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Au pays des cosaques du Don. Учебное пособие по лингвострановедению на французском языке

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MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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Pour la ville le nom d’Ouchakov n’est pas étranger ; il a fait son service
militaire à la flottille d’Azov qui se basait dans la forteresse St-Dimitri. Montant très rapidement les échelons, notamment grâce à ses victoires dans la guerre contre les Turcs de 1787-1792, il fut envoyé en Méditerranée afin de soutenir la Campagne d'Italie du général Alexandre Souvorov (1799). Au cours de cette expédition navale, il conquit les îles Ioniennes occupées par le Français. Il est en effet considéré comme un "fondateur de l'état grec dans les iles ioniennes". L'amiral démissionna de son commandement en 1807 et se retira à l'abbaye de Sanaksar (500 Km au SE de Moscou, non loin de Sarov) ou il fit preuve d'une grande charité. Il y décéda et fut inhumé en 1817. La tombe de l'amiral Ouchakov fit l'objet d'une vénération locale, surtout après le rétablissement du monastère en 1991, et l'Église Russe le canonisa en
2001. Il est maintenant considéré comme saint patron de la marine et des bombardiers nucléaires russes. A l’initiative de l’association « le club Souvourov et Nakhimov », le monument haut de 1,5 m. a été inauguré sur le quai (sculpteur A. Sknarine). Le célèbre amiral regarde les eaux du Don où il avait jadis navigué.
Derrière le monument, vous voyez les entrepôts Paramonov, archétype des entrepôts de blé du milieu du 19e siècle. Ils ne sont pas en leur meilleur état, c’est vrai, mais cela n’empêche pas d’estimer leur importance dans l’établissement socio-économique de la vieille ville. Par ces entrepôts passaient, avant d’être exportés, des millions de tonnes de blé, de charbon, de matériaux de construction, ce qui a permis à la ville de s’enrichir et de croître comme au levain.
Les bâtiments ont été construits en 1889 par les architectes Yakounine et Schulman. Jusqu’à 1917 on y a gardé le blé. La température constante était maintenue grâce aux eaux des sources canalisées au milieu des locaux.
L’ensemble des entrepôts se compose de 5 bâtiments, construits entre 1850-1890 et dont seulement appartenaient à Paramonov. Pourtant l’histoire populaire n’a pas conservé le nom de l’autre négociant richissime de la ville, Pierre Maximov. D’ailleurs, à l’époque, on appelait toute la rue la rue Maximov, tant il y avait d’entrepôts, d’hangars que possédait la famille. C’était le premier millionnaire de Rostov avec la fortune de 5 mln de roubles, le premier maire de la ville élu aux premières élections en 1871 » [9, c. 51-52].
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Le groupe sculptural Stépan Razine et ses compagnons
« En 1972, la ville installe cette composition de 7 figures, l’œuvre de sculpteur
Serguei Konenkov et de l’architecte L. Lobak. Au centre se tient le chef cosaque Stépan Razine (1630-1671), entouré de ses compagnons, à ses pieds – une belle princesse perse. Stépan Razine est surtout connu comme le chef de la rébellion populaire. Razine proclamait son hostilité aux boyards et aux maîtres, mais ne faisait pas du tsar son ennemi. La rumeur voulait alors que Razine eût pour compagnons le tsarévitch Alexis et le patriarche Nikon disgracié. Le peuple et les soldats firent bon accueil aux idées de Razine, et les tribus indigènes souhaitèrent même renverser l'ordre établi. Dans les villes où il passa, les membres des classes supérieures furent massacrés.
Les populations de la Volga, Tchouvaches, Maris, Mordves, Tatars, se joignirent
aux insurgés. Toute la région de la Volga et l'est de l'Ukraine s'étaient soulevés, les paysans assiégeant les couvents et mettant à sac les domaines » [9, c. 51-53].
La fontaine de la Source Riche
« La Source Riche, située sur la rive droite du Don, a joué un grand rôle dans
l’histoire de Rostov. Il y a une légende disant que Pierre le Grand en personne aurait le nom à la source. En 1695, par la canicule d’été, Pierre qui marchait avec son armée le long du Don vers Azov, aurait trouvé une source avec de l’eau pure et fraîche. La source était puissante, ses eaux descendaient par le ravin vers le Don. Pierre, ayant bu à sa soif, se serait exclamé : « Quel puit riche ! Marquer son emplacement et le retenir bien, car j’y vois un lieu pour une future ville ». Et sur tous les documents topographiques et gouvernementaux l’embouchure du Témernik s’appelait le « site du puits riche ».
La fontaine était aménagée en 1996. C’est une rotonde le sol autour de laquelle
évoque les contours de la forteresse St-Dimitri. Les auteurs sont B. Pivtorak et N. Pastoukhov. Sur l’écriteau, on peut lire : « Monument de l’histoire et de la nature de la fin du 18e s. » D’ailleurs c’est la seule dans le sud de la Russie source classée par l’UNESCO site naturel. Beaucoup de générations de Rostoviens buvaient l’eau de la source. A la fin du 19e s. plus de 500 voitures à tonneaux d’eau passaient par la rue. Après la construction, vers 1914, de l’aqueduc long de 75 km, le Puits Riche fournissait quotidiennement 600 mille seaux d’eau. Actuellement, l’eau de la source est mise en bouteille et se vend comme ayant des vertus curatives. Elle recommandée aux malades souffrant de la gastrite, colite, entérocolite, hépatite, cholécystite, pancréatite, de maladies d’échanges nutritifs » [9, c. 53].
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En 2013, le quai a vu 6 nouvelles sculptures : « Le peintre », « Le pêcheur », « Le Don », « L’écrevisse », « La baignade du cheval », « Grigoriy et Aksinia dans une barque ». Elles ont des auteurs différents et donc des conceptions artistiques différentes. Les sponsors et les mécènes ont voulu présenter plusieurs tendances artistiques de la ville. En juin 2014, les premiers 480 m, entre les rues Gazetny et Soborny, ont été offerts aux habitants par la société « Le Quai du Don ».
Le quai est devenu accessible aux gens à mobilité réduite, aux mal voyants. Pour les enfants il y a des terrains de jeux, pour ceux qui veulent se reposer de la ville des pelouses, des bancs avec WiFi ont été installés.
Le quai est décoré d’un monument à Michail Cholokhov, c’est un cadeau à la ville de la part du sculpteur de Lougansk, ancien habitant de Rostov, N. Mojaev. Le monument en cuivre a été érigé sur un piédestal en béton en 2000, à l’occasion du 95e anniversaire de l’écrivain.
Liaison logique. Le quai et son port sont à l’origine de la transformation de Rostov en une grande ville, et actuellement faisant partie de la première dizaine de ports russes.
Rostov-sur-le-Don, grand nœud de transport dans le Sud de la Russie
Formation de la rue principale de la ville. Origines du nom de la ville
« En mémoire du séjour de Pierre 1er dans la région du Don, au bout de la rue principale, en 1977 a été édifié un monument en cuivre. Il porte le nom de « Caravelle » représentant un voilier flottant et une muraille portant des chaînes-câbles et des boulets. Les auteurs du monument sont le sculpteur Guénnadi Kholodny et l’architecte Grigoriev. L’enseigne sur le monument dit que le 15 décembre 1749 à ce même endroit fut érigé le poste de douane Témernitskaïa (sur la rivière de Témernik) d’où la ville Rostov-sur-le-Don prit son origine. Depuis des siècles, la ville a conservé tout ce qui forme actuellement sa partie centrale, c’est pourquoi elle a son propre visage, différent des autres. De vieux quartiers d’habitation représentent une grande valeur – historique aussi bien qu’urbanistique et architecturale. La rue Bolchaïa Sadovaïa (que l’on peut traduire comme la Grande rue des Jardins), ses places, jardins, parcs et bâtiments originaux forment la curiosité principale de Rostov. C’est la partie la plus animée et la plus pittoresque de la ville. Au début du XIXème siècle la rue Bolchaïa Sadovaïa se trouvait à l’extrémité nord de la ville. Pour la première fois, elle fut tracée sur le plan de la ville en 1811. A l’époque elle séparait les quartiers d’habitation des jardins du faubourg qui s’étiraient en bande pittoresque de l’autre côté d’un large
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ruisseau du Grand Ravin. D’où vient le nom – Bolchaïa Sadovaïa – la Grande rue des Jardins. Puisque la ville grandissait, son centre se déplaçait vers la rue Bolchaïa Sadovaïa. Le 1er septembre 1864, furent allumés les premiers réverbères à pétrole. 3 ans après on pouvait y voir circuler des omnibus et encore plus tard, en 1887 des tramways hippomobiles. Au début des années 80 du XIXème siècle, les autorités municipales firent paver et aménager la rue centrale. A la fin du XIXème – début du XXème siècles on y entreprit de grands travaux de construction. En 1893 sur la Bolchaïa Sadovaïa fut construit le bâtiment à un étage de l’imprimerie où le premier journal hebdomadaire « La Région d’Azov » s’est vu tirer. Sur la rue on entreprenait toujours les travaux de construction intensive des grands bâtiments pour y abriter des banques, hôtels, magasins et bureaux. Dans son étude sur l’histoire de la ville Rostov-sur-le-Don l’écrivain et historien de Rostov d’avant la Révolution 1917 Alexandre Ilyine définit la rue Bolchaïa Sadovaïa comme la beauté de la ville, c’était à son avis la soi–disant perspective Nevski rostovienne : partout il y avait des magasins chics, de nombreux bureaux, des maisons à 2, 3 et même à 4 étages, et partout la circulation animée permanente d’une grande ville commerçante, le bruit incessant des voitures, les sonneries des trams, de nombreux marchands, vendeurs de journaux, garçons de courses et les voix de la grande foule dans la rue, tout cela prouvait que la vie d’affaires battait son plein dans la ville » [9. c. 55-56].
«Hôtel particulier de Marguerite Tchernova». C’est un beau bâtiment jaune
à un étage et à une petite tour élégante au-dessus de l’entrée principale. La façade est bien décorée de moulures et de statues : atlantes et cariatides, garde-corps des balcons ajourés, demi-colonnes sur les fenêtres, médaillons aux motifs végétaux, coquillages, guirlandes. Le bâtiment fut construit en 1898 dans le style éclectique sur le projet de l’architecte principal de la ville - Dorochenko.
La légende dit que ce fut le commerçant de grains Yelpidifor Paramonov qui le fit construire pour sa bien-aimée – l’actrice Marguerite Tchernova. En fait, les archives des années 1900 – 1913 constatent Marguerite Nikitichna Tchernova en tant que son propriétaire. Cependant, dans l’annuaire des propriétaires immobiliers et des habitants de la ville de 1914 sont mentionnés elle-même et son époux Nikolaï Karpovitch Tchernov, arménien, commerçant de tissus, marchand de la 1
ère
Guilde, chef d’entreprise. Dans les archives en tant que l’auteur de la commande de la construction de l’hôtel particulier fut mentionné Tchernov Nikolaï Karpovitch, qui investit son épouse du droit de propriété de cet hôtel qui
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fut évalué à 14 800 roubles. Nikolaï Karpovitch Tchernov possédait deux autres maisons sur la rue Témernitskaïa au n°77 (56, ancienne rue Kazanskaïa ou 45, ancienne avenue de Taganrog) qui fut évaluée à 98 300 roubles et au n°116 (103, rue Moskovskaïa ou 25, ancienne avenue Bolchoï) qui fut évaluée à 49 100 roubles.
Les frères Nikolaï et Nikita Tchernov furent des marchands de Rostov et de
Nakhitchevan, bien aisés, ils dirigèrent leur propre entreprise « N et N Tchernov». A ce qu’il paraît que cette légende de la liaison d’amour a été inventée à l’époque soviétique pour jeter de l’odieux sur le riche millionnaire et exploiteur et qu’elle, cette légende, était pleine de sous-entendus et non-dits du genre idéologique. Ayant répandu à la légère cette légende les journalistes soviétiques n’ont pas tenu compte du dicton ancien : « Avant de sonner les cloches il faut consulter le calendrier ». Le père respectable de deux fils et deux filles gardant le souvenir de son épouse Raïssa Méthodievna, Ye. T. Paramonov a été injustement diffamé aussi bien que l’épouse respectable du marchand et la mère de huit enfants M. N. Tchernova. D’ailleurs ce bobard ne figura pas dans les journaux d’avant révolution qui publiaient des révélations sensationnelles, ils auraient dû claironner tout le détail des relations intimes du veuf et de la femme mariée, mère de famille, ils auraient informé de ce cadeau somptueux qui était l’hôtel particulier, si cela avait été vrai.
Malheureusement, même à nos jours, les auteurs des best-sellers d’études de
la région des éditions différentes reproduisent sans aucunes références à la source cette légende injuste dont on a déjà marre.
Avant 1917 le rez-de-chaussée de l’hôtel particulier était loué par la pharmacie
de Chamkovitch et « la Société de commerce de Julius Garokhov ». Son premier étage était logé par M. N. Tchernova. La salle du côté de la rue Bolchaïa Sadovaïa était pour les réceptions et animations : notamment pour les concerts de chambre. Dans le coin de la salle se trouvait la scène, le long du mur du corridor – la tribune des musiciens à une balustrade. La salle se trouvait plus haut que les autres pièces. C’était là-bas que l’on pouvait voir toute la richesse et le luxe de l’intérieur. A la fin du XIXème – début du XXème siècles l’hôtel particulier était réputé pour ses réceptions et bals où parmi les conviés on pouvait étaient des célébrités en tournée : musiciens, chanteurs, poètes. C’était dans cet hôtel particulier que chantait Fiodor Chaliapin, c’était là-bas qu’est né l’atelier de théâtre du metteur en scène Youri Zavadski, que Nikolaï Goumiliov récitait ses vers en été 1920. En 1920 le bâtiment a été nationalisé.
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Dès 1926 le bâtiment abritait le Ministère Public de la Région, et en 1929 le Club du Parti Communiste et les Archives du Parti Communiste de la Région. Le bâtiment qui a été beaucoup endommagé lors de la Grande Guerre Patriotique des années 1941-1945, a été restauré à la fin des années 40 du XXème siècle. Jusqu’en 1998 le bâtiment abritait les Archives Nationales de la Région de Rostov. En 2001 la compagnie – société à responsabilité limitée « Restavrator » a entrepris les travaux de restauration du bâtiment. A présent l’ancien hôtel particulier abrite la succursale de la Banque de Moscou, c’est sur les frais et par efforts de la Banque que le bâtiment a été restauré.
Au début du XXème siècle la rue Bolchaïa Sadovaïa a pris un vrai lustre Européen, et elle a été classée une des plus belles et bien-aménagées rues Russes ce qui a été reconnu par les Saint-Pétersbourgeois et les Moscovites » [9, c. 55-58].
Bâtiment de l’Université Fédérale du Sud
« En 1912 sur la Bolchaïa Sadovaïa on vit apparaître le bâtiment d’un immeuble d’habitation pour fonctionnaires de la Douma Régionale construit sur le projet de l’architecte Tcherkessyan. Deux ans plus tard le bâtiment servait d’hôtel, son entrée était couronnée d’un beau porche qui a été défait dans les années 60 du XXème siècle pour dégager le passage. En 1915 pendant la Première Guerre Mondiale dans le bâtiment fut transférée l’Université Impériale de Varsovie (qui fut fondée en 1869) évacuée à Rostov-sur-le-Don. Elle a reçu le nom de l’Université du Don, et plus tard - du Caucase du Nord (la future Université d’État de Rostov-sur-le-Don). En 1930 à la base de la Faculté Pédagogique a été fondé l’Institut Pédagogique, l’Université actuelle. Après de nombreuses discussions l’année scolaire de 1930-31 est considérée comme la date de naissance de l’Institut Pédagogique d’État de Rostov-sur-le-Don. Le nombre d’étudiants par correspondance est plus de 3500 et celui d’étudiants assidus est près de 3000. L’Université et ses 8 Centres et Instituts comptent au total (dans la Région de Rostov et la Région de Krasnodar) 11 mille étudiants assidus et par correspondance. On y étudie 44 spécialités dont la liste proposée est considérable : russe et littérature, mathématiques, physique, biologie, histoire, technologie et entreprise, sports, dessin, pédagogie, méthodologie de l’enseignement primaire, pédagogie et psychologie préscolaire, orthophonie, économie et gestion d’une entreprise » [9, c. 58].
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« Lors de la modernisation du système de l’enseignement supérieur le
23 novembre 2006 a été formé « L’Université Fédérale du Sud » comme résultat de l’annexion à l’établissement de formation supérieure professionnelle l’Université d’Etat de Rostov-sur-le-Don de l’Académie d’État de Rostov-sur-le-Don d’architecture et d’Arts, de l’Université Pédagogique d’État de Rostov-sur-le-Don et de l’Université Radiotechnique de Taganrog en tant que des filières. Dès 2014 l’Institut Pédagogique devient l’Académie de Psychologie et Pédagogie de l’Université Fédérale du Sud. Le bâtiment abrite actuellement l ’Institut de Philologie, Journalisme et de communication interculturelle de l’Université Fédérale du Sud.
« Le bâtiment à la lyre et aux colonnes sur la façade a été construit en 1952
comme le bâtiment officiel du Département Régional de l’exploitation forestière sur le projet de l’architecte de Rostov Tchalkhoutchyan ; il est décoré avec des formes classicistes prédominant dans l’architecture soviétique après la guerre. Le bâtiment contigu a été édifié sur la Bolchaïa Sadovaïa en 1901 en tant qu’une maison de rapport et un immeuble d’habitation. Il appartenait à un marchand et propriétaire immobilier de Rostov très connu Yablokov. Le rez-de-chaussée abritait des compagnies commerciales et des magasins, le premier étage était loué aux bureaux et appartements. Dans les années 1920 le bâtiment a été nationalisé ; les étages supérieurs étaient occupés par des appartements communautaires, le rez­de-chaussée servait d’espace commercial. Les deux bâtiments ont été transmis à l’Institut de Pédagogie Musicale en 1967. En 1968-72 ont été exécutés les travaux de reconstruction et d’aménagement de deux bâtiments (qui faisaient partie d’un seul bâtiment plus tard). A présent ce bâtiment abrite le Conservatoire d’État de Rostov-sur-le-Don Sergueï Rakhmaninov. En 2004 le Conservatoire a reçu le statut de l’Académie. C’est un établissement d’enseignement à plusieurs spécialités. Il y a six facultés : piano, orchestre, instruments populaires, chant, direction de chœur, théorie et composition. Les étudiants peuvent être spécialisés de chanteur d’opéra à rédacteur et critique musical, d’entrepreneur musical à chef d’orchestre. Le Conservatoire a été le premier en Union Soviétique à ouvrir en 1972 le département de direction de chœurs populaires, en 1982 la chaire de musique de jazz, dont le chef a été nommé Kim Nazarétov, le premier professeur de musique de jazz.
On ne peut pas imaginer la vie musicale de Rostov-sur-le-Don sans les
concerts réalisés par les ensembles du Conservatoire : chœur de chambre de
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Rostov-sur-le-Don, ensemble folklorique « Kalinka », ensemble de musique ancienne et moderne « Camerata », ensemble de chambre « Cappriccio », big­band de Rostov-sur-le-Don (qui est lauréat des festivals de musique de jazz) et groupe vocal a cappella du Don « Anastasia ».
Une des plus vieilles rues de Rostov-sur-le-Don c’est l’avenue Boudionnovski (ancienne avenue de Taganrog). L’avenue a reçu son nom actuel en 1923 en l’honneur de Sémion Boudionny, originaire de la Région de Rostov, héros de la Guerre Civile en 1918-23 et de la Grande Guerre Patriotique en 1941-45. L’ancien nom de l’avenue est de Taganrog puisqu’elle ouvrait la route pour les transports hippomobiles vers Taganrog. Elle commençait du pont flottant en bois sur le Don, passait devant le marché, un endroit important dans toute ville, et divisait la ville en deux parties égales. La route, et l’avenue après, fut très importante dans la structure de planification de la ville et elle fut une des rues les plus animées de la vielle Rostov-sur-le-Don. Encore sur le plan fait en 1767 sur les données du Général Méder fut tracée « la route de Taganrog » passant entre les faubourgs et elle était décrite comme une large rue, route frayée, des cochers, des sergents de ville ; les bâtiments sur l’avenue étaient plus bas que ceux sur la Bolchaïa Sadovaïa, sauf le théâtre et la fabrique de tabac Kouchnariov.
L’avenue se bâtissait avec des bâtiments extrêmement solides et imposants. Il y avait des établissements d’enseignement, clubs, théâtres, cinémas, immeubles d’habitation, hôtels. Certains bâtiments ont été complètement détruits, les autres ont été conservés, comme par exemple, le bâtiment à deux étages de « La Maison des Chaussures » qui abritait autrefois un immeuble d’habitation de Khokhladjov » [9, c. 59-60].
« Sur la place du Marché il y a des pavillons du Marché Central que les Rostoviens appellent « le vieux marché » et qui fut ouvert en 1888. La rue Moskovskaïa fut la rue centrale de la ville pendant 40 ans jusqu’aux années 90 du XIXème siècle.
La curiosité principale de la place de Cathédrale est l’œuvre unique au sud de la Russie de l’architecte C. A. Thon, la Cathédrale de la Nativité de la Sainte Vierge, construite en 1860. Le célèbre architecte russe Constantin Thon est le réalisateur de la fameuse Cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. La Cathédrale de Rostov-sur-le-Don peut contenir 1200 paroissiens. Elle est haute de 55 mètres jusqu’au globe sous la croix. La Cathédrale fut construite sur les frais des marchands rostoviens. Les surveillants tutélaires des travaux de construction de la
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Cathédrale furent les marchands Fiodor Nefiodovitch Mikhaïlov et Sémion Nikolaïévitch Kochkine. Sur le terrain près de la Cathédrale en 1887 fut édifié le clocher à 4 niveaux sur le projet de l’architecte militaire Antonio Campioni et sur les frais du marchand de Rostov Piotr Romanovitch Maksimov. C’est un rare exemple du clocher à quatre niveaux pour le sud de la Russie du dernier quart du XIXème siècle qui fut construit avec des traditions russes et des formes du style Renaissance. En 1942 on a fait sauter ses deux niveaux supérieurs comme un soi­disant repère bien visible pour les avions de l’ennemi. Le clocher a été restauré dans son aspect originaire en 1999 à l’occasion du 250-ème anniversaire de la ville sur le projet du fameux architecte-restaurateur de Rostov Youri Solnychkine. L’entreprise municipale de Voronej « Véra » (ce qui signifie « la foi » a exécuté la commande de la part de l’administration de Rostov-sur-le-Don et a fait fondre 5 nouvelles cloches. La plus grande cloche pèse 4 tonnes. Le clocher est haut de 70 mètres jusqu’au globe sous la croix » [9, c. 60-61].
« Le monument à Saint Dimitri de Rostov, saint patron de Rostov-sur-le-Don,
a été érigé en 1999 à l’occasion du 250-ème anniversaire de la ville. Les auteurs sont le sculpteur Béliakov et l’architecte Gmyria. La fonte en bronze de la figure a été réalisée par le maître fondeur Tarassenko et elle pèse 2 tonnes et demie. Le piédestal est en granit monolithique, il pèse 3 tonnes et demie. La hauteur de la figure et du piédestal est de 4,7 mètres. Autrefois, dès 1890 à 1924, à cet endroit il y eut le monument à l’empereur Alexandre II qui avait octroyé à Rostov-sur-le­Don une autonomie en 1871. Le monument fut réalisé sur le croquis de l’académicien Mikéchine sur les frais des Rostoviens. A la différence du premier monument de l’empereur, celui de Saint Dimitri tourne le dos à la Cathédrale et fait face à la rue Bolchaïa Sadovaïa. On a l’impression que le Métropolite sort de la Cathédrale et bénit les habitants de la ville avec le signe de la croix. Le monument s’intègre harmonieusement dans l’environnement bâti du quartier. Après l’érection du monument la place semble particulièrement sereine et spirituelle malgré la grande foule, le continuel remue-ménage près des stations de transports communs parce que c’est ici que se trouvent les terminus des plusieurs lignes et itinéraires » [9, c. 59-61].
La rue Bolchaïa Sadovaïa – les chroniques de la ville
« Le bâtiment du grand magasin central c’est un bâtiment couronné d’un
dôme au coin, construit au coin de la rue Bolchaïa Sadovaïa et l’actuelle avenue Boudionnovski (ancienne avenue de Taganrog) dans le style moderne en 1910 sur
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le projet de l’architecte Gouline. C’est un bâtiment à trois étages. Le rez-de­chaussée aux vitrines, le premier et le deuxième étage aux grandes fenêtres étaient destinés aux salles des ventes, le sous-sol - aux entrepôts et le dernier 4
ème
étage – aux bureaux et arrière-boutiques. La porte vitrée d’entrée principale menait à la grande salle des ventes, de l’autre entrée de la Bolchaïa Sadovaïa on passait à l’escalier secondaire reliant tous les étages.
Le surveillant des travaux de construction et le propriétaire du bâtiment fut le marchand de Rostov Guéorgui Gavrilovitch Poustovoïtov. Dès le début des années 1890 il avait mené le commerce actif dans la région du Don, il était devenu armateur, il avait fait construire une petite usine de fabrication de briques dans la banlieue, il possédait quelques maisons au centre de la ville. Devenu riche vers le début des années 1900, il acheta un terrain au croisement de la rue Bolchaïa Sadovaïa et de l’avenue de Taganrog (avenue Boudionnovski actuelle). Comme d’autres bons commerçants, Poustovoïtov voulait avoir sa propre maison de rapport. Sa situation sur le croisement des rues animées permettait de compter sur un grand nombre de clients. Le calcul commercial s’avéra juste. Lors de la fin des travaux de construction il y eut tout de suite des locataires. Quelques ans après les investissements d’argent donnèrent des rendements. Le locataire de toute la maison de rapport fut le bureau local de la Société des fabriques russes-françaises pour la production des articles de caoutchouc, de gutta-percha et de télégraphie sous la raison « Prowodnik » (ce qui peut signifier « conducteur »). Son bureau principal fut à Riga.
Par suite de l’établissement du pouvoir soviétique, le bâtiment a été transmis à la nation. A la fin de 1920 dans le bâtiment a été transféré la Bibliothèque du l’Université du Don qui proposait déjà les études supérieures aux femmes. Mais avant que la Bibliothèque fût définitivement installée dans ce bâtiment, dans son sous-sol on vit apparaître un restaurant-estrade qui s’appelait « Le café littéraire » ou « Le sous-sol littéraire ». Le café dépendait du bureau de Rostov de l’Association Russe des Poètes qui a été fondée en mai de la même année 1920. Durant la Grande Guerre Patriotique des années 1941-1945 le bâtiment a été considérablement endommagé.
L’ancienne maison de commerce a été restaurée par les architectes Kalachnikov et Petrov qui lui ont donné un aspect plus simple. Au-dessus, là où est l’horloge, il y avait autrefois une coupole et des atlantes, qui tenaient un globe, on ne les a pas restaurés faute d’argent, de matériaux de construction et de maîtres
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