Вводно-коррективный фонетический курс французского языка. Учебное пособие для студентов языковых факультетов
.pdfToi de moi et moi de lui L’une hier l’autre aujourd’hui
Anton, Ivan, Boris et moi Rebecca, Paula, Johanna et moi
Dire qu’au moment de se marier On est tous allés chercher Ailleurs ce que l’on avait
Aportée de notre main On a quitté les copains
Anton, Ivan, Boris et moi Rebecca, Paula, Johanna et moi Anton, Ivan, Boris et moi Rebecca, Paula, Johanna et moi
Aujourd’hui chaque fois qu’on s’écrit C’est qu’il nous vient un enfant
Le monde a beau être grand C’est à peine s’il contient Nos enfants et leurs parrains
Anton, Ivan, Boris et moi Rebecca, Paula, Johanna et moi Sacha, Sonia, David et moi Dimitri, Iona, Natacha et moi Sacha, Sonia, David et moi Dimitri, Iona, Natacha et moi [18].
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Pour dessiner un bonhomme —Anne Sylvestre
Pour dessiner un bonhomme On fait d’abord un rond comme Comme une pomme
Comme une pomme Puis un autre rond plus bas
Et deux barres pour les bras Avec plein, plein, plein, de doigts Comme une fleur tu vois
Avec plein, plein, plein de doigts Comme une fleur encore une fois
Puis pour lui faire des jambes Il ne faut pas que la main tremble Sinon il tombe
Sinon il tombe
Il manque encore les oreilles On fait bien les deux pareilles Avec plein, plein de cheveux Une bouche et deux yeux
Avec plein, plein de cheveux
Et puis le nez bien au milieu
Mais pour dessiner maman
On s’y prend tout autrement [17].
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Les poèmes
Titre : Chanson
Poète : Victor Hugo (1802–1885) Recueil : Les contemplations (1856)
Si vous n’avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la tête au roi ?
Si vous n’avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Si vous n’avez rien à m’apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Sur le rêve angélique et tendre,
Auquel vous songez en chemin,
Si vous n’avez rien à m’apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Si vous voulez que je m’en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
Lorsque je vous vois, je tressaille :
C’est ma joie et mon souci.
Si vous voulez que je m’en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
Titre : Familiale
Poète : Jacques Prévert (1900–1977)
La mère fait du tricot
Le fils fait la guerre
Elle trouve ça tout naturel la mère
Et le père qu’est-ce qu’il fait le père ?
Il fait des affaires
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Sa femme fait du tricot Son fils la guerre
Lui des affaires
Il trouve ça tout naturel le père Et le fils et le fils
Qu’est-ce qu’il trouve le fils ?
Il ne trouve rien absolument rien le fils
Le fils sa mère fait du tricot son père des affaires lui la guerre Quand il aura fini la guerre
Il fera des affaires avec son père
La guerre continue la mère continue elle tricote Le père continue il fait des affaires
Le fils est tué il ne continue plus Le père et la mère vont au cimetière
Ils trouvent ça tout naturel le père et la mère
La vie continue la vie avec le tricot la guerre les affaires Les affaires la guerre le tricot la guerre
Les affaires les affaires et les affaires La vie avec le cimetière
Titre : Déjeuner du matin
Poète : Jacques Prévert (1900–1977)
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
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Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s’est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu’il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j’ai pris
Ma tête dans ma main
Et j’ai pleuré
Titre : Pour toi mon amour
Poète : Jacques Prévert (1900–1977)
Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j’ai acheté des oiseaux
Pour toi mon amour
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Je suis allé au marché aux fleurs
Et j’ai acheté des fleurs
Pour toi mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
Et j’ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi mon amour
Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t’ai cherchée
Mais je ne t’ai pas trouvée
Mon amour
Titre : Mon petit chat
Poète : Maurice Carême (1899–1978)
J’ai un petit chat,
Petit comme сa.
Je l’appelle Orange.
Je ne sais pas pourquoi
Jamais il ne mange
Ni souris ni rat.
Ni souris ni rat.
Aimant le nougat
Et le chocolat.
Mais c’est pour cela,
Dit tante Solange,
Qu’il ne grandit pas !
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Titre : Que le monde est petit
Poète : Maurice Carême (1899–1978)
Pour traverser le ciel,
Je n’ai pas besoin d’ailes ;
Pour aller sur la mer,
Pas besoin de steamer.
Quand je chausse mon rêve,
Que les routes sont brèves,
Que le monde est petit !
Ce n’est pas moi qui parle,
Mais bien une fourmi
Trainant un brin de paille
Aux abords de son nid.
La fable
Le Corbeau et le Renard par Jean de La Fontaine
* * *
Maître corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître renard par l’odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage :
« Et bonjour Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !
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Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois ».
Aces mots le corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec laisse tomber sa proie.
Le renard s’en saisit et dit: « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute ».
Le corbeau honteux et confus
Jura mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
Dialogue Entre Le Petit Prince Et Le Renard
C’est alors qu’apparut le renard :
—Bonjour, dit le renard.
—Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
—Je suis là, dit la voix, sous le pommier…
—Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
—Je suis un renard, dit le renard.
—Viensjoueravecmoi,luiproposalepetitprince.Jesuistellement triste…
—Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
—Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta :
—Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
—Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?
—Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
—Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
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—Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
—C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens ».
—Créer des liens ?
—Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
—Je commence à comprendre, dit le petit prince.
Il y a une fleur... je crois qu’elle m’a apprivoisé...
—C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
—Oh! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut très intrigué :
—Sur une autre planète ?
—Oui.
—Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
—Non.
—Ça, c’est intéressant ! Et des poules ?
—Non.
—Rien n’est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée :
— Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressem-blent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera marveilleux
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quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
—S’il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
—Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
—On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
—Que faut-il faire ? dit le petit prince.
—C’est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu’à la vigne. Si les chasseurs dansaient n’importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n’aurais point de vacances.
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