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Будущее Африки. Борьба новых и старых акторов. Материалы международной научной конференции. Москва, 13-14 марта 2012 г.

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Сонко Бруно Джозеф Амад
Au regard de cette nouvelle contexture de la scène internationale, nous estimons que plusieurs questions ou pistes de recherche existent et méri­teraient que l’on y consacre une plus grande attention an de bien saisir les opportunités qui s’offrent au continent africain ou bien d’identier les problèmes que poserait une collaboration avec ces pays émergents. Il est
essentiel pour le continent africain de ne pas répéter les erreurs du passé.
Quels sont les problèmes que pose cette relation ? Comment faire en sorte
que cela soit une opportunité pour l’Afrique? Comment les relations entre
les pays émergents et l’Afrique modient-elles la nature de la coopération avec les pays du nord? Comment ces derniers vont-ils se réajuster pour
préserver leurs positions? Quelles en sont les incidences stratégiques et
sociopolitiques, et les implications sociales et économiques? Comment se présente la carte de la pénétration des pays émergents en Afrique? L’Afri­que afche-t-elle une position commune ou concertée face à l’émergence de ces nouveaux acteurs? Quelle stratégie sied-il de mettre en place au ni-
veau continental pour faire face à la montée en puissance de ces nouveaux acteurs? Comment éviter un nouvel impérialisme? Quel est l’impact des relations avec les pays émergents sur la stratégie d’intégration régionale
des pays africains? Qu’en est-il de la doctrine des Non-alignés et de sa
portée aujourd’hui?
Bref, on le voit, il y a pléthore de questionnements!
Nous estimons qu’il n’y a pas de solution miracle! Au contraire, l’Afri­que a tout à gagner ou pis, tout à perdre, si un certain nombre de préalables ou de conditions ne sont pas réunies. Pour l’heure, il nous semble primor­dial de renverser les perspectives théoriques ou la manière dont nous ap­préhendons ce problème; il y a bien problème dans la mesure où déjà sont reproduits des schémas du passé, qui consquent notre liberté de choix et brouillent notre perception des enjeux. Plus que jamais, les dirigeants
africains doivent éviter les erreurs du passé colonial. Les pays émergents
ont cherché chacun à sa manière de se rapprocher du continent africain an d’entrer dans les bonnes grâces de leurs dirigeants qui ne savent plus distinguer ce qu’est une relation d’amitié et une relation d’intérêt 47.
Avant tout, il sied de déconstruire ce que d’aucuns ont appelé «l’enfer­mement de l’Afrique dans la rente» et d’appréhender de manière plus criti­que, les opportunités qui s’offrent à ce continent mais aussi les contraintes qui pèsent sur lui. C’est à juste titre que lors de la dernière Assemblée générale du CODESRIA à Rabat (Maroc), l’une des questions essentielles
47
Niang I. Op. cit.
52
L’Afrique et les pays émergents
était celle de savoir comment, pour ce 21ème siècle, opposer à «l’invention de l’Afrique» une «invention du monde» par l’Afrique?
L’Afrique ne doit plus être suspendue à l’agenda ou la volonté des
BRICS comme cela semble être le cas actuellement. L’Afrique ne doit pas
seulement avoir une attitude passive par rapport à un groupe d’Etats qui
certes, compteront dans le futur, mais elle doit parallèlement, imaginer, se
doter d’une stratégie qui mette en valeur ses forces et ses atouts. D’autant
plus que ces pays émergents, même s’ils entendent peser sur les rapports de force mondiaux, ont des limites ou faiblesses à plusieurs niveaux.
Premièrement, les BRICS connaissent des limites structurelles et ce
bloc n’est pas aussi intégré que celui de l’Union européenne. Nul ne sait
encore dans quelle direction ce bloc va évoluer. Pour l’instant, il y a volonté afchée de mettre en œuvre un projet commun assez ou d’ailleurs; même s’ils constituent une force économique avec laquelle il faut compter, on est encore loin d’un ensemble totalement intégré faisant  des questions de souveraineté nationale. A y regarder de plus près, la composition même de cet ensemble pose problème parce que les Etats qui le composent ne sont pas prêts à négocier des pans entiers de leur souveraineté. Imaginez-
vous un instant la Russie ou bien la Chine rogner sur leur souveraineté et renoncer aux prérogatives détenues au sein du conseil de sécurité de l’ONU?
Comment concilier une coopération dans le cadre des BRICS avec une
volonté afrmée depuis la guerre froide de garantir une politique extérieure en adéquation avec les intérêts nationaux? Les BRICS expérimentent assez souvent des difcultés internes telles que l’exclusion, la pauvreté de masse et les inégalités sociales ce qui génère des demandes pressantes des popula­tions en quête de meilleures conditions de vie. Faute de résultats probants,
ces attentes peuvent constituer des facteurs d’instabilité cyclique pour ces
pays. Un effet majeur de ces phénomènes sur la politique extérieure de ces
Etats est de la détacher des préoccupations immédiates des populations.
Ainsi, celles-ci se sentent peu concernées par la volonté de coopération des BRICS qui, en l’absence de contrôle démocratique, est sujette aux in­uences des groupes de pression et aux calculs diplomatiques en termes de gains relatifs. C’est peut-être le cas de l’Afrique du Sud.
En vérité, si les BRICS connaissent une certaine forme de consistance, au moins en surface, cet ensemble n’en est pas moins totalement homo­gène. En effet, chaque composante garde ses propres caractéristiques et spécialités: les produits agricoles pour le Brésil, les ressources énergéti­ques pour la Russie, les services intellectuels pour l’Inde alors que la Chine est toujours première dans le secteur des produits manufacturés. En outre,
53
Сонко Бруно Джозеф Амад
il semblerait que la récente crise a mis à nu plusieurs disparités entre ces
pays (par exemple, le fait que la crise ait beaucoup secoué la Russie qui a enregistré un taux de croissance de –8% en 2009).
En second lieu, l’analyse de la trajectoire politique des Etats qui com-
posent l’ensemble BRICS, notamment la Russie et la Chine, ou l’Inde,
ne plaide pas en faveur d’une entente parfaite sur le plan politique. Sans
être forcément négatif, nul n’ignore les tensions survenues par exemple en 1962 entre la Chine et l’Inde sur le Tibet, ou bien entre la Chine et l’Union soviétique avec le conit entre le Parti Communiste chinois et l’Union So­viétique, visible dès 1957, afché à partir de 1960. Les tensions entre la Chine et l‘Inde sont encore à l’ordre du jour; quelques exemples récents
peuvent en attester48:
«Alors que les litiges frontaliers faisaient l’objet de négociations,
même laborieuses, depuis 1988, ils ont rebondi ces dernières années. En 2009, Pékin a tenté de bloquer un prêt de 2,9 milliards de dollars de la Banque asiatique de développement (BAD) parce qu’une fraction de cette somme (60 millions) était destinée à un projet basé en Arunachal Pradesh, un territoire sur lequel Pékin ne reconnaît pas la souveraineté indienne. La Chine, qui, à la différence de l’Inde, n’a jamais accepté la ligne McMa hon – négociée en 1913 par les Britanniques et le gouvernement d’alors à Lhassa, – qualie cette région de «Tibet du Sud» et la considère comme sienne. La même année, Pékin a cherché à dissuader le premier ministre indien Manmohan Singh de se rendre en Arunachal Pradesh. Cette anxiété soudaine est apparemment liée à la présence d’un monastère bouddhiste tibétain, celui de Tawang, où était né le sixième dalaïlama et d’où les Chinois paraissent craindre que ne vienne le successeur de l’actuel titu laire de la charge…
Ces frictions s’inscrivent dans le contexte d’un regain des tensions indo pakistanaises après les attaques djihadistes à Bombay, en novembre 2008. Le soutien sans faille de la Chine à Islamabad ne manque pas d’inquiéter l’Inde, qui s’émeut notamment de la construction du port de Gwadar au Baloutchistan ou de leurs collaborations militaires, avec la coproduction des premiers chasseurs JF17 en novembre 2009. Des frégates Sword (F 22P) et un char devraient suivre, ainsi que des centrales nucléaires, dont l’Inde redoute qu’elles ne servent à un usage militaire. A cela pourrait s’ajouter un conit concernant l’eau. Les Chinois construisent en effet, en amont de l’arrivée du euve Brahmapoutre, en Inde, une centrale hydroélectrique qui pourrait en modier le débit».
48
Jaffrelot C. Op. cit.
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L’Afrique et les pays émergents
Quid des relations entre la Chine et la Russie? A en croire Sébastien
Colin49, quelques tensions persistent entre les deux Etats:
«Depuis la reprise de leurs pourparlers au milieu des années quatre­vingt, les relations entre la Chine et la Russie – qui était encore l’Union soviétique lors de cette relance – sont particulièrement dynamiques. Sur le plan international, les deux pays possèdent en effet plusieurs points de vue
qui convergent. Ces préoccupations communes ont abouti à la signature d’un
partenariat stratégique en 1997, puis à celle d’un nouveau traité d’amitié en
2001. La complémentarité qui règne entre les deux pays dans les secteurs
de l’énergie et de l’armement rend également la coopération dynamique.
Cependant, cette alliance n’est passans limites. Principalement visés par elle, les Etats-Unis ont largement les moyens de la court-circuiter, comme ils l’ont fait juste après les attentats du 11 septembre 2001. Dans le domaine de la coopération, l’intensité et la structure du commerce entre les deux pays sont également insufsantes. L’évolution du commerce durant la décennie quatre-vingt-dix a été très irrégulière et marquée par une chute entre 1994 et 1996, dont les causes principales se situent à l’échelle locale, le long de la frontière sino-russe. Après avoir été dynamique entre 1988 et 1993, l’ouverture de la frontière a provoqué l’apparition de nouveaux problèmes comme l’immigration illégale chinoise dans les régions frontalières peu peuplées de la Russie. Si cette dernière a été très mal vécue par les populations locales russes, c’est surtout la question de la rétrocession de certains territoires à la Chine, lors de la démarcation frontalière entre 1993 et 1997, qui a radicalisé les esprits, paralysant la coopération frontalière.
Les gouvernements russe et chinois sont intervenus activement pour essayer
d’apporter des solutions à la plupart de ces problèmes, comme le montre l’épisode du programme Tumen. Depuis, les différentes autorités des deux pays tentent de relancer la coopération frontalière, mais il subsiste encore un certain nombre de problèmes, principalement d’ordre économique, qui varient selon les régions frontalières».
Par conséquent, au regard des tensions encore prégnantes, il est difcile
de prévoir ce que deviendra ce cadre de coopération ni dans quelle direction
il évoluera. Ce qui signie aussi que l’entente ne pourra se faire que sur des aspects superciels qui ne remettront pas en cause fondamentalement leur
souveraineté nationale.
L’instabilité ou les divergences politiques peuvent également débou­cher sur des changements dans les positions des Etats ce qui est de nature à
49
Colin S. Le développement des relations frontalières entre la Chine et la
Russie. – In: Les études du CERI. Juillet 2003.
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Сонко Бруно Джозеф Амад
rendre plus complexe la formulation de politiques communes des BRICS.
Il est donc possible de noter ces divergences à travers certains dés parta­gés comme le développement social ou la sécurité régionale, lesquels après avoir fait l’objet d’un diagnostic commun et d’un engagement à les abor­der ensemble, peuvent connaître un coup d’arrêt en raison des trajectoires divergentes empruntées par les Etats membres. Par conséquent, dans le domaine politique, l’action extérieure peut pâtir des revirements de posi­tion et des préoccupations de court terme exprimées par les Etats membres, de même qu’elle peut être fragilisée par les priorités ou initiatives indivi-
duelles des membres. Il demeure donc indispensable de tenir compte des trajectoires divergentes empruntées par les Etats membres pour faire face à
leurs problèmes structurels internes50.
Tout ceci nous amène à voir dans quelle mesure l’Afrique peut-elle tirer
avantage de cette situation? Faut-il rester passif et subir encore une fois la
marche du monde en laissant à d’autres le soin de déterminer nos besoins
ou bien devons-nous prendre les devants et travailler en fonction de nos réa­lités? La réponse à ces questionnements ne semble pas être tranchée. Dans une mondialisation qui se structure en pans géopolitiques, en blocs identi­és, l’Afrique se doit trouver ses repères et penser par rapport à ses réali­tés. Comme le rappelle opportunément Herman Thuo51, l’Afrique a-t-elle l’ambition de transformer ses rêves d’aujourd’hui en réalités de demain? Cette question interpelle davantage les peuples africains eux-mêmes et leurs élites. Les élites, doivent animer les vrais débats, éclairer les peuples sur les vrais enjeux et proposer les voies qui permettront au rêve de devenir réalité.
C’est dire que l’Afrique doit s’organiser pour s’intégrer dans le mouvement
de la mondialisation et non laisser celle-ci venir vers elle comme un village rattrapé par la ville. En d’autres termes, les décideurs du continent, les élites
doivent adopter une ou des stratégies d’avenir qui permettent aux africains
de décider et d’inuencer ensemble l’évolution à venir du monde au lieu de continuer de subir des évolutions décidées par d’autres suivant leurs inté­rêts. Cela est d’autant plus avéré que nous ne sommes pas encore en mesure
de savoir quelles seront les orientations futures des BRICS ni quels seront
leurs intérêts demain ? Idem, nous ne savons de façon certaine comment l’ensemble BRICS évoluera; il est donc de notre devoir de continuer de rééchir, sur le devenir de l’Afrique, et de mettre en avant ses intérêts.
50
Leoncini G. La formulation et la mise en œuvre de la Politique Extérieure
Commune de la communauté andine. Mémoire de DEA, Mai 2007.
51
Thuo H. Les économies africaines doivent-elles avoir peur de la Chine.
CODESRIA General Assembly. Rabat. Décembre 2011.
56
The Projection of African Problems
Comme l’a fort bien souligné Tajudeem52, les pays africains doivent
s’organiser pour une meilleure réactivité, par la mise en place d’actions de gestion rationnelle et mesurée de leurs ressources, pour un meilleur équi-
libre des relations commerciales. En faisant preuve de moins de frilosité
et de légèreté, pour un système de relations économiques interafricain,
construit autour d’objectifs d’équilibrer les échanges commerciaux. La stratégie d’engagement des Etats africains face à cette nouvelle forme de
coopération «gagnant-gagnant» doit être axée sur la prospective.
Il ne s’agit pas comme certains le souhaitent, de récuser la main ten­due des pays émergents pour une coopération Sud-Sud, mais précisément de formuler à quelles conditions et selon quelle temporalité, les relations entre les pays émergents et l’Afrique peuvent être porteuses de sens et ne sauraient prendre l’allure que le système colonial et néo colonial avec ses institutions monétaires nous ont imposé; jusqu’à se transformer en un ap-
pareil destructeur des sociétés et des civilisations53. De nouvelles stratégies
doivent être établies sur de nouvelles références et il convient de bâtir une échelle nouvelle des objectifs et des nalités susceptible d’inverser le cours
de nos relations.
Д-р Сенгуло Альберт Мселлему (Танзания)
THE PROJECTION OF AFRICAN PROBLEMS
This paper tries to explain how and why Africa is poor and give projections into the future. Africa is the third largest continent with a
surface area of 30,310,000 kilometer squared. Its population of 800 million
(2008) was less than one sixth of the world’s population. Its population is set to double in about a quarter century because of a high fertility rate
of 4,5. Africa has a great diversity in physical, climatic, geographical and
ecological landscape. Africa is spoiled by Mother Nature in its soil and subsoil with immense energy resources and abundant raw materials for industrialization. It has enormous rural land space and ideal weather for
agriculture yet, Africa is the least developed continent in the world. After
52
Tajudeen AbdulRaheem. La vérité aux puissants: Une sélection de cartes
postales panafricaines. Dakar, Londres. CODESRIA/Pambazuka, 2011.
53
Niang I. Communication présentée lors de l’Assemblée générale du
CODESRIA. Rabat, décembre 2011.
57
Сенгуло Альберт Мселлему
50 years of independence, Africa remains plagued with abject poverty, diseases, civil wars, illiteracy, chronic famine and underdevelopment. Africa ranks lowest in the world of technology, commerce and international trade and low in life expectancy of about 50 years. In education, it has the highest illiteracy rate in the world and in social engineering; it parades extreme poverty due to weak institutions, poor infrastructure and lack of
accountability in governance. These are just a few areas which this paper is going to try to give explanations.
Today Africa is spoken only in pessimistic terms. The sum of its
misfortune, – its wars, its corruptions, its droughts, its oods is really
intimidating. But still Africa is one of the richest continents in the planet.
It endowed with oil, precious metals, forests, water, wildlife, soil, arable land, agriculture products and millions of people. The main reason which
has made Africa poor is its leadership. It inherited from colonialism by
some people who were seeking to benet for themselves and not capable
of leading other to the prosperous future.
Some westerners instead of stopping them from harming the Afri-
can’s economy, they collude with them to destroy it. This is the case with elites e.g. Jean Bedel Bokassa, head of Central African Republic from 1966 until 1979 who once admitted in a moment rare honest, «Everything around here is nanced by the French government. We ask the French for money, get it and waste it»54. Bokassa was permitted to waste on himself
not less than $20 million a year French tax payers money. At that time he had less than 170 miles of paved road when he became an Emperor on 4th December 1977 and Central African population immersed in abject
poverty earning only $250 per capita. Another case is that of Mobutu, that Zaire was ranking the eighth poorest nation on earth in 1987, while his personal asset was estimated to be $4 billion. What is quite clear,
in foreseeable future is that the country is going to pay the debt though the money was not used properly. The ugly reality is that poor people in Africa countries most of the never or even made contact with aid in any tangible way. Together with such examples and others this unjustly be­havior cause burden to Africa countries.
Leadership has proved to be the source of Africans failure and misery. Some of African leaders have become a leader of Clan not the people
as a whole. They have become selsh and careless about fate of the people who is leading. Conict ravaging too as rival groups vie for political and
54
Hancook Graham. Lords of Poverty. Nairobi: Camerapix Publishers Inter-
national. 2006. P. 177.
58
The Projection of African Problems
economic power. Still natural resources are being converted and extracted by powers outside Africa with little regard for long term health of the en-
vironment or poverty reduction, and desertication. The result of global
climate change direct threatens the livelihood of the majority Africans who relay on land for their basic needs55.
Wangari Maathai, a Nobel peace prize winner of 2004, in her book «The Challenge for Africa: A new vision», she suggests that «There must be, a leadership revolution have a number of principles for leaders to change the lives of farmers (peasant) who represent 65% of Africans, who contin­ues to rely on subsistence agriculture; to avoid crises in the future. If the African leaders had invested more in education, the creation of sustainable employment options and inclusive economies, and if they had been more concerned with welfare of their people and not with their own enrichment,
then perhaps men and women would have gone to school and avoid a lot of
misery. To ensure that African alive today experiencing, good governance, basic freedom that include respect for human right, development that’s eq­uitable and sustainable peace»56.
So the revolution she proposed requires the development that work
for the benets of all, citizens rather than the advantage of the few. The
kind of revolution demands that its leaders not merely supports honesty and transparency in government from president and ministerial level to
the grassroots, but embody it in their behavior as well. Perhaps the most
important quality that the African leadership needs to embrace and which is desperate lacking across the continent is a sense of service to people.
The leadership need to instill a sense of service should not be conned only to those at the top of African society, even the poorest and the least em-
powered of Africa’s citizens must decide to manage their natural resource
responsibly and accountable agree to share them more equitably, and use
them for good of fellow Africans. One of major tragedies of post colonial
Africa is that, people has trusted their leaders, but only a few of those lead-
ers have honored that trust.
The common belief from outside Africa is that those with money in
Africa are able to buy the position of power that «African leaders enrich themselves through corruption and through, that wealth is able to per-
petuate their stay in power. Also there is common belief that widespread
55
Maathai Wangari. The Challenge for Africa. London: William Heinemann,
2009. P. 23.
56
Ibid., p. 18.
59
Сенгуло Альберт Мселлему
poverty could be explained by the people being exploited by their own
leaders»57.
For decades, Africans were offered or urged to accept loans to nance
on large scale project. Many of these were inappropriate to Africa’s needs or
simply fronts for ofcial corruptions. As debt and interest mounted, African
states were more often than not returning more funds to the industrialized countries than what were receiving in aid. Simply these became new way of exploitation for Africa.
In spite of their demonstrable corruption and lack of democracy the
rst generation leaders, many of them continued to receive funding from international agencies and donor nations, inhibiting the prospects for
development and further impoverish the African people. Sometimes people depend on donor money and corrode responsibility of the Africans to take
matter in their own hands. For instance the free distribution of bed nets, made people not to care about them, some used the mosquito net for shing, and
some use them to separate chickens and so on. That is because the help was
given to the people free of charge, so they don’t see its value. It is necessary to challenge the governments; the citizens of Africa countries have a role
to play in demanding development that discouraged dependency. In order to be the masters of our own destiny. Dependency makes us not to have a say in our own destiny and sometime the donor government can come with queer demands for us in order to be helped.
Certainly, after independence, most of Africans had the expectation
that their societies and they themselves would become rich or wealthier
but alas! Because they knew all the money the colonialists were taken for
themselves would have come to them. But this dream was never come true. Instead it has left Africans became the beggar nations.
The African continent south of the Sahara has been seen as a land of
unparalleled riches, startling beauty and extraordinary wildlife as a place of strange and at times primitive tribal customs, civil wars and armed militias, of child labor and child soldier, mud huts, open sewer and shanty towns, of corruption, dictators hip and genocide58.
Africa countries remain caught in a web of relationship with
international lending and aid agencies, the World Trade Organization and
leading and emerging powers in which a premium is put on the extraction
57
Nyerere Julius K. Africa Today and Tomorrow. Dar es Salaam: Mwalimu
Nyerere Foundation. 2000. P. 83.
58
Maathai Wangari. Op. cit., p. 78.
60
The Projection of African Problems
and export of raw material with only minimum benet for the majority of
African people.
For 1970 up to 2002, Africa received over half a trillion dollars in loan from the World Bank and IMF, and individual wealth nations, and paid back roughly the same amount. However, because of interest on that debt, $300 billion by 2002, was still outstanding59.
Africa is not poor only that she has not learned how to protect her
wealth for herself. In spite of having only 5% of developed world income,
Africa has two third of the world debt. It is clear that relationship between
debt, poverty and aid need to be rectied. It makes no sense for African government to receive aid on one hand, while paying back debt on the
other.
One of the arbiters, the World Trade Organization, doesn’t operate on a level playing ground; developed countries demand that developing nations open their markets, but they do not reciprocate sufciently by opening their
own. Numerous region trading blocks have also been created in recent years to try to alleviate the problem. In this age of globalization Africa will remain a victim of globalized world and unfair global trade rules.
The introduction of multiparty in many African countries resulted from demands by the donor nations as well as many years of struggle by
Africans civil society for better governance. When the ‘Cold War’ was
over Africans leaders no longer had to pledge allegiance. These events put African governments on notice that they couldn’t continue to deny
democratic space to their citizens indenitely.
It is no one interest to have government threatened by the guns or coup
d’état or civil wars. Instead, government is «threatened» by vote cast in free and fair elections. If leaders think their people will not re-elect them
because the people are unhappy about how they are managing the affair of the state leaders should respond to the wishes of their citizenry. But this rarely happened60.
Before democratization Africa was in the hand of leaders who cares little or nothing about democratic and rule of law. Most of them favored
single party system because of its absence of opposition. «They tolerate neither opposition nor dissent, rigging elections, emasculating the courts, cowing the press, demanding abject servility and themselves exceedingly
rich… Their speeches and daily activities dominated radio and television
59
Maathai Wangari. Op. cit., p. 89.
60
Ibid., p. 87.
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