècle. En 1674, Louis XIV con­quiert la Franche-Comté et fait de Besançon la capitale de cette province devenue française. Conscient cependant de la vulnér­abilité de cette frontière, il rdonne à Vauban de rendre la ville imprenable. Celui-ci édifie lacitadelle dont la valeur stratégique apparaît à qui parcourt les chemins de ronde des remparts qui ceinturent les esplanades intérieures, les échauguettes et les au­dacieuses guérites du roi et de la reine.
Mais quel est le visage de cette Franche-Comté si dispu­tée, mystérieuse, où les histoires de loups-garous, de sorcières
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et de dames blanches (les fées) ont alimente longtemps les veillées ?
Le vert sombre de ses forêts de sapins (forêts de la Joux, de Levier, de Frcsse, du Massacre) et celui plus frais des im­menses prairies enchantent l’œil. De même, l’abondance des eaux vives: torrents écumants, cascades en nappe ou en éventail (de la Billaude, du Flumen, du Hérisson, du Saut du Doubs), innombrables petites sources, puissantes résurgences (sources de la Loue, du Lison), réseau serré du Rhône, du Doubs, de l’Ain et de leurs affluents (Valserine, Loue, Bienne, Albarine).
Les nappes tranquilles de 70 lacs (Bonlieu, Chalain, Nantua, St-Point...) contrastent avec tout ce ruissellement ; tout comme les retenues formées par les barrages (Vouglans), qui transforment la vallée de l’Ain en un gigantesque escalier d’eau. De grands belvédères (Grand Colombier, Colomby de Gex, Mont-Rond...) dévoilent des paysages qui parlent aux yeux: «vals» parallèles séparés par des «monts», réunis par des «cluses» qui font l’originalité du «plissement jurassien»; gran­dioses «reculées» (cirques de Baume, de Consolation), révélant des structures géologiques si caractéristiques qu’on a donné le nom de jurassique, en raison de son exceptionnel développe­ment ici, à un étage important de la sédimentation de l’ère sec­ondaire ; barrière de la «montagne», escalier géant des « pla­teaux ». C’est la géographie facile.
Un vignoble prestigieux
Au sud de Dijon, s’étend l’un des vignobles les plus beaux et les plus prestigieux du monde. Beaune en occupe pratiquement le cœur à distance égale de Gevrey-Chambertin et de Givry. La vigne, introduite ici dès l’époque gallo-romaine, se développa au Moyen Âge grâce aux défrichements des moines,
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