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Au pays des cosaques du Don. Учебное пособие по лингвострановедению на французском языке

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MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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Le bâtiment qui abrite le Musée est un ancien hôtel particulier appartenant
à la société de commerce des articles agricoles « Gelferikh-Sade » avant la Révolution. Le Musée s’y est installé dans les années 50 du XXème siècle. Son ouverture a eu lieu le 7 novembre 1957. A présent le Musée conserve les collections paléontologiques, numismatiques, celles du costume folklorique et du costume de ville, des livres rares, des documents, des objets en porcelaine et métal.
A Rostov-sur-le-Don outre le Musée Régional de Rostov il y a aussi le Musée
des Beaux-Arts, le musée du District Militaire du Caucase du Nord, le musée de la Milice du Don et d’autres.
L’Université Fédérale du Sud (ancienne Université d’État de Rostov-sur-le-Don) –
un grand centre scientifique dans le sud de la Russie
L’université Fédérale du Sud se trouve dans le bâtiment à 4 étages, construit en 1914 par l’architecte G. N. Vassiliev comme une maison de rapport de G.Ya. Kistov. Sa façade principale est constituée des colonnes ioniques, des baies des fenêtres et des balcons de formes différentes, des moulures. Le bâtiment a été construit avec des éléments de l’architecture classique. Dans les années de la première guerre mondiale le bâtiment servait de dépôt d’une brigade d’artillerie, et plus tard il fut transmis pour les besoins administratifs. En 1935 il a été transmis à l’Université d’État de Rostov-sur-le-Don, le plus grand centre d’enseignement, de science et de culture dans le sud de la Russie. Elle a été fondée à la base de l’Université Impériale de Varsovie, évacuée à Rostov-sur-le-Don durant la première guerre mondiale. A l’époque il y avait plusieurs villes désirant l’accueillir, mais Rostov avait confirmé son droit de l’Université. Le pouvoir municipal proposait à l’Université un bâtiment au choix, les marchands de Rostov avaient versé un million de roubles en or pour la faire installer. Ayant reçu l’Université Impériale de Varsovie en 1915, la Douma de ville essayait de la faire rester à Rostov pour toujours. On promettait l’aide financière considérable, on mettait à disposition un terrain de 60 hectares à Nakhitchevan. L’ouverture solennelle à Rostov-sur-le-Don eut lieu le 27 novembre 1915 et les cours furent repris dès le 1er décembre aux quatre facultés : d’histoire-philologie, de médecine, de droit et de physique­mathématiques. En mai 1917 sur le décret du gouvernement provisoire l’Université Impériale de Varsovie fut transformée en Université du Don, qui reçut en 1925 le titre de l’Université du Caucase du Nord. En 1926 l’Université a déjà eu trois instituts de la recherche scientifique : de mathématiques et d’histoire
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naturelle, d’économie et de culture du pays, de médecine expérimentale et clinique. En 1930 à la base de la faculté de médecine de l’Université à Rostov-sur­le-Don a été fondé l’institut de médecine, et en 1931 – l’institut pédagogique et l’institut d’économie et de finances. Ayant reçu le titre de l’Université d’État de Rostov-sur-le-Don, elle a commencé l’année scolaire comprenant trois facultés : de physique-mathématiques, de chimie, de géologie-botanique. Vers la fin des années 1930 à la base de celle-ci ont été organisées deux autres facultés : de géologie-pédologie et de géographie. Vers ce temps-là la structure de l’Université a déjà compris les centres affiliés scientifiques : le Jardin Botanique et l’institut de la recherche scientifique de biologie.
Une place importante dans la structure de l’Université est occupée par la bibliothèque scientifique zonale. La bibliothèque scientifique de l’Université d’État de Rostov-sur-le-Don est la plus grande bibliothèque du sud de la Russie, membre de l’Association Nationale des bibliothèques, des consortiums régionaux des bibliothèques, centre méthodologique des bibliothèques des écoles supérieures du Caucase du Nord. En 2000 a été fondée l’Association des étudiants de l’Université d’État de Rostov-sur-le-Don. En 2006 l’Université d’État de Rostov comptait près de 19 mille étudiants en 28 spécialités. Les professeurs et les chercheurs scientifiques de l’Université sont du haut niveau professionnel : il y a plus de 200 docteurs et plus de 1000 candidats des sciences parmi lesquels sont 50 académiciens, 11 lauréats du Prix du gouvernement, 14 hommes émérites de science. A l’Université d’État de Rostov-sur-le-Don faisaient leurs études l’écrivain Vitaly Zakroutkine et le lauréat du Prix Nobel Alexandre Soljenitsyne.
Le 23 novembre 2006 sur l’instruction du gouvernement de la Fédération de Russie a été créé l’établissement fédéral d’État de formation supérieure professionnelle à la base de l’Université d’État de Rostov-sur-le-Don et à l’intégration dans sa structure de :
L’Académie d’État de Rostov-sur-le-Don d’architecture et d’arts
L’Université Pédagogique d’État de Rostov-sur-le-Don
L’Université Radiotechnique d’État de Taganrog (la région de Rostov)
C’est V. G. Zakharévitch qui a été nommé recteur de l’Université Fédérale du Sud le 5 décembre 2006 ; avant il avait occupé le poste du recteur de l’Université Radiotechnique d’État de Taganrog ; le 16 novembre 2007 il a été réélu recteur de l’Université Fédérale du Sud pour cinq ans. La première admission des étudiants à la nouvelle Université Fédérale du Sud a été faite en 2007.
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Tenant en compte que l’Université Fédérale du Sud a été créée par l’intégration dans la structure de l’Université d’État de Rostov-sur-le-Don des instituts affiliés, il serait logique de considérer l’Université Fédérale du Sud comme successeur direct de l’Université d’État de Rostov-sur-le-Don ; c’est pourquoi l’année de fondation de l’Université Fédérale du Sud est 1915.
L’Université Fédérale du Sud est une université russe, centre d’enseignement supérieur et de science dans le District Fédéral du Sud de la Fédération de Russie, se trouvant dans les villes de Rostov-sur-le-Don et Taganrog de la Région de Rostov.
Monument du premier aqueduc de Rostov-sur-le-Don
Dans le jardin de l’église de l’Intercession de la Sainte-Vierge, près du croisement des rues Bolchaïa Sadovaïa et Kirovski, le 23 août 2007 a eu lieu l’inauguration solennelle du monument au premier aqueduc. Le monument représente une composition en bronze à la sculpture d’une femme rostovienne de l’époque du XIXème siècle qui remplit son seau de l’eau à la borne-fontaine. La hauteur du monument sans piédestal est de 2,20 mètres. Les auteurs du monument sont les membres de l’Associations Nationale des maîtres peintres Sergueï Olechnia et Anatoli Démentiev ; le fondeur est Alexandre Pétrachov. L’initiative de créer ce monument appartient l’organisation municipale « Vodokanal ».
C’est une femme qui a été choisi comme symbole des changements en alimentation de la ville en eau puisque pour les femmes rostoviennes qui avaient traditionnellement l’obligation de fournir de l’eau à leurs familles, l’apparition des bornes-fontaines fut d’un grand secours. Rostov-sur-le-Don fait partie des dix villes qui furent les premières à se pourvoir d’aqueducs. Le premier aqueduc en ville mis en marche en 1865 était long de 5,3 km. En 142 ans le réseau d’aqueducs s’est développé et à présent il a la longueur équivalente à la distance d’aller-retour Rostov-Moscou. Il apparut près de la source Bogatianovski grâce au fameux gouverneur de la ville Andreï Baïkov ; c’était lui qui fit construire le grand tuyau collecteur qui fonctionne jusqu’à présent ; il fit circuler en ville le tramway hippomobile, il fit fonctionner les chemins de fer, il mit en marche l’éclairage des rues ; grâce à Baïkov on commença de construire des routes, la rue Bolchaïa Sadovaïa fut bien aménagée. C’était Andreï Baïkov qui fit construire la première station téléphonique, des théâtres, hôpitaux et écoles. L’aqueduc s’étirait jusqu’à la rue Bolchaïa Sadovaïa. A l’endroit du cinéma « Rostov » se trouvait le château d’eau qui distribuait l’eau dans des bornes fontaines.
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Théâtre Musical
« Le bâtiment dont la façade est couverte de dalles de marbre blanc (du
gisement de Tcheliabinsk à l’Oural du Sud) abrite la Théâtre Musical. Le toit qui semble de s’élancer en l’air est couvert de matériaux spéciaux résistant à la chaleur, pluie et froid. On a l’impression qu’un goéland est venu d’une berge du Don et s’est posé au centre de la ville. Les Rostoviens l’appelle d’une façon pittoresque « cygne blanc », « goéland venu du Don », « piano blanc ». Le théâtre a été ouvert le 16 septembre 1999 à l’occasion du 250
ème
anniversaire de la ville. Les travaux de construction ont été commencés en 1977, mais pour de nombreuses raisons dont la principale était le manque d’argent les travaux ont été arrêtés pendant deux dizaines d’années. Les auteurs du projet sont les architectes L. M. Lobak, G. A. Doukov, V. N. Khavizov ; l’ingénieur est M. M. Kolesnikov. Les salles du Théâtre permettent d’y organiser toutes sortes d’activités et spectacles : des discothèques pour jeunes aux mises en scène des grandes œuvres musicales, grâce aux dimensions considérables du bâtiment : 140 mille m² du volume et 270 mille m² de la superficie totale. Le bâtiment aux formes laconiques est proche des tendances du minimalisme. Le Théâtre dispose de deux salles : la grande – avec 1000 sièges et la petite, de chambre, - avec 240 sièges. La grande scène est munie d’une plate-forme tournante sur laquelle on peut largement placer 3 bus. Le grand hall est décoré de grands lustres de cristal ; y fleurissent des plantes exotiques d’un petit jardin botanique. Le plancher est dallé en marbre de couleurs. Presque tout en Théâtre est fait en matériaux du pays par les maîtres russes. L’exception est l’équipement du son et de la lumière de plusieurs meilleures firmes étrangères. Ses possibilités sont pratiquement illimitées. Dans la salle de chambre ont lieu des concerts, des rencontres solennelles et des activités officielles. Au rez­de-chaussée se trouve le centre musical de distractions « Piano blanc » qui organise des spectacles, variétés, discothèques et soirées de jazz. Près du Théâtre il y a un parking souterrain pour 170 voitures.
Dans le nouveau bâtiment a déménagé le Théâtre de la comédie musicale de Rostov-sur-le-Don qui a son histoire depuis 1919. A présent le Théâtre porte le nom du Théâtre Musical d’État de Rostov-sur-le-Don. Il a changé de statut et, ayant pris la suite du théâtre de la comédie musicale, il a dans son répertoire des opéras, ballets, opérettes, music-hall, opéras-rock, nouvelles musicales et concerts symphoniques. Le théâtre est jeune et en même temps expérimenté, il garde des anciennes traditions musicales et expérimente sans hésiter dans le domaine de l’art moderne.
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La grande diversité du répertoire nécessite de grands efforts créatifs.
L’orchestre symphonique a été complété ; on a créé des troupes d’opéra et de ballet. Les dernières années le collectif d’acteurs a été élargi. A présent la troupe vocale compte plus de 60 chanteurs, celle d’opéra – plus de 60 chanteurs, le chœur – plus de 70 chanteurs, l’orchestre – plus de 100 musiciens. Chaque année le Théâtre présente plus de 300 spectacles et concerts. Le Théâtre a une grande géographie des tournées. En ces dernières années le Théâtre a fait des tournées en Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Grande Bretagne, Irlande, Emirates Arabes Unis, Qatar.
Le Théâtre est honoré de plusieurs prix régionaux, nationaux et internationaux.
La troupe de ballet a participé au festival Cervantès en Espagne, au festival du ballet en Italie ; pour ses performances elle a reçu la médaille Diaghilev. La troupe d’opéra a pris part à l’ouverture des Jeux Asiatiques en 2007. Les spectacles de la troupe du Théâtre ont eu du succès en 2005 et 2011 aux XIème et XVIIème festivals nationaux théâtraux « le Masque d’Or » (en 2005 le spectacle « Lady Macbeth du District de Mtsensk » a été nommé deux fois Lauréat ; en 2011 le soliste du théâtre Dimitri Avérine a été nommé Lauréat pour « le meilleur rôle masculin dans un spectacle musical »). Les salles combles que font toujours les spectacles des Rostoviens sur les scènes en Russie et à l’étranger, les hautes appréciations des critiques musicaux et théâtraux et des journalistes, tout cela prouve d’une manière convaincante que le Théâtre Musical d’État de Rostov-sur­le-Don peut être considéré actuellement à juste titre un des plus brillants du pays. Le nouveau théâtre est devenu avec juste raison une autre carte de visite de Rostov­sur-le-Don » [9, c. 66-68].
Église de l’Intercession de la Sainte-Vierge
Le 11 novembre 2007 a eu lieu la cérémonie de dédicace de l’église de l’Intercession de la Sainte Vierge qui a été reconstruite tout au cœur de Rostov­sur-le-Don, dans le jardin historique de l’église de l’Intercession. Les travaux de construction de l’église ont été effectués durant deux ans et demi, il fallait six mois pour décorer les murs de l’église d’une peinture. L’église de l’Intercession de la Sainte Vierge est la première église construite jusqu’au dernier clou sur le projet « clé en main ». La particularité de cette église est en ce qu’elle est construite à l’endroit de la première église orthodoxe de la ville. Avant de poser les fondements on a fait les fouilles du terrain destiné à la future construction. On y a découvert des murs et planchers des églises qui se situaient à cet endroit auparavant. La crypte qui a été trouvé sur le fond de la fouille a été étudié par les
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archéologues. La piscine désaffectée se trouvant sur le terrain des travaux a été démontée. Le jardin de l’église de l’Intercession de la Sainte Vierge est non seulement la base urbanistique de la ville : c’est le territoire du noyau de l’aménagement général de la forteresse Saint Dimitri de Rostov, mais aussi le centre spirituel important. Au cours de trois siècles à cet endroit se trouvaient les églises de l’Intercession de la Sainte Vierge.
L’église de l’Intercession de la Sainte Vierge qui fut construite en 1762 s’appelait
longtemps « de forteresse ». En fait son histoire est étroitement reliée à celle de la forteresse de Rostov. C’était une petite église en bois qui fut vite construite aux frais du trésor militaire. Elle était destinée principalement aux soldats qui habitaient dans la forteresse, et elle se situait tout au centre de la forteresse près de la maison du commandant dans le jardin le long de la rue Bolchaïa Sadovaïa. Il existe une légende que c’était dans cette église initiale de l’Intercession de la Sainte Vierge que chantait Alexandre Vassilievitch Souvorov à l’époque où lui au grade de lieutenant-général il passa par la forteresse en 1777 et puis il y séjourna assez longtemps avec sa famille (tout l’hiver de 1783-84). Malheureusement, on ne dispose pas des photos de l’extérieur de cette église de l’Intercession. La croissance de la population de la forteresse impliquait la nécessité grandissante de construire une autre église plus spacieuse. C’est pourquoi on démonta l’église initiale et à son endroit on construisit une autre église en bois qui était plus grandiose. La nouvelle église de l’Intercession fut construite aux frais du même trésor militaire. Les travaux de construction avaient duré six mois et l’église fut consacrée le 28 septembre 1784. La nouvelle église de l’Intercession fut beaucoup plus grande que la précédente. Dans la tour du clocher de la nouvelle église de l’Intercession on installa une horloge qui indiquait de manière sonore les heures (et qui en fait resta seulement jusqu’à 1831). Neuf ans plus tard on ajouta à la nouvelle église une chapelle latérale consacrée à Saint Dimitri, métropolite de Rostov. L’église de l’Intercession de la Sainte Vierge fut longtemps l’église principale non seulement pour la forteresse, mais aussi pour les bourgs qui y étaient contigus. L’église de l’Intercession de la Sainte Vierge était longtemps un endroit sacré en ville qui attirait des croyants, et en 1825, peu avant sa mort, l’empereur Alexandre Ier la visita. Au cours de son existence de plus de 100 ans cette deuxième église en bois éprouva beaucoup de revers de fortune – des ravages causés par des agents naturels (des incendies) aussi bien que des ravages causés par l’action des hommes (des vols) et elle subit de nombreux réaménagements et réparations.
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Cette église avait duré juste 111 ans. Le 2 novembre 1895 le bedeau laissa par négligence une bougie allumée sous un escalier de bois ce qui causa un incendie. Le clocher brûla tout entier et l’église fut elle-même endommagée. Les fondements de la nouvelle église en pierre, celle de l’Intercession de la Sainte Vierge, furent posés à la sollicitation du marchand de Rostov Gueorgui Gavrilovitch Poustovoïtov le 10 août 1897 à l’ouest de l’église en bois, endommagée par l’incendie, notamment au coin des rues Bogatianovski (Kirovski à présent) et Bolchaïa Sadovaïa. La nouvelle église, déjà la troisième, à trois autels, celle de l’Intercession de la Sainte Vierge, fut construite sur le projet du célèbre architecte de Rostov Nikolaï Matveïevitch Sokolov. L’église fut réalisée dans le style russe et décorée de briques ouvragées - comme de la dentelle. Son apparence originale était constituée de cinq coupoles (avec la plus grande au centre), des grands chapiteaux des parties latérales, du clocher à chapiteau de deux niveaux au­dessus du narthex.
L’église était de dimensions considérables : 34 mètres de largeur sur 53 mètres de longueur ; sa hauteur avec la croix était de 53 mètres, celle du clocher – de 74,5 mètres. L’intérieur de l’église se distinguait par son riche décor. Par la compagnie Menzioni furent exécutées trois iconostases en marbre et posés des planchers en marbre. Les voûtes, coupoles et murs de l’église furent peints par les artistes I. V. Lavrov et Ya. I. Smirnov. On munit l’église de l’éclairage électrique. La grande cloche pesait 5,1 tonnes. Malheureusement, on ne peut parler des qualités de cette église de l’Intercession de la Sainte Vierge que dans le passé. Cette œuvre remarquable des mains de l’homme exista moins d’un quart du siècle. L’église a été fermée et détruite en 1930.
La construction de la nouvelle église à ce même endroit est considérée comme une sorte du regret des autres églises qui ont été défaites auparavant. Toute la Russie a pris part à la construction de cette église : les cloches ont été fondues à Voronej, revêtues en or à Volgodonsk, le marbre coupé et délivré de l’Oural, le granit offert par les moscovites ; l’église était construite par plusieurs compagnies de construction de Rostov, mais le premier rôle parmi elles était joué par la compagnie à responsabilité limitée « Mir » (A. K. Laptev, A. M. Pilipenko, V. V. Diakov). Les travaux de construction étaient exclusivement financés par contributions volontaires, amassées sur le compte courant du client commercial de la construction – le Fonds « L’Église de l’Intercession ». L’aspect architectural de l’église de l’Intercession de la Sainte Vierge est différent de ceux des autres églises
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orthodoxes. L’aspect de l’église qui se situe au croisement des allées principales, au centre du jardin de l’église de l’Intercession, et qui a la superficie de 300 m² et la hauteur de 34,4 mètres, se caractérise de deux couleurs – blanc et bleu – celles de la fête de l’Intercession de la Sainte Vierge. L’église doit être lumineuse, c’est pourquoi ses façades sont décorées en blanc. L’architecture de l’église comprend les éléments des vieilles églises russes de l’époque du prince Vladimir et les éléments modernes. En créant le projet de l’église l’architecte principal de projet G. A. Chevtchenko tâchait d’occuper le moins de terrain possible dans le jardin. C’est pourquoi l’église ne dispose pas de sa propre cour, et par conséquent elle n’alterne pas du tout le paysage du jardin. Pour cette raison on n’a pas prévu de clocher près de l’église. De clocher servent quelques cloches dans une niche au troisième niveau sur une façade de l’église au-dessus de la porte d’entrée. Le chef de projet (la société anonyme de l’institut de projets « PromStroïNiiProekt ») S. A. Kossenko a confirmé que l’église de l’Intercession de la Sainte Vierge a été réalisée conformément aux exigences de construction moderne. C’est une fondation solide en béton armé, des murs en briques et des voûtes cintrées à l’extérieur aussi bien qu’à l’intérieur.
Le jardin de l’église de l’Intercession est la grande zone verte au centre-ville, c’est pourquoi on contribue à la protection et conservation des arbres. Ce qui est important, c’est que les érables uniques qui poussaient dans le jardin ont été conservés. On a enlevé seulement quelques vieux arbres et les arbres sans valeur du côté sud-est du terrain.
Monument de l’impératrice Elisabeth Petrovna
Ici, au centre-ville, dans le jardin de l’église de l’Intercession, est érigé le monument à l’impératrice russe Elisabeth Petrovna ; son inauguration solennelle a eu lieu le 27 juin 2007. Le piédestal a été commandé à l’assistance de l’administration régionale et exécuté en Ukraine ; et la sculpture a été fondue dans l’atelier de l’Université de construction d’État de Rostov-sur-le-Don. La hauteur du monument y compris le piédestal de granit est de 7 mètres. La figure de Elisabeth, les hauts reliefs, les revêtements et le rouleau de l’oukase sont fondus en bronze et pèsent près de 3 tonnes, le piédestal de granit pèse près de 50 tonnes. Les auteurs sont le sculpteur S. N. Olechnia, l’architecte V. T. Fomenko. Le monument est consacré à Elisabeth Petrovna parce que le 15 décembre 1749 par l’oukase de l’impératrice Elisabeth Petrovna fut fondée la Douane de Témernik – d’où la ville tient son origine. Dans sa main droite l’impératrice tient le même
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oukase de 1749 de la fondation de la Douane de Témernik, première colonie permanente sur le territoire de la future ville de Rostov-sur-le-Don. L’oukase de l’impératrice dit que pour la perception des droits et taxes dus à l’entrée des marchandises du pays de la Turquie et à la sortie de celles de la Russie à l’étranger fonder une douane à l’amont du confluent du fleuve Don et de la rivière Témernik du côté du site nommé « puits riche ». Le geste majestueux et indiquant de la main gauche de Elisabeth veut dire « soit ! »
Maison des frères Martyn, c’est un hôtel particulier, bâtiment à un étage en briques et à un haut chapiteau au coin des rues Krepostnoï et Bolchaïa Sadovaïa. Le bâtiment fut construit en 1893 sur le projet de l’architecte principal de la ville Nikolaï Matveïevitch Sokolov dans le style pseudogothique. Le bâtiment avait un agencement des couloirs avec la distribution bilatérale des locaux et annexes du bâtiment. Le grand escalier fut fondu à l’usine de Rostov « John Martyn & Co ». Ce bâtiment à un étage était muni de systèmes contemporains d’alimentation en eau, de canalisation et de chauffage par poêle.
Les Rostoviens lui donnaient pour son aspect particulier et féérique des noms différents : Maison du consul anglais, Maison rouge, Maison des peintres. Et chaque nom est associé à une page de l’histoire riche de ce beau bâtiment.
A la fin du XIXème siècle ce bâtiment appartenait aux membres de la famille d’un citoyen de la Grande Bretagne Ivan Romanovitch Martyn (c’était lui William Robert Martyn, c’était lui John Martyn). Le Britannique était venu à Rostov-sur­le-Don au début des années 1860. En 1862 il devint député du département de Rostov du conseil Commercial et trois ans plus tard – membre du Comité d’entretien des canaux du Don. Dans les années 1870-90 le nom de John Martyn portaient une usine de lavage de laine, un bureau commissionnaire pour la gestion des opérations commerciales de grains, une fonderie mécanique. Participant à la vie d’affaires de Rostov-sur-le-Don, Martyn était engagé dans la vie sociale de la ville. En 1886 il fut élu Directeur de la Société Musicale de Rostov, il devint membre du Club Commercial, dès le début des années 1890 les fils Martyn devinrent membres du même Club.
Dans les années 1880 les fonctions commerçantes étaient exécutées par l’épouse de John Martyn – marchande de Rostov Polina Ivanovna. Elle devint propriétaire d’une fonderie dans un quartier entre les rues Bolchaïa Sadovaïa, Malo-Sadovaïa (rue Souvorov à présent) et Krepostnoï. D’abord la maison de la famille Martyn avait appartenu à Ivan Romanovitch Martyn. A la fin des années
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1890 Polina Ivanovna possédait toujours la fonderie « John Martyn & Co ». En 1904 elle se mit en possession de la maison de la famille.
Dès le début des années 1910 la maison devint la propriété de ses fils, citoyens de la Grande Bretagne, Vassili et Gueorgui. Vassili était consul des États Unis de l’Amérique du Nord. Le bâtiment abritait le service du consulat. Au début du XXème siècle à Rostov-sur-le-Don étaient présentés les consuls et vice-consuls de 17 pays – à la suite de l’activité d’affaires inouïe de la ville négociante qui collaborait bien avec plusieurs compagnies étrangères. Via les ports de Rostov­sur-le-Don, d’Azov, de Taganrog et les chemins de fer du sud et sud-est des marchandises étaient transportées à Rostov de la Volga, Sibérie, Kama, provinces de Saratov et de Stavropol. Des textiles, instruments aratoires, bois, poissons, marchandises de fer, thé, marchandises d’épicerie en provenance d’autres continents, des dizaines de millions de pouds de charbon constituaient en grande partie le commerce. Vers la fin du XIXème siècle le chiffre d’affaires total de ce commerce à Rostov-sur-le-Don monta à 400 millions de roubles par an.
Dès 1915 le troisième frère Ivan Ivanovitch Martyn devint copropriétaire de la maison. Dans les années 1900 les fils de Ivan Romanovitch Martyn participaient aux sociétés et associations municipales différentes. Vassili Ivanovitch Martyn était membre de la Société Technique Russe Impériale. Gueorgui Ivanovitch et Vassili Ivanovitch étaient devenus membres de la Société du Crédit Mutuel et ils participaient toujours à la vie du Club Commercial.
Après le commencement de la Première Guerre Mondiale – en 1915 – dans la région de l’Armée du Don fut créé le Comité Militaro-industriel pour assistance du gouvernement et mobilisation de l’industrie. Ce comité s’occupait de la création du réseau d’usines, fabriques, ateliers pour la production des munitions et équipements militaires. Les frais pour ces objectifs venaient des subventions d’État. Une des usines à produire des obus explosifs à Rostov-sur-le-Don était l’usine « John Martyn & Co ».
Or, durant cette période de la guerre les frères Martyn continuaient de participer aux initiatives sociales des Rostoviens. La dernière mention des Martyn se rapporte au mois de février 1917, il n’en y a plus rien dans les documents historiques. Tous les membres de la famille auraient dû quitter la ville aux années 1917-18.
A présent le bâtiment de la Maison des frères Martyn abrite une succursale du musée d’État de Mikhaïl Cholokhov. Avant il abritait les directions de l’Association des architectes et de l’Association des peintres de la Russie (Maison des peintres).
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