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Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение

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que l’on pourra certainement découvrir la convivialité et l’amitié des Normands.
Des villes historiaues
Rennes, la capitale régionale de la Bretagne, est une ville de contrastes. D’un côté, elle offre l’atmosphère de ses rues médiévales, étroites et sinueuses, bordées de pimpantes maisons à pans de bois, heureusement épargnées lors du gigan­tesque incendie de 1720, et de l’autre, l’élégante solennité du 18e siècle à travers les édifices publics et les hôtels particuliers de ses deux places royales. Le Parlement de Bretagne siégea d’abord tantôt à Rennes, tantôt à Nantes, avant de se fixer défi­nitivement à Rennes en 1561 sous le règne d’Henri IV. Le magnifique hôtel qui l’abritait, « premier édifice en pierre dans la ville en bois », aujourd’hui Palais de Justice, lut gravement endommagé par un incendie.
Nantes, qui a vu naître Anne de Bretagne en 1477, capi­tale historique des ducs de Bretagne, conserve de cette époque un magnifique château, à la fois redoutable forteresse et palais, dans lequel maints rois de France ont séjourné. Le 13 août 598 reste une date importante dans l’histoire de la ville et du pays tout entier : Henri IV signe l’édit de Nantes qui devait régler la question religieuse en accordant un statut à l’Église réformée. Au 18e siècle, la prospérité de Nantes est éclatante. Enrichis par le commerce du sucre et du « bois d’ébène» -expression pu­dique pour désigner la traite des Noirs —, les riches armateurs font élever de splendides hôtels aux balcons en fer forgé, encore visibles dans l’ancienne île Feydau. C’est dans ce quartier que Jules Verne, le célèbre écrivain visionnaire, vit le jour en 1828.
St-Malo évoque la mer, les voyages lointains, les décou­vreurs comme Jacques Cartier, les armateurs, les corsaires comme Duguay-Trouin et Surcouf. A l’abri de ses remparts, le
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quartier ancien avec ses hôtels de granit aux hautes cheminées et toits pointus compose un site marin exceptionnel sur la rive droite de la Rance.
Au fond de l’estuaire, Dinan, qui vénère Bertrand Du Guesclin, héros de la guerre de Cent Ans, séduit par son vieux quartier ceinturé de remparts, dont les rues recèlent de pittor­esques maisons à colombage.
D’autres villes préservent précieusement leurs vieux quartiers, magnifiquement remis en valeur: Vannes, bâtie au fond du golfe du Morbihan, est une ville attachante avec sa vieille ville enfermée dans ses remparts et groupée autour de sa cathédrale St-Pierre. Un fait historique majeur se déroula dans ses murs. Claude de France, fille d’Anne de Bretagne, hérite du duché à la mort de sa mère en 1514. Elle épouse la même année François d’Angoulême, le futur François Ier. Ce dernier obtient d’elle qu’elle cède son duché à la couronne, mais il faut atten­dre août 1532 pour que les États de Bretagne, réunis à Vannes, proclament « l’union perpétuelle du pays et duché de Bretagne avec le royaume et la couronne de France».
Quimper (également célèbre par sa faïence, sa cathédrale gothique et son festival de Cornouaillc), Vitré, Mor­laix, St-Brieuc et Lannion témoignent aussi de l’extraordinaire richesse des villes bretonnes. Locronan, jadis prospère grâce l’industrie de la toile à voile, a gardé une belle place ornée d’un vieux puits et entourée de fières maisons de granit. Concarneau, important port de pêche – annuellement s’y déroule la fête des Filets Bleus – est renommé pour sa Ville Close enserrée dans d’épais remparts de granit.
Les forteresses sont nombreuses, témoins d’un passé où affrontements ne connaissaient guère de répit. Celles de Fougères et de Vitré comptent parmi les plus belles de Franc les châteaux de Dinan ou de Combourg dressent fièrement leurs murailles et leurs tours au-dessus des habitations ; les ruines de
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Suscinio, de la Hunaudaye et de Tonquédec, isolées dans des sites sauvages, sont de merveilleux exemples d’architecture militaire. Certains châteaux comme Kerjean et Josselin cachent derrière leur allure de forteresse des appartements dignes des plus beaux palais.
La puissance défensive bretonne s’exprime également par les manoirs-fermes, propriétés de gentilshommes­campagnards (ils cultivaient leurs terres, comme des paysans, mais ne renonçaient pas à leur rang et continuaient à porter l’épée), qui se dispersent dans la campagne et qui ont souvent conservé leurs tours de défense. Ils sont nombreux en Léon : Kergroadès, Kérouzéré, Kergornadeac’h, Traonjoly.
En revanche les châteaux construits plus tardivement ne présentent plus de caractère défensif. La sobriété de leurs lig­nes, leur belle ordonnance en font des résidences cossues où il faisait bon vivre : le Rocher-Portail, Lanrigan. D’autres encore valent par leur cadre ou bien s’enorgueillissent d’un jardin bien dessiné ou d’un beau parc: la Bourbansais, Bonne-Fontaine, Caradeuc, Rosanbo.
La Bretagne et les peintres
L’âpre terre rocheuse, les côtes déchiquetées, la mélancolique succession des pluies et des tempêtes, les lumières et les transparences du ciel et des eaux, autant que l’animation des ports, la vitalité des traditions ou la force des légendes, ont drainé vers la Bretagne une multitude de peintres, depuis le voyage précurseur de l’illustre Turner en 1826 jusqu’au séjour des contemporains. Un site particulièrement fascinant, un artiste hospitalier ou influent, une auberge sympa­thique ont souvent fourni le prétexte suffisant pour que
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s’épanouisse, l’espace de quelques mois ou de quelques années, une pittoresque et bruyante colonie. La Cornouaille avec Douarnenez, Concarneau, Pont-Aven puis Quimper ou le Pouldu, en fut la terre d’élection ; mais la presqu’île de Guér­ande, Camaret, le Faou, Belle-Ile eurent aussi leurs adeptes. Certains de ces séjours, déterminants pour l’histoire de l’art, ont inspiré de nouvelles conceptions picturales. Ainsi le travail dé­cisif d’Eugène Boudin au Faou, à Camaret ou Plougastel, an­nonce la révolution de l’impressionnisme; de même l’école de Pont-Aven regroupe de nombreux peintres parmi lesquels Emile Bernard et Paul Serusier, autour de Paul Gauguin en 1888, don­nent naissance le premier au synthétisme, le second au Na­bisme. Corot, Monet, Renoir, Vuillard, Matisse, Marquet, De­rain, Robert Delaunay, parmi les plus célèbres, auront fortifié leur génie sur cette terre.
Etonnante Bretagne...
Étonnante Bretagne que celle des Tabarly, Kersauzon, Madec, Peyron, aventuriers modernes, navigateurs solitaires qui, bravant les éléments sur leurs bolides des mers, sortent de l’épreuve grandis, heureux d’avoir prouvé leur rage de vaincre. Fiers, opiniâtres, rudes, travailleurs infatigables, les Bretons, qu’ils soient marins ou terriens se caractérisent par un courage sans faille, et dans la famille bretonne, l’épouse, la mère, n’est pas la dernière à incarner ce courage.
Étonnante Bretagne que celle du Trégorrois, du Léon, de la Cornouaille et du Vannetais, Bretagne traditionnelle où les coutumes et la langue se font le plus sensibles.
Étonnante Bretagne que certains réduisent aux plaisirs des vacances, mais qui préserve farouchement sa personnalité et son sens de l’hospitalité.
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Е. А. Николаева
ФРАНЦУЗСКИЙ ЯЗЫК
Пособие по курсу «Страноведение»
Компьютерная верстка, обложка:
Подписано в печать 20.12.09 г. Формат 60х90 1/16.
Бумага офсетная. Печать офсетная.
Тираж 200 экз.
Е.А. Власова
Отпечатано в типографии ООО “ТУРУСЕЛ”,
Санкт-Петербург, Миллионная ул., д. 1.
(812) 571-54-74. Лицензия ПД № 2-69-571.
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