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Образ жизни современного француза. Праздники и будни. Пособие по французскому языку и культуре Франции

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☆
Texte 1
LE CHOC DU LUNDI
Qui hait les dimanches ? Les seuls au monde et les PDG intoxi­qués. Et qui boude les lundis ? Vous, nous, des milliers, des millions de salariés, d’étudiants, d’écoliers. C’est même une sorte de phéno­mène national dont on s’étonne qu’aucun sociologue n’ait encore étu­dié les répercussions ! Baisse de la productivité, recrudescence des malaises psychosomatiques, etc.
Jacqueline Demornex amorce l’enquête.
« Le lundi, le métro sent plus mauvais que les autres jours. » Ce n’est pas un proverbe du style « l’herbe du voisin est toujours plus verte » mais la constatation de Janine (secrétaire, 35 ans), qui hait les lundis.
Elle n’est pas la seule. J’ai fait le tour des bureaux lundi dernier. En demandant à chacun : « Comment allez-vous ? ». Les trois-quarts m’ont répondu : « Comme un lundi ! ». Sans vraiment plaisanter. C’était un lundi comme les autres. Avec, dans les couloirs, l’atmos­phère morose des lendemains de grande sortie à l’internat. Pourtant, nous n’étions pas au lycée et les gens interviewés étaient des adultes. En général, ils aiment ce qu’ils font mais...
On se console avec du café et des journaux
Mais le lundi, c’est un peu comme la fi n des vacances, dit Martine (qui en vacances, s’arrange pour n’avoir ni lundi, ni mardi, ni, etc.). En vacances, on oublie le temps. En week-end aussi. Le lundi est ter­rible parce que, de nouveau, il faut reprendre la notion de l’heure et des horaires...
Denis R. (photographe) va plus loin : il refuse de travailler le lundi matin. Parce que, dit-il, il règne dans Paris une tristesse collective qui me déprime. Les gens ont des visages sinistres et quand ils parlent,
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c’est pour faire des constatations négatives. Dans le petit bistrot où je prends mon café, je n’entends que des « c’est pas une vie, encore une semaine à tirer, vivent les vacances ! »
Les remèdes à ce manque d’entrain sont presque toujours les mê­mes : du café, deux fois plus de café que d’habitude. Les journaux. « Moi, dit Pierre (qui avoue ne prendre qu’une tartine au lieu de deux le lundi matin), j’achète “ L’Equipe ”, le lundi seulement, parce que j’y trouve les résultats de mon dimanche sportif. C’est ma façon de la revivre. »
Marie-Françoise est un cas extrême. Tous les matins sont des lun­dis, pour elle. Pour me mettre en train, je dois me réveiller à 6 h, écou­ter les informations, prendre trois cafés, bref, faire comme si j’avais tout mon temps. J’ai horreur d’être harcelée et je retarde le plus possi­ble le moment où il faudra retrouver le métro-boulot-dodo. Le lundi, ce syndrome matinal est hypertrophié. Surtout si j’ai passé un week­end très détendu.
« Pour prolonger ce repos, et pour rentrer en douceur dans ma se­maine, je m’offre un taxi le lundi matin. Durant le trajet, je lis les hebdomadaires. C’est ma compensation du lundi matin, les hebdos. Je suis sûre qu’ils paraissent ce jour-là pour faire oublier aux gens que ce n’est plus dimanche. »
L’angoisse de retrouver son travail
On ne peut, bien sûr, parler du lundi sans évoquer le dimanche. Pour Jean-Paul (étudiant à Besançon) : « Le plus triste, c’est l’impres­sion, le dimanche soir, que la fête est fi nie. Alors on essaie de la faire durer un peu. Heureusement, il y a le fi lm à la T.V. » Marie approuve. « Ce fi lm du dimanche soir m’a changé la vie. Il retarde l’échéance. On se dit «mais non, le dimanche n’est pas fi ni », il y a encore un plaisir au programme. Alors qu’avant, tout commençait à se dégrader dès le déjeuner. Une espèce d’angoisse me prenait à l’idée de retrouver mon travail. L’impression que je n’y arriverais jamais... Un peu comme lorsque j’allais au lycée... Je devais, sur l’ordre de mon père, préparer mon cartable pour le lendemain. Je me sentais, comment dire, « mau­vaise élève... ou plutôt mauvaise conscience... J’ai toujours pensé que je ne savais pas assez mes leçons... » « Bien qu’ils n’aient plus depuis longtemps la hantise de l’interrogation écrite, bien des adultes n’aiment pas penser à cette première heure du lundi. Et comme lorsqu’ils avaient 10 ans, ils ont le «cafard du dimanche soir... » Moralités si on veut profi ter pleinement, il ne faut pas trop aimer les dimanches...
Et si vous le notiez...
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Dans une optique française
Le PDG : le Président-directeur général d’une société.
L’internat (m.) : partie de l’école où vivent les élèves (appelés in­ternes) qui habitent trop loin pour rentrer chez eux tous les soirs. Aux petites vacances, ils rentrent chez leurs parents pendant plusieurs jours ; c’est ce qu’on appelle une grande sortie.
La tartine : tranche de pain recouverte de beurre ou de confi ture qui, avec le bol de café au lait, fait partie du petit déjeuner typique des Français.
L’Equipe : journal sportif qui paraît tous les jours et qui a environ 300 000 lecteurs.
Métro-boulot-dodo (разг.) : trajet-travail-sommeil ; slogan inventé en mai 1968 pour décrire la monotonie de la vie quotidienne de l’ouvrier parisien.
Un hebdomadaire : magazine comme Elle, L’Express, Paris-Match, etc. qui paraît chaque semaine (разг. un hebdo).
Le fi lm à la T.V. : le dimanche soir, il y a toujours un fi lm sur la première chaîne de télévision.
Le cartable : le sac dans lequel les écoliers mettent leurs livres et leurs cahiers. Ce mot évoque, pour les Français, les années d’école et de lycée.
L’interrogation écrite (разг. l’interro) : pour vérifi er rapidement les connaissances des élèves, le professeur leur pose une série de ques­tions écrites. Cet exercice, souvent imprévu, n’est pas apprécié des élèves.
La langue de tous les jours
Les seuls au monde : les personnes qui vivent seules et n’ont pas d’amis.
Faire le tour des bureaux : visiter tous les bureaux.
S’arranger : s’organiser.
Encore une semaine à tirer : il faut encore travailler pendant une semaine avant le prochain week-end.
Se mettre en train : retrouver un rythme normal d’activité.
Être harcelé : ici, être obligé de se dépêcher.
Hypertrophié : augmenté de façon spectaculaire.
Echéance, f : ici, le moment désagréable où l’on doit recommencer à travailler.
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Y arriver : en être capable. Cafard, m (разг.) : sentiment de dépression.
haïr (2 gr) — ненавидеть (je hais, nous haïssons) intoxiqué, -e — отравленный, -ая bouder qch, qn — дуться на что-л., на
кого-л.
salarié, -e — рабочий, -ая (получаю-
щий оклад)
s’étonner de qch — удивляться
чему-л.
répercussion, f — отзвук, отклик, по-
следствие
se consoler avec qch — утешаться
чем-л. s’arranger — устраиваться, ухитряться terrible — ужасный, -ая notion, f — понятие horaires, m pl — расписание régner — царить tristesse, f — грусть, тоска déprimer qn — угнетать кого -л. visage, m — лицо sinistre — угрюмый, -ая; мрачный,-ая;
зловещий, -ая remède, m — лекарство entrain, m — энтузиазм, пыл cas, m — случай se mettre en train — 1) приобрести
форму; 2) впрягаться
baisse, f — снижение, понижение productivité, f — производительность recrudescence, f — всплеск, рост malaise, m — недомогание, болезнь amorcer — начинать sentir mauvais — плохо пахнуть proverbe, m — пословица herbe, f — трава faire le tour de qch — обойти, объехать
.
что-л
lendemain, m — (на) сле
дующий
* * *
avoir tout son temps — не торопиться,
иметь время в запасе
avoir horreur de qch — ненавидеть
что-л. être harcelé, -e — иметь harceler qn — мо
кого-л. retarder qch — откладывать, задержи-
вать что-л. métro-boulot-dodo = métro, travail,
sommeil prolonger qch — удлинить, продол-
жить что-л. rentrer en douceur — вернуться не сразу durant — во время hebdomadaire (сокр. hebdo), m — еже-
недельник
много забо
лотить, колотить
день
т
évoquer qch — вспомнить, упомянуть durer — длиться changer la vie à qn — изменить чью-л.
жизнь
échéance, f — окончание, истечение
срока
se dégrader — разрушаться, портиться une espèce de... — нечто вроде...,
какой-то (какая-то)...
cartable, m — школьный портфель
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* * *
mauvaise conscience, f — недобросо-
вестность
hantise, f — навязчивая идея interrogation, f — опрос cafard, m — 1) таракан; 2) плохое на-
строение
moralité, f — мораль, вывод profi ter de qch — воспользоваться
чем-л.
Exercices
Exercice 1
Analysez les phrases ci-dessous et dites lesquelles correspondent
aux idées du texte :
1. Tout le monde hait les dimanches.
2. Les dimanches ne sont haïs que par les seuls au monde ou les
PDG intoxiqués.
3. Autrefois les gens ne haïssaient pas les dimanches.
4. Tous ceux qui travaillent ou étudient boudent les lundis.
5. Seuls les hommes boudent les lundis.
6. Seules les ménagères boudent les lundis.
7. Le lundi la productivité de travail est plus grande parce que les
gens se sont bien reposés le dimanche.
8. Le lundi la productivité de travail est basse, car le moral des gens
est à zéro après dimanche.
9. Les sociologues ne tiennent jamais compte des répercussions
qu’a le moral des gens sur leurs activités.
10. Les sociologues tiennent rarement compte de l’état moral des
gens.
11. Le choc du lundi peut causer des malaises psychosomatiques.
12. Les stress sont nécessaires à la vie humaine.
13. L’absence de stress fait dégénérer les humains.
14. Le lundi, c’est un peu comme la fi n des vacances.
15. Le lundi est terrible parce qu’il faut reprendre la notion de
l’heure.
les vacances.
17. Les Français sont un peu trop attachés au plaisir, c’est pourquoi
ils n’aiment pas la semaine.
18. Les Français n’aiment pas le lundi à cause de la foule et de la
circulation en ville.
Exercice 2
Répondez aux questions :
1. Pourquoi est-ce que les seuls au monde et les PDG intoxiqués
haïssent les dimanches ?
2. Est-ce vrai pour la France seulement ?
3. Quelles sont les répercussions du choc du lundi ?
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* * *
4. Est-ce que les gens vont plus mal, le lundi matin, que les autres
jours ? Que répondent-ils à la question « Comment allez-vous ? » Et vous ?
5. Le bureau est comparé à l’internat. Qu’est-ce qu’ils ont en com-
mun ?
* * *
6. Est-ce qu’il y a un remède à l’angoisse du lundi ?
7. Est-ce terrible, en général, de reprendre la notion de l’heure et
des horaires ?
8. Pourquoi Denis R., photographe, refuse-t-il de travailler le lundi
matin ? A-t-il raison, professionnellement ?
9. Pourquoi est-ce que Pierre ne mange qu’une tartine au lieu de
deux le lundi matin. Pourquoi achète-t-il « L’Equipe » le lundi ?
10. Est-ce que tous les matins de la semaine sont des lundis pour
vous, comme pour Marie-Françoise ?
11. Trouvez-vous que la méthode de Marie-Françoise (pour se met-
tre en train) est acceptable pour vous ?
12. Connaissez-vous des gens qui vivent au même rythme « métro-
boulot-dodo » ? Et qui vit différemment ?
13. Pouvez-vous vous offrir un taxi le lundi matin pour rentrer en
douceur dans votre semaine ?
14. Lisez-vous beaucoup les hebdomadaires ?
* * *
15. Avez-vous l’impression, le dimanche soir, que la fête est fi nie ?
Comment faites-vous pour la faire durer un peu ?
16. De quel genre de fi lm à la T.V. parlent Paul et Marie ? Est-ce
qu’un programme intéressant est capable de prolonger la fête ?
17. Est-ce que la télévision a beaucoup d’infl uence sur les Français ?
Et sur les Russes ?
18. Aimez-vous les dimanches beaucoup, trop, ou pas trop ?
Exercice 3
Analysez la sentence ci-dessous en donnant les arguments pour et
contre : « Quand on travaille on ne vit plus ».
Exercice 4
Etudiez le texte du point de vue de sa rédaction :
1. A quel contenu vous attendez-vous, en lisant le titre du texte ?
Pourriez-vous en proposer un autre ?
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2. Le problème, est-il assez cerné dans le premier passage ?
3. Résumez chaque paragraphe en une ou deux phrases.
4. Faites une annotation en russe.
5. Faites une annotation en français.
Exercice 5
a) À base du texte « Le choc du lundi », faites un scénario pour un
fi lm comique ; un fi lm d’aventure ; un drame.
b) Lundi matin vous parlez à vos collègues du dimanche passé : loisirs, repos, aventures, spectacles etc. et de la rentrée au bureau, le matin.
c) Faites l’enquête parmi vos camarades : Quel est le jour de la semaine que vous aimez le moins ? le plus ? Donnez vos raisons.
Précis de syntaxe
INFINITIF À LA PLACE DU NOM
DE LA SUBORDONNÉE
La syntaxe française est assez compacte. Ainsi, le français recourt plus souvent à l’infi nitif, 1à où le russe emploie le nom ou la subor- donnée :
В хит-параде статей экономии, на которые можно легко согла­ситься, первое место, бесспорно, занимает одежда.
Среди европейцев французы наименее склонны к сильному затягиванию поясов.
Au hit-parade des économies faciles à admettre, l’habillement tient, incontestablement, la vedette.
Les Français sont les Européens les moins disposés à se serrer fort la ceinture.
Exercices
Exercice 1
Traduisez en russe :
1. Les textes authentiques français sont diffi ciles à traduire.
2. Le niveau de vie tend à baisser, ces derniers temps.
3. Nous sommes contents de partir en vacances.
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4. Les Américains ne sont pas disposés à reconnaître la priorité ja-
ponaise dans l’électronique.
5. Ils sont heureux de vous avoir rencontré à cette conférence.
Exercice 2
Traduisez en français :
1. Мои дети рады, что уезжают в деревню.
2. Мы были счастливы, что познакомились с такими добрыми
людьми.
3. Он не склонен к признанию прав другого человека.
4. Курс евро по отношению к доллару имеет тенденцию к по-
нижению.
5. Эти пункты договора трудны для разработки.
Texte 2
LE HIT-PARADE DE NOS ÉCONOMIES
Sur quoi allons-nous nous priver ? Les politiques, les économistes se posent aujourd’hui la même question. Comment le comportement quotidien des acheteurs (et surtout acheteuses) français va-t-il évoluer ? A défaut de prévisions, Alain Wieder analyse quelques sondages ré­cents et très révélateurs.
Les enquêtes réalisées ces derniers temps par les commerçants et les pouvoirs publics aboutissent à ce portrait robot du Français en pé­riode de hausse des prix : il remet souvent à plus tard ses achats impor­tants, change rarement de magasin, ne saute jamais un repas et n’est pas décidé à raccourcir ses vacances, serait-ce d’une minute. Une étu­de menée dans les 9 pays européens ajoute à ce tableau qu’à la diffé­rence des Italiens et des Allemands, qui réduisent sans trop rechigner leur budget loisir, les Français sont les Européens les moins disposés à se serrer fort la ceinture, à puiser dans leur bas de laine ou à faire des heures supplémentaires pour s’offrir ce dont ils ont envie, malgré le prix. Il n’empêche que plus les revenus sont bas, plus il est diffi cile d’échapper aux économies forcées. Le centre de Recherche et de Do­cumentation du consommateur confi rme, sur ce point, les observations des grands magasins et des petits commerçants : au hit-parade des économies faciles à admettre, l’habillement tient incontestablement la vedette.
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