Добавил:
ivanov666
Опубликованный материал нарушает ваши авторские права? Сообщите нам.
Вуз:
Предмет:
Файл:Учимся читать, переводить и пересказывать по-французски. Методическое пособие для студентов младших курсов.pdf

91
ЧАСТЬ 3. САМОСТОЯТЕЛЬНАЯ РАБОТА
3.1. Перескажите следующие тексты, соблюдая
рекомендации
A. Découverte de la terre
L’arrivée dans la maison des Pyrénées constituait la plus grande joie
de l’année.
Cette maison, pour Paul, c’était un rêve dans lequel les êtres, les
parents n’étaient plus ce qu’ils étaient mais apparaissaient transfigurés,
grandis, à l’échelle des vastes pièces et des hotizons.
Une large maison, sur le flanc d’une montagne, au bord de laroute, au-
dessus de la rivière, assise comme dans un fauteuil entre deux cours. A
droite en arrivant un chêne qui avait bien plus de cent ans. A gauche, de
l’autre côté de la cour, le jardin que la maison rejoignait par un pont....Et sur
toute la maison des vignes vierges, des rosiers et du jasmin...Tout juin
fleurissait quand on arrivait et les pièces, mal remises de leur humidité de
l’hiver, semblaient exhaler de beaux vases, fleuris par les soins d’Annette,
une buée d’odeurs mêlées. On avait lavé les planchers au pétrole...A cause
des puces...
Dans la grande salle à manger, les cuivres luisaient au-dessus des
vieux meubles de chêne massif ou de merisier. La maion, c’était plus qu’une
maison, c’était une ville pour Paul.
Paul courait d’une pièce à l’autre, montait les étages, passait au jardin
malgré les dangers du pont, allait voir «son» jardin... Un petit carré de terre
où les plantes de l’année précédente qui avaient grandi lui donnaient le
sentiment du temps écoulé. Et la chienne Phane, un épagneul breton, courait
avec lui heureuse d’être libre après la chaîne et les noirs corridors de
l’appartement de Paris...Cela durait jusqu’à ce que des cris se fissent
entendre. On cherchait Paul partout.
Il était tout au fond du jardin dans la charmille, perdu dans la
cotemplation de la circulation polie des antennes, et infatigable des pattes,
de deux lignes inverses de fourmis...
Annette, à grandes enjambées, venait le chercher. Elle lui montrait
avec fierté ses cultures. Les fraises qu’il avait encore, les petits pois qui se
tortillaient, sucrés, au ras du sol, les haricots qui grimpaient, les salades, les
radis roses et la belle dentelle verte des carottes. Paul rentrait dans la maison
encombrée de malles et de lit-cages où papa et maman plongeaientpour en
retirer des vêtements de coutil, des souliers de chasse, des articles de pêche,

92
des chapeaux de paille de maman énormes et recouverts d’un petit jardin, la
pharmacie, l’argenterie, du linge et ds couvertures... Lui aussi se mettait
alors à déballer sa petite valise, une miniature, une réduction de la triste
valise des conscrits, d’un brunrose indéfinissable avec des coins noirs,
doublée d’étoffe blanche à rayures et des courroies qui cassaient. Il y avait
là les jouets préférés, des lignes, des petits instruments aratoires et des
cahiers.
Et puis on allait vite, après s’être un peu débarbouillé, se mettre à table,
car le carillon de l’église avait depuis longtemps sonné midi...Les mouches
sonnaint midi contre les vitres. Les abeilles et le bourdons sonnaient midi
dans la salle à manger où les attiraient les fleurs. Et la famille s’installait
devant la soupe aux choux fumante, d’où maman extrayait la savoureux
farci à l’oeuf et au jambon de montagne, ficelé dans sa feuille de chou...
Alors commençait la conversation avec Annette qui se tenait là,
souriante sous son serre-tête, le ventre en avant, et ses mains noueuses
croisées dessus. Alors s’évoquait la lutte amère de l’homme et de la terre
que Paul écoutait comme un banal fait divers, mais qui l’imprégnait peu à
peu.
(tiré du Enfance d’après P. Vaillant-Couturier)
B. Le Pensionnaire
Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189.... Je continue à dire
«chez nous», bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons
quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement
jamais.
Nous habitions les bâtiments du Cours Supérieur de Sainte-Agathe.
Mon père, que j’appelais M. Seurel, comme les autres élèves, y dirigeait à
la fois le Cours supérieur, où l’on préparait le brevet d’instituteur, et le Cours
moyen. Ma mère faisait la petite classe.
Une longue maison rouge, avec cinq portes vitrées, sous des vignes
vierges, à l’extrémité du bourg; une cour immense avec préaux et buanderie,
qui ouvrait en avant sur le village par un grand portail; sur le côté nord, la
route où donnait une petite grille et qui menait vers La Gare, à trois
kilomètres; au sud et par-derrière, des champs, des jardins et des prés qui
rejoignaient les faubourgs... tel est le plan sommaire de cette demaure où
s’écoulèrent les jours les plus tourmentés et les plus chers de ma vie –
demeure d’où partirent et où revinrent se briser, comme des vagues sur un
rocher désert, nos aventures.
Le hasard des «changements», une décision d’inspecteur ou de préfet

93
nous avaient conduits là. Vers la fin des vacances, il y a bien longtemps, une
voiture de paysan, qui précédait notre ménage, nous avait déposés, ma mère
et moi, devant la petite grille rouillée. Des gamins qui volaient des pêches
dans le jardin s’étaient enfuis silencieusement par les trous de la haie... Ma
mère, que nous appelions Millie, et qui etait bien la ménagère la plus
méthodique que j’aie jamais connue, était entrée aussitôt dans les pièces
remplies de paille poussiéreuse, et tout de suite elle avait constaté avec
désespoit, comme à chaque «déplacement», que nos meubles ne tiendraient
jamais dans une maison si mal construite... Elle était sortie pour me confier
sa détresse. Tout en me parlant, elle avait essuyé doucement avec son
mouchoir ma figure d’enfant noircie par le voyage. Puis elle était rentrée
faire le compte de toutes les ouvertures qu’il allait falloir condamner pour
rendre le logement habitable... Quand à moi, coiffé d’un grand chapeau de
paille à rubans, j’étais resté là, sur le gravier de cette cour étrangère, à
attendre, à fureter petitement autour du puits et sous le hangar.
C’est ainsi, du moins, que j’imagine aujourd’hui notre arrivée. Car
aussitôt que je veux retrouver le lointain souvenir de cette première soirée
d’attente dans notre cour de Sainte-Agathe, déjà ce sont d’autres attentes
que je me rappelle ; déjà, les deux mains appuyées aux barreaux du portail,
je me vois épiant avec anxiété quelqu’un qui va descendre la grand-rue. Et
si j’essaie d’imaginer la première nuit que je dus passer dans ma mansarde,
au milieu des greniers du premier étage, déjà ce sont d’autres nuits que je
me rappelle; je ne suis plus seul dans cette chambre ; une grande ombre
inquiète et amie passe le long des murs et se promène. Tout ce paysage
paisible – l’école, le champ du père Martin, avec ses trois noyers, le jardin
dès quatre heures envahi chaque jour par des femmes en visite – est à jamais,
dans ma mémoire, agité, transformé par la présence de celui qui bouleversa
toute notre adolescence et dont la fuite même ne nous a pas laissé de repos.
(Tiré du Le Grand Meaulnes d’après A. Fournier)
C. Philippe appuya sur un bouton pour rembobiner le ruban
magnétique*, puis sur un autre pour passer à l’écoute. Hors du
magnétophone, sa propre voix déformée rauque, presque méconnaissable,
répéta mot pour mot, la lettre qu’il venait de dicter. Demain, sa secrétaire
taperait le texte à la machine et le présenterait à sa signature. Depuis quelque
temps, il se rendait après le dîner à son bureau pour y travailler, à tête
reposée, en l’absence du personnel. C’était même le meilleur moment de sa
journée, celui où il retrouvait son équilbre. Mais ce soir, il était fatigué,
distrait. Il ne savait comment articulerses phrases. Il s’écouta. Sa voix

94
tombait sans écho. Ce perfectionnement technique aggravait l’impression
de sa dolitude. Une fois de plus, il avait dîné en tête-à-tête avec Daniel.
Carole passait toutes ses soirées dehors. Elle avait sa vie, lui la sienne.
C’était le résultat d’un pact.
Quand il avait parlé du divorce, elle avait aussitôt posé ses conditions.
Non seulement elle exigeait une pension alimentaire exorbitante, Mais
encore elle prétendait cnserver la moitié de son affaire. S’il voulait rester
maître du Cabinet Eygletière, il devrait la dédommager. Sans doute avaitelle consulté des hommes de loi. Il nepouvait acquiescer à sa demande sans
se ruiner. Elle le tenait serré à lui couper le souffle. La plus grande bêtise
qu’il avait commise dans sa vie, c’était de l’avoir épousé sans contrat. Mais
elle paressait si jeune, si insouciante, si vulnérable à cette époque-là, qu’il
ne l’eût jamais supposée capable d’une arrière-pensée. Maintenant elle
jouissait de tous les avantages de la femme mariée sans en supporter les
inconvénients. Il devait même filer doux s’il ne voulait pas que, renversant
les rôles, ce fût elle qui demandât le divorce. Car elle avait des preuves de
ses infidélités, il en était sûr. Ils’aperçut que le ruban magnétique ne parlait
plus, se déroulant toujours et arrêta le magnétophone.
Minuit déjà. Il rangea ses papiers, pasa devant la salle des dactylos où
les machines à écrire d ormaient sous leurs housses, traversa le hall désert,
coupa toutes les lumières et sortit dans la rue sombre. Il n’était pas pressé
de rentrer chez lui. Qu’allait-il trouver rue Bonaparte? Une maison froide,
vide, sans âme. Après le renvoi de Mercédès, Carole avait engagé une
femme de journée à demi impotente, qui compliquait le travail d’Agnès au
lieu de l’aider. Le ménage était mal fait, les heures de repas n’étaient plus
respectées. Cette désorganisation affligeait Philippe, mais il n’avait pas le
courage de la combattre.
Lorsqu’il pénétra dans l’appartement, une anxiété qu’il connaissait
bien lui pinça le coeur: comme s’il se fût glissé dans une maison étrangère.
Tout ici, murs et meubles, était imprégné de la présence de Carole. Marchant
sur la pointe des pieds, il s’avança dans le salon et scruta l’obscurité devant
lui. Pas le moindre rai lumineux sous la porte de la chambre à coucher. De
deux choses l’une, ou Carole dormait, ou elle n’était pasz encore rentrée.
Depuis leur dispute, ils ne se rencontraient plus qu’aux heures de repas et
ne s’adressaient la parole qu’en cas de nécessité absolue. Debout au milieu
de la pièce, il écouta encore. Puis, chassé par le silence, il rebroussa chemin.
A présent, il couchait dans son bureau, sur le divan adossé à une
muraille de livres. Un lit de jeune homme, étroit et sec. Sur une petite table,
à portée de sa main, une lampe à pied de cuivre, un cendrier, des journaux,

95
un coupe-papiers, tout un confort de célibataire. Il s’assit lourdement au
bord du matelas. Subitement, il éprouva le poids des années sur ses reins.
Le coup que lui avait porté Carole l’avait
Stupéfié, écoeuré.
Il se dressa, traversa le couloir et entra dans la minuscule salle de bains
attenante à l’ancienne chambre de Jean-Marc. Son reflet s’inscrivit dans la
glace du lavabo. Le bas du visage avait épaissi. Il n’avait plus le courage de
suivre son régime.
(Tiré du Les Eygletière. La faim des lionceaux d’après H.Troyat)

96
Подписано в печать 16.02.2018 г. Формат 60х90 1/6
У.п.л. 4.50. Бумага офисная. Печать-ризография.
Тираж 100 экз.
--------------------------------------------------------------------------------
Издательство ФГБОУ ВО «Чеченский государственный университет»
Адрес: 364037 ЧР, г. Грозный,
ул. Киевская, 33.
Соседние файлы в предмете [НЕСОРТИРОВАННОЕ]
