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Au pays des cosaques du Don. Учебное пособие по лингвострановедению на французском языке

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MODULE II.
NOVOTCHERKASSK,
L’ANCIENNE CAPITALE DES COSAQUES DU DON
Exercice 1. Lisez et traduisez les informations concernant la ville de
Novotcherkassk, faites le vocabulaire d’après cette visite guidée écrite.
L'introduction
Aujourd'hui vous allez visiter une des excursions les plus intéressantes qui
a pour nom « La capitale des cosaques – Novotcherkassk ».
Novotcherkassk est une des grandes villes russes du sud. Elle se distingue par son passé glorieux ainsi que par ses aspects spéciaux : son aménagement, son architecture, ses monuments originaux. Novotcherkassk a été conçu et fondé en 1805 comme une nouvelle capitale de la Région de l'Armée du Don. Plus d'un siècle c'était une ville de l'élite du Don : des chefs cosaques et de l'administration d'armée, des corps des officiers et des fonctionnaires ; un centre de l'instruction et de la culture. Après 1917 Novotcherkassk est devenu le bastion de la lutte acharnée des cosaques pour l’indépendance, qui a fini par l'exode des cosaques. Pendant la période soviétique Novotcherkassk est devenu un grand centre industriel de la région de Rostov, un centre de l'éducation et de la science. Sa population a augmenté plus que de trois fois et a atteint 200 mille personnes.
Cette ville pittoresque qui s'étend sur la colline d'Aksaï a conservé son visage. Au début de la perestroïka elle a acquis le statut de centre historique du redressement des cosaques et puis elle a été proclamée la capitale mondiale des cosaques. La ville attire les touristes nationaux comme les étrangers.
En 1805, en jetant les bases de la nouvelle capitale des cosaques du Don, M. I. Platov a engagé à la conception du projet général le célèbre ingénieur militaire F.-P. de Wollant, qui a bien attaché le plan de la ville au relief naturel du paysage. La base de l’aménagement stricte et classique de Novotcherkassk est constituée par les trois avenues principales : Platovsky, Ermakovsky et Baklanovsky, qui se communiquent par des grandes places sur lesquelles débouchent les rues rayonnées. Le plan unifié de l’implantation de la ville a permis d'éviter le mitage et de trouver une formule idéale et expressive de l’ensemble architectural. Le mariage des bâtiments classiques et des maisons typiques des cosaques donne l’originalité à l’aspect architectural de Novotcherkassk.
La position dominante dans l’ensemble architectural de Novotcherkassk occupe la cathédrale de l'Ascension fondée lors de la constitution de la ville au jour de
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l'Ascension du Christ. La cathédrale de l'Ascension est l’église principale des cosaques du Don. A la fondation de la cathédrale se trouve la sépulture où reposent les restes des militaires et des ecclésiastiques illustres du Don, et la place est la place principale, où on célèbre les grandes dates et les fêtes. Ici, sur l'immense place de la Cathédrale, pavée de moellon, sont installés : le monument en bronze à Ermak, le célèbre chef cosaque du Don, le conquérant de la Sibérie, et le monument au héros de la guerre du Caucase, le général I. P. Baklanov, qui a été remis du cimetière du couvent de la Résurrection Novodievitchi (« la nouvelle Vierge ») de Saint-Pétersbourg.
À l'intersection de l'avenue Platovsky et de la rue Moskovskaïa se dresse le monument au fondateur de la ville – l’ataman M. I. Platov. Derrière le jardin Platovsky se trouve un bâtiment classique à un étage. C’est le Palais Atamansky, la résidence ancienne de chef cosaque et le lieu de séjour d’illustres visiteurs qui ont visité Novotcherkassk : Alexandre II, Alexandre III, Nicolas II. Maintenant il est filial du musée de l’Histoire des cosaques du Don qui a eu cent ans en 1999. Le musée de l’Histoire des cosaques du Don est unique dans le monde où sont réunis des documents rarissimes sur l'histoire des cosaques, des kleinods et des bannières, des collections des armes blanches décernées, des portraits des atamans (parsuna), de la peinture et de la porcelaine. Dans les salles du musée est exposé la collection des œuvres de natif de Novotcherkassk, le grand paysagiste russe Nicolas Dubovsky. Il y a encore deux filiales de ce musée – la maison-musée commémorative du chanteur des steppes du Don Ivan Krylov et la maison-musée du fondateur de la peinture de batailles soviétique Mitrofan Grekov, qui racontent la vie et les œuvres de ces grands maîtres. A Novotcherkassk se trouve l'un des théâtres les plus anciens du Don – le théâtre du Don des cosaques au nom de V. F. Komissarjevskaïa. Ici se trouve la bibliothèque la plus ancienne du Don – la bibliothèque de A. S. Pouchkine.
À Novotcherkassk se trouve la première école supérieure du Don - École Polytechnique du Don, ouverte en 1907. Ensuite, elle a porté le nom « École Polytechnique de Novotcherkassk ». En 1993 elle a été rebaptisée en Université Technique d'État de Novotcherkassk et en 1999 - en Université Technique d'État du Sud de la Russie. Novotcherkassk a réussi en principe à garder son aspect historique. On se rappelle involontairement les paroles de l'historien V. D. Sukhorukov : « Des larges rues directes et des grandes places constituent la propre beauté de Novotcherkassk". Novotcherkassk est une ville d'art. Elle a cumulé depuis le dernier bicentenaire son histoire originale, sa culture traditionnellement haute et la potentialité scientifique et technique. Avec la renaissance des cosaques dans les années de 1990, Novotcherkassk a renvoyé son statut de la ville principale des cosaques et est devenu la capitale de la Grande Armée du Don, ainsi que des cosaques de la Russie et de l'Étranger.
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Nous commençons notre visite par la banlieue sud-ouest de la ville. Sa population
s’élève à 163 674 habitants (selon les données de 2021). Bien que Novotcherkassk soit une ville relativement jeune, il est riche en attractions, en monuments historiques et culturels.
« Le preux » I. P. Baklanov – le héros de la terre du Don
En face nous voyons un bâtiment de type caserne où la cavalerie stationnait avant la révolution. Et à l'opposite il y a un manège (un long bâtiment au toit cintré), où les cosaques manégeaient des chevaux. À côté du bâtiment de type caserne se trouvent les bâtiments de l'ancien corps des cadets. Le 30 août 1883 a eu lieu l'inauguration du corps des cadets. Le chef cosaque désigné des forces armées le prince N. I. Sviatopolk-Mirski et l'archevêque de Don et de Novotcherkassk Mitrofan, qui a béni la construction du bâtiment de l'école nouvelle et a remis l'icône de St. Prince Alexandre Nevski au corps des cadets, y ont participé. Le 6 mai 1885 a eu lieu la cérémonie de pose de la première pierre de bâtiment en pierre du corps. En 1887 on a fini la construction du bâtiment principal selon le projet de l'architecte K. F. Kunzel. Cette année-là le Corps des cadets du Don a accueilli l'empereur Alexandre III et a reçu son nom en 1898.
On a pris le mot « cadet » du français. On appelait ainsi les jeunes nobles français qui se plaçaient au service militaire jusqu’à leur promotion au premier grade d’officier. Les corps des cadets ont apparu en 1653, en Prusse, quand on a établi la première école pour les enfants des militaires. Les adolescents âgés de 10 à 12 ans pouvaient y entrer et faire leurs études pendant 7 ans. Le processus éducatif était si bien organisé, que parmi les autres corps de la Russie celui du Don a occupé la 1 place pour la conduite, et la 3 pour les études. On apprenait aux jeunes cosaques le catéchisme, deux langues étrangères, toutes les matières du gymnasium ordinaire, on avait même son propre télescope. Les cours de danse étaient obligatoires pour tous, on suivait de très près le respect de l'histoire et des traditions du corps. La trentième promotion est devenue la dernière, en décembre
1919. Le Corps des cadets du Don a quitté Novotcherkassk dans sa totalité. La plus grande partie a été envoyée en Égypte et au bout de deux ans elle a été dissolue, et la plus petite a été transportée à la Crimée (Eupatoire).
Aujourd'hui à l'ancien bâtiment du corps des cadets se trouvent les divisions de Ministère de l'Intérieur « le Don », et le Corps des cadets du Don au nom d’Alexandre III a été rénové à Novotcherkassk en 1991 et se trouve maintenant dans le bâtiment de l’ancien Institut de recherche scientifique, 89 avenue Baklanovski.
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L'avenue que nous avons prise porte le nom de Iakov Petrovitch Baklanov. La largeur de toutes les avenues de la ville est 50 mètres, ce sont des boulevards arborisés initialement. La géométrie des avenues et des rues directes est devenue déterminante pour l'extérieur de Novotcherkassk. Tout cela a été projeté par la main talentueuse de l'architecte F.-P. de Wollant.
I. P. Baklanov est né le 15 mars 1809, dans une famille d'un officier cosaque pauvre dans le village Gougninskaïa, nommé plus tard Baklanovskaïa. Dans le milieu des casaques sévères aux coutumes patriarcales Yakov Petrovitch a reçu l'éducation vraiment chevaleresque. Ayant découvert les caractéristiques remarquables et l'esprit naturel, il a été envoyé au service militaire à l’âge de 16 ans et déjà en 1828 il a été promu le khorunzhyi (le porte-bannière, le premier grade d'officier de l'Armée des cosaques). Toute sa vie Baklanov a passé dans les campagnes et les batailles. Il se distinguait par une grande force physique, il savait bien manier de la lance, du sabre, il était un excellent cavalier.
Il s’est couvert de gloire lors de la guerre du Caucase et lors de la guerre russo­turque de la première moitié du XIX siècle. Il a obtenu un grand succès, en commandant le régiment pendant la neuvième guerre russo-turque de 1828-1829 et lors de la prise de la forteresse turque de Kars. Il a eu des décorations : l'ordre de Sainte-Anne de la IV, III, II, I classe, l’ordre de Saint-Vladimir de la IV classe, l’ordre de Saint-Georges de la IV classe, l'ordre en or « Pour le courage ». En 1867 il avait été envoyé en retraite, il avait habité à Saint-Pétersbourg, où il est mort dans le dénuement et a été enterré aux frais de l'État.
En 1875 on avait collecté de l'argent par souscription pour la construction de son monument, et en 1909, quand on a célébré le centième anniversaire de I. Baklanov à Novotcherkassk, on a proposé de transférer ses restes et son monument de Saint-Pétersbourg à Novotcherkassk. Aujourd’hui les restes de I. Baklanov reposent dans la sépulture de la cathédrale de l'Ascension de Novotcherkassk et le monument au général vous verrez sur la place d’Ermak. Il a été restauré en 1995.
Dans un petit carré à l’avenue Baklanovski se dresse un monument aux morts de la division d'emploi opératoire du ministère de l’Intérieur (l'architecte E. Panteleïmonov). Sur l'obélisque recto verso sont placés l’emblème de la division et l'inscription : « Aux soldats de sécurité publique ». Chaque année, le 31 janvier, les soldats du régiment 47 d'emploi opératoire de la division « Don-100 » viennent voir le monument pour rendre hommage à ses camarades.
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I. P. Baklanov était un homme légendaire. Il a acquis des épithètes différentes
dans le camp de l'armée russe comme parmi les montagnards : « le preux », « le brave des braves, l’honnête des honnêtes », « dajjal » (le diable), « Ermak Timofeïévitch ». L'avenue que nous passons maintenant porte le nom du chef cosaque Ermak Timofeïévitch. Sur cette avenue, on peut voir le bâtiment de l'ancien gymnasium au nom de Platov (aujourd'hui - l'école secondaire №3), construit en 1872-1875 selon le projet de l'architecte de l'armée A. A. Campioni. Ce gymnasium a été inauguré à Tcherkassk le 1 juillet 1805, et puis, en 1809, il a été transféré à Novotcherkassk. En vertu de statut du gymnasium les élèves de « n’importe quelle position » y pouvaient faire leurs études. Le programme du gymnasium était d'une grande étendue. On étudiait ici les mathématiques, la physique, l'histoire, la géographie, les statistiques, la philosophie, l’économie politique, les sciences commerciales, le latin, l’allemand, le français. En outre, le gymnasium pouvait avoir les maîtres à danser, les professeurs de piano, les professeurs de la gymnastique.
En 1851 on y a ouvert le département des langues orientales, dont le but était de « former des interprètes pour l'Armée du Caucase ». Le problème était qu’à l'époque les régiments cosaques avaient fait leur service militaire et avaient combattu en ligne du Caucase il y avait plusieurs années. L'ignorance des langues des peuples du Caucase a rendu considérablement difficiles les actes de combat et l’exploration, ainsi que la communication avec la population locale. On étudiait ici : l'arabe, le koumyk, l'azéri, l'abkhaze, le tatar et l’avar. Les professeurs du gymnasium ont rédigé eux-mêmes des dictionnaires et des guides de la communication en langues enseignées, on a même publié la méthode de l'azéri avec la grammaire et l’anthologie qui a été approuvé par la faculté orientale de l'Université de Saint­Pétersbourg, on a procuré une édition de la méthode de l’avar. Mais d'origine on n’a pas envisagé le catéchisme. En 1882 la chapelle de Cyrille et Méthode a apparu au gymnasium. Les élèves encouraient des punitions s’ils manquaient les règles du gymnasium, mais il était interdit aux professeurs d’utiliser des ceintures, des bâtons, des règles, des verges. L’année scolaire au gymnasium débutait le 1 août et se terminait le 1 juillet. Les dimanches, les certaines fêtes religieuses, ainsi que les vacances d’hiver et de Pâques étaient des jours fériés.
Parmi les diplômés on trouve V. D. Sukhorukov. Il occupe une place particulière parmi les historiens du Don. Ses œuvres historiques n’ont pas perdu leur importance jusqu'à présent. V. Sukhorukov est né à Tcherkassk en 1795, il est
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mort en 1841 et il est enterré à Novotcherkassk. V. Sukhorukov a été diplômé de l'Université de Kharkov ; il se distinguait par son instruction, pas son idéologie progressiste, il connaît A. S. Pouchkine. Le célèbre géologue et voyageur russe, Ivan Vassilievitch Moushketov ont fait leurs études ici. L'un des premiers il a exploré les régions montagneuses de l'Asie centrale, a étudié les ressources minérales du Caucase, de la Crimée, du bassin du Don. Son nom est attribué à l'un des glaciers du Tianshan, aux glaciers dans les régions montagneuses de l'Asie centrale et de l'Antarctide de l'Est, à la source d'eaux minérales dans la région de Iessentuki. On a donné son nom à l'un des minéraux en l'honneur de ses grands mérites dans le domaine de l'étude des roches.
Variante de passage logique : L’avenue de Ermak débouche sur la place
historique de la ville, qui porte aussi le nom de l'illustre chef cosaque du Don.
La place Ermak – le centre historique de la ville.
L'histoire de la ville de Novotcherkassk
La place Ermak est une des places centrales de la ville, l'endroit où on a posé la ville Novy Therkassk – la dernière capitale de la Région de l'Armée du Don. Auparavant la ville de Tcherkassk, située sur la rive du Don, a été la capitale (depuis 1644). En 1801, après son retour de Saint-Pétersbourg, où il avait été nommé le chef cosaque, au Don, M. Platov a assemblé « les hommes de bien » du kraï et a annoncé la proposition du tsar de transférer la capitale du Don à un autre endroit. Les représentants des 10 villages sur 11, entrants en agglomération de Tcherkassk, ont été contre. Mais malgré cela Platov a donné un avis positif à Alexandre I. Le 23 août 1804, l'empereur a ordonné par le décret suprême de transférer Tcherkassk à une autre place.
L’ingénieur, le lieutenant – général François-Paul Sainte de Wollant, d'origine belge est bientôt arrivé au Don. En 1787 il s’est engagé au service militaire en Russie, a participé aux combats au sein de l’armée russe pendant la guerre russo­suédoise et la guerre russo-turque. L’ingénieur militaire et l’architecte talentueux F. de Wollant a dirigé la construction du havre et du port - la future Odessa, il a construit Sébastopol, Tiraspol, Voznessensk. Il est arrivé au Don avec une expérience riche d’urbanisation. Le tsar et M. Platov lui ont confié de choisir une place pour la future capitale de la Région de l'Armée du Don et de former un projet de la nouvelle ville. La commission de 12 personnes, avec Platov et F. de Wollant à sa tête a examiné un certain nombre d'endroits. Son attention a été attirée par la zone montagneuse Birutchy Kout (« le coin du loup » du turc) – une colline,
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ceinturée des rivières l’Aksaï et le Touzlov, qui dominait avantageusement l’environnement, ce qui était important pour la défense en cas d'attaque. On a decidé de proposer cet endroit au tsar comme la place de la nouvelle ville des cosaques du Don. On a élaboré le projet de la ville prochaine et un rapport volumineux qui enjolivait évidemment les mérites de la localité et les a soumis à l'examen du tsar. Après avoir examiné le rapport Alexandre I a inscrit de sa propre main « Ainsi soit-il ».
Pourquoi le gouvernement tsariste a décidé de transférer la capitale? Tcherkassk a menacé l'autocratie quelquefois. C'est ici que la guerre sous le commandement de Stépan Razine a commencé. D'ici l'ataman épris de liberté a envoyé ses « lettres alléchantes » aux quatre coins du Don, à la Setch Zaporojskaïa, à l'Oural. Il conviait dans ses lettres à « exterminer les boyards, les nobles et les hommes de loi ». C’est à Tcherkassk à l’assemblée que Stépan Razine a lancé un défi au chef cosaque de l’armée Kornila Yakovlev : « Tu possèdes de ton armée et moi – de la mienne », ce qui témoignait de la délimitation des cosaques aux aisés et aux nécessiteux. C'est à Tcherkassk, au printemps de 1708, Kondraty Boulavine a exécuté la noblesse cosaque et a dispensé ses biens et la mense aux nécessiteux. Les francs cosaques ont élu Kondraty Boulavine le chef de l'Armée du Don sans l'assentiment du tsar. Par conséquent, Tcherkassk a été le berceau des guerres des paysans au cours de longues années. En transférant la capitale des cosaques le gouvernement a abîmé le vieux nid de l’indocilité au tsarisme et a effacé la mémoire des francs cosaques avec ses anciennes lois non écrites.
En outre la frontière de l'État russe s’est déplacée au sud, et Tcherkassk a perdu la signification militaire stratégique. Il y avait aussi d’autres causes.
Tcherkassk est situé dans la vallée et au printemps l'eau l’ennoyait, ce qui causait des dégâts assez grands à la ville. Il n'avait pas des voies d'accès terrestres et il était impossible de les frayer à travers les prairies humides, les rivières et les lacs. Mais les habitants acceptaient les inondations et se passaient sans voies terrestres. Ils ont dit : « L'eau nous dévaste, mais elle nous nourrit ». Ils étaient tous des patriotes passionnés de leur ville, et ils ne voulaient pas la quitter. Mais le sort de Tcherkassk a été déjà décidé. Le 18 (30) mai 1805, sur l'ordre de M. I. Platov plus de 30 villages avec des bannières et des insignes de l'armée ont été appelés pour participer à la cérémonie de la pose de la capitale des cosaques du Don. Trois adolescents de chaque village y ont assisté pour que les témoignages de cet événement historique vécussent davantage dans la mémoire du peuple.
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Sur la place, où nous voyons la cathédrale, dans la crypte spécialement construite on a emmuré la planche en argent avec le blason doré de l'Armée du Don et l'inscription qui parle du temps de la pose de la ville, ainsi que les espèces d’or et d’argent frappés en 1805. On a sillonné d’une charrue les premières avenues, rues, ruelles. On a posé la cathédrale, la cour des hôtes (un marché couvert), la majorité, le gymnasium.
La fête a suivi la cérémonie. On a mis les tables de 300 personnes sous la tente pour la noblesse et les tables de 1000 personnes en plein air pour le petit peuple. La fête était accompagnée de toutes sortes de compétitions. Au milieu de la place où nous sommes, sur une colline se trouvait un énorme bœuf, cuit en entier, farci de volaille rôtie variée, aux cornes dorées. On a annoncé : qui serait le premier à arracher sur ordre la tête du bœuf - recevrait 25 roubles. On a tiré le canon, les cosaques se sont précipités vers le bœuf et l’ont écharpé en un clin d'œil. Trois artilleurs ont apporté la tête du bœuf à la tente. On a organisé aussi des compétitions de tir, de courses épiques avec des prix.
Pour la construction de la ville on a pris 3553 décimes des terres de l’Armée, deux régiments ouvriers des cosaques sans chevaux et un régiment des paysans. La nouvelle capitale a été construite de leurs mains. Le 9 mai 1806 le transfèrement solennel de la capitale à Novy Tcherkassk a eu lieu. A cette époque le Don a débordé comme toujours et s'est répandu en dizaines de verstes, ayant inondé des vastes prairies humides. Ayant plongé dans les bateaux cosaques, au son d’adieu des cloches, la procession s'est dirigée à la nouvelle ville. Sur le bateau de tête on déménageait les bannières et les insignes du pouvoir, le clergé les suivait, puis le chef cosaque et les officiers et enfin les bateaux avec les villageois. Quand on passait la forteresse Anninskaya, on tirait des coups de fusils et on tirait en retour le canon de la forteresse. Ainsi on a rendu le dernier hommage à la ville ancienne. Les cosaques ont laissé leur passer, et ont fermé la page du passé glorieux. Ayant forcé 20 verstes, les bateaux se sont rangés à quai spécialement fait de Novy Tcherkassk. Par la rue à peine marquée la procession s’est approchée de la majorité temporelle (elle se trouvait sur le site du musée actuel de l'histoire des cosaques du Don), où a eu lieu la proclamation de la nouvelle capitale. La fête a suivi la cérémonie officielle. Les feux flambaient à cent lieues à la ronde, les chansons frappaient l'air de la steppe du Don jusqu’à la nuit close. On a fait tout pour mettre l'accent sur cet événement, pour attirer la sympathie des cosaques à la nouvelle ville. On a même formé un projet surfait de laisser couler le Don dans son effluent – la rivière Aksaï, pour que l’eau du Don soit venue à Novotcherkassk.
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Mais ni la cérémonie pompeuse de la pose de la ville, ni la migration solennelle des premiers habitants de la capitale n’ont pas entamé la plupart des cosaques, et une bonne partie est restée à Tcherkassk. En un an un peu plus de 1300 personnes sur 11 mille ont immigré. Dès le début de son existence Novotcherkassk est devenu une ville des hauts fonctionnaires militaires. Les cosaques simples ne pouvaient pas immigrer ici des autres villages. Sur l'ordre du chef cosaque il était interdit de poser les entreprises industrielles à distance plus près de 25 verstes de la ville. Les chefs d'armée protégeaient la capitale de l’infiltration des ouvriers et des gens des autres villes.
La capitale grandissait très lentement et lors de la Campagne de Russie de
Napoléon Ier l'envergure de la construction a régressé brusquement. Pendant la
guerre 90 régiments (50 mille d’hommes) des cosaques ont quitté le Don pour quelques années et ils sont allés défendre la Patrie. Après la mort de Platov, en 1818, les chefs cosaque l'un après l'autre se sont mis à dire à jeu découvert que la place pour la nouvelle capitale avait été choisie déraisonnablement, ils ont intercédé auprès du tsar pour son transfèrement. Il y avait bien de raisons pour cela : l'éloignement de la ville de la voie navigable, l'absence de routes, de l'eau potable. En 1837 l’ataman M. G. Vlassov, qui a décrit la ville comme inanimée et morte, a posé la question du transfèrement de la capitale au village Aksaïskaïa. Cette année-là le tsar Nicolas I est arrivé au Don. Après la visite de Novotcherkassk et du village Aksaïskaïa, il n'a pas pris de décision sur place, et au bout de quelques temps, il a informé l’ataman par le truchement du ministre de la Guerre de sa décision de « laisser la ville de Novotcherkassk à la même place ». Après cela on a cessé de parler du transfèrement de la capitale, et les cosaques ont dit : « Platov a construit la ville sur la montagne au malheur des cosaques ».
Ce n’est qu’au milieu du XIX siècle que Novotcherkassk a commencé à avoir l'aspect de la ville. Au centre on a construit des bâtiments administratifs solides, des maisons individuelles de la noblesse cosaque, des maisons des généraux et des officiers. Des simples maisons des cosaques ont voisiné avec eux. Dans la ville il y avait déjà une cour des hôtes avec de nombreuses boutiques. Novotcherkassk était célèbre par sa foire régulière – la plus grande au sud de pays. L'industrie ne se développait pas dans la ville même quand le capitalisme a pénétré dans tous les gouvernorats et les extrémités de la Russie. Il y avait ici de petites entreprises de transformation des produits agricoles. On peut expliquer cela par le fait que les chefs de l'Armée du Don considéraient le service militaire et l'agriculture comme
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les activités principales des cosaques. Les doyens avaient des centaines de décimes de terre et des milliers de serfs. En outre, le développement de l'industrie pouvait contribuer à la ségrégation sociale des cosaques, à la liquidation de grands fermiers et à la formation du prolétariat.
Mais déjà en 1861 on a passé le chemin de fer par Novotcherkassk, on a construit bientôt des ateliers et un dépôt. On a frayé des larges rues droites à travers la ville. Elles étaient cahotantes, parce qu’elles n’étaient pas pavées. La première place de la ville a conservé son carreau de pierre et les symboles de l'histoire - les monuments, situés ici.
Le monument d’Ermak
Sur la place qui porte le nom de légendaire Ermak Timofeevitch, se trouve l'un des monuments les plus beaux du Don : le monument en bronze à Ermak de 15 mètres qui est devenu le symbole non-officiel de Novotcherkassk. La pensée de la construction du monument a émergé à l'occasion de la célébration du tricentenaire de l'Armée du Don, le 21 mai 1870. De ce fait on a créé la commission spéciale et on a annoncé une souscription à la recherche de financements pour la construction du monument. À la fin de 1888 le montant des dons s'élevait à 55 mille roubles. La même année l'artiste M. O. Mikechine, l’ancien diplômé de l'Académie russe des beaux-arts, a déposé une requête de concession de ses droits de la conception et de la construction du monument. On appelait ce sculpteur « Michel-Ange russe » il est l'auteur des œuvres célèbres comme : « le Millénaire de la Russie » – à Novgorod, le monument de Bohdan Khmelnytsky à Kiev. En 1896 Mikechine est mort. Les travaux de la construction du monument ont été confiés au sculpteur V. A. Beklemechev. Le projet du monument a été adopté en 1904, et le monument a été inauguré sur la place centrale de Novotcherkassk. Ermak se dresse sur un piédestal avec le drapeau dans la main gauche, tandis que la droite tient le bonnet du khan sibérien Koutchoum – le symbole de la Sibérie conquise. Le visage de Ermak accuse la force, la conscience du devoir devant la Patrie dévastée et ruinée des tatars, la confiance du triomphe de la bonne cause. Sur le piédestal il y a l'inscription : « A Ermak – des habitants du Don. 1904 ». En bas on peut voir la date « 1581 » – c'est l'année hypothétique quand Ermak a commencé la conquête de la Sibérie. Au dos du piédestal il y a une autre inscription : « Au chef cosaque du Don Ermak Timofeevitch, le conquérant de la Sibérie, des descendants reconnaissants en commémoration du tricentenaire de l'Armée du Don. Il a quitté la vie dans les vagues d’Irtych, le 5 août 1584 ».
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