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Файл:Au pays des cosaques du Don. Учебное пособие по лингвострановедению на французском языке
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MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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Pour la ville le nom d’Ouchakov n’est pas étranger ; il a fait son service
militaire à la flottille d’Azov qui se basait dans la forteresse St-Dimitri.
Montant très rapidement les échelons, notamment grâce à ses victoires dans
la guerre contre les Turcs de 1787-1792, il fut envoyé en Méditerranée afin
de soutenir la Campagne d'Italie du général Alexandre Souvorov (1799).
Au cours de cette expédition navale, il conquit les îles Ioniennes occupées par
le Français. Il est en effet considéré comme un "fondateur de l'état grec dans
les iles ioniennes". L'amiral démissionna de son commandement en 1807 et se
retira à l'abbaye de Sanaksar (500 Km au SE de Moscou, non loin de Sarov)
ou il fit preuve d'une grande charité. Il y décéda et fut inhumé en 1817.
La tombe de l'amiral Ouchakov fit l'objet d'une vénération locale, surtout
après le rétablissement du monastère en 1991, et l'Église Russe le canonisa en
2001. Il est maintenant considéré comme saint patron de la marine et des
bombardiers nucléaires russes. A l’initiative de l’association « le club Souvourov
et Nakhimov », le monument haut de 1,5 m. a été inauguré sur le quai
(sculpteur A. Sknarine). Le célèbre amiral regarde les eaux du Don où il avait
jadis navigué.
Derrière le monument, vous voyez les entrepôts Paramonov, archétype des
entrepôts de blé du milieu du 19e siècle. Ils ne sont pas en leur meilleur état, c’est
vrai, mais cela n’empêche pas d’estimer leur importance dans l’établissement
socio-économique de la vieille ville. Par ces entrepôts passaient, avant d’être
exportés, des millions de tonnes de blé, de charbon, de matériaux de
construction, ce qui a permis à la ville de s’enrichir et de croître comme au
levain.
Les bâtiments ont été construits en 1889 par les architectes Yakounine et
Schulman. Jusqu’à 1917 on y a gardé le blé. La température constante était
maintenue grâce aux eaux des sources canalisées au milieu des locaux.
L’ensemble des entrepôts se compose de 5 bâtiments, construits entre
1850-1890 et dont seulement appartenaient à Paramonov. Pourtant l’histoire
populaire n’a pas conservé le nom de l’autre négociant richissime de la ville,
Pierre Maximov. D’ailleurs, à l’époque, on appelait toute la rue la rue Maximov,
tant il y avait d’entrepôts, d’hangars que possédait la famille. C’était le premier
millionnaire de Rostov avec la fortune de 5 mln de roubles, le premier maire de
la ville élu aux premières élections en 1871 » [9, c. 51-52].

MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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Le groupe sculptural Stépan Razine et ses compagnons
« En 1972, la ville installe cette composition de 7 figures, l’œuvre de sculpteur
Serguei Konenkov et de l’architecte L. Lobak. Au centre se tient le chef cosaque
Stépan Razine (1630-1671), entouré de ses compagnons, à ses pieds – une belle
princesse perse. Stépan Razine est surtout connu comme le chef de la rébellion
populaire. Razine proclamait son hostilité aux boyards et aux maîtres, mais ne
faisait pas du tsar son ennemi. La rumeur voulait alors que Razine eût pour
compagnons le tsarévitch Alexis et le patriarche Nikon disgracié. Le peuple et les
soldats firent bon accueil aux idées de Razine, et les tribus indigènes souhaitèrent
même renverser l'ordre établi. Dans les villes où il passa, les membres des classes
supérieures furent massacrés.
Les populations de la Volga, Tchouvaches, Maris, Mordves, Tatars, se joignirent
aux insurgés. Toute la région de la Volga et l'est de l'Ukraine s'étaient soulevés,
les paysans assiégeant les couvents et mettant à sac les domaines » [9, c. 51-53].
La fontaine de la Source Riche
« La Source Riche, située sur la rive droite du Don, a joué un grand rôle dans
l’histoire de Rostov. Il y a une légende disant que Pierre le Grand en personne
aurait le nom à la source. En 1695, par la canicule d’été, Pierre qui marchait avec
son armée le long du Don vers Azov, aurait trouvé une source avec de l’eau pure
et fraîche. La source était puissante, ses eaux descendaient par le ravin vers le Don.
Pierre, ayant bu à sa soif, se serait exclamé : « Quel puit riche ! Marquer son
emplacement et le retenir bien, car j’y vois un lieu pour une future ville ». Et sur
tous les documents topographiques et gouvernementaux l’embouchure du
Témernik s’appelait le « site du puits riche ».
La fontaine était aménagée en 1996. C’est une rotonde le sol autour de laquelle
évoque les contours de la forteresse St-Dimitri. Les auteurs sont B. Pivtorak et N.
Pastoukhov. Sur l’écriteau, on peut lire : « Monument de l’histoire et de la nature
de la fin du 18e s. » D’ailleurs c’est la seule dans le sud de la Russie source classée
par l’UNESCO site naturel. Beaucoup de générations de Rostoviens buvaient l’eau
de la source. A la fin du 19e s. plus de 500 voitures à tonneaux d’eau passaient par
la rue. Après la construction, vers 1914, de l’aqueduc long de 75 km, le Puits Riche
fournissait quotidiennement 600 mille seaux d’eau. Actuellement, l’eau de la
source est mise en bouteille et se vend comme ayant des vertus curatives. Elle
recommandée aux malades souffrant de la gastrite, colite, entérocolite, hépatite,
cholécystite, pancréatite, de maladies d’échanges nutritifs » [9, c. 53].

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En 2013, le quai a vu 6 nouvelles sculptures : « Le peintre », « Le pêcheur »,
« Le Don », « L’écrevisse », « La baignade du cheval », « Grigoriy et Aksinia
dans une barque ». Elles ont des auteurs différents et donc des conceptions
artistiques différentes. Les sponsors et les mécènes ont voulu présenter plusieurs
tendances artistiques de la ville. En juin 2014, les premiers 480 m, entre les rues
Gazetny et Soborny, ont été offerts aux habitants par la société « Le Quai du Don ».
Le quai est devenu accessible aux gens à mobilité réduite, aux mal voyants.
Pour les enfants il y a des terrains de jeux, pour ceux qui veulent se reposer de la
ville des pelouses, des bancs avec WiFi ont été installés.
Le quai est décoré d’un monument à Michail Cholokhov, c’est un cadeau à la
ville de la part du sculpteur de Lougansk, ancien habitant de Rostov, N. Mojaev.
Le monument en cuivre a été érigé sur un piédestal en béton en 2000, à l’occasion
du 95e anniversaire de l’écrivain.
Liaison logique. Le quai et son port sont à l’origine de la transformation de
Rostov en une grande ville, et actuellement faisant partie de la première dizaine
de ports russes.
Rostov-sur-le-Don, grand nœud de transport dans le Sud de la Russie
Formation de la rue principale de la ville. Origines du nom de la ville
« En mémoire du séjour de Pierre 1er dans la région du Don, au bout de la
rue principale, en 1977 a été édifié un monument en cuivre. Il porte le nom de
« Caravelle » représentant un voilier flottant et une muraille portant des
chaînes-câbles et des boulets. Les auteurs du monument sont le sculpteur
Guénnadi Kholodny et l’architecte Grigoriev. L’enseigne sur le monument dit que le
15 décembre 1749 à ce même endroit fut érigé le poste de douane Témernitskaïa
(sur la rivière de Témernik) d’où la ville Rostov-sur-le-Don prit son origine.
Depuis des siècles, la ville a conservé tout ce qui forme actuellement sa partie
centrale, c’est pourquoi elle a son propre visage, différent des autres. De vieux
quartiers d’habitation représentent une grande valeur – historique aussi bien
qu’urbanistique et architecturale. La rue Bolchaïa Sadovaïa (que l’on peut traduire
comme la Grande rue des Jardins), ses places, jardins, parcs et bâtiments originaux
forment la curiosité principale de Rostov. C’est la partie la plus animée et la plus
pittoresque de la ville. Au début du XIXème siècle la rue Bolchaïa Sadovaïa se
trouvait à l’extrémité nord de la ville. Pour la première fois, elle fut tracée sur le
plan de la ville en 1811. A l’époque elle séparait les quartiers d’habitation des
jardins du faubourg qui s’étiraient en bande pittoresque de l’autre côté d’un large

MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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ruisseau du Grand Ravin. D’où vient le nom – Bolchaïa Sadovaïa – la Grande rue
des Jardins. Puisque la ville grandissait, son centre se déplaçait vers la rue Bolchaïa
Sadovaïa. Le 1er septembre 1864, furent allumés les premiers réverbères à pétrole.
3 ans après on pouvait y voir circuler des omnibus et encore plus tard, en 1887 des
tramways hippomobiles. Au début des années 80 du XIXème siècle, les autorités
municipales firent paver et aménager la rue centrale. A la fin du XIXème – début
du XXème siècles on y entreprit de grands travaux de construction. En 1893 sur
la Bolchaïa Sadovaïa fut construit le bâtiment à un étage de l’imprimerie où le
premier journal hebdomadaire « La Région d’Azov » s’est vu tirer. Sur la rue on
entreprenait toujours les travaux de construction intensive des grands bâtiments
pour y abriter des banques, hôtels, magasins et bureaux. Dans son étude sur
l’histoire de la ville Rostov-sur-le-Don l’écrivain et historien de Rostov d’avant la
Révolution 1917 Alexandre Ilyine définit la rue Bolchaïa Sadovaïa comme la
beauté de la ville, c’était à son avis la soi–disant perspective Nevski rostovienne :
partout il y avait des magasins chics, de nombreux bureaux, des maisons à 2, 3 et
même à 4 étages, et partout la circulation animée permanente d’une grande ville
commerçante, le bruit incessant des voitures, les sonneries des trams, de nombreux
marchands, vendeurs de journaux, garçons de courses et les voix de la grande foule
dans la rue, tout cela prouvait que la vie d’affaires battait son plein dans la ville »
[9. c. 55-56].
«Hôtel particulier de Marguerite Tchernova». C’est un beau bâtiment jaune
à un étage et à une petite tour élégante au-dessus de l’entrée principale. La façade
est bien décorée de moulures et de statues : atlantes et cariatides, garde-corps des
balcons ajourés, demi-colonnes sur les fenêtres, médaillons aux motifs végétaux,
coquillages, guirlandes. Le bâtiment fut construit en 1898 dans le style éclectique
sur le projet de l’architecte principal de la ville - Dorochenko.
La légende dit que ce fut le commerçant de grains Yelpidifor Paramonov qui
le fit construire pour sa bien-aimée – l’actrice Marguerite Tchernova. En fait, les
archives des années 1900 – 1913 constatent Marguerite Nikitichna Tchernova en
tant que son propriétaire. Cependant, dans l’annuaire des propriétaires immobiliers
et des habitants de la ville de 1914 sont mentionnés elle-même et son époux
Nikolaï Karpovitch Tchernov, arménien, commerçant de tissus, marchand de la
1
ère
Guilde, chef d’entreprise. Dans les archives en tant que l’auteur de la
commande de la construction de l’hôtel particulier fut mentionné Tchernov
Nikolaï Karpovitch, qui investit son épouse du droit de propriété de cet hôtel qui

MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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fut évalué à 14 800 roubles. Nikolaï Karpovitch Tchernov possédait deux
autres maisons sur la rue Témernitskaïa au n°77 (56, ancienne rue Kazanskaïa
ou 45, ancienne avenue de Taganrog) qui fut évaluée à 98 300 roubles et au
n°116 (103, rue Moskovskaïa ou 25, ancienne avenue Bolchoï) qui fut évaluée
à 49 100 roubles.
Les frères Nikolaï et Nikita Tchernov furent des marchands de Rostov et de
Nakhitchevan, bien aisés, ils dirigèrent leur propre entreprise « N et N Tchernov».
A ce qu’il paraît que cette légende de la liaison d’amour a été inventée à l’époque
soviétique pour jeter de l’odieux sur le riche millionnaire et exploiteur et qu’elle,
cette légende, était pleine de sous-entendus et non-dits du genre idéologique. Ayant
répandu à la légère cette légende les journalistes soviétiques n’ont pas tenu compte
du dicton ancien : « Avant de sonner les cloches il faut consulter le calendrier ».
Le père respectable de deux fils et deux filles gardant le souvenir de son épouse
Raïssa Méthodievna, Ye. T. Paramonov a été injustement diffamé aussi bien que
l’épouse respectable du marchand et la mère de huit enfants M. N. Tchernova.
D’ailleurs ce bobard ne figura pas dans les journaux d’avant révolution qui
publiaient des révélations sensationnelles, ils auraient dû claironner tout le détail
des relations intimes du veuf et de la femme mariée, mère de famille, ils auraient
informé de ce cadeau somptueux qui était l’hôtel particulier, si cela avait été vrai.
Malheureusement, même à nos jours, les auteurs des best-sellers d’études de
la région des éditions différentes reproduisent sans aucunes références à la source
cette légende injuste dont on a déjà marre.
Avant 1917 le rez-de-chaussée de l’hôtel particulier était loué par la pharmacie
de Chamkovitch et « la Société de commerce de Julius Garokhov ». Son premier
étage était logé par M. N. Tchernova. La salle du côté de la rue Bolchaïa Sadovaïa
était pour les réceptions et animations : notamment pour les concerts de chambre.
Dans le coin de la salle se trouvait la scène, le long du mur du corridor – la tribune
des musiciens à une balustrade. La salle se trouvait plus haut que les autres pièces.
C’était là-bas que l’on pouvait voir toute la richesse et le luxe de l’intérieur.
A la fin du XIXème – début du XXème siècles l’hôtel particulier était réputé pour
ses réceptions et bals où parmi les conviés on pouvait étaient des célébrités en
tournée : musiciens, chanteurs, poètes. C’était dans cet hôtel particulier que
chantait Fiodor Chaliapin, c’était là-bas qu’est né l’atelier de théâtre du metteur en
scène Youri Zavadski, que Nikolaï Goumiliov récitait ses vers en été 1920.
En 1920 le bâtiment a été nationalisé.

MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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Dès 1926 le bâtiment abritait le Ministère Public de la Région, et en 1929 le
Club du Parti Communiste et les Archives du Parti Communiste de la Région. Le
bâtiment qui a été beaucoup endommagé lors de la Grande Guerre Patriotique des
années 1941-1945, a été restauré à la fin des années 40 du XXème siècle. Jusqu’en
1998 le bâtiment abritait les Archives Nationales de la Région de Rostov. En 2001
la compagnie – société à responsabilité limitée « Restavrator » a entrepris les
travaux de restauration du bâtiment. A présent l’ancien hôtel particulier abrite la
succursale de la Banque de Moscou, c’est sur les frais et par efforts de la Banque
que le bâtiment a été restauré.
Au début du XXème siècle la rue Bolchaïa Sadovaïa a pris un vrai lustre
Européen, et elle a été classée une des plus belles et bien-aménagées rues
Russes ce qui a été reconnu par les Saint-Pétersbourgeois et les Moscovites »
[9, c. 55-58].
Bâtiment de l’Université Fédérale du Sud
« En 1912 sur la Bolchaïa Sadovaïa on vit apparaître le bâtiment d’un
immeuble d’habitation pour fonctionnaires de la Douma Régionale construit sur
le projet de l’architecte Tcherkessyan. Deux ans plus tard le bâtiment servait
d’hôtel, son entrée était couronnée d’un beau porche qui a été défait dans les
années 60 du XXème siècle pour dégager le passage. En 1915 pendant la Première
Guerre Mondiale dans le bâtiment fut transférée l’Université Impériale de
Varsovie (qui fut fondée en 1869) évacuée à Rostov-sur-le-Don. Elle a reçu le nom
de l’Université du Don, et plus tard - du Caucase du Nord (la future Université
d’État de Rostov-sur-le-Don). En 1930 à la base de la Faculté Pédagogique a été
fondé l’Institut Pédagogique, l’Université actuelle. Après de nombreuses
discussions l’année scolaire de 1930-31 est considérée comme la date de naissance
de l’Institut Pédagogique d’État de Rostov-sur-le-Don. Le nombre d’étudiants par
correspondance est plus de 3500 et celui d’étudiants assidus est près de 3000.
L’Université et ses 8 Centres et Instituts comptent au total (dans la Région
de Rostov et la Région de Krasnodar) 11 mille étudiants assidus et par
correspondance. On y étudie 44 spécialités dont la liste proposée est considérable :
russe et littérature, mathématiques, physique, biologie, histoire, technologie et
entreprise, sports, dessin, pédagogie, méthodologie de l’enseignement primaire,
pédagogie et psychologie préscolaire, orthophonie, économie et gestion d’une
entreprise » [9, c. 58].

MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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« Lors de la modernisation du système de l’enseignement supérieur le
23 novembre 2006 a été formé « L’Université Fédérale du Sud » comme résultat
de l’annexion à l’établissement de formation supérieure professionnelle l’Université
d’Etat de Rostov-sur-le-Don de l’Académie d’État de Rostov-sur-le-Don
d’architecture et d’Arts, de l’Université Pédagogique d’État de Rostov-sur-le-Don
et de l’Université Radiotechnique de Taganrog en tant que des filières. Dès 2014
l’Institut Pédagogique devient l’Académie de Psychologie et Pédagogie de
l’Université Fédérale du Sud. Le bâtiment abrite actuellement l ’Institut de
Philologie, Journalisme et de communication interculturelle de l’Université
Fédérale du Sud.
« Le bâtiment à la lyre et aux colonnes sur la façade a été construit en 1952
comme le bâtiment officiel du Département Régional de l’exploitation forestière
sur le projet de l’architecte de Rostov Tchalkhoutchyan ; il est décoré avec des
formes classicistes prédominant dans l’architecture soviétique après la guerre. Le
bâtiment contigu a été édifié sur la Bolchaïa Sadovaïa en 1901 en tant qu’une
maison de rapport et un immeuble d’habitation. Il appartenait à un marchand et
propriétaire immobilier de Rostov très connu Yablokov. Le rez-de-chaussée
abritait des compagnies commerciales et des magasins, le premier étage était loué
aux bureaux et appartements. Dans les années 1920 le bâtiment a été nationalisé ;
les étages supérieurs étaient occupés par des appartements communautaires, le rezde-chaussée servait d’espace commercial. Les deux bâtiments ont été transmis
à l’Institut de Pédagogie Musicale en 1967. En 1968-72 ont été exécutés les
travaux de reconstruction et d’aménagement de deux bâtiments (qui faisaient
partie d’un seul bâtiment plus tard). A présent ce bâtiment abrite le Conservatoire
d’État de Rostov-sur-le-Don Sergueï Rakhmaninov. En 2004 le Conservatoire
a reçu le statut de l’Académie. C’est un établissement d’enseignement à plusieurs
spécialités. Il y a six facultés : piano, orchestre, instruments populaires, chant,
direction de chœur, théorie et composition. Les étudiants peuvent être spécialisés
de chanteur d’opéra à rédacteur et critique musical, d’entrepreneur musical à chef
d’orchestre. Le Conservatoire a été le premier en Union Soviétique à ouvrir en
1972 le département de direction de chœurs populaires, en 1982 la chaire de
musique de jazz, dont le chef a été nommé Kim Nazarétov, le premier professeur
de musique de jazz.
On ne peut pas imaginer la vie musicale de Rostov-sur-le-Don sans les
concerts réalisés par les ensembles du Conservatoire : chœur de chambre de

MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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Rostov-sur-le-Don, ensemble folklorique « Kalinka », ensemble de musique
ancienne et moderne « Camerata », ensemble de chambre « Cappriccio », bigband de Rostov-sur-le-Don (qui est lauréat des festivals de musique de jazz) et
groupe vocal a cappella du Don « Anastasia ».
Une des plus vieilles rues de Rostov-sur-le-Don c’est l’avenue Boudionnovski
(ancienne avenue de Taganrog). L’avenue a reçu son nom actuel en 1923 en
l’honneur de Sémion Boudionny, originaire de la Région de Rostov, héros de la
Guerre Civile en 1918-23 et de la Grande Guerre Patriotique en 1941-45. L’ancien
nom de l’avenue est de Taganrog puisqu’elle ouvrait la route pour les transports
hippomobiles vers Taganrog. Elle commençait du pont flottant en bois sur le Don,
passait devant le marché, un endroit important dans toute ville, et divisait la ville
en deux parties égales. La route, et l’avenue après, fut très importante dans la
structure de planification de la ville et elle fut une des rues les plus animées de la
vielle Rostov-sur-le-Don. Encore sur le plan fait en 1767 sur les données du
Général Méder fut tracée « la route de Taganrog » passant entre les faubourgs et
elle était décrite comme une large rue, route frayée, des cochers, des sergents de
ville ; les bâtiments sur l’avenue étaient plus bas que ceux sur la Bolchaïa
Sadovaïa, sauf le théâtre et la fabrique de tabac Kouchnariov.
L’avenue se bâtissait avec des bâtiments extrêmement solides et imposants.
Il y avait des établissements d’enseignement, clubs, théâtres, cinémas, immeubles
d’habitation, hôtels. Certains bâtiments ont été complètement détruits, les autres
ont été conservés, comme par exemple, le bâtiment à deux étages de « La Maison
des Chaussures » qui abritait autrefois un immeuble d’habitation de Khokhladjov »
[9, c. 59-60].
« Sur la place du Marché il y a des pavillons du Marché Central que les
Rostoviens appellent « le vieux marché » et qui fut ouvert en 1888. La rue
Moskovskaïa fut la rue centrale de la ville pendant 40 ans jusqu’aux années 90 du
XIXème siècle.
La curiosité principale de la place de Cathédrale est l’œuvre unique au sud de
la Russie de l’architecte C. A. Thon, la Cathédrale de la Nativité de la Sainte
Vierge, construite en 1860. Le célèbre architecte russe Constantin Thon est le
réalisateur de la fameuse Cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. La Cathédrale
de Rostov-sur-le-Don peut contenir 1200 paroissiens. Elle est haute de 55 mètres
jusqu’au globe sous la croix. La Cathédrale fut construite sur les frais des
marchands rostoviens. Les surveillants tutélaires des travaux de construction de la

MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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Cathédrale furent les marchands Fiodor Nefiodovitch Mikhaïlov et Sémion
Nikolaïévitch Kochkine. Sur le terrain près de la Cathédrale en 1887 fut édifié le
clocher à 4 niveaux sur le projet de l’architecte militaire Antonio Campioni et sur
les frais du marchand de Rostov Piotr Romanovitch Maksimov. C’est un rare
exemple du clocher à quatre niveaux pour le sud de la Russie du dernier quart du
XIXème siècle qui fut construit avec des traditions russes et des formes du style
Renaissance. En 1942 on a fait sauter ses deux niveaux supérieurs comme un soidisant repère bien visible pour les avions de l’ennemi. Le clocher a été restauré
dans son aspect originaire en 1999 à l’occasion du 250-ème anniversaire de la ville
sur le projet du fameux architecte-restaurateur de Rostov Youri Solnychkine.
L’entreprise municipale de Voronej « Véra » (ce qui signifie « la foi » a exécuté la
commande de la part de l’administration de Rostov-sur-le-Don et a fait fondre
5 nouvelles cloches. La plus grande cloche pèse 4 tonnes. Le clocher est haut de
70 mètres jusqu’au globe sous la croix » [9, c. 60-61].
« Le monument à Saint Dimitri de Rostov, saint patron de Rostov-sur-le-Don,
a été érigé en 1999 à l’occasion du 250-ème anniversaire de la ville. Les auteurs
sont le sculpteur Béliakov et l’architecte Gmyria. La fonte en bronze de la figure
a été réalisée par le maître fondeur Tarassenko et elle pèse 2 tonnes et demie. Le
piédestal est en granit monolithique, il pèse 3 tonnes et demie. La hauteur de la
figure et du piédestal est de 4,7 mètres. Autrefois, dès 1890 à 1924, à cet endroit
il y eut le monument à l’empereur Alexandre II qui avait octroyé à Rostov-sur-leDon une autonomie en 1871. Le monument fut réalisé sur le croquis de
l’académicien Mikéchine sur les frais des Rostoviens. A la différence du premier
monument de l’empereur, celui de Saint Dimitri tourne le dos à la Cathédrale et
fait face à la rue Bolchaïa Sadovaïa. On a l’impression que le Métropolite sort de
la Cathédrale et bénit les habitants de la ville avec le signe de la croix. Le
monument s’intègre harmonieusement dans l’environnement bâti du quartier.
Après l’érection du monument la place semble particulièrement sereine et
spirituelle malgré la grande foule, le continuel remue-ménage près des stations de
transports communs parce que c’est ici que se trouvent les terminus des plusieurs
lignes et itinéraires » [9, c. 59-61].
La rue Bolchaïa Sadovaïa – les chroniques de la ville
« Le bâtiment du grand magasin central c’est un bâtiment couronné d’un
dôme au coin, construit au coin de la rue Bolchaïa Sadovaïa et l’actuelle avenue
Boudionnovski (ancienne avenue de Taganrog) dans le style moderne en 1910 sur

MODULE III. ROSTOV-SUR-LE-DON, LA PORTE DU CAUCASE
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le projet de l’architecte Gouline. C’est un bâtiment à trois étages. Le rez-dechaussée aux vitrines, le premier et le deuxième étage aux grandes fenêtres étaient
destinés aux salles des ventes, le sous-sol - aux entrepôts et le dernier 4
ème
étage –
aux bureaux et arrière-boutiques. La porte vitrée d’entrée principale menait à la
grande salle des ventes, de l’autre entrée de la Bolchaïa Sadovaïa on passait
à l’escalier secondaire reliant tous les étages.
Le surveillant des travaux de construction et le propriétaire du bâtiment fut le
marchand de Rostov Guéorgui Gavrilovitch Poustovoïtov. Dès le début des années
1890 il avait mené le commerce actif dans la région du Don, il était devenu
armateur, il avait fait construire une petite usine de fabrication de briques dans la
banlieue, il possédait quelques maisons au centre de la ville. Devenu riche vers le
début des années 1900, il acheta un terrain au croisement de la rue Bolchaïa
Sadovaïa et de l’avenue de Taganrog (avenue Boudionnovski actuelle). Comme
d’autres bons commerçants, Poustovoïtov voulait avoir sa propre maison de
rapport. Sa situation sur le croisement des rues animées permettait de compter sur
un grand nombre de clients. Le calcul commercial s’avéra juste. Lors de la fin des
travaux de construction il y eut tout de suite des locataires. Quelques ans après les
investissements d’argent donnèrent des rendements. Le locataire de toute la
maison de rapport fut le bureau local de la Société des fabriques russes-françaises
pour la production des articles de caoutchouc, de gutta-percha et de télégraphie
sous la raison « Prowodnik » (ce qui peut signifier « conducteur »). Son bureau
principal fut à Riga.
Par suite de l’établissement du pouvoir soviétique, le bâtiment a été transmis
à la nation. A la fin de 1920 dans le bâtiment a été transféré la Bibliothèque du
l’Université du Don qui proposait déjà les études supérieures aux femmes. Mais
avant que la Bibliothèque fût définitivement installée dans ce bâtiment, dans son
sous-sol on vit apparaître un restaurant-estrade qui s’appelait « Le café littéraire »
ou « Le sous-sol littéraire ». Le café dépendait du bureau de Rostov de
l’Association Russe des Poètes qui a été fondée en mai de la même année 1920.
Durant la Grande Guerre Patriotique des années 1941-1945 le bâtiment a été
considérablement endommagé.
L’ancienne maison de commerce a été restaurée par les architectes
Kalachnikov et Petrov qui lui ont donné un aspect plus simple. Au-dessus, là où
est l’horloge, il y avait autrefois une coupole et des atlantes, qui tenaient un globe,
on ne les a pas restaurés faute d’argent, de matériaux de construction et de maîtres
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