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ivanov666
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Файл:Французский язык. Учебное пособие по курсу Страноведение
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Vivienne, Colbert, Véro-Dodat, passages Jouffroy et
Verdeau, etc. Très vite ils devinrent des hauts lieux de la
vie sociale, grâce à leur modernité et à la qualité des commerces qui y étaient installés. Aujourd’hui, bon nombre
d’entre eux subsistent encore, et s’ils n’ont pas gardé leur
animation et leur prestige d’antan, le radie passéiste des
boutiques insolites et parfois désuètes qu’ils abritent n’est
pas sans charme.
D’autres créations architecturales (tour Eiffel, Grand
Palais et Petit Palais, pont Alexandre-III), suivirent au
rythme des Expositions universelles qui eurent lieu à Paris.
Vigie de la capitale, chef-d’œuvre de légèreté qui
ressemble la nuit à une pièce d’orfèvrerie, la tour Eiffel,
lorsqu’elle fut inaugurée en 1889, était, avec ses 300 m,
l’édifice le plus haut du monde...
Vers la fin du siècle, l’économie redémarre, le commerce se
développe et avec lui une prospérité qui engendre une vie
mondaine brillante. La vie quotidienne se transforme grâce
à jn certain nombre de progrès techniques et d’innovations :
la mise en service de la première ligne de métro, l’ouverture
des grands magasins décorés de superbes coupoles, de nouveaux restaurants dont la décoration s’inspire des nouvelles
tendances de l’époque.
Les architectes de l’Art Nouveau, dont Guimard est
le principal représentant, se démarquent en effet du style
officiel en utilisant un nouveau vocabulaire décoratif conçu
à la fois pour le décor des façades, le décor intérieur et le
mobilier, dans lequel prévalent les motifs floraux stylisés,
l’asymétrie et l’utilisation de certains matériaux comme le
verre et la céramique.
Paris devient une ville étincelante où le «Tout-Paris»
(expression née à cette époque) s’affiche.
Les Champs-Elysées, qui n’étaient à la fin du 18e
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siècle, qu’un jardin sauvage, ont reçu depuis de beaux
hôtels particuliers, des fontaines, des trottoirs, et
connaissent les faveurs de la riche société. Les cafésconcerts attirent une foule élégante, encore plus dense les
jours de courses à Longchamp ou lorsque s’installent les
expositions universelles. Plusieurs grands restaurants créés
à cette époque (Laurent, Maxim’s, ouvert rue Royale en
1893 et qui n’a cessé d’accueillir dans son décor Art
Nouveau une clientèle mondaine et parfois excentrique, le
pavillon de l’Elysée, Ledoyen, et le Fouquet’s), préfigurent
la notoriété et le luxe dont jouira désormais «la plus belle
avenue du monde».
Sur les grands boulevards, les femmes, au bras de
messieurs coiffés de hauts-de-forme, font assaut
d’élégance. Un grand nombre de théâtres sont construits,
dont les programmes s’affichent sur les toutes nouvelles
colonnes Morris. Des cafés ou restaurants restés à jamais
célèbres donnent des soupers réputés, voire des concerts,
accueillant les gens de lettres, les comédiens et autres
gloires du moment. L’enthousiasme règne. C’est la Belle
Époque.
Un 20e siècle éclatant
Al’aube du 20e siècle, la vie littéraire et artistique se
déplace à Montmartre, où artistes et hommes de lettres sont
attirés par la vie pittoresque sur la Butte, puis sur la rive
gauche, à Montparnasse et St-Germain-des-Prés.
Loin des boulevards à la circulation intense,
Montmartre avec ses ruelles escarpées, ses escaliers
abrupts, ses enclos de verdure et sa vigne, est encore un
village où les peintres viennent chercher l’inspiration, où
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lesgrisettes mènent la vie de bohème, où la Butte, grâce au
fameux cabaret le Lapin Agile et au Bateau-Lavoir, haut
lieu de la peinture et de la poésie modernes où Picasso,
Braque, Juan Gris créèrent le cubisme, conserve la
suprématie littéraire et artistique de la ville. Au MoulinRouge, fondé en 1889, on vient applaudir Yvette Guilbert,
Valentin le Désossé, Jane Avril, Louise Weber surnommée
la « Goulue », que le peintre Toulouse-Lautrec immortalisera avec talent sur ses toiles. Puis, tandis que la basilique du
Sacré-Cœur continue d’étendre sa protection sur la ville et
que Montmartre s’adonne aux plaisirs nocturnes, Montparnasse prend le relais.
Resté campagnard jusqu’au rattachement à Paris des
villages de Plaisance, Vaugirard et Montrouge,
Montparnasse devient le quartier à la mode entre 1920 et
1940. Des poètes, des peintres de l’École de Paris, étrangers
pour la plupart, et les écrivains américains s’y installent. La
Ruche succède au Bateau-Lavoir et fournit logis et ateliers
à Modigliani, Chagall, Soutine, Zadkine, Léger.
Dans les brasseries qui s’ouvrent sur le boulevard du
Montparnasse se côtoient des exilés politiques russes, des
musiciens, des poètes et des peintres. La Closerie des Lilas,
proche de l’Observatoire et du Quartier latin, est le lieu de
bruyantes soirées poétiques. Aujourd’hui encore, ces lieux
de convivialité sont toujours très fréquentés, et même s’ils
ont perdu beaucoup de leur authenticité et si leur décor a
bien change depuis l’origine, ce n’est pas sans une certaine
nostalgie que l’on v pénètre.
St-Germain-des-Prés, quartier tranquille jusqu’à la
Première Guerre mondiale, devient lui aussi un lieu
fréquenté Ir l’élite intellectuelle, et rarement un quartier de
Paris aura imprime aussi lorternent son caractère sur l’art et
la pensée une époque que ce dernier. Ses cafés qui jouent le
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rôle de salons de l’avant-garde littéraire accueillent bon
nombre d’écrivains, d’artistes et de penseurs qui, tels Apollinaire, André Breton, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, passeront des journées entières au Flore, aux DeuxMagots ou chez Lipp où plus tard Hemingway écrira
l’Adieu aux armes.
Dans les cabarets et clubs de jazz installés dans des
caves après la Libération résonne la musique de Duke Ellington et d la Nouvelle-Orléans qui, tout autant que
l’existentialisme, fait fureur à l’époque. C’est le temps de la
bohème, de Camus et de la «bande à Prévert», de Claude
Lutcr et Boris Vian, et de bien d’autres dont Juliette Gréco
sera la muse.
Les réalisations architecturales importantes et
monumentales se poursuivent qui donneront à ce siècle une
aura de prestige digne des siècles passés.
A l’occasion de l’exposition de 1937, la colline de
Chaillot se pare de deux bâtiments néo-classiques, le Palais
de Chaillot et le Palais de Tokyo qui abriteront plus tard
plusieurs grands musées. Sous l’influence de Le Corbusier,
l’esthétique architecturale connaît un renouvellement, formes nouvelles (Maison de Radio France), constructions sur
pilotis (UNESCO), voûtes en voile de grande portée (CNIT,
l’une des plus célèbres constructions de la Défense avant
l’érection de la Grande Arche).
La multiplication des façades habillées de verre
(tours de la Défense, Institut du Monde Arabe, Fondation
Cartier), l’emploi du béton qui a permis de réaliser, dans le
domaine technique, de véritables prouesses (Palais des
Congrès, tour Montparnasse, recouvert de marbre bkanc)
marquent ces dernières décennies Grande Arche de la
Défense – immense cube.
L’inauguration ou l’extension de musées prestigieux,
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l’organisation de grandes rétrospectives et les nombreuses
expositions qui se tiennent dans les petits musées et galeries
d’art ont confirmé Paris dans son rôle de capitale des arts.
Le Centre Georges-Pompidou, immense vaisseau de
verre et d’acier, le musée d’Orsay dont la muséographie
hardie a su tirer parti des structures et de l’espace laissés
par l’ancienne gare qui l’abrite, et, bien sûr, le Louvre,
auquel ont travaillé tant de grands rois et tant d’excellents
artistes, le Louvre, centre de Paris et merveille nationale
dont les superbes aménagements ont fait l’un des plus
grands musées au monde, en sont les phares. Capitale
intellectuelle et artistique, centre internationall d’affaires et
de congrès, haut lieu de la mode et de la gastronomie au
point d’incarner à elle seule l’élégance et l’a de vivre
français, Paris est aussi par son animation permanents son
caractère cosmopolite et son atmosphère particulière, une
ville où, quelle que soit la saison, il se passe quelque chose.
Le spectacle est partout, y compris dans les rues, lors des
fêtes joyeuses du 14 juillet, de la fête de la Musique, des
grands rendez-vous sportifs, aux terrasses des cafés et dans
les bistrots – haltes conviviales lors des longues dérives
dans les quartiers inexplorés de la capitale, ou tout
simplement lorsque musiciens, acrobates ou bonimenteurs
jouent sur la place de Beaubourg, lorsque le Pont-Neuf est
empaqueté par Christo et Jeanne-Claude ou fleuri par
Kenzo, lorsque les Champs-Elysées deviennent la scène
d’un spectacle féerique d’illuminations, ou que la fanfare
des Beaux-Arts et son carnaval improvisé créent
l’événement au Quartier latin.
Paris, ville fantasque et plurielle, dont le meilleur
moyen pour la découvrir reste encore de s’y perdre!
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Flâner à Paris
A côté du Paris Ville lumière, riche en musées et en
monuments que l’Histoire nous a légués, il y a le Paris de la
douceur de vivre, celui où il fait bon flâner, se promener.
Ce Paris quotidien que le monde entier envie aux Parisiens,
et que les Parisiens eux-mêmes sont heureux de retrouver
après une longue absence, c’est d’abord une ambiance, savante alchimie d’images, de sons et de sensations qui témoignent de la vie de la capitale et font partie de la
géographie sentimentale de chacun.
Que l’on soit touriste ou Parisien, flâner dans Paris
c’est partir à la découverte des mille et une facettes de la
capitale en se promenant le nez au vent, guidé par l’humeur
du moment. En suivant au hasard le dessin des rues, le regard s’arrête sur un monument, une statue, un angle de vue
insolite, un parterre de fleurs, la ligne grise des toits en zinc
– en retrait par rapport à la rue – les fenêtres mansardées,
l’escalier d’un immeuble, l’aspect ancien d’une devanture
de magasin, ou tout simplement une envolée de pigeons au
milieu d’un jardin.
Parfois, un air de musique s’échappant d’on ne sait
où, une plaque apposée sur une façade à la mémoire de
quelque nom illustre, un mur peint en trompe-l’œil, des
cariatides soutenant unbalcon, l’étalage coloré et odorant
d’un marchand d’épices ou la devanture surannée d’une librairie de livres anciens tiennent l’attention. Un mime
perché sur son tabouret, des boulistes rassembles sur une
place, le mouvement d’une écluse sur le canal St-Martin ou
des musiciens sur les berges de la seine font que l’on
s’arrête, tout au plaisir de goûter ces moments de détente.
Certains quartiers ou certains lieux se prêtent mieux
que d’autres à la flânerie.
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Les quais de la Seine, parcours poétique à nul autre
pareil : long duquel le fleuve déroule son cours paisible, en
sont le meilleur exemple. Les bouquinistes dont les
typiques « boîtes » î renferment bien des trésors de lecture
font oublier le 5 au hasard des découvertes, tandis que sur
les berges où narrées quelques péniches il fait bon se
promener loin de du bruit la circulation ou lézarder au
soleil. Sur l’eau, les bateaux-mouches offrent au regard des
aperçus originaux sur la capitale, et lorsque le soir leurs
projecteurs réveillent les façades majestueuses des vieux
hôtels et soulignent les éléments décoratifs de certains
ponts, la balade est encore plus belle.
Les nombreux ponts qui enjambent la Seine et permettent de passer d’une rive à l’autre au gré de sa fantaisie
offrent une vue dégagée et inhabituelle de Paris, notamment
de bonne heure le matin ou au coucher du soleil, lorsque la
lumière enveloppe les lieux d’une certaine douceur.
La richesse architecturale du Marais, avec ses rues
étroites, ses maisons à pans de bois, ses superbes hôtels particuliers aux balcons ornés de ferronnerie, ses maisons anciennes aux façades en saillie et aux lourdes portes cochères
décorées de mascarons, l’ordonnance chatoyante de briques
et de pierres de la place des Vosges permettent, tout en
flânant de Beaubourg à la Bastille, de retrouver le Paris
d’autrefois.
Réputé pour ses galeries d’art, ses antiquaires, ses librairies anciennes, son passé littéraire, son animation nocturne et ses terrasses de café, le quartier de St-Germain-desPrés est un des endroits les plus animés de la capitale et le
lieu de flânerie par excellence, tant les découvertes et les
occasions de se distraire y sont nombreuses.
Des petits musées souvent cachés au fond de jardins,
tels le musée Delacroix sur la charmante place Fùrstenberg,
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la maison de Balzac dissimulée dans un jardin qui donne au
quartier de Passy des allures de campagne, ou bien encore
le musée Zadkine discrètement installé au fond d’une impasse et dont le jardin prolonge le plaisir de la visite.
Paris des jardins secrets, des cours intérieures où
l’herbe pousse encore entre les pavés, des maisons
d’artistes disséminées aux quatre coins de la ville, des ateliers d’artisans insoupçonnables de la rue.; Paris, ville verte
qui offre aux promeneurs des parcs magnifiques, tels Bagatelle et sa superbe roseraie ou le charmant jardin AlbertKahn où l’art des jardins règne en maître. Ensemble incomparable d’espaces verts qui s’ornent dès les beaux jours de
superbes parures florales et dont certains, comme le jardin
du Luxembourg, le parc Monceau ou le jardin du musée
Rodin, servent d’ecrins à de I nombreuses sculptures vers
lesquelles le regard s’échappe au I hasard de la promenade.
Voir Paris du sommet de certains monuments ou
grands magasins donne un sentiment de connivence avec la
capitale. Le regard vagabonde de toits en terrasses, se perd
en suivant le creuset des rues, puis soudain identifie les
quartiers grâce à la silhouette de certains monuments qui
habitent le ciel : le dôme des Invalides couvert de feuilles
d’or ou celui du Panthéon, dressé en apothéose au-dessus
du Quartier latin, la tour St-Jacques ou celles de NotreDame, la blanche basilique du Sacré-Cœur, ou la silhouette
de la tour Montparnasse.
Magie de Paris, Paris la nuit, Paris le jour, Paris album de souvenirs que l’on consulte comme une encyclopédie, « Paris est une fête» qui n’a pas de fin.
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2. NORD-PAS DE CALAIS. PICARDIE
Alsace – Lorraine
La douce, riante et riche plaine d’Alsace que borde le
Rhin s’adosse aux vallonnements de la Lorraine couverte
d’immenses forêts, creusée des vallées de la Meuse et de la
Moselle. Dès l’époque romaine, cette région doit à sa position
stratégique d’être champs de bataille et terres convoitées. Face
aux envahisseurs, les châteaux forts médiévaux comme le
château du Haut-Kœnigsbourg défendent les Vosges. Jusqu’en
1648, date de leur rattachement partiel à la France, l’Alsace et
la Moselle appartiennent au Saint-Empire romain germanique.
Au Moyen Age et durant la Renaissance, la rencontre des
civilisations française et germanique entraîne une vie artistique
et intellectuelle intense dont témoignent les cathédrales
gothiques de Strasbourg et Metz, et les activités des sculpteurs
et des peintres : le musée d’Unterlinden de Colmar expose le
retable d’Issenheim, œuvre du peintre Mathias Grixnewald et
du sculpteur Nicolas de Haguenau. La fin de la guerre de Trente
ans, puis, au 18e siècle, le règne de Stanislas Leszczinski,
ancien roi de Pologne et beau-père de Louis XV, créent la prospérité et un urbanisme raffiné inspiré par l’Italie, comme la
place Stanislas à Nancy. Une bourgeoisie née du commerce, de
l’artisanat et de l’industrie, édifie ces maisons à pans de bois,
façades sculptées et peintes, fenêtres à encorbellement qui
charment les promeneurs dans le quartier de la Petite France à
Strasbourg ou les rues de Riquewihr. Héritiers d’une tradition
de qualité, les arts décoratifs continuent à prospérer en Alsace et
en Lorraine : cristallerie à Baccarat, faïencerie à Lunéville,
imagerie à Epinal, tandis que Nancy voit au début du 20e siècle
la naissance du «moderne style» qu’illustrent Emile Galle,
Jacques Griiber et les frères Daum.
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Strasbourg
En juillet 1979 la première réunion du parlement
européen, dans un palais ultra-moderne, mit en vedette cette cité
pittoresque et vivante. Orgueilleuse ville libre jadis, alsacienne
et’française depuis 1681, avec les intermèdes que é on sait,
siège du Conseil de Europe depuis 1949, Strasbourg prend
officiellement rang de capitale au sein d’une Europe aux nations
réconciliées.
Le nom de Strasbourg dérive de Stratehurgum, c’est-àdire le "bourg des routes". Les rubans de bétons des autoroutes
et des voies rapides doublent maintenant les vieilles routes. Le
Rhin, le plus européen de fleuves, permet la navigation de Bâle
à la mer du Nord. L’aéroport recueille un million de passagers
par an, les avions mettent l’Alsace à un court vol d’oiseau de
Londres, Bruxelles, Amsterdam, Francfort, Milan et Rome.
En 842, les petits-fils de Charlemagne, Charles le
Chauve et Louis le Germanique* prononcent les Serments de
Strasbourg, un serment d’assistance mutuelle contre leur frère
Lothaire. C’est le premier texte connu écrit en français.
Les Strasbourgeois d’antan voyaient beaucoup plus loin
que leurs murailles. Lié aux républiques marchandes de Suisse
et aux Pays-Bas, Strasbourg rallia architectes germaniques et
français pour construire sa cathédrale. La cathédrale ne possède
qu’une flèche; elle est ornée d’importantes sculptures
gothiques, de vitraux et de tapisseries et abrite une belle horloge
astronomique.
Au 15ème siècle la ville accueille Gutenberg, participe
au mouvement humaniste, si enraciné en Alsace, devient une
base de la Réforme*, ouvre ses écoles aux étudiants de toutes
nationalités, commerce sans souci des frontières.
En 1792, c’est à Strasbourg que Rouget de Lisle chante
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