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Французский язык для специальных целей. Учебное пособие

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☆
MODULE 1
en particulier) – et, enfi n, un pôle des « instruments » qui propose des outils et prescrit des méthodes. Cet aspect composite donne, de toute évidence, un aspect un peu curieux aux doctrines pédagogiques : elles échappent à la philosophie pure (en tant que celle-ci se défi nit comme quête d’une vérité fondant une « sagesse »), comme aux recherches scientifi ques « dures » (qui s’intéressent tout particulièrement à l’administration de la preuve) ... Elles ne sont pas, non plus, de simples « recettes » qui permettraient d’agir « à coup sûr » ... et, sur le plan littéraire, ne sont guère – à quelques exceptions près – de grandes réussites esthétiques : le caractère composite du discours leur donne un statut de « vérités moyennes », appartenant plutôt à une rhétorique spécifi que qui pourrait être défi nie comme celle de la « conviction pondérée ».
Source : http://meirieu.com/COURS/pedaetscienceseduc.pdf
Je trouve un bon titre
ABC
Qu’est-ce qui caractérise les écrits pédagogiques ?
Quelle est la différence entre la pédagogie et la
didactique ?
Quels sont les domaines
de la pédagogie
contemporaine ?
Je sais quelle est l’idée principale
1. Je relève les connecteurs logiques et je défi nis les relations
de sens qu’ils expriment
Relation logique Connecteur logique Fonction
addition ou gradation
Exemple :
d’ailleurs
permet d’ajouter un argument ou un exemple aux précédents
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2. Je sais repérer les thèses et les arguments avancés par l’auteur
Thèse 1 Argument 1.1 :
Argument 1.2 :
… à suivre si nécessaire
Thèse 2 Argument 2.1 :
Argument 2.2 :
… à suivre si nécessaire
… à suivre si nécessaire
Je sais si c’est vrai ou faux
1. On considère, en général, Rousseau comme le premier des pédagogues de l’époque moderne.
2. Rousseau n’est pas un théoricien de l’éducation, inscrivant ses spéculations éducatives dans une pédagogie.
3. Ce qu’on peut entendre dans les discours, plus contemporains, de Freinet ou de Montessori : le même souci de proposer des méthodes et des attitudes éducatives.
4. Les « systèmes pédagogiques » que proposent Freinet ou Montessori, sont une sorte d’architectures étranges « théorico-pratiques ».
Je sais une bonne réponse
1. Par qui ont été rédigés les premiers « essaies » pédagogiques de l’époque moderne ?
2. Pourquoi peut-on nommer les premiers pédagogues de l’époque contemporaine « hommes engagés et militants ».
3. Est-il possible de considérer Rousseau comme le premier des pédagogues de l’époque moderne ?
4. Qu’est-ce qu’on peut entendre dans les discours, plus contemporains, de Freinet ou de Montessori ?
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MODULE 2
BRANCHES DE LA PÉDAGOGIE
Grille de lecture. Compréhension de l’écrit Je peux comprendre des textes et articles spécialisés en utilisant le dictionnaire à l’occasion
Texte 1
Pédagogie coopérative
Dans l’histoire de la pédagogie, la coopération entre élèves prend sa source au sein de plusieurs courants. On la trouve promue, dès le 18ème et le 19ème siècle, par les pédagogues libertaires comme Joseph Jacotot, Sébastien Faure et Paul Robin, par exemple.
Fig. 2.1. Joseph Jacotot
Pour eux, la coopération est, essentiellement, une subversion des rapports de pouvoir entre le « sujet-supposé-savoir » et les « individus­supposés-apprendre ». Ces rapports préfigurant et légitimant les rapports de domination au sein d’une société profondément injuste,
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il faut les faire disparaître dès l’école : ils vont donc proposer de les remplacer par un co-apprentissage permanent où chacun et chacune va faire profiter les autres de ce qu’il sait et où ils chercheront ensemble ce que nul ne sait déjà. Mais cette conception va se heurter à deux difficultés majeures : d’une part, elle requiert, pour être mise en place, l’autorité très puissante d’un chef, pour le moins contradictoire avec l’idéal libertaire annoncé, et, d’autre part, elle fait l’impasse sur le caractère essentiel et indépassable de la transmission… Ensuite, on va voir se développer la coopération dans le cadre de « l’Ecole républicaine » et, d’abord, après la première guerre mondiale, sous l’impulsion de Barthélémy Profit : ce dernier promeut les coopératives scolaires, tout à la fois pour contribuer au meilleur fonctionnement matériel des écoles et pour développer l’idéal de solidarité entre les jeunes, mais aussi entre les générations. Petit à petit, il fera même de la coopérative le lieu privilégié de l’apprentissage des exigences de la vie en commun… Mais, le pédagogue qui a le mieux formalisé la pédagogie coopérative en l’associant totalement à la vie de l’école et à l’activité d’apprentissage, c’est évidemment Célestin Freinet. Ce dernier montre remarquablement, avant même que cela soit établi par les travaux de psychologie sociale cognitive, la portée de l’interaction entre pairs, dès lors qu’elle ne se réduit pas au bavardage ou au bricolage spontanés.
Pour bien définir la pédagogie coopérative, il faut souligner qu’elle est, à la fois, un « projet » et un ensemble d’« outils ». En tant que « projet », on peut la considérer comme une définition actualisée de « l’École de la République » : « En classe, l’important n’est pas seulement d’apprendre, c’est d’apprendre ensemble ». C’est-à-dire, d’apprendre sans s’être choisis, dans un regroupement largement aléatoire, mais qui doit « faire société ». D’où un outil essentiel de la pédagogie coopérative : le « conseil », avec son rituel, ses rôles, ses décisions, mais sous le contrôle du maître qui « en tant que responsable du fonctionnement de la classe et de la poursuite de ses objectifs » a, bien évidemment, une place essentielle. Car, l’idéal coopératif implique que l’autorité soit toujours associée à une responsabilité : nul n’a d’autorité en soi, ni les élèves, ni le maître ; nul n’a d’autorité parce qu’il crie plus fort ou a de gros muscles… on n’a de véritable autorité qu’« en tant qu’on est responsable de… ».
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MODULE 2
Et puis, la pédagogie coopérative, se sont aussi des « techniques » : techniques de travail en groupes (enquêtes, projets, etc.), bien sûr, mais aussi techniques de travail personnalisé pour que chacun atteigne le niveau nécessaire dans tous les domaines et puisse participer réellement aux travaux des groupes, technique des « brevets », issue du scoutisme, afin que l’évaluation ne soit pas d’abord un moyen de se confronter aux autres dans une logique de concurrence, mais de se dépasser soi-même pour se mettre au service du groupe, technique, aussi, de la « pédagogie du chef d’œuvre » qui permet à chacun et à tous de progresser sans cesse.
Dans cet ensemble, l’adulte n’abdique rien, bien au contraire : il organise les situations de travail les plus propices et incarne au quotidien, dans chaque geste, l’exigence de précision, de justesse et de vérité.
Cette exigence est fondamentale, c’est elle qui donne à la pédagogie coopérative toute sa valeur. Car la principale dérive des pratiques qui se veulent coopératives et ne sont pas véritablement maîtrisées, c’est la division du travail. Quand vous mettez cinq ou six élèves au travail – c’est vrai aussi pour des adultes, bien sûr ! – et que vous leur confiez une tâche à réaliser ensemble, ils ont très vite la tentation de s’organiser en concepteurs, exécutants, chômeurs et gêneurs ! Ils reproduisent ainsi ce qu’ils savent déjà faire, entérinent les inégalités culturelles ou sociales et n’apprennent pas grand-chose ! C’est pourquoi je considère l’apport d’Anton Makarenko à la pédagogie coopérative comme tout à fait décisif : organisant le travail et les apprentissages en petits groupes au sein de sa « colonie Gorki », il y a imposé la rotation systématique des rôles et des tâches ! Voilà un élément essentiel ! C’est même la condition essentielle pour qu’une pratique coopérative puisse se dire authentiquement « pédagogique », c’est-à-dire contribuant, tout à la fois, au développement de chacun et à la solidarité entre tous. Ce n’est pas simple, mais ce n’est pas impossible et c’est terriblement formateur.
Philippe MEIRIEU
Sources : https://www.meirieu.com/DICTIONNAIRE/pedagogie_cooperative.htm
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Identifi cation du contenu
Quel est le titre du document ?
Qui est l’auteur du document ?
Cette information provient-elle d’un compte rendu, d’une analyse, d’un article scientifi que, d’un article de presse, d’un reportage, d’une entrevue, d’un site web, d’une lettre ?
De quoi est-il question (le sujet, le contenu de l’information) ?
Pour quelles raisons ce texte est-il rédigé ?
Identifi cation du public
A quel public-cible ce texte s’adresse-t-il ?
Cette information s’adresse-t-elle à moi ?
Qu’est-ce que m’apprend cette information ?
Quelles questions cette information suscite-elle chez moi ?
Identifi cation de l’information
S’agit-il d’un fait ou d’une opinion ?
S’agit-il d’un fait raconté ou expliqué ? Types référentiels des textes : descriptif, narratif, argumentatif, informatif, explicatif, injonctif
Quelle comparaison puis-je faire entre ce que dit cette information et ce que je connais du sujet dont elle parle ?
Quel jugement puis-je porter sur cette information ?
Que faire maintenant avec cette information ?
Je présente le document. Production orale Je peux présenter de façon claire, logique et argumenté le contenue d’un texte spécialisé en mettant en relief les points les plus importants
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MODULE 2
Texte 2
Pédagogie expérientielle
« Percevoir les choses autrement c’est en même temps acquérir
d’autres possibilités d’action par rapport à elles »
Lev Vygotsky
Les domaines de la pédagogie sont la coopération, l’expérience, la L’apprentissage expérientiel (concept introduit par Carl Rogers) constitue à la fois une philosophie et une posture pédagogique. Il se traduit par des actes très concrets.
« (...) le savoir se construit au fur et à mesure entre les différents acteurs de la formation »
En pédagogie expérientielle, le formateur commence par créer une situation, plus ou moins réaliste : un environnement propice à l’apprentissage. Au sein de cet environnement, il va susciter des actions de la part des participants. C’est la combinaison de l’environnement et de la mise en action qui va générer de la réfl exion à propos de ce qui a été expériencié.
La situation devra être :
1) assez proche de la réalité des participants pour les motiver et les inviter à faire des rapprochements,
2) assez éloignée de la réalité pour simplifi er la complexité et pour permettre que s’expérimentent de nouveaux comportements.
Le challenge pour le formateur sera alors de tenir un discours équilibré
en évitant les pièges suivants :
– soutenir que tout ce qui s’est passé lors de la mise en situation est
révélateur de la réalité (ce qui est faux et risque de générer des résistances) ;
– dire qu’aucun apprentissage ne peut avoir lieu car on n’est pas dans la
vraie vie (or la situation expérientielle a un potentiel heuristique : elle permet des découvertes, l’émergence de représentations nouvelles).
Ainsi, le formateur se doit de prévoir :
1) la mise en action des participants, au cours de laquelle ils expérimentent de nouvelles manières d’agir (le formateur doit pour cela formuler une consigne claire et explicite puis se placer en retrait pour permettre la réalisation de l’expérience en toute autonomie) ;
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2) l’analyse par les participants de leurs actions (grâce à des échanges entre eux et des éclairages du formateur, qui les accompagne de manière semi-directive) ;
3) une phase de transfert durant laquelle les participants dégagent des applications pratiques pour leur vie future (en interaction avec les autres apprenants et le formateur, qui veille alors à favoriser une posture coopérative).
Le principe de base est que le savoir se construit au fur et à mesure
entre les différents acteurs de la formation.
Pour favoriser cette construction, le formateur alternera entre
différentes manières de faire :
– l’écoute active, – la reformulation, – l’accompagnement du raisonnement des participants (le formateur
veillera à ne pas se substituer aux participants en leur proposant des solutions toutes faites, mais il développera une capacité à raisonner : en indiquant les points saillants, en aidant à la comparaison avec des situations similaires, en recadrant le problème, etc.) ;
– une distribution de la parole subtile grâce à des configurations
variées (sous-groupes, duos), à une régulation de la parole de certains participants pour que tous puissent s’engager, etc.
Le formateur ne prétend jamais avoir répondu une fois pour toutes aux interrogations : le savoir reste toujours en construction. L’apprentissage s’opère par des questions successives qui débouchent sur d’autres questions. Le formateur pourra contrer les effets potentiellement frustrants de cette non-clôture en proposant aux participants des angles de réfl exion qui leur permettront de mettre à profi t la période post-formation. Il pourrait par exemple les inviter à :
– résumer les points clés sous forme de carte heuristique ; – mener une tâche d’observation une fois sur le terrain ; – écrire trois messages-clés avec lesquels ils pourront repartir ; – mener des tâches de réflexion complémentaires chez eux au sortir de
la formation, etc.
D. Faulx et C. Danse soulignent qu’en pédagogie expérientielle les situations sont inhabituelles, voire déroutantes. Ce n’est qu’un moyen pour permettre une réorganisation cognitive. Les participants doivent
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être suffi samment en confi ance pour s’investir dans la démarche de déstructuration-restructuration. Ce sont les représentations qui sont déstabilisées, pas les personnes ! Pour aider les participants à entrer dans cette démarche, il importe que le formateur :
– explique clairement les objectifs et la méthode en début de formation ; – dose le caractère surprenant des expériences proposées ; – aménage des temps de respiration cognitive et/ou émotionnelle
(pauses, possibilité d’occuper une position d’observateur, etc.).
« …l’objectif est que la trace mnésique (...) soit réactivée sur le terrain »
En outre, le formateur est le garant d’une certaine continuité : persistance de l’intention (fi nalités, objectifs), cohérence du comportement de l’animateur. Le cadre de formation (règles, principes relationnels, comportements) peut être communiqué de manière explicite mais c’est surtout l’exemple donné par le formateur qui permettra de l’installer.
Dans un souci permanent du participant, le formateur pourra parfois, au choix :
1) renforcer le pôle déstructuration – si le groupe est trop consensuel ou reste dans sa zone de confort (en sollicitant ceux qui restent en réfl exion, en travaillant sur des situations dans lesquelles les routines ne fonctionnent pas, en suscitant une réfl exion individuelle avant l’échange en plénière pour créer plus de diversité dans les propositions, etc.) ;
2) renforcer le pôle restructuration – si le groupe apparaît comme insécurisé par l’apprentissage (en aidant le groupe à synthétiser, en mettant en lumière les points d’accord, en accrochant des réfl exions expérientielles à des points théoriques qui éclairent ce qui a été vécu, etc.).
Le formateur agit pour permettre l’émergence et la découverte d’éléments inconscients, de processus sous-jacents. Il doit donc créer un climat où chaque participant pourra s’exprimer. Pour ce faire, le formateur veillera notamment à :
inciter les participants à écouter les interventions des uns et des autres,
– tenir compte de l’expression de points de vue divergents, – être attentif à l’expression des affects, – encourager la formulation d’hypothèses,
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– solliciter les avis de personnes qui ne sont pas en position de leader, – poser des questions simples pour que les participants développent le
raisonnement, etc.
Qu’en est-il de l’application dans la « vraie » vie (sociale, professionnelle) de ce que l’on a appris en formation ?
En pédagogie expérientielle, les apprentissages sont souvent transversaux, complexes, diffi ciles à pointer. Pour accompagner les participants, le formateur pourra poser aux participants les questions suivantes :
« Qu’avez-vous appris ? »
« Qu’avez-vous remis en question, développé ou transformé ? »
De plus, pour stimuler le processus de transfert, le formateur pourra demander :
« Quelles diffi cultés d’application anticipez-vous ? »
« Quelles ressources pourraient vous aider ? »
Contrairement aux savoirs théoriques (abstraits), l’objectif est que la trace mnésique de l’expérience vécue par les participants lors de la formation (avec l’analyse effectuée) soit réactivée sur le terrain, permettant une réfl exion et des actions différentes.
Résumé par Johanna Boulanger-Laforge
Source : D. Faulx et C. Danse (2015). Comment favoriser l’apprentissage et la formation
des adultes ? De Boeck.
Je rédige l’essai. Production écrite
Je peux résumer et critiquer par écrit un ouvrage professionnel
Texte de référence
PEDAGOGIE DIFFERENCIÉE
Aspects théoriques
Défi nitions
La pédagogie différenciée est une pédagogie qui :
– privilégie l’enfant, ses besoins et ses possibilités ; – se différencie selon les besoins des enfants. – propose à l’enfant des situations d’apprentissage et des outils variés.
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