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ivanov666
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Файл:Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение
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Jules César (102 или 100-44 до н.э..) – Юлий Цезарь
(римский Диктатор и полководец)
le canal de Suez – Суэцкий канал (соединяет Красное море со Средиземным; открыт 1869 г.).
Répondez aux questions:
1. Où est située Marseille?
2. Combien d’habitants compte la ville?
3. Quand et par qui Marseille a été fondée?
4. Pourquoi l’hymne national de la République française
est appelé Marseillaise!
5. Quels musées peut-on visiter à Marseille?
6. Est-ce que le port de Marseille est un port moderne?
7.
Qu’est-ce qui
relie Marseille à Paris?
Traduisez:
1. Марсель расположен на средиземноморском
побережье. Он насчитывает около миллиона
жителей.
2. Город был основан греками в VI веке до нашей эры.
В 49 году его захватывает Цезарь
3. Марсель присоединен к Франции в 1481 году.
4. Марсельцы поддержали Революцию 1789 года. Во
время восстания 1792 года они пели в Париже
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песню, сочиненную Руже де Лиллем. Позже песня
становится национальным гимном Франции.
5. Разоренный войнами, город вновь становится
процветающим в результате колониальных захватов.
6. В Марселе много музеев: музей археологии, музей
современного искусства, музей моды.
7. Марсельский порт – это главный грузовой порт
Франции.
8.
Многочисленные автомобильные дороги соединяют
Марсель с городами
Франции, а также с Испанией и
Италией.
TEXTES SUPPLEMENETAIRES
La Côte d’Azur
La Côte d’Azur est une région côtière française au bord de
la Méditerranée. Dans cette région il y a beaucoup de stations
balnéaires; le pays offre les conditions d’un printemps presque
constant, même en hiver. Et – contraste étonnant – à moins
d’une heure de la Côte les stations de sports d’hiver étalent
leurs champs de neige.
Chaque région de la Côte d’Azur a une physionomie
particulière. Saint-Tropez, petit port de pêche, est le rendezvous des vedettes. De Cannes à Menton s’étend la région
vraiment organisée pour recevoir, loger, distraire ses hôtes. Le
pays tout entier est une agglomération de villas et d’hôtels. Les
touristes y trouvent toutes sortes de plaisirs: fêtes de carnaval,
régates, festivals multiples, sans compter les terrains de golf, les
casinos et les musées.
Capitale de la Côte d’Azur, ville de repos et de fête,
Nice est surtout appréciée pour la douceur de son climat et son
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dynamisme culturel. C’est aussi une ville de commerce.
Grasse est la capitale mondiale des parfums naturels. La
ville est environnée de cultures florales qui embaument l’air
qu’on y respire. Parmi les plantes qu’on y cultive on peut citer
la rosé, le jasmin, le mimosa, la violette, la lavande, la menthe.
On cueille presque dix mille tonnes de fleurs chaque année.
Cependant la concurrence des parfums synthétiques a obligé
des milliers de spécialistes à se tourner vers d’autres cultures:
celle des fleurs à bouquet, des légumes et des arbre, fruitiers.
La Côte d’Azur est beaucoup aimée à la fois des poètes,
des peintres, des artistes et de la foule internationale.
Vocabulaire
la Côte d’Azur
région f côtière
au bord de la Méditerranée
station f balnéaire
le pays offre les conditions
d’un
printemps... constant
à moins d’une heure de...
station f de sports d’hiver
étaler vt
• physionomie f particulière
port m de pêche
le rendez-vous des vedettes
s’étendre
loger et distraire les hôtes
tout entier
Лазурный берег
прибрежный район
на берегу Средиземного моря
морской курорт
в районе постоянная весна
[букв.
район предлагает условия…
менее чем в часе [езды]
зимние курорты
расстилать
• особый облик
рыболовецкий порт
место встречи «звезд»
простираться
размещать и развлекать гостей
весь, целиком
multiple
sans compter
tairrain m de golf
apprécier vt
environner vt
103
adj
многочисленный
не считая
площадка для гольфа
оценить
окружать

floral, -e
[elles] embaument l’air
violette f
menthe f
cueillir vt
se tourner
• foule f
adj
цветочный
[они] наполняют благоуханием
фиалка
мята
собирать
обратиться
толпа
Répondez aux questions:
1. Où est située la côte d’Azur?
2. Quel est le climat de ce pays? Pourquoi y a-t-il
beaucoup de stations balnéaires dans ce pays?
3. Quels plaisirs peut-on trouver dans ce pays?
4. Quelle est capitale de la Côte d’Azur? Comment peut-
on
caractériser cette ville?
5. Par quoi la ville de Grasse est-elle célèbre?
6. Quelles sont les principales espèces de fleurs que vous
connaissez?
Traduisez :
1. Лазурный берег – это прибрежный район
Средиземного моря.
2. В этом районе много морских курортов
3. Недалеко от Лазурного берега находятся зимние
курорты.
4. На Лазурном берегу все организованно, чтобы
принять, разместить и развлечь гостей.
5. Туристы находят здесь любые развлечения:
карнавалы, регаты, фестивали; здесь есть площадки
для гольфа, казино, музеи.
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6. Столицу Лазурного берега Ниццу ценят за ее
теплый климат.
7. Грас – это всемирная столица натуральных духов.
8. Виллы и гостиницы Лазурного берега окружены
цветами: розами, жасмином, мимозой, фиалками,
лавандой.
9. Лазурный берег особенно любим поэтами и
художниками.
Provence, Côte d’Azur, Corse
Au voyageur venu du Nord, la Provence dévoile, près de
Montélimar où s’exécute la mue brutale des éléments, une nature grandiose et volontiers rebelle, insigne de sa singularité :
paniques par le mistral, les nuages se débandent, le ciel se pare
d’azur et se fait lumière ; les collines se décharnent, et de leurs
flancs cramoisis surgit un gigantesque squelette calcaire dont
les fragments éparpillés composent ici d’arrogantes corniches,
là de fragiles crêtes dentelées. L’armée végétale, vaincue par la
force minérale, par la soif, par le feu ennemi, courbe l’échiné,
rase le sol, déserte; ces pins travestis en parasols, ces troncs tortueux, ces feuillages atrophiés ou changés en aiguilles disent
toute l’âpreté du combat, mais le sort de la bataille est scellé et
même les troupes que favorise une origine exotique : palmiers,
aloès, agaves, sont contraintes de gagner les abris. Sousalimentées, faméliques, les rivières se cantonnent à des chapelets de marigots tapis parmi les monceaux de galets charriés
l’espace de ces quelques heures où, gavées, enivrées par
d’énormes averses, elles ont tout dévasté sur leur passage.
Les hommes eux-mêmes, conscients de la puissance de
ce milieu-là, ont opté pour le compromis; voyez, agrippés au
faîte des acropoles ces villages partis à la rencontre du soleil,
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bâtis juste comme il convient pour happer sa chaleur en hiver et
s’en prémunir l’été, ces oustau (maisons paysannes) de la
plaine, encapuchonnés du côté du Nord, écarquillant au contraire leurs ouvertures, déployant leurs douillettes treilles au
Midi. Et ce verbe sonore, cet accent prédateur de toutes les
voyelles et toutes les consonnes «qu’on attrape en naissant du
côté de Marseille», cette inclination pour le passionnel que,
n’en déplaise aux pourfendeurs de clichés, l’«étranger» vérifie à
sa première halte en terre provençale, ne traduisent-ils pas un
souci légitime d’égaler les surenchères de la nature ? De ces
excès mêlés naît l’intense dépaysement méditerranéen, évocateur de Mers du Sud, de senteurs d’épices, d’ondulations
caravanières, d’envoûtantes mélopées, qui attire la foule des
vacanciers, alimente les plus fous projets de villégiature et entretient le rêve de jouvence de milliers de retraités.
La mosaïque des paysages
La Provence et la Côte d’Azur forment la corne orientale
du chaleureux «croissant lumineux» qui, du Pays Basque à la
Riviera ligure, prend en écharpe la France méridionale. Trait
d’union entre deux mondes impétueux, le bassin tyrrhénien de
la Méditerranée et la montagne alpine, ces régions de dislocations et d’imbrications se caractérisent par l’enchevêtrement
d’une infinité de «pays» à la physionomie contrastée. Un véritable puzzle de petites régions naturelles oppose ainsi plaines et
collines, chaînons bossus camouflés sous la pinède et altières
barres minérales dont la montagne Ste-Victoire chère à Cézanne
est l’archétype, hautes croupes cristallines et mornes plans calcaires, gorges prodigieusement encaissées et vallées dilatées,
longues plages de sable fin et abruptes falaises. Cette marqueterie se prolonge dans le détail du paysage rural, où Vager
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cultivé côtoie, dans la pure tradition méditerranéenne, le sahus
(pacage) broussailleux et la sylva forestière, où la huerta
savamment et patiemment arrosée contraste avec les basses
pentes sèches, où le zébrage des haies de cyprès cloisonne une
somptueuse palette de coloris magnifiée par Van Gogh et une
cohorte d’artistes de génie : champs de blé, de melons, de tomates, de salades, de fraises, olivettes, vignes, vergers de cerisiers, d’abricotiers, de pêchers, alignements scintillants des serres géantes et, dans l’arrière-pays, touche délicate des carrés de
lavande. En poussant l’examen, on peut encore déceler, sur
quelques collines laniérées de restanques (terrasses), des vestiges de micro-associations culturales, cousines de la coltura
promiscua toscane. Une traversée de «l’empire du soleil» (F.
Mistral), de Marseille à Carpentras, par exemple, en passant par
Pertuis et Apt, fournirait la synthèse idéale de ces étonnantes et
fréquentes mutations du paysage.
Un passé prestigieux
La Provence et la Côte d’Azur possèdent quelques jalons significatifs des balbutiements pré et proto-historiques de
la civilisation d’Europe Occidentale. La première présence humaine, remontant à 950 000 ans, est révélée par les galets
aménagés de la grotte du Vallonet (Roquebrune-Cap Martin),
plus vieil habitat cavernicole attesté en Europe. A même le sol
de la grotte de l’Escale à St-Estève-Jeanson (Bouches-duRhône), existe la preuve de l’usage du feu par l’homme de
Provence, il n’y a pas moins de 700 000 ans.
A la suite d’une récente et retentissante découverte, la
Provence s’enorgueillit de porter en son sein l’une des plus
fabuleuses cathédrales de la préhistoire : il y a près de 20 000
ans, de vrais artistes ont gravé ou peint dans la grotte Cosquer,
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aujourd’hui située sous le niveau de la mer au pied du massif
des Calanques, les animaux de leur connaissance. Une dizaine
de millénaires plus tôt, d’autres hommes avaient couvert ces
mêmes parois de « mains négatives » considérées, en l’état actuel de la recherche, comme le plus ancien décor pariétal
monde.
Les milliers de gravures rupestres inscrites sur les
chiappes (dalles lissées par l’érosion glaciaire) de la Vallée des
Merveilles dans le massif du Mercantour, extraordinaires messages laisses à la postérité, remontent principalement à l’âge du
bronze et passent pour l’expression imagée d’anciens cultes ligures. En Basse-Provence Occidentale, les Celto-Ligures ont
quant à eux développé peu avant la conquête romaine un art
original, dont témoignent les «têtes coupées» des macabres portiques du sanctuaire de Roquepertuse.
Filles de Rome et de la Grèce
La Provence et la Côte d’Azur sont des terres de très ancienne tradition urbaine. Certes les castellaras des Ligures et les
oppida celtiques de Nages, St-Blaise ou Entremont ont impulsé
l’établissement d’un dense réseau de cités, mais c’est
l’imprégnation de l’hellénisme, et surtout de la romanite qui a
joué le rôle déterminant dans l’histoire de la civilisation méridionale. La côte provençale reçut ses premiers établissements
commerciaux permanents des grecs de Phocée en Asie Mineure
qui, après avoir fondé Massalia (Marseille) à la fin du 7e siècle
essaimèrent des comptoirs le long de la côte à Cithahsta (La
Ciotat), Olbia (Hyères), Antipolis (Antibes), Nikê (Nice),
Monaco et, avec plus de parcimonie, des colonies dans
l’intérieur des terres. Marseille aménage en port la calanque du
Lacydon, et se hisse vite au rang de capitale du négoce en
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Europe Occidentale. Mettant à profit son rayonnement, les
populations autochtones apprennent à cultiver la vigne, assimilent les techniques de construction, développent une économie
d’échange fondée sur l’usage du monétaire, sont initiées aux
formes les plus raffinées de l’art.
Mais la culture grecque ne se diffuse que lentement et
bute sur l’arrière-pays. Avec Rome, il en ira autrement : «le légionnaire succède au marchand », autrement dit, les nouveaux
tuteurs expriment une volonté de colonisation ferme et systématique, concrétisée par l’organisation de la Gaule méridionale en Provincia Narbonensis, appellation dont dérive le mot
Provence. La région s’intègre rapidement au monde romain
dont elle adopte le mode de vie, justifiant cette remarque de
Pline : « Plutôt qu’une Province, une autre Italie. » «La
Provence romaine » se couvre d’un réseau de voies de communications dense et performant dont les fleurons se nommaient
via Domitia, via Aurélia, via Agrippa, et dont le tracé est repris
aujourd’hui par nombre de routes nationales ou départementales. Elle s’urbanise à marches forcées : fondation du camp retranché d’Aquae Sextiae (Aix-en-Provence), installation de vétérans de la 2e Légion à Orange, de la 6e à
Arles, de la 8e à Fréjus, érection de Colonia Julia Apta (Apt),
aménagement de la cité fédérée de Vaison... Prenant Rome pour
modèle, chaque ville se dote de prestigieux édifices publics et
privés dont certains s’inscrivent encore avec bonheur dans leur
trame monumentale et offrent un cadre solennel aux nombreux
festivals ou ferias qui les animent: théâtres d’Arles, Vaison ou
Orange, amphithéâtres d’Arles, Nîmes – admirablement préservé – et Fréjus, arcs municipaux d’Orange ou Carpentras,
Maison Carrée de Nîmes – le mieux conservé des temples romains —, mausolée des Antiques à St-Rémy... Grandioses
comme le pont du Gard, ou de conception plus modeste, des
aqueducs amènent l’eau courante. Certaines architectures, tels
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les cryptoportiques d’Arles, le « Trophée des Alpes» à La Turbie ou la meunerie industrielle de Balbegal n’ont pas
d’équivalent ailleurs en Gaule. Nîmes comblée par Hadrien et
Antonin le Pieux, Arles port très actif où reside souvent
l’empereur, Aix capitale de la Narbonnaise Seconde brillent
d’un éclat tout particulier pendant toute la période de l’empire
romain.
La géographie sacrée, les pratiques juridiques, la langue
provençale (une mixion du latin et du celto-ligure, encore
présente aujourd’hui dans les conversations sous la forme d’un
«français provençalisé») devront également beaucoup à cette
influence de la romanite qui, tôt communiquée et relativement
épargnée par les Invasions, perdurera plusieurs siècles après la
chute de l’Empire Romain d’Occident.
Images d’une piété populaire
La Légende dorée des «saints de Provence» attribue
l’évangélisation du Midi aux disciples mêmes du Christ: après
la Passion, les Maries, Lazare, Marthe, chassés de Palestine,
auraient abordé la côte camarguaise. L’Histoire situe plutôt vers
la fin du 2 e siècle la formation des premiers groupes chrétiens
d’Arles et Marseille, mais rejoint la tradition pour admettre une
christianisation précoce et profonde, à la source sans doute de
ce vif attachement aux premiers temps de la Religion et à leur
représentation mythologique, de cette foi simple, parfois empreinte de naïveté, que n’a cessé depuis de manifester le petit peuple provençal. Les lieux sacralisés par le passage des évangélisateurs en sont les premiers bénéficiaires : aux SaintesMaries-de-la-Mer, où s’échoua dit-on la barque miraculeuse,
Marie Jacobé soeur de la Vierge, Marie Salomé et Sara la servante, patronne des Gitans, sont fiévreusement portées en pro-
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