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Учимся читать, переводить и пересказывать по-французски. Методическое пособие для студентов младших курсов.pdf
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monde. Ils ne se regardent pas. Il semble à Chabot que son corps est vide. Les bruits eux-mêmes viennent de très loin.
- Tu crois qu’il est mort?... C’est le Turc?
- C’est lui!... Je l’ai reconnu... Sa bouche ouverte... Et un oeil...
- Que veux-tu dire?
- Un oeil était ouvert, l’autre fermé.
Ils sont rue du Pont-d’Avroy. Tous les cafés sont fermés. Il ne reste d’ouvert qu’un seul où l’on sert des bocks, des moules et des pommes frites.
- On y va?
- De la bière!... Et des frites!... Et des moules!...
Et voilà qu’après cette première portion, ils en recommandent. Ils ont faim. Une faim extraordinaire...
Ils ne se regardent toujours pas. Dehors, c’est l’odscurité, avec de rares
passants qui marchent vite.
Une nouvelle terreur. Auront-ils à eux assez d’argent pour payer leur souper?
Les rues, les volets clos des magasins. Les deux jeunes gents traversent la Meuse.
Delfosse ne dit rien, regarde fixement devant lui, l’esprit si loin qu’il ne s’aperçoit pas que son ami lui parle.
Пояснения к тексту и рекомендации к переводу на русский язык:
Вопросы к тексту:
1. Pourquoi les deux amis sont-ils seuls dans tout le bâtiment?
2. Comment était leur état d’âme?
3. De quoi s’inquiétaient-ils?
4. Chabot par quelle porte voulait-il quitter la cave?
Pourquoi?
5. Pourquoi Delfosse ne voulait-il pas sortir le premier?
6. Delfosse pourquoi a-t-il poussé un cri? Vers où s’est-il
élancé?
7. Les amis qu’est-ce qu’ils ont remarqué dans le noir?
8. Pourquoi la mort du Turc les a tellement boulversés?
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9. Pourquoi les amis ont-ils oublié de refermer la porte?
10. Les amis qu’est-ce qu’ils fesaient dehors?
11. Pourquoi ils ne se regardaient pas toujours?
Задания к тексту:
1. Прочтите и переведите текст, опираясь на
рекомендации к переводу.
2. Текст состоит из трех больших сцен. Какие это сцены?
3. Орпеделите события, происходящие в зале и в подвале.
Как они соотносятся?
4. Составьте развернутый план текста. В каждом пункте
укажите ключевые слова и связующие элементы данного пункта с предидущим и последующим.
5. Составьте тематическую группу понятия «страх» на
основе лексических средств, использованных в тексте.
6. Поставьте письменно вопросы к выделенным словам и
выражениям.
7. Укажите причины (их три) страха молодых людей.
8. Найдите в тексте предложения, из которых можно
узнать о напряжении, в котором находились молодые люди. Какова роль номинативных предложений в ракрытии этого состояния? Постарайтесь восстановить полную картину происходящего.
9. Перескажите текст, соблюдая согласование времен и переводя
прямую речь и прямой вопрос в косвенный.
10.Переведите следующие предложения на французский язык:
1. Молодой человек спросил у официанта, кто это был.
2. Они остались одни в здании.
3. В темноте они не видели друг друга.
4. Они хотели узнать, не остался ли кто-либо в баре.
5. Шабо не видел лица друга, но чувствовал, что тот тоже был
бледным.
6. Шабо готов был заплакать от страха.
7. Шабо сказал Дельфосу, что он не думал, что тот был таким
трусливым.
8. Шабо спросил у Дельфоса, есть ли деньги у него, чтобы
заплатить за обед.
9. Шабо попросил Дельфоса посветить ему.
10.Шабо сказал, что он заметитл что-то на полу.
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11.Шабо спрорсил у Дельфоса, заметил ли он лицо человека,
лежащего на полу.
12.Один спросил у другого, когда закроют кафе.
13.Мать спросила у Жана где он был.
14.Мать сказала Жану, чтобы он съел ужин, который она ему
оставила на кухне.
15.Молодой человек ответил, что он не голоден.
16.Дельфосс вскликнул и бросился к двери, но в темноте не мог
ее найти.
17.Он попросил товарища дать ему спички, но тот не был
способен и пошевелиться от страха.
18.Жан спросил и Дельфоса, верит ли тот в то, что турок на самом
деле мертв.
19.На улице были слышны обрывки фраз и удаляющиеся голоса.
20.Кафе за углом было открыто и они зашли в него.
21.Сначала они заказали по одной порции пива, жареного
картофеля и мидий, но этого им показалось мало и они повторили заказ.
22.Едва успокоившись, они вновь пришли в волнение. Они
боялись, что им не хватит денег, чтобы расплатиться за ужин.
23.Дельфос шел молча, пристально глядя перед собой. Он не
замечал, что его друг ему что-то говорил.
24.Мать спрасила у Жана, который час.
25.Мать сказала Жану, что она не одобряет его поведения.
10. Составьте развернутый план представленного
текста и составьте 10-15 вопросов к нему. Задайте эти вопросы друг другу. Перескажите текст в 30 предложениях, соблюдая логику следования действия и выражая свое отношение к происходящему.
Émilie et le crayon magique
D’après H. Bichonnier
Émilie a maintenant perdu l’espoir de retrouver son crayon magique.
Dans la grande salle obscure où elle doit passer la nuit allongée sur le sol, en compagnie des autres baladins, la petite fille ne peut fermer l’oeil. Des
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pensées bien sombres lui trottent dans la tête. Cette fois, elle n’a plus aucune chance de revoir ses parents, ni de libérer Guillaume... Près d’Émilie, Anicet a fini par s’endormir, Anastase blotti contre lui.
Au petit jour, les chevaliers du baron Anselme font irruption dans la pièce. Ils doivent partir pour la chasse et en hâte donnent des ordres à leurs écuyers. Certains s’impatientent:
«Que fait donc messire Anselme? bougonnent-ils. Les sangliers ne nous attendront pas. Et les chiens vont finir par se dévorer entre eux, dans la cour!»
Sur ces entrefaites le baron apparaît, en proie visiblement à un violent courroux. Sans même saluer ses hommes, il marche droit sur Anicet, le menaçant d’un doigt vengeur:
«Stupide ménestrel! hurle-t-il. Chien malappris!»
Arrivé près du garçon, il l’empoigne par le collet et le soulève de terre
«Ton singe a souillé mes appartements! Il a fait des cabrioles sur mon lit, il a déchiré mes brocarts!
- Mais... balbucie Anicet, Anastase ne m’a pas quitté de la nuit!
- De la nuit, peut-être! Mais hier, quand il a disparu? J’ai la preuve que
c’est lui le coupable: j’ai trouvé dans ma chambre son jouet ridicule, cette
espèce de bâtonnet rouge qui manipulait sans cesse!»
Émilie, toute joyeuse, se remet à espérer. Elle se lance aussitôt dans une série de pirouettes et atterrit devant le baron.
« Eh bien, messire! Cela prouve simplement que cet animal vous aime plus que son maître!»
Surpris, Anselme lâche Anicet et demande, l’air amusé :
Par ma foi, bouffon, que chantes-tu là?
- En faisant de votre appartement son domaine, il a voulu vous prouver
son affection!»
Anselme, qui ne soupçonne pas la ruse, laisse éclater une hilarité bruyante. Émilie se hâte d’exploiter sa victoire:
«Puis-je aller chercher le bâtonnet, pour vous présenter ce soir la saynète à laquelle je pensais?
- Tu as l’air d’être aussi têtu que le singe! grommelle le baron
qui semble maintenant d’une humeur délicieuse. File! Et ne t’avise pas
de me décevoir!»
Certaine, cette fois, de toucher au but, Émilie part en trombe. Mais, au
moment où elle va franchir la porte, voilà qu’apparaît un écuyer du baron,
tenant par le col... le bouffon de messire Robert.
«Qu’est-ce là? rougit Anselme.
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- Le bouffon de messire Robert, Votre Seigneurie. Je l’ai
découvert dans le coffre où il se cachait depuis le début de notre
attaque. J’ai été attiré par la puanteur qui se dégageait du meuble. Le
drôle avait entreposé des victuailles de crainte de mourir de faim...»
Le baron, l’air terrible, regarde tour à tour Émilie et le nouveau bouffon.
«Qui ose se moquer de moi?»
L’écuyer désigne Émilie:
«Ce bouffon-là est un imposteur, messire.
Il s’agit d’une fille!»
Messire Anselme se dirige vers Émilie et lui arrache son chapeau à clochettes.
Un «oh!» de surprise résonne dans la salle comme les longs cheveux blonds de la petite fille se répandent sur ses épaules.
«Une fille! tonne Anselme. Voilà donc la sorcière dont on m’a parlé! Celle qui a osé vaincre Courtot au tournoi! Ah! tu t’es bien jouée de moi, diablesse, mais fini de rire! Qu’on la brûle sur-le-champ! Emmenez-la dans la cour et qu’on prépare le bûcher!»
Ce revirement de situation provoque un beau remue-ménage. A Anicet qui se préparait à sortir avec elle un instant plus tôt, Émilie murmure:
«Le crayon! Vite!»
Discrètement, tandis que son amie disparaît entre des gardes, le
ménestrel s’engage dans l’escalier qui mène aux appartements de messire Anselme, l’ancienne chambre de messire Robert. A mi-hauteur, il se trouve
face à deux archers qui descendaient. Jouant de leur surprise, Anicet fonce tête baissée et se glisse entre eux.
«Alerte! hurlent les archers. Alerte!»
Anicet les sent sur ses talons. Il a beau gravir les marches quatre à
quatre, son avance n’est pas grande. Soudain, deux autres gardes apparaissent en haut de l’escalier. Traqué, le garçon se plaque le dos au mur. Et, alors qu’il se croit perdu, il sent bouger sous ses doigts une aspérité de la paroi. En un clin d’oeil, sous les yeux des soldats éberlués, le ménestrel
disparaît, happé dans un trou noir...
«A l’aide ! hurlent les gardes. Le château est ensorcelé!»
Anicet a compris : il vient de découvrir fortuitement l’entrée du passage secret dont Guillaume lui a si souvent parlé. Il sait qu'il conduit par un escalier dérobé dans la chambre du seigneur.
«Quelle chance! murmure-t-il. Quelle chance! Le Ciel est avec moi!»
A tâton, il longe le mur. Quelques pas, et son pied heurte une marche.
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Il reconnaît l’escalier en colimaçon décrit par Guillaume. Arrivé en haut,
Anicet se trouve devant une porte de fer. Fébrilement, il explore, pouce par
pouce, les aspérités métalliques. Au bout d’une minute qui lui paraît une
éternité, il entend enfin n déclic et débouche dans la chambre du baron. Là, sur le sol, le crayon semble l’attendre...
11. Разбейте на составные части следующий текст, найдите ключевые слова в каждой из них, озаглавьте каждую часть, изложите кратко содержание каждой части в письменном виде. Задайте вопросы к каждой части. Опишите ваши впечатления, ваши эмоции, ваше отношение к героям и событиям текста. Логическая последовательность вопросов может быть положена в основу следования пересказа.
А. Le Requiem de Mozart
Un jour que Mozart était plongé dans une profonde réverie, il entendit
un carosse s’arrêter à sa porte. On lui annonce un inconnu qui demande à lui parler ; on le fait entrer, il voit un homme d’un certain âg, fort bien mis, les manières les plus nobles et même quelque chose d’imposant:
- Je suis chargé, monsieut, par un homme très considérable, de venir vous trouver.
- Quel est cet homme? interrompit Mozart.
- Il ne veut pas être connu.
- Et que désire-t-il?
- Il vient de perdre une personne qui lui était bien chère et dont la mémoire lui sera éternellement précieuse ; il veut célébrer tous les ans sa mort par un service solennel, et il vous demande de composer un Requiem por ce service.
Mozart se sentit frappé par ce discours. (...) Il promit de faire le
Requiem. L’inconnu continua:
-Mettez à cet ouvrage tout votre génie : vous travaillez pour un connaisseuren musique.
- Tant mieux.
- Combien de temps demandez-vous?
- Quatre semaines.
- Eh bien! je reviendrai dans quatre semaines. Quel prix mettez-vous à votre travail?
- Cent ducats.
L’inconnu les compte sur la table et disparaît.
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Mozart reste plongé quelques instants dans de profondes réflexions ; puis, tout à coup, il se met à écrire. (...) Il composait jour et nuit et avec une ardeur qui sembla augmenter en en avançant; mais son corps déjà faible ne put résister à cet enthousiasme: un matin, il tomba sans connaissance et fut obligé de suspendre son travail. Deux ou trois jours après, il dit brusquement à sa femme:
- Cela est certain, c’est pour moi que je fais ce Requiem, il servira à
mon service mortuaire.
Rien ne put le détourner de cette idée.
A mesure qu’il travaillait,il sentait ses forces diminuer de jour en jour, et sa partition avançait lentement. Les quatre semaines qu’il avait demandées s’étant écoulées, il vit un jour entrer chez lui le même inconnu.
- Il m'a été impossible, dit Mozart, de tenir ma parole.
Ne vous gênez pas, dit l’étranger. Quel temps vous faut-il encore?
- Quatre semaines. L’ouvrage m’a inspiré plus d’intérêt que je ne
pensait et je l’ai étendu beaucoup plus que je n’en avais le dessein.
En ce cas il est juste d’augmenter les honoraires; voici cinquante
ducats de plus.
- Monsieur, dit Mozart toujours plus étonné, qui êtes-vous donc?
- Cela ne fait rien à la chose. Je reviendrai dans quatre semaines.
(...) Le pauvre Mozart se mit dans la tête que cet inconnu n’était pas un homme ordinaire, qu’il avait sûrement des relations avec l’autre monde et qu’il lui était envoyé pour lui annoncer sa fin prochaine.
Il ne s’en appliqua qu’avec plus d’ardeur à son Requiem qu’il regardait
comme le monument le plus durable de son génie. Pendant ce travail, il tomba
Plusieurs fois dans des évanouissements alarmants. Enfin, l’ouvrage
fut achevé avant les quatre semaines. L’inconnu revint au terme convenu : Mozart n’existait plus.
Sa carrière a été aussi courte que brillante. Il est mort à peine âgé de trente-six ans; mais, dans ce peu d’années, il s’est fait un nom qui ne périra point tant qu’il se trouvera des âmes sensibles.
(D’après Stendhal)
Вопросы к тексту:
1. Qui était Mozart?
2. En quelle situation matérielle se trouvait sa famille?
3. Qui est venu un jour le voir? Donnez son portrait.
4. Pour quel but l’inconnu était-il venu?
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5. De la part de qui l’inconnu était-il venu?
6. Mozart a-t-il consenti à écrire le Requiem?
7. Mozart en quel état d’âme se trouvait-il?
8. Est-ce qu’il travaillait facilement?
9. Dans combien de temps l’inconnu devait-il revenir?
10. Mozart comment se sentait-il pedant qu’il écrivait le
Requiem?
11. Pourquoi a-t-il tombé sans connaissance?
12. L’inconnu qu’est-ce qu’il a fait pendant sa seconde visite?
13. Comment était l’inconnu?
14. Mozart à quel âge est-il mort?
15. Aimez-vous du Mozart?
Задания к тексту:
1. Опишите ваши впечатления, ваши эмоции, ваше отношение к
героям и событиям текста.
2. Какие фразы текста свидетельствуют о тяжелом душевном
состоянии композитора?
B. De nouveaux malheurs
A huit heures, il faisait déjà noir. C’était le moment de partir. Mulrady monta à cheval. Glenarvan lui donna la lettre et un revolver. Tous serrèrent la main de Mulrady.
«Maintenant, va, mon brave matelot, dit Glenarvan.
- Adieu, milord, dit calmement Mulrady, et il disparut
bientôt dans le bois.
Les voyageurs, après le départ de Mulrady, s’installèrent dans le chariot. Malgré
La pluie et le vent, le major et John Mangles gardaient le camp. Une attaque des bandits était possible.
Il faisait très mauvais. Les gardes essayaient en vain de voir ou
d’entendre quelque chose. Tout à coup au milieu des bruits de l’orage un
sifflement retentit.
«Vous avez entendu? demanda John Mangles au major.
- Oui, dit Mac Nabbs. Est-ce un homme ou un animal?
- Un homme», répondit John Mangles.
Alors les deux gardes écoutèrent plus attentivement. Quelques moment après, le sifflement se répéta, et quelque chose comme une détonation lui répondit. En ce moment, Glenarvan descendit du chariot.
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« Avez-vous entendu un sifflement et une détonation? demanda-t-il.
- Oui, mylord, répondit John Mangles.
- D’où venaient-ils?
- De là, dit John et montra la route prise par Mulrady.
- Allons ! dit Glenarvan et pris sa carabine.
- Non ! répondit le major. On veut nous éloigner du chariot.
- Et si Mulrady est tué par les bandits ! dit Glenarvan.
- Nous allons le savoir demain, dit calmement le major.
- Vous ne pouvez pas quitter le camp, mylord, dit John
Mangles, j’irai seul.
- Non ! dit Mac Nabbs. C’est un risque inutile. On va nous
tuer en détail. Si Mulrady a été tué, c’est un malheur. Mais une autre
mort ne le sauvera pas!»
Cependant Glenarvanne pouvait pas se calmer. Il alait autour du camp, regardait, écoutait attentivement. Il pensait toujours à Mulredy qui était peut-être blessé et l’appelait au secours.
«Edward, dit le major, calmez-vous. Écoutez un ami. Pensez à Lady Helena, à
Mary Grant, à tous les autres. Où voulez-vous aller ? Où retrouver Mulrady?»
En ce moment, et comme une réponse au major, un cri retentit: «Au secours! au secours!»
«Écoutez! Ce cri vient du côté où la détonation a retenti», s’écria
Glenarvan et se jeta dans le bois.
John Mangles et le major le suivirent.
Quelques minutes après, ils virent un homme par terre. C’était
Mulrady, il était blessé.
Quand ils revinrent au camp et mirent Mulrady au lit, ses yeux
s’ouvrirent, il prononça quelques mots. Mais sa voix était si faible qu’on ne
pouvait rien entendre. Le major approcha son oreille de la bouche du blessé, et il put entendre ces mots:
«La lettre ... Ben Joyce ...»
Le major répéta les mots à haute voix et regarda ses amis. Que voulait dire Mulrady?
«Ben Joyce l’a attaqué, mais pourquoi? demanda Mac Nabbs. Seulement pour l’arrêter, pour l’empêcher d’arriver au Duncan? Cette
lettre ...»
Glenarvan visita les poches de Mulrady. La lettre à Tom Austin n’y
était plus!
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La nuit finit dans l’inquiétude. Mulrady restait sans connaissance. On avait peur qu’il ne vînt à mourir. Lady Helena et Mary Grant ne le quittaient
pas.
Le matin, John Mangles, Paganel et Glenarvan allèrent examiner le bois autour du camp. Ils ne virent aucune trace de Ben Joyce ni de sa bande,
sauf deux bandits tués par Mulrady. L’un étai le forgeron de Black-Point.
«Il est impossible d’envoyer un autre homme à Melbourne, dit
Glenarvan.
- Cependant, il faut le faire, mylord, dit John Mangles, et
j’essayrai de passer là où mon matelot n’a pas pu passer.
- Non, John. Tu n’as même pas un cheval pour te porter à
Melbourne. Et puis, il y a trop de risque pour un homme qui voyage seul à pied dans ce pays inconnu. Nous attendrons huit jours, quinze jours. Quand les eaux de la Snowy baisseront, nous irons à la baie Twofold, et de là nous pourrons sans danger envoyer au Duncan l’ordre de venir à la côté est.»
Quand Glenarvan, John Mangles et Paganel revinrent au camp, ils entendirent le cri de Robert:
«Il va mieux! il va mieux!
- Mulrady? ...
- Oui! Edward, répondit Lady Helena, notre matelot vivera.
- Où est Mac Nabbs? demanda Glenarvan.
- Près de lui. Quand Mulrady a repris connaissance, il a voulu
lui parler.»
Quelques minutes après, le major parut. Son visage qui était toujours calme, paraissait très inquiet. Glenarvan l’interrogea. Voilà ce que Mac Nabbs lui raconta:
«Quand Mulrady a quitté le camp, il s’est dirigé vers la route de
Lucknow à
travers le bois. Il se dépêchait. Tout à coup quelques hommes se sont jetés sur lui.
Mulrady est tombé du cheval. Il a tiré, deux hommes sont tombés. A la lumière des détonations, il a reconnu Ben Joyce. Puis Mulrady a été
blessé. Les bandits ont pensé qu’il était mort. Il a senti qu’on cherchait
quelque chose dans ses poches. Puis un bandit a dit :
«J’ai la lettre.
- Donne, a dit Ben Joyce, et maintenant le Duncan est à nous.
Donne-moi son cheval. Dans deux jours, je serai à bord du Duncan,
dans six, à la baie Twofold. L’expédition du mylord sera encore embourbée
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