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Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение

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☆
9.
Si jamais
vous visitez la France, n’hésitez pas ...
3. Dites si les phrases ci-dessous correspondent aux
idées du texte:
1. L’auteur ne veut pas quitter Paris pour la province.
2. L’auteur veut quitter Paris pour la province.
3. Avec la technique moderne on a l’impression de ne pas
quitter la capitale.
4. On ne peut pas aimer Paris puisque la vie y est très
nerveuse.
5. On ne peut pas aimer la province puisque la vie y est
très ennuyeuse.
6. En province tout est programmé à l’avance.
7. En province on se sent plus solitaire.
8. A Paris on souffre de ne pas être près de la mer.
4. Répondez aux questions ci-dessous:
1. La vie en province, se diffère-t-elle de la vie à la
capitale?
2. La technique moderne, a-t-elle diminué la différence?
3. Peut-on connaître Paris en habitant la province?
4. Comment est la vie à Paris?
5. Comment est-elle vue de la province?
6. Comment est la vie en province?
7. Comment est-elle vue de Paris?
8. Où la vie est-elle plus traditionnelle? Justifiez votre
point de vue.
9. Sur quoi les intérêts des provinciaux sont-ils
concentrés?
5. Traduisez les phrases ci-dessous:
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1. В настоящее время Франция насчитывает 26
регионов, из них 4 заморских.
2. Покинуть Париж ради провинции – это хуже, чем
уехать в Гвинею.
3. С тех пор, как автор уехал из Парижа, он вновь стал
любить этот город.
4. Жизнь в Париже быстрая, активная, эффективная,
открытая, нервная.
5. В провинции жизнь настолько легка, что похожа на
шутку.
6. Здесь всегда есть места в детских яслях, вокзал в
двух шагах, аэропорт рядом.
7. В бордо люди думают сначала о своем городе, затем
об Аквитании и лишь потом – о Франции. Париж? Это очень далеко от моря.
8. Французская провинция обладает особым
очарованием. Если вы когда-нибудь поедете во Францию, не забудьте посетить провинцию.
6. En vous inspirant du texte mettez dans les
icrosituations les mots et expressions ci-dessous:
• c’est pire que de s’exile,
• de repeupler les environs de Paris,
• j’ai recommencé à aimer,
• est un autre pays que,
• la vie est impossible et,
• tout est tellement facile qu’on hésite,
• la moindre occasion d’y laisser sa santé,
• personne ne rate les locales,
• a son charme particulier.
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7. Résumez chaque paragraphe du texte dans une
courte synthèse.
8. Dites ce 9ue vous saviez sur les relations Paris –
la province avant de lire le texte.
9. Dites ce que vous en savez maintenant.
10. Quitter Paris pour la province, c’est pire que de
s’exiler en Guinée. Donnez le pour et le contre de cette affirmation.
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TEXTES SUPPLEMENTAIRES
Paris. Ile-de-France
Voici plus de deux mille ans, sainte Geneviève sauva une modeste bourgade appelée Lutèce, menacée de pillage par Attila et ses hordes. En 508, Clovis en fît la capitale de son royaume. L’avènement des Capétiens, en 987, marque le début des embellissements qui, au fil des siècles, d’un souverain à l’autre, feront de Paris la plus prestigieuse des cités. Commencée en 1163, Notre-Dame règne au coeur de la ville. Philippe-Auguste construit la citadelle du Louvre que François 1er enrichit d’une aile Renaissance conçue par Pierre Lescot. Louis XIII ordonne l’harmonie de briques rosés de la place des Vosges, fleuron du quartier historique du Marais. Louis XIV fait bâtir la place Vendôme et la non moins belle place des Victoires. En même temps, le Roi-Soleil multiplie les bâtiments prestigieux, les Invalides, la Salpêtrière, l’Observatoire. La place de la Concorde naît sous Louis XV. A l’extrémité des allées plantées d’arbres par Catherine de Médicis et qui donnèrent naissance aux Champs-Elysées, Napoléon dresse un Arc de Triomphe. La République poursuit l’œuvre des rois, depuis les larges avenues ouvertes par Haussmann et la Tour Eiffel, jusqu’au Centre Georges Pompidou, à l’Arche de la Défense et à la Pyramide du Louvre.
De siècle en siècle, les artistes de toutes disciplines ont construit les palais, édifié les ponts, sculpté les statues, peint les fresques, dessiné les jardins, marqueté les meubles, unissant leur habileté, leur goût, leur génie.
Paris abrite d’admirables collections dans ses multiples musées, du Louvre au musée Picasso, au musée d’Orsay avec ses collections d’Impressionnistes et à la toute nouvelle galerie du Muséum d’histoire naturelle.
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Les rois aiment la chasse, la poursuite du gibier sous les halliers, la nature, les fêtes. Pour être plus proches des grandes forêts et des paysages vallonnés d’Ile-de-France, ils quittent Paris. Leurs résidences des champs, d’abord discrets pavillons de chasse, deviennent palais lorsque les souverains sont ivres de faste et de gloire.
A Breteuil, Henri IV transforme une forteresse médiévale en demeure d’agrément. A Versailles, le pavillon de chasse de Louis XIII devient, sous Louis XIV, le sompteux château conçu par Le Vau et Jules Hardouin-Mansart, qui dresse sa façade et ses colonnades face à la place d’Armes, tandis que sa galerie des Glaces domine les jardins dessinés par Le Nôtre et les jeux d’eau des bassins et canaux. Le château de Saint-Germain-en-Laye, adossé à une superbe forêt, est agrandi et embelli par François 1er. Louis XIV y naquit. A un moment ou à un autre de leur existence, la plupart des souverains, de Louis VI à Napoléon III, résidèrent à Fontainebleau. Mais de multiples autres châteaux, souvent au charme plus intimiste, comme celui de Courances, se découvrent parmi les bois et les jardins.
Au 19e siècle, les paysages d’Ile-de-France, leur lumière, les eaux dormantes des étangs, les méandres de la Seine, les jeux de soleil sous la futaie séduisent les peintres. Corot, Daubigny, Millet fondent l’Ecole de Barbizon. Renoir, Sisley, Monet, Degas, Caillebotte succombent à la séduction d’Argenteuil : l’Impressionnisme est né. La Roche-Guyon attire Pissarro et Cézanne. Sur les bords de l’Oise, à Auvers, Vincent Van Gogh brosse ses derniers chefs-d’œuvre.
Au commencement était la Seine…
Paris... Paris ne saurait se résumer d’un mot. Une pén-
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iche amarrée le long des quais de la Seine, la flânerie sur les Champs-Elysées, à St-Gcrmain-des-Prés ou sur les grands boulevards, les ors des palais nationaux, les vitraux et les rosaces de Notre-Dame, ou la chaleur d’un café dans un authen­tique bistrot parisien, une silhouette fugace... autant de Paris que de visiteurs.
Comment aborder une telle cité, millénaire, tentaculaire et animée par les millions de déplacements quotidiens de ses habitants ? Existc-t-il une clé pour découvrir et comprendre cette grande capitale ? A défaut d’un guide amoureux de sa ville, la Seine fournit le sésame le plus évident.
Prêtant son cours à l’Histoire et donnant à la ville sa de­vise (Fluctuât nec mergitur, il est battu par les flots, mais ne sombre pas), ses amples méandres confèrent à la ville sa célèbre silhouette ronde, si facile à retenir.
C’est elle, aussi, qui au fil des temps a façonné ce pay­sage de collines parfois gratifiées du nom de montagne : Buttes­Chaumont, Montmartre, Chaillot sur la rive droite, montagne Ste-Geneviève sur la rive gauche. Un tapis continu de construc­tions diverses masque aujourd’hui ce relief aux pentes douces ponctuées pourtant par des monuments symboles que l’homme a toujours eu le désir d’ériger sur ces éminences : Sacré-Cœur de Montmartre, Panthéon de la montagne Ste-Geneviève, Palais de Chaillot.
Superbement ancrée dans les bras de la Seine, au centre de son méandre le plus fameux, l’île de la Cité a vu s’installer, trois siècles avant J.-C, les premiers habitants de la région, les Parisii. Les rois Francs puis les premiers Capétiens y élèvent leur pal­ais, l’évêque Maurice de Sully, au 12e siècle y érige la grandi­ose architecture de Notre-Dame, Saint Louis fait édifier la Ste­Chapelle, véritable joyau de l’art gothique destinée à recevoir
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les reliques de la Passion.
Philippe Auguste, Charles V et plus tard Louis XIII édi­fieront des couronnes de remparts successives, au fur et à me­sure que la ville débordera de ses limites naturelles sous la poussée de la fondation de couvents et d’abbayes, défricheurs et cultivateurs, du développement des activités portuaires et com­merciales ou tout simplement pour se prémunir contre d’éventuels assaillants.
Au 18e siècle, alors que la monarchie est installée à Ver­sailles, une nouvelle enceinte, célèbre pour ses 57 barrières créées par Ledoux, cernera Paris.
Les ruelles du quartier St-Séverin que jouxte St-Julien­le-Pauvre ; le Marais où d’élégants hôtels particuliers illustrent tous les styles de construction : Henri III à l’hôtel Lamoignon, Henri IV à la place des Vosges, Louis XIII à l’hôtel de Bé­thune-Sully, Louis XIV à l’hôtel Guénégaud, Carnavalet ou au palais Soubise ; le Louvre qui au fil des siècles devient le sym­bole du pouvoir royal ; l’Institut de France conçu par Le Vau, la place Vendôme, les Invalides, majestueux ensemble classique dominé par le dôme élancé de l’église dessinée par Mansart autant de chefs-d’œuvre du style Louis XIV – ; la place de la Concorde, parfaite expression du style Louis XV, dont l’étendue et l’élégance suscitent l’admiration, résument à grands traits l’histoire architecturale de la capitale jusqu’à la Révolution.
Qu’est-ce qui fait le charme de ce Paris ? Assurément les nombreux témoins architecturaux de ces différentes époques, mais aussi la manière heureuse avec laquelle l’art con­temporain a su se fondre dans cet écrin historique. C’est le Paris des contrastes qui surprend mais ne laisse jamais indifférent au point de constituer un motif supplémentaire de découverte.
C’est ainsi qu’au cœur du Louvre, la pyramide de I. M. Pei toute de verre et d’acier contraste avec les vieilles pierres
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decel très vieux palais; le Centre Georges-Pompidou côtoie le quartier ancien du Marais, de même l’architecture délicate de I l’église St-Eustache émerge des arcatures blanches enserrant les façades du Forum des Halles, tandis qu’au port de l’Arsenal les voiliers tanguent au pied de l’Opéra-Bastille.
Une terre royale
De grands massifs forestiers (Fontainebleau, Rambouillet qui comptent parmi les plus belles forêts de France, Chantilly, Ermenonville, Halatte) et de belles rivières serpentant dans des vallées verdoyantes, font la parure des environs de Paris. Magnifiées au printemps par l’éclosion des fleurs près des clairières, par les chaudes teintes automnales ou par le givre qui accompagne les pre­miers froids, ces forêts giboyeuses ont de tout temps con­stitué un magnifique domaine de chasse pour les rois, princes et seigneurs de la cour. Cela explique pourquoi l’Ile-de-France, parée de tels at­traits et proche du pouvoir politique, a vu s’élever sur son sol de superbes châteaux et de somptueuses demeures, chefs-d’œuvre des époques Renaissance et classique autour desquels la nature a été aménagée par des maîtres de l’art paysager en parcs et jardins extraordinaires.
Création de la royauté française à son apogée, Versailles doit sa réputation à l’exceptionnel ensemble composé par le château et ses Trianons, admirablement mis en valeur par ses jardins à la française. Le classicisme fran­çais atteint, là, son sommet servi par de singuliers génies : Le Vau, Le Brun, Le Nôtre et Jules Hardouin-Mansart.
Influencé par ses campagnes en Italie, c’est à Fon­tainebleau que François Ier introduisit les innovations de la
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Renaissance italienne à la cour. Une pléiade d’artistes, parmi lesquels le Rosso et le Primatice, travaillèrent à la décoration de son palais, introduisant des décors où se mêlent fresques, stucs et œuvres d’art prestigieuses.
Comme une synthèse équilibrée de cette province d’Ile-de-France, le nom de Chantilly, placé sous le signe de l’élégance, évoque un château, d’admirables collections d’art, un parc, une forêt et le monde du cheval et des courses.
D’autres résidences, demeures princières ou symboles de la rapide ascension de serviteurs des rois, tels Vaux-le-Vicomte et ses jardins aux majestueuses perspectives, Ecouen, Champs, Grosbois, Courances, Malmaison, Rambouillet, et, au cœur de la vallée de Chevreuse, les châteaux de Dampierre et de Breteuil, offrent l’harmonie de leur architecture, l’agrément de leurs parcs, le faste de leurs appartements et le raffinement de leur mobilier.
Nombre de magnifiques édifices religieux font un royal cortège à ces châteaux. Nulle région française ne pré­sente, en effet, une pareille densité de cathédrales, d’églises, d’anciennes abbayes : Chartres et St-Denis, bien sûr, mais aussi Senlis, Royaumont, Morienval, St-Leu­d’Esserent, ou bien encore, Port-Royal, les abbayes cister­ciennes de Chaalis et des Vaux-de-Cernay, sont autant de témoignages d’une foi ardente.
La cathédrale de Chartres, pur joyau qui se découvre de loin tel un majestueux vaisseau voguant sur l’océan des blés, voit chaque année des milliers de pèlerins affluer vers sa «flèche irréprochable». La basilique de St-Denis, qui occupe une place importante dans l’histoire de l’architecture, reste attachée au souvenir des rois de France dont elle fut la nécropole pendant douze
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siècles.
Les transformations du 19e siècle
Si Napoléon Ier, pour faire de Paris une capitale cligne de son empire, poursuivit la construction du Louvre, créa les canaux de Paris, et fit édifier les arcs de triomphe du Carrousel el de l’Étoile, la colonne Vendôme et l’église de la Madeleine, c’est sous Napoléon III que Paris connut sa plus grande et importante transformation.
De gigantesques travaux d’urbanisme furent entre­pris sous la direction du baron Haussmann qui restructura Paris en perçant de larges boulevards dotés de trottoirs, en dégageant d’importants carrefours comme celui de la place de l’Étoile OÙ, autour de l’Arc de triomphe, rayonnent douze avenues, dont la prestigieuse avenue Foch et les Champs-Elysées.
Il confia à Alphand le soin d’aménager les Buttes­Chaumont, les bois de Boulogne et de Vincennes, autrefois chasses royales, et fit construire par Garnier le nouvel Opéra – l’une des plus belles réussites en pierre de cette époque – et les principales gares parisiennes aux audacieuses charpentes métalliques, véritables cathédrales modernes.
Cette architecture ordonnée, harmonieuse dans l’alignement et la symétrie de ses bâtiments en pierre de taille aux façades abondamment décorées, fut à l’origine d’un urbanisme parisien lumineux, opulent, et d’une in­croyable métamorphose sur laquelle repose encore, pour une bonne part, l’organisation contemporaine de la ville.
A la même époque, les arcades de la rue de Rivoli et de nombreux passages couverts virent le jour: galeries
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