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Практическая фонетика современного французского языка. Учебное пособие

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2.Est-ce le [ǝ] caduc est supprimé dans le groupe de deux consonnes, composé de v + c + a + c+ v: sincèrement, certainement, franchement, maintenant ; médecin ; acheter ; elle dansera, il pardonnera ? Quel [ǝ] peut-être supprimé dans les groupes figés je me, je ne, je le : je me fâche, je me lave, je me fatigue ; je ne travaille pas, je ne dis pas, je ne crois pas ; je le vois, je le soutiens, je le tiens ?

3.Peut-on supprimer le [ǝ] caduc dans le pronom le lorsque le verbe est à l’impératif ? Nommez ces cas et prononcez : Dites-le ! Faitesle ! Jette-le ! Ne le dites pas ! Ne le faites pas ! Ne le jette pas !

4.Est-ce qu’il est possible de supprimer [ǝ] dans la syllabe initiale de la phrase ? Prononcez : Je sais pourquoi tu es là. Je peux partir sans lui. Je veux m’en aller. Ce n’est pas permis. Ce n’est pas dit.

5.Prononce-t-on le [ǝ] devant et après une voyelle ? Prononcez : une aventure, cette attente, elle entend ; j’étudierai, tu oublieras, elle publiera.

« H » MUET et « H » ASPIRÉ

Буква «h» никогда не произносится. Но в начале слова она бы- вает двух видов:

«h» muet. В этом случае гласная перед «h» выпадает и делается связывание между конечной согласной предыдущего слова и глас- ной после «h»:

J’habite [ʒabit].

Ils habitent [ilzabit].

«h» aspiré, перед которым выпадение гласного и связывание не допускается:

le héros [lǝ-е-‘rо], les hors-d’œuvre [le-ɔr-‘dœv :r].

Слова, начинающиеся с «h» придыхательного, обозначаются в словарях звездочкой: la *Havane.

Со словами, которые начинаются на h aspiré, запрещено связы- вание. Кроме того, перед такими словами не происходит усечение артикля.

RETENEZ BIEN !

Liste des mots les plus usités commençant par le « h » aspiré :

61

hache, f

hareng, m

hippie, hippy, m

hacher

harfang, m

hisser

hagard

hargne, f

hocher

haie, f

hargneux/euse

hockey, m

haillon, m

haricot, m

holà

haine, f

harnais, m

Hollande, f

haïr

harpe, f

hollande, m

hâle, m

harpon

homard, m

haler

hasard, m

Hongrie, f

haletant

hazardeux/euse

honte, f

haleter

hâte, f

hoquet, m

hallebarde, f

hâtivement

horde, f

halle, f

hausse, f

hors

hall, m

haut

hors-d’œuvre, m

halo, m

hautain, e

hotte, f

halte, f

hautement

houblon, m

hamac, m

hauteur, f

houe, f

hameau, m

la Havane

houille, f

hamburger, m

Le Havre

houle, f

hameau, m

héler

houppe, f

hampe, f

hennir

housse, f

hamster, m

hère, m

huard, m

hanche, f

hérisser

hublot, m

handicap, m

hérisson, m

huche, f

hangar, m

hernie, f

huer

hanneton, m

héron, m

huguenot, m

hanter

– héros (mais héroïne, f

huit

hantise, f

 

« h » muet), m

humer

happer

hêtre, m

hurler

harangue, f

heurter

huron

haranguer

hibou, m

husky, m

haras, m

hic, m

hussard, m

harceler

hideur, f

hutte, f

hardi

hiérarchie, f

hyène, f

harem, m

hiéroglyphe, m

 

 

Traduisez ces mots en russe !

ENCHAÎNEMENT

En français, à l’intérieur de la chaîne parlée, la limite des mots disparaît, car très souvent les syllabes qui forment cette chaîne parlée sont constituées de deux différents éléments : de la consonne finale d’un mot et de la voyelle initiale du mot suivant.

62

Ainsi en français dans la chaîne parlée la suite des syllabes est ininterrompue, successive et régulière. Les mots de la chaîne parlée s’unissent et leur forme n’est pas observée.

Cette liaison de la consonne finale d’un mot à la voyelle initiale du mot qui suit s’appelle l’enchaînement.

Dans la chaîne française ce phénomène a lieu non seulement à l’intérieur d’un groupe rythmique, mais aussi entre différents groupes rythmiques ; il est caractéristique du français.

En résultant de l’enchaînement les syllabes fermées deviennent ouvertes, mais la constitution phonique du mot ne change pas. Seule la pause interrompt l’enchaînement :

Ce jeune homme arrive à quatre heures. [sə-ʒœ-nɔ-ma-ri-va-ka-‘trœ :r]

ENCHAÎNEMENT VOCALIQUE

Lorsque dans la chaîne parlée deux ou plusieurs voyelles se succèdent, les cordes vocales ne cessent pas de vibrer. Il n’y a pas de cassure entre ces voyelles et leur articulation reste intacte. Ce phénomène s’appelle l’enchaînement vocalique :

Il a à aller à Arles. [i-la-a-a-le-a-arl]

Il a eu une idée intéressante. [i-la-y-y-ni-‘de-ɛ·̃-te-rɛ-‘sᾶ :t]

1.Reliez les consonnes finales avec les voyelles du mot ultérieur et lisez les expressions suivantes. Traduisez et retenez-les :

Elle arrive, quelle histoire, comme avant, le même homme, aucune idée, par ici, pour un jour, entre amis, encore une fois, contre un mur, à notre avis, votre âge, à quatre heures, un sac à main, un crabe entier, une grande amie, une bague en or, neuf enfants, une fausse adresse, la bouche ouverte, une cave à vin, une chose à faire, une page entière, un homme heureux, une bonne idée, le bel âge, un fer à repasser, une vieille armoire.

2.Lisez les phrases en respectant la règle d’enchaînement :

Sa nuque est raide. Le monde est fou. Le rap est à la mode. La tâche est partie. Qui ose y aller ?

63

Tout va comme avant. C’est une sale histoire.

J’ai une nouvelle à vous annoncer. Ta robe est prête.

La drogue est un fléau. Son fils a téléphoné.

Il arrive en train.

Il neige à gros flocons. Tu téléphones encore ! Ça ne sert à rien.

LIAISON

Lorsque dans la chaîne parlée deux mots se suivent et que le premier se termine par une consonne non-prononcée tandis que le second commence par une voyelle, on lie la consonne finale muette du premier mot à la voyelle initiale du mot qui suit. En ce cas la constitution phonique du deuxième mot change. Ce phénomène s’appelle la liaison :

Un grand ami [œ῀·-grᾶ·-ta-‘mi].

RÈGLES DES LIAISONS OBLIGATOIRES,

DEFENDUES, FACULTATIVES

LIAISON OBLIGATOIRE

1.Entre l’article défini et indéfini et le mot suivant qu’ils déterminent :

des heures, les avantages.

2.Entre les adjectifs démonstratifs, possessifs, indéfinis et numéraux et le mot suivant auquel ils se rapportent :

mes amis, ces inconvénients, certains hommes, aucun étudiant, trois exemples.

3.Entre l’adjectif qualificatif et le mot suivant qu’il détermine : un grand artiste, de beaux anges.

4.Entre le nom et l’adjectif qualificatif qui le suit quand on veut marquer clairement le pluriel :

à bras ouverts, souvenirs inédits, nuits éternelles.

64

5.Entre les pronoms personnels-sujets, « on », « tout » et le verbe qui suit dont ils sont sujets :

Tout est prêt. On entend. Vous allez.

6.Entre les pronoms personnels-compléments et le verbe qui suit dont ils sont compléments :

Vous les avez rencontrés. Il nous apporte ceci.

7.Entre « dont » et le mot suivant :

Cet exploit dont ils sont fiers.

Pourtant on ne fait pas la liaison entre « dont » et un nom propre : l’écrivain dont Antoine nous a parlé.

8.Entre le verbe et le pronom-sujet à la forme interrogative :

Veulent-elles ? Aimaient-ils?

9.Entre « quand » conjonction et le mot suivant :

Quand on reviendra ? Quand ils partiront ?

10.Entre « soit…soit », « tant…que » et le mot suivant : soit à l’université, soit ailleurs ; tant à Nice qu’à Paris.

11.Entre un substantif employé sans article ou un adjectif pluriel et les conjonctions « et », « ou » lorsque celles-ci unissent ce substantif ou cet adjectif à un autre substantif ou à un autre adjectif :

Mesdames et messieurs ! [me-dam-ze-me-‘sjø].

12.Entre « tout », « très », « bien » et le mot modifié :

Elle est bien aimable. Il est tout essoufflé. On est très avantageux.

13.Dans l’expression « quant à… » : quant à moi.

14.Dans les expressions toutes faites comme : mot à mot

de plus en plus de temps en temps du haut en bas

de mieux en mieux d’un bout à l’autre les Champs-Élysées les États-Unis

15.Entre une préposition et le mot suivant : sans argent

pendant une semaine sous un arbre

avant elle

65

dans un vestibule en entrant devant eux

Exception : après « selon », « vers », « hors, » « moyennant » on ne fait jamais la liaison.

16.Entre les auxiliaires « avoir » et « être » à la 3-ème personne du pluriel et du singulier et le mot suivant :

Ils sont heureux. Elles ont appris. Ils sont allés. Elle est à SaintPétersbourg.

17.Entre les adverbes terminés en « -ment » et le mot suivant la liaison est fréquente : Il est extrêmement affligé.

LIAISONS DÉFENDUES

1. Entre le nom et l’adjectif qui suit :

un nez épaté, un logement énorme, un enfant attentif.

Exception : accent aigu.

2.Entre les pronoms-sujets « ils », « elles », « on » placés après le verbe à la forme interrogative et le mot suivant :

A-t-on appris cette fable ? Ont-elles entendu quelque chose ? Font-ils une excursion ?

3.Entre le sujet et le verbe qui suit :

Causer est un bonheur pour elle.

Trois est le nombre qu’il préfère.

Ces étudiants ont des examens.

4.Dans un nom composé au pluriel : des pots à eau [de-po·-a-‘o],

des arcs-en-ciel [de-zar-kᾶ·-‘sjɛl].

5.Devant les mots « oui », « oh », « ah » : des oui, des oh et des ah d’admiration.

6.Devant les mots « uhlan », « hussard », « ululer », « ululement ».

7.Devant les mots commençait par « y » (mots généralement d’origine étrangère :

des yachts [de-‘jak], les yoles.

Mais : les yeux [le-zjø].

8.Entre la conjonction « et » et le mot suivant :

66

des poésies et un roman, écouter et répondre.

9.Entre « comment » et le mot qui suit (sauf « comment allez-vous ? » ):

Comment êtes-vous rentrés ?

10.Devant « un », « huit », « onze » :

vers les onze heures, ils seront huit,

j’en voyais un, quatre-vingt-un, cent un,

cent onze, cent huit.

Exceptions :

dix-huit, vingt-huit, soixante-dix-huit, quatre-vingt-dix-huit.

11.Devant un mot commençant par un « h » aspiré : un héros,

les handicaps, ces hauteurs.

12.Par euphonie lorsque la liaison serait désagréable à l’oreille : vous avez osé,

six heures et demie [si-zœ :-e-‘dmi], nez à nez,

pot à tabac, chaud et froid, le riz au lait.

13.Après un mot terminé par une consonne précédée de « r » : vert et jaune,

de part et d’autre, vers elle,

bord à bord, nord-est, nord-ouest.

Exceptions :

1) dans les verbes à la forme interrogative :

Sert-elle ? Sort-il ?

2) quand la consonne « s » indique le pluriel, on fait la liaison : plusieurs élèves, leurs enfants.

14.Après les mots « combien », « enfin », « loin », « selon », « sinon » :

67

Combien en avez-vous ? selon eux,

de loin en loin.

LIAISONS FACULTATIVES

1.Entre un substantif pluriel employé avec l’article indéfini et les conjonctions « et », « ou » lorsque celles-ci l’unissent à un autre substantif :

des hommes et des femmes, des chansons ou des poésies.

2.Entre un substantif pluriel et l’adjectif qui suit :

des femmes heureuses, des hommes âgés.

3.Entre le verbe et le mot suivant (relié au verbe par le sens) : elle chantait une chanson,

je vais à l’école.

4.Entre le verbe auxiliaire et le participe passé qui suit :

je suis allé,

nous avons aperçu.

5.Entre le participe passé et le mot suivant relié au participe passé par le sens :

remis à neuf, mis en relief,

pris en flagrant délit.

6.Entre l’adjectif et le mot suivant (relié à l’adjectif par le sens) : heureux au jeu,

malheureux en amour.

7.Entre le participe présent et le mot qui suit :

en parlant avec sa mère, en allant à Paris, regardant et voyant.

8. Entre « mais » et le mot suivant : mais on peut penser,

mais il faut croire.

Remarque. Entre « mais » et « oui » toutefois il ne doit jamais y avoir de liaison : mais oui !

9. Entre « jamais » et le mot suivant : il n’a jamais été.

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CAS PARTICULIERS

I. Liaison entre un mot terminé par une consonne nasale et un mot commençant par une voyelle.

1.« En » pronom, préposition ou adverbe se lie avec le verbe qui le suit et garde le son nasal :

j’en ai,

il en est arrivé,

tu t’en es aperçu, en arrivant.

Remarque. Il ne se lie pas avec le mot suivant quand il est placé après le verbe :donnez m’en une tasse.

2.« Mon », « ton », « son » se lie avec le mot qui suit et garde le son nasal :

son ami [sɔ·̃- na-‘mi], mon école [mɔ·̃-ne-‘kɔl],

ton aimable lettre [tɔ·̃-nɛ-ma-blə-‘lɛtr].

3.L’adjectif « bon » se lie avec le substantif qu’il qualifie quand celui-ci est placé après (la voyelle de « bon » se prononce dans ce cas comme un [ɔ]) :

un bon étudiant [œ῀·-bɔ-ne-tu-‘djᾶ], un bon artiste [œ῀·- bɔ-nar-tist].

Remarque. On ne fera pas la liaison dans : bon à rien, bon à prendre (on prononce aussi avec [ɔ] [bɔ-na-‘rjɛ)̃.

4.« Rien’ et « bien » se lient avec le mot suivant quand ils lui sont étroitement unis par le sens, et ils gardent le son nasal :

Bien entendu !

Je n’ai rien à faire.

Remarque. On ne fera pas la liaison dans : Ils sont bien ensemble. Vous ne trouverez rien à la maison.

5.« Ancien , certain, hautain, humain, lointain, moyen, plein, prochain, soudain, souverain, vain, vilain» se lient avec le nom qu’ils accompagnent, mais la voyelle se prononce comme [ɛ] :

un ancien ami [œ῀·-nᾶ·-sjɛ-na-‘mi], un certain âge,

le prochain anniversaire, en plein air,

un soudain éclat de rire.

6.« Aucun » et « un » se lient avec le mot qu’ils accompagnent et gardent le son nasal :

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aucun enfant, un accent.

Ils se lient aussi avec l’adjectif qui précède le nom : un aimable ami. Remarque. On ne fera pas la liaison dans : Y en a-t-il un avec

vous ? Je n’en vois aucun avec lui.

7.Un adjectif numéral se lie avec le nom qui suit quand il le multiplie :

vingt et un élève, trente et un enseignant.

8.On peut faire la liaison ou ne pas la faire après « un » dans les expressions suivantes :

un à un,

l’un ou l’autre, l’un avec l’autre, l’un auprès l’autre, l’un après l’autre.

II.En marge des liaisons : prononciation des mots « donc »,

«plus », « sens », « tous », « tandis que », « puisque ».

1.« Donc » est prononcé [dɔ̃:k] quand il implique l’idée de conséquence ou de causalité :

Je pense, donc je suis. Doc je le lui ai dit.

Dans un sens exclamatif le [k] peut se prononcer ou ne pas se prononcer : Allons donc !

2.« Plus » se prononce avec le « s » [plys] dans les cas suivants :

a)quand « plus » indique l’addition : un plus un,

deux plus trois ;

b)quand « plus » a le sens de « davantage » et suit le verbe : il en veut plus ;

c)dans le mot « plus-que-parfait ».

La prononciation de « s » est facultative dans les expressions : tout au plus, un peu plus.

Le « s » de « plus » n’est pas prononcé dans les cas suivants :

a)à la forme négative :

Je n’en veux plus.

b)à la forme comparative :

Elle est plus petite.

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