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Au pays des cosaques du Don. Учебное пособие по лингвострановедению на французском языке

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MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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Monument « Fragment de la muraille de la forteresse »
dans la rue Krépostnoï
« La forteresse Saint Dimitri de Rostov n’a disparu à jamais. Une des vieilles
rues à Rostov porte le nom de la forteresse – Krépostnoï. A l’endroit des constructions modernes notamment ici c’était la frontière est de la forteresse. En témoignent non seulement les plaques avec le nom de la rue, mais aussi les canons et la muraille stylisée et l’écriteau disant que le nom de la rue Krépostnoï rappelle qu’à cet endroit fut une des redoutes de la forteresse Saint Dimitri de Rostov, fondée en 1761.
Monument des fondateurs de la forteresse Saint Dimitri de Rostov
Il a été inauguré le 19 septembre 2009 à l’occasion de 260
ème
anniversaire de
Rostov-sur-le-Don. Les auteurs sont les sculpteurs S. N. Olechnia, A. M. Démentieva, V. P. Tarassenko et l’architecte V. T. Fomenko. Les sculptures sont faites en bronze et posées sur un piédestal de granit. Les sculptures représentent 5 figures symboliques pour Rostov-sur-le-Don des personnalités historiques : l’auteur du projet de la forteresse, ingénieur militaire Alexandre Riggelman, son premier commandant, brigadier-général Somov, le chef de la douane de Témernik, marchand Khastanov, le chef cosaque de l’Armée du Don Stépan Yefremov, assis sur un canon pris à l’ennemi, et son adjudant tenant le drapeau. Il s’agit de leur discussion du plan de la future forteresse. La hauteur totale du monument fait près de 4 mètres.
Philharmonie de la Région de Rostov-sur-le-Don
La rue principale de la ville est décorée par le bâtiment de la Philharmonie de la Région de Rostov-sur-le-Don – l’ancienne maison de K. V. Tcharakhtchiants, bâtiment à deux étages construit au début du XXème siècle, dont le deuxième étage abritait un hôtel. Ce même bâtiment abritait le centre de divertissement qui était le café–théâtre « Mars » avec un jardin auprès du bâtiment ; auparavant le théâtre avait porté le nom de « Palais de Cristal ». En 1927 le bâtiment fut transmis pour le Club des Métallurgistes. Et après ce bâtiment a été cédé à la Philharmonie de la Région de Rostov-sur-le-Don, organisée en 1935 par l’arrêté du bureau du comité exécutif de la Région de la mer d’Azov et de la mer Noire. En 1978 le bâtiment a été reconstruit, sa façade étant revêtue de tuf rose d’Arménie. Le bâtiment de la philharmonie occupe la superficie de 6414,7 m². Il abrite deux salles de concert : la grande – pour 646 places, et la petite – pour 220 places.
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A présent le collectif créateur de la philharmonie compte 395 personnes. Chaque année les musiciens donnent plus de 2000 concerts. Le collectif de la philharmonie comprend 9 collectifs créateurs dont chacun représente un des genres de l’art de l’interprétation. Des courants principaux sont folklorique, académique et jazz.
L’orchestre symphonique a été créé en même temps que la philharmonie, l’orchestre sous la direction de Bruno Bermann. En 1992 l’orchestre a reçu le titre « Académique ». L’orchestre symphonique de Rostov fait beaucoup de tournées nationales avec succès.
L’Ensemble Académique d’État de chants et de danses des Cosaques du Don a été créé un an plus tard de la fondation de la philharmonie. En 1970 l’ensemble a mis à la base de ses concerts les traditions populaires des chants de la région du Don. En 1986 la troupe de l’ensemble a reçu l’ordre de l’Amitié des Peuples. Sans exagérer on peut dire que c’est l’ensemble folklorique de Rostov-sur-le-Don le plus connu en Russie et à l’étranger.
Le show groupe « Amazones » a été organisé en 1987. Ses artistes sont diplômés de l’École des Arts de Rostov-sur-le-Don et du Conservatoire Sergueï Rachmaninov. Le nom du show groupe est associé aux faits réels historiques des peuples des femmes guerrières – Amazones, résidant à l’embouchure du Don sur les rives de la mer d’Azov. Le répertoire du groupe comprend les chansons populaires des compositeurs russes et étrangers.
L’orchestre municipal d’État Kim Nazaretov a été organisé par un homme d’art émérite, professeur Kim Nazaretov en 1974 en tant qu’un orchestre de pratique pour étudiants du nouveau département de musique jazz de l’École des Arts de Rostov­sur-le-Don. L’orchestre Kim Nazaretov a donné des concerts avec succès en Ecosse, Pologne, Allemagne, Grèce. A présent l’orchestre jazz Kim Nazaretov se produit régulièrement avec ses programmes de concerts et danses « Nostalgie » à la musique jazz et les chansons et œuvres musicales des années passées.
Les autres collectifs créateurs de la philharmonie sont l’orchestre de concert d’Etat de cuivres Vladimir Yejdik, l’orchestre d’instruments populaires russes « Don », l’ensemble de chants et de danses « Cercle des Cosaques », ensemble d’instruments populaires russes « Dontsy ».
Version de la suite logique : La philharmonie de la Région de Rostov-sur-le­Don a été organisée en 1935, c’était la même année où a été inauguré le théâtre dramatique, chef-œuvre de l’architecture. En l’honneur de ce théâtre la place où il se trouve a reçu le nom « place du théâtre » - Théâtralnaïa. C’est à cette place qu’aboutit la rue principale Bolchaïa Sadovaïa.
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Place principale de la ville
La place principale de Rostov-sur-le-Don s’appelle Théâtralnaïa. C’est une des plus belles places de la ville. Ici ont lieu toutes les manifestations solennelles et fêtes publiques. Le nom de la place est associé à une date de l’histoire de la ville, à l’inauguration du théâtre dramatique académique Maxime Gorki. Du côté ouest se trouve une fontaine active représentant des sculptures des Atlantes dont l’auteur est le fameux sculpteur Ye. V. Voutchétitch.
Théâtre Dramatique Gorki
Le bâtiment a été construit sur le projet de l’académicien de l’architecture V. A. Chtchouko et du professeur d’architecture V. G. Helfreich. On attachait beaucoup d’importance et d’attention à la construction de ce théâtre à Rostov-sur­le-Don. Le théâtre était construit par la décision du Commissariat du Peuple à l’éducation de la RSFSR. Pour l’édification du théâtre on a assigné 20 millions de roubles. Des constructeurs étaient arrivés à Rostov-sur-le-Don de tous les côtés du pays. Les travaux de construction étaient vraiment grandioses ce qui était souligné par les auteurs du projet du théâtre du fait de la quantité de matériaux utilisés à la construction : 7 millions de briques, 8 mille tonnes de calcaire d’Inkerman, 3900 tonnes de marbre, 3 mille tonnes de granit. C’était un des plus grands théâtres du pays, « un des plus grands théâtres de l’Europe ». Le théâtre a été inauguré le 29 novembre 1935 avec une pièce « Rébellion » de D. Fourmanov.
Le bâtiment a été construit dans le style constructiviste. Les journalistes de la presse professionnelle, notamment de la revue « Architecture de l’URSS » appréciaient hautement le bâtiment construit. Ils disaient que le style architectural du théâtre de Rostov-sur-le-Don ne pouvait pas être caractérisé d’un mot traditionnel « -isme » ; les architectes prenaient le meilleur dans le constructivisme : l’organisation nette du projet, le contraste intense de formes, le sentiment aiguisé de la construction moderne, et tout cela en combinaison des décors de la grande conception. Le constructivisme est un courant artistique du XXe siècle, qui tend au minimum de formes avec la base technique exposée et en même temps au maximum de l’expression artistique.
Le bâtiment se compose de trois volumes – la façade principale et deux galeries vitrées latérales. Les formes restreintes de la façade sont garnies de matériaux naturels et de reliefs de sculptures. La partie supérieure de la façade principale est revêtue de marbre italien, les autres parties – de granit et de calcaire d’Inkerman. Son deuxième niveau porte les hauts-reliefs « La Mort de la Vendée » à gauche et « Le Torrent de Fer » à droite, réalisés par le sculpteur S. G. Korolkov. (Le haut-
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relief est une représentation en sculptures sur un fond dans laquelle les sculptures s’en détachent presque totalement alors que le bas-relief c’est une représentation de sculptures qui ne se détachent que faiblement du fond). En 2000 on a installé une plaque commémorative : « L’auteur des hauts-reliefs est S. G. Korolkov (1905-1967), sculpteur éminent, dessinateur ». Serguey Grogorievitch fait partie de ces artistes qui ont beaucoup fait pour leur Patrie mais qui sont plus connus à l’étranger. Il a quitté la Patrie pendant la Seconde Guerre Mondiale, il a passé quelques années en Allemagne, et puis il est parti aux États-Unis où il est devenu président de l’Associations des Sculpteurs des États Unis d’Amérique. Pour cette raison le nom de S. G. Korolkov a été méconnu pendant des années même si ses œuvres restent incomparables et inégalées jusqu’à nos jours : ce sont les illustrations pour le roman de M. Cholokhov « Le Don paisible », les illustrations pour le roman de A. Serafimovitch « Le Torrent de Fer » ; à Rostov-sur-le-Don il y a une autre œuvre du sculpteur (en collaboration avec Ye. Voutchetitch), c’est le haut-relief sur la façade de l’hôtel « Marins Park » (ancien hôtel « Rostov ».
La grande importance du théâtre dans la vie de Rostov-sur-le-Don, sa place symbolique, son rôle de phare du passé et du futur ont été remarqués dans un album consacré à la construction. On disait que la steppe se taisait et il paraissait que ce silence serait rompu par les images du passé projetées sur le front du théâtre comme sur un écran. Le théâtre disposait de 2500 places, de 800 places de conférence, d’une scène immense aux 3 plates-formes tournantes qui pouvaient placer une cavalerie.
Peu de temps après l’inauguration du théâtre une troupe d’acteurs moscovites est arrivée à Rostov-sur-le-Don. Le 10 septembre 1936 ils ont présenté aux Rostoviens leur première pièce – « Liubov Yarovaïa ». La troupe était dirigée par Youri Alexandrovitch Zavadski et les acteurs étaient très aimés par les spectateurs.
Le théâtre était nommé à juste titre « le Temple de l’Art ». Ce fait n’a pas empêché les occupants fascistes de détruire le bâtiment du théâtre à leur retraite de Rostov-sur-le-Don en février 1943. Le bâtiment du théâtre a été reconstruit seulement 20 ans plus tard, en 1963 (avant les travaux de reconstruction son volume était de 220 mille m³), mais après les travaux de reconstruction le théâtre est devenu de 2 fois et demie moins longue ; à présent il peut contenir près de 1000 spectateurs, et la petite salle – 140 spectateurs. Le bâtiment du théâtre est devenu symbole de l’époque du constructivisme dans l’architecture de Rostov-sur-le-Don, les hautes qualités artistiques de l’œuvre ont acquis à ses auteurs et à l’œuvre elle-même la gloire méritée dans le pays et à l’étranger. Le théâtre Dramatique Maxime Gorki
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à Rostov-sur-le-Don a été inscrit dans un nombre d’éditions différentes sur l’histoire de l’architecture soviétique, il a été exposé dans des musées et expositions comme un des exemples les plus frappants du constructivisme en Russie. De nos jours, sa maquette est exposée dans le British Museum (Musée Britannique).
Le théâtre Dramatique Gorki et ses acteurs restent très populaires parmi les habitants et les visiteurs de la ville. Du côté du fleuve Don le théâtre a une belle vue, il est bien placé dans le panorama sud de Rostov-sur-le-Don. On planifie de créer une rue qui descend de la place du Théâtre vers le fleuve. Cela pourrait rendre encore plus belle la vue du théâtre. Les premiers projets avaient été créés pendant et après la construction du théâtre. Les travaux continuent jusqu’à présent. Ce sera une esplanade bordée de parterres, de rampes et de vasques ; la rue devrait aboutir sur le quai.
Mémorial de la Gloire
Le Mémorial de la Gloire a été inauguré le 7 mai 1983. C’est un monument « Aux libérateurs de la ville Rostov-sur-le-Don des envahisseurs fascistes en février 1943 ». Il a été construit en l’honneur des soldats soviétiques qui avaient libéré la ville des envahisseurs fascistes le 14 février 1943, aussi bien qu’en l’honneur des combattants et travailleurs de l’arrière-front, des membres des troupes de sécurité, des militants clandestins et des partisans. Ce monument est l’œuvre de l’homme d’arts émérite, du lauréat du prix d’État, de l’architecte et du professeur N. N. Milovidov, du peintre populaire de la Russie I. M. Roukavichnikov, de la femme peintre émérite de la Russie et sculpteur A. N. Filippova. A la hauteur de 72 mètres s’est élevée une stèle couplée qui est couronnée d’un sommet de 100 tonnes en forme de la proue d’un bateau. Du côté du Don la stèle est décorée d’une statue ailée de déesse grecque Niké – une figure d’une femme personnifiant la victoire qui lève les mains pour annoncer l’espoir, la joie et le triomphe. La statue est faite en bronze, recouverte d’une couche d’or mussif (de 3,5 kg). Du côté de la place du Théâtre la stèle porte la maquette de l’Ordre de la Guerre Patriotique de 1
ère
classe qui a été décerné à Rostov-sur-le-Don en 1982 pour la résistance, la vaillance, l’exploit militaire et l’héroïsme des soldats dans les années de la Grande Guerre Patriotique. Le bas de la stèle porte une ceinture en tuf d’un campanile dont les reliefs représentent les visages sévères des soldates soviétiques. Les reliefs ont les sujets « Le Front », « L’Arrière », « La Paix ». A l’intérieur du campanile il y a des cloches, ce sont les voix d’airain en commémoration des soldats morts dans des batailles pour la liberté et l’indépendance de la Patrie. Au pied de la stèle se trouve un amphithéâtre blanc en gradins qui descendent vers un bassin. On y allume la Flamme de Gloire à l’occasion des fêtes » [9, c. 68-73].
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Bâtiment de la Direction des Chemins de Fer du Caucase du Nord
Le bâtiment fut construit en 1913 pour la Direction des Chemins de Fer de Vladikavkaz sur le projet des architectes N.Walter et A. P. Boutkov dans le style moderne. Occupant une grande surface le bâtiment ne semble pas d’être très haut (il se compose seulement de 4 niveaux et il n’y a pas de rez-de-chaussée) ; il possède des cours intérieures ce qui explique un périmètre immense recouvrant tout un quartier. La particularité de ce bâtiment est la combinaison des surfaces plâtrées et de l’ouvrage de maçonnerie jointoyé. La construction de ce grand bâtiment fut un fait régulier. A la fin du XIXème siècle on avait terminé la construction des chemins de fer de Koursk-Kharkov-Azov, de ceux de Kozlov­Voronej-Rostov-sur-le-Don et des chemins de fer de Vladikavkaz ; par conséquent Rostov-sur-le-Don devint un point crucial du réseau de chemins de fer, reliant le Caucase du Nord aux autres régions de la Russie. Exerçant l’activité en commerce et industrie Rostov-sur-le-Don était une des villes principales par laquelle étaient transportés des marchandises produites dans la Région de l’Armée du Don et les autres régions où passaient les chemins de fer. Pendant la guerre de 1941-45 le bâtiment a été endommagé. Il a été restauré et il a repris son aspect original après la Grande Guerre Patriotique. A présent il abrite la Direction des Chemins de Fer du Caucase du Nord.
Parc Vitya Tchérévitchkine
Derrière le bâtiment de la Direction des Chemins de Fer du Caucase du Nord s’étend l’ancien jardin Alexandre. Le parc fut réalisé en 1880 en l’honneur du 25
ème
anniversaire du couronnement de l’empereur Alexandre II. Sur l’allée centrale a été édifiée une colonne portant une plaque commémorative. Son auteur est l’architecte de Rostov-sur-le-Don N. Dourbakh. Depuis 40 ans le parc appartient aux enfants de Rostov-sur-le-Don. C’est le plus petit parc de la ville, sa superficie est de 3 hectares. Le parc porte le nom d’un écolier Rostovien Vitya Tchérévitchkine, âgé de 15 ans, qui a été férocement fusillé par les fascistes en novembre 1941 parce qu’il n’avait pas obéi à l’ordre des commandants nazis de rendre ses pigeons messagers. Le nom de Vitya Tchérévitchkine a figuré au Procès de Nuremberg contre les bourreaux fascistes. En l’honneur de l’écolier courageux en 1960 on a érigé dans le parc un buste en bronze, réalisé par le sculpteur de Rostov-sur-le-Don N. Avedikov.
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Les curiosités de la Rue Pouchkinskaïa - pages de l'histoire de la ville
L'histoire du nom de la rue
« La Rue Pouchkinskaya est une des plus belles dans la ville. La rue commence
à la ruelle Dolomanovsky et va jusqu'à l'Avenue Théâtralny. De vieux hôtels endimanchés, les gardiens des événements historiques se font voir le long de toute la rue. En 1870 elle devient rue et prend le nom Kouznetskaya. A l'époque y travaillaient des forgerons et d'autres artisans, il y avait beaucoup de forges, de fabriques de cuir et une usine de cloches. En 1885 elle a été rebaptisée en Pouchkinskaya en mémoire du séjour sur le Don du grand poète russe Alexandre Pouchkine. On doit ce nom à la Douma municipale sur l'initiative de laquelle on voit apparaître des rues portant les noms d'autres grands écrivains : Tourguenevskaia, Lermontovskaia, Tchékovsky. Il faut souligner que la Rue Pouchkinskaia, Kouznetskaia à l'époque, se trouvait déjà sur le premier plan de la ville approuvé par la maison du tsar en 1811. Elle se trouvait à l'extrémité de la ville à son nord derrière le jardin publice.
Les monuments, les bâtiments de la Rue Pouchkinskaïa –
le reflet de la vie de Rostov dans différentes époques historiques
En 1880 on a tracé le Boulevard Pouchkinsky. L'allée a été aménagée en
1910. Au milieu de la rue on a mis un coussin de terre, on y a conduit une ligne électrique. Pour être précis, en 1905 sur ce laps de la rue une SA belge a installé 8 lampes électriques à arc, ce qui fait que la Rue Pouchkinskaïa a été la première après Bolchaïa Sadovaïa à avoir un éclairage électrique. La ville grandissait et les habitants cherchaient à l'aménager. Le fabricant de tabac Kouchnarev plante des arbres dans sa partie principale en donnant par là le début au boulevard. Les ateliers de forge sont évacués. Petit à petit de riches habitants de la ville commencent à s'installer le long de la rue. En 1905 la Douma municipale met le pavé à ses frais et y conduit une ligne électriqu e. Les plus vieilles maisons en pierre de la Rue Pouchkinskaïa étant arrivées à nos jours ont été construites dans les années 90 du XIX siècle. C’étaient des hospices et des hôtels de riches marchands. Il s'y trouvait aussi le consulat de 2 États : Autriche et Pays Bas.
La Grande Guerre Patriotique y a apporté ses corrections. La plupart des
immeubles ont été détruits, plusieurs arbres ont brulé. Mais la ville s'est levée
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des ruines pendant la première décennie après sa libération. On y mettait des pelouses avec des bancs, avec des lampadaires, on y plantait des arbres et des buissons. Il y a des tilleuls, des marronniers, des acaciens, divers buissons. En 1959 on y a installé le monument d'Alexandre Pouchkine au croisement avec l'Avenue Vorochilovsky. Les auteurs du monument sont les moscovites sculpteur Chultz (artiste émérite de la Fédération de Russie) et l'architecte Minkus. Le monument représente la sculpture du poète sur un haut piédestal couvert de granit rouge. Le poète porte un vêtement de voyage de l'époque d'Alexandre. Les architectes municipaux continuent à s'occuper de l'aménagement de la rue.
Les réverbères décoratifs sphériques
Les réverbères décoratifs sphériques sont installés en plein centre de l'allée, entre l'Avenue Kirovski et la Ruelle Krepostnoï. Ils se composent d'éléments en fer ajourés, les auteurs sont l'architecte Kleiménov et le sculpteur rostovien Sknarine. Les lampadaires continuent le thème de Pouchkine le long du boulevard. Sur la partie centrale des lampadaires, à côté du portrait du poète en bas-relief se trouvent des compositions sur les sujets des œuvres du poète.
En 2002 on a commencé la reconstruction de la rue avec la réparation des façades, l'aménagement des territoires intérieurs des maisons d'habitations, des ruelles, des squares qui donnent sur la rue Pouchkinskaïa. Le boulevard piéton rénové donne à la rue un charme particulier. Il est couvert de pavés autobloquants qui forment un décor coloré. Il y a de nouvelles entrées, de petites places, des escaliers, des bancs, des réverbères.
Le bâtiment de la Bibliothèque publique
Au milieu des années 60 du siècle dernier la ville comptait 500 bibliothèques publiques et départementales. La plus importante en est la bibliothèque scientifique Marx (aujourd'hui - Bibliothèque publique du Don), qui comptait à l'époque plus d'un million de livres. La bibliothèque publique du Don -c'est un nouveau bâtiment situé parmi des bâtiments de différentes époques dans la rue Pouchkinskaïa. Sa construction a commencé à la charnière des années 60 et 70 et s'est terminée en mai 1994, le jour de la langue écrite russe. Le mot "bibliothèque" signifie "collection de livres". Ses fonds comptent des centaines de milliers de livres de toutes les filiales de la ville. Il faut noter qu'avant l'emménagement dans
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le nouveau bâtiment la bibliothèque se trouvait dans un petit hôtel de marchands dans la Rue Serafimovitch, 15. L'hôtel appartenait à P. Vélikanova et était construit sur le projet des architectes rostoviens Dorochenko et Sokolov. Il s'y trouve depuis 1994 l'École des beaux-arts Grékov. Du vieux bâtiment dans le nouvel édifice vaste on a transféré un grand miroir vénitien dans un cadre ciselé, une grange horloge mécanique avec pendule, des fichiers et autres objets du quotidien bibliothécaire.
Le projet de la bibliothèque a été réalisé dans les années 60 par un collectif d'auteurs qui comprenait Zanis, Dolgikov et l'ingénieur Sidelnikov. L'élément fondamental du bâtiment est la corrélation de l'entrepôt de livres monolithique à 16 étages et du bloc des salles de lecture et locaux de services à 3 étages. L'unique accent sculptural de l'extérieur a été mis sur le relief qui encadre le coin supérieur de l'entrepôt. Les artistes-monumentalistes moscovites Lemport et Silis ont créé un ensemble stylisé d'images et symboles représentant en quelque sorte l'abécédaire de la culture mondiale. L'alternance des plateaux -page et des plateaux-culture avec les portraits des génies de l'hu manité est devenu programme du bâtiment raconté par les moyens plastiques de la sculpture. La gamme de couleur de l'extérieur de la bibliothèque est composée par l'accord des couleurs de pierre naturelle tuf et de verre. Elle contraste avec la gamme de couleur de pastelle de l'intérieur. Celui-ci est plus riche en matériaux différents : il y a des pierres naturelles et synthétiques, le bois, types différents de plâtre, une couleur claire. Tout cela dispose à une concentration pendant qu'on se trouve dans la bibliothèque. Le centre de communication et point culminant de l'intérieur c'est la cour intérieure avec un éclairage naturel. Un système de bassins, cascades de fontaines, jardin d'hiver dans la cour intérieur, si nécessaire dans les conditions du climat du Sud, crée une atmosphère agréable pour le repos des visiteurs de la bibliothèque. Le retenu voulu dans le décor des façades extérieurs s'accordent bien avec le riche intérieur en mettant un point au thème "trésorerie", dont la valeur est dans le contenu. Aujourd'hui la bibliothèque possède un centre à ordinateurs avec Internet, il y a des centres culturels américains, allemands et français. Le boulevard devant la bibliothèque est pavé et aménagé.
La bibliothèque propose aux lecteurs plus de 5,5 millions de différentes éditions et de documents audio-visuels, ainsi que des bases de données informatiques » [9, c. 74-78].
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La croix mémorable consacrée à la Journée de l'écriture slave
Juste en face de la bibliothèque dans la partie sud du boulevard il y a une croix blanche en l'honneur des enseignants de l'écriture. Elle a été inaugurée le jour des enseignants slaves Cyrille et Méthode, le 24 mai 1994. L'auteur en est Klikov. Des croix analogiques ont été installées encore dans 30 villes de la Russie. C'est là que se passe annuellement la fête de l'écriture slave. Dans la région de Rostov les festivités consacrées à cette journée se passent du 22 au 25 mai. Après plusieurs années d'oubli, cette fête a été restaurée en 1986, et en 1991 elle est devenue fête d'État. Le sens de la journée de l'écriture et de la culture slaves est que c'est l'unique fête publique et religieuse en Russie.
L'hôtel de l'éditeur Paramonov
« C'est un bâtiment jaune à colonnes réalisé dans le style néo-classique. Aujourd'hui il est entouré de constructions modernes. L'hôtel a été construit en 1914 par l'architecte Edberg pour le richissime entrepreneur, éditeur connu Nicolas Paramonov. Il y vivait avec sa famille pendant 4 ans jusqu'à la Révolution. Nicolas Paramonov était un homme passionné, réformateur et même, dans une époque, révolutionnaire. Son père Elpidifor était un marchand-millionnaire rostovien, commerçant de blé, propriétaire de mines, de barges, d'entrepôts, de moulins. Il a envoyé son fils faire ses études à l'université de Moscou à la faculté de droit, d'où il a été expulsé pour la participation aux émeutes des étudiants. Il a été renvoyé au lieu d'habitation de son père sous le contrôle secret de la police. Plus tard il aura quand-même terminé l'université à Kiev. "N. Paramonov est une personne extrêmement intéressante dans la Révolution russe" – écrivait sur lui le social-démocrate et ancien camarade d'université I. Mochinsky – grand capitaliste, un homme aux regards américains qui a mécanisé ses mines, selon les dernières découvertes techniques, dans la région minière Grouchevsky. "Il avait un penchant à toutes les grandes idées, même dans la clandestinité révolutionnaire..."
Nicolas Paramonov aimait les livres et contribuait à ce qu'une bonne littérature soit à la portée de chacun sur le Don. En janvier 1903 il crée une maison d'édition "La parole du Don", qui a eu un rapide essor. Déjà pendant la première année de son existence la maison a été la première parmi toutes les maisons d'édition de
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