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Qui_lira_rira.doc
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13.03.2016
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Une rencontre

J’ai quitté Pologne pour faire du tourisme à l’étranger. Chaque matin, sac au dos, je partais en excursion. Je parlais assez bien le français, le russe et l’anglais et jusqu’à présent je n’avais pas eu trop de difficultés.

Un beau jour je m’étais levé de bonne heure pour aller visiter une ville, célèbre par sa beauté. J’étais déjà en route, lorsque j’ai constaté que j’avais oublié d’emporter mes provisions. Il me fallait donc prendre, cette fois-ci, mon repas dans une auberge ou au restaurant. Le chemin était long. La longue marche me donnait de l’appétit et je me dis que je demanderais le chemin d’une auberge à la première personne que je rencontrerais dans la route.

Ce fut une fermière qui conduisait un troupeau de vaches.

Je la salue poliment et lui dis dans mon français le plus correct.

  • Pardon, Madame, pour aller à l’auberge, s’il vous plaît.

Elle me regarde avec un sourire aimable et ne répond pas.

Je répète en russe:

- Excusez-moi, Madame, y a-t-il une auberge non loin d’ici?

Pas de réponse.

Je continue en anglais, sans plus de succès.

Tout à coup j’aperçois un facteur qui pédale sur la grande route.

A mon signe, il s’arrête, descend de vélo et écoute mes questions avec la plus grande attention. Puis il me répond très vite dans un langage dont je ne comprends rien. Je voulais le prier de s’exprimer plus clairement, mais il est déjà monté sur son vélo et repartit.

Je me trouvais dans un endroit d’où partaient plusieurs chemins. La difficulté était de trouver le plus court. Pour aller à la ville où j’étais sûr de trouver une auberge, je n’avais qu’à suivre la chaussée. Mais cela me semblait trop long. Je cherchais donc un raccourci. A ma gauche un chemin traversait le pont et se perdait ensuite dans la forêt. Ce n’était sûrement pas la bonne direction. Cependant, de toutes les explications que le facteur m’avait données j’avais cru comprendre que je devais longer le sentier qui se trouvait à droite de la route. Ca pourrait être un raccourci qui me conduirait peut-être jusqu’à l’auberge. Je tourne donc à droite, je fais encore un bon quart d’heure de marche et j'arrive juste en face du bureau de poste. Je regarde autour de moi. Je me trouvais sur la place du marché. Des ménagères avec leurs paniers bien remplis faisaient justement le tour des étalages. D’un côté, on voyait s’élever le clocher d’une très belle église et de l’autre – les tours d’un château. Il y avait aussi une école, une pharmacie et même un cinéma, mais pas d’auberge. Le seul restaurant que j’ai trouvé était fermé.

Je m’approche d’un groupe de jeunes gens pour les questionner. Ils ne me comprennent pas. Comment faire pour leur expliquer que j’ai faim et que je voudrais déjeuner. J’en trouve enfin le moyen. Je porte les mains à ma bouche comme celui qui mange en se servant d’une fourchette et d’un couteau. Cela les amuse beaucoup, ils appellent leurs camarades, et bientôt je suis entouré d’un cercle de curieux qui devient de plus en plus large.

Chacun de mes gestes est salué d’un grand éclat de rire. On pourrait croire que je joue une comédie devant un public de théâtre. Je commençais à avoir assez de mon rôle de comédien, lorsqu’une bonne femme touchée peut-être par mon visage fatigué, me fit signe de la suivre. Croyant que c’était pour me montrer une auberge, je la suis de mon pas le plus pressé, en voyant déjà en mon imagination le moment joyeux où je me mettrai à table. J’imaginais le menu: d’abord des hors-d’oeuvre ou un bon potage, puis du poisson, ensuite un rôti de boeuf avec des légumes et, comme dessert, une compote de fraises. Je me trompais cependant. La voilà qui s’arrête devant une boutique pour me faire entrer à l’intérieur. C’était une épicerie où il n’y avait rien à manger. Pas même une boîte de conserves, un morceau de pain ou de fromage. L’épicière m’accueille avec un sourire aimable et me propose d’abord une grande bouteille de vin, puis un verre de cognac, un paquet de thé, et enfin une boîte de bonbons. Chaque fois je fais non de la tête. Je me sentais trop fatigué par la faim et la marche pour pouvoir prononcer une parole. Tout à coup j’entends près de moi une voix qui disait:

  • Vous cherchez quelque chose, Monsieur? Puis-je vous aider?

C’était un vieil homme qui me parlait en allemand.

J’étais plus inquiet que joyeux. Car de toutes les langues que je connaissais, l’allemand était celle que je parlais le moins souvent.

Le vieil homme, lui aussi, le parlait avec peine. Il sut pourtant me dire qu’il y avait une auberge à la sortie du village et qu’il allait dans cette direction.

Nous voilà donc partis ensemble. Par politesse, j’essayais de continuer la conversation. Mais cela était vraiment trop difficile. Depuis le matin j’avais fait tant d’essais de langues les plus diverses que je n’étais plus sûr de pouvoir parler correctement la mienne. De temps à autre, un silence se faisait, car chacun de nous cherchait des mots qu’il avait oubliés. Et le chemin était long.

  • Je suis très heureux d’avoir fait votre connaissance, dis-je enfin à mon guide, sans votre aide, je crois que je n’aurais pas pu trouver le chemin de l’auberge. les habitants de cette ville ne parlent que leur propre langue. Où avez-vous appris l’allemand?

  • Dans mon pays avant la première guerre mondiale. Ma patrie était alors occupée par les Allemands. Je l’ai quittée ensuite pour venir habiter ici.

  • Mais de quelle nationalité êtes-vous donc?

  • Je suis Polonais.

Vous pouvez vous imaginer ma surprise.

Ce qui nous amusait le plus, c’était que nous nous soyons donné tant de peine à parler allemand, alors que nous aurions pu utiliser la langue de notre pays avec beaucoup plus de succès.

Mots et expressions à retenir

de bonne heure – рано

emporter – брать с собой

auberge (f) – постоялый двор, ресторан

fermière (f) – фермерша

troupeau (m) – стадо

facteur (m) – почтальон

pédaler – ехать на велосипеде

raccourci (m) – кратчайший путь

longer le sentier – идти по тропинке

faire le tour des étalages – обходитьлотки(витрины)

panier (m) – корзина

clocher (m) – колокольня

fourchette (f) – вилка

éclat (m) de rire – взрывсмеха

faire signe de f. qch – сделатьзнак

hors – d'oeuvre (m) – закуска

rôti (m) de boeuf – жаркоеизговядины

épicerie (f) – бакалейнаялавка

épicière (f) – продавщицабакалейнойлавки

faire non de la tête –отрицательно качать головой

parler une langue avec peine – с трудом говорить на каком-нибудь языке

faire un essai – делатьпопытку

se donner de la peine – стараться,трудиться

Test de compréhension №1

1. L'auteur parlait bien polonais

Vrai Faux

  1. D'habitude l'auteur prenait ses provisions avec lui

Vrai Faux

  1. Il voulait manger cette fois au restaurant parce qu'il a oublié ses provisions

Vrai Faux

  1. Le facteur ne lui a rien répondu

Vrai Faux

  1. L'auteur s'est perdu en route

Vrai Faux

  1. Il est arrivé dans une ville où il n'y avait pas de restaurant

Vrai Faux

  1. Les jeunes s'amusaient beaucoup parce qu'ils ne comprenaient pas la langue de l'auteur

Vrai Faux

  1. Une bonne femme l'a amené enfin à l'auberge mais elle était fermée

Vrai Faux

  1. Le vieil homme parlait allemand couramment

Vrai Faux

  1. L'action de cette histoire se passe en Russie

Vrai Faux

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