Французский язык в профессиональной деятельности (для обучающихся по направлению подготовки «Международные отношения»). В 2 частях. Ч.1. Учебное пособ
.pdfRussie à la fin du XIX siècle
L’abolition du servage (1861)
Le «Statut des paysans libérés du servage» est signé par le tsar le 3 mars et publié le 17 mars 1861. Le paysan reçoit juridiquement la liberté personnelle; il a droit à sa maison et ses dépendances. 47 millions de paysans sont libérés; ils reçoivent le droit d’acheter des biens immobiliers, de se livrer au commerce, à l’industrie et d’intenter des procès.
On concède au paysan une parcelle de terre qui dépend de la communuaté rurale et qu’il doit rembourser en quarante neuf ans (aidé par l’Etat à 80%). Mais, en général, celui-ci reçoit un lot de terre insuffisant pour vivre et dont le prix dépasse de beaucoup sa valeur. Le rachat dépend du propriétaire, qui, le plus souvent, fera traîner les choses.
En 1881, un septième des serfs n’aura pas encore pu se libérer définitivement. Beaucoup d’entre eux auront abandonné la terre pour travailler dans les usines. La campagne s’est appauvrie, mais la réforme a profité aux industriels et à la classe marchande.
Les réformes administratives, judiciaires et militaires
En janvier 1864, le «Règlement sur des institutions provinciales» crée les zemtsvos (conseils locaux) dans les gouvernements et les districts. La compétence de ces conseils élus s’étend notamment à la santé publique, à l’éducation, à la voirie et à l’agronomie. Sir leur rôle reste limité, les zemtsvos formeront par la suite une nouvelle classe active (médecins, instituteurs). En 1870 est édicté un «Règlement urbain», qui crée les assemblées municipales.
La réforme des institutions judiciaires de décembre 1864 institue des tribunaux distincts de la police, le jury pour les affaires criminelles et la publicité des débats.
La réforme militaire de 1874 essaie de tirer la leçon de la défaite de Crimée: formation sérieuse des cadres officiers, amélioration technique, sercice militaire obligatoire pour tous porté à 6 ou 7 ans au lieu de 25.
L’opposition antigouvernementale après la réforme
Une nouvelle classe, celle des «roturiers», apparaît à cette époque. Proche du peuple, elle est issue du clergé, des petits fonctionnaires, de la petite bourgeoisie ou de la noblesse ruinée. L’opposition s’organise.
Venu de l’étranger, le journal politique Kolokol (la Cloche), dirigé par Herzen et par le poète Nikolaï Ogarev paraît en 1857. Le Sovremennik (le Contemporain), dirigé par Nikolaï Tchernychevski et Nikolaï Dobrolioubov,
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a pour mot d’ordre le renversement radical de tous les rapports féodaux. L’organisation révolutionnaire Terre et Liberté (Zemlia i Volia), liée à la rédaction, à Londres, du Kolokol, réunit des intellectuels radicaux, mais son activité sera éphémère (1861-1864).
Les paysans, déçus par la réforme agraire de 1861, gardent cependant confiance au tsar; ils rendent responsables de leurs misères les nobles et les propriétaires. Plus de 1800 émeutes éclatent en 1861. Parallèlement, le mouvement étudiant prend de l’ampleur, à la suite des nouvelles dispositions (1861 et 1871) tendant à réduire les libertés universitaires.
Le terrain devient de plus en plus propice à l’activité clandestine antigouvernementale. Les publications illégales se multiplient: Jeune Russie, publiée à Moscou en 1862, appelle au renversement du régime pour le remplacer par une république sociale et démocratique. Terre et Liberté espère une révolution imminente. La presse démocratique russe soutient les insurrections qui éclatent en 1863 en Pologne, en Lituanie et en Biélorussie. Saltyckov-Chtchedrine continue à lutter dans le Sovremennik et Dmitri Pissariev dans la revue radical Rousskoïe slovo (la Parole russe), mais ces organes oppositionnels sont définitivement interdits en 1866.
L’attentat manqué contreAlexandre II par l’étudiant Dmitri Karakozov en 1866 provoque une recrudescence de la répression tsariste [Larousse, 2007].
5. Faites le devoir suivant:
1. Commentez la citation de R Philippot.
2. Dégagez dans le texte les noms des journaux et parlez de leurs caractéristiques.
6. Traduisez les textesA, B par écrit.
TexteA. L’essor du capitalisme et l’industrialisation de la Russie
Les réformes d’Alexandre II ont donné une impulsion définitive au développement du capitalisme en Russie. De 1830 à 1880, la production textile (région de Moscou) est multipliée par quatre et l’extraction de la houille (bassin du Donbass) par huit. La production de pétrole s’élève à 10 millions de tonnes. Au centre métallurgique de l’Oural vient s’ajouter celuidel’Ukraine.Enfin,Saint-Pétersbourgestdevenulesièged’importantes usines de constructions métalliques.
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L’Etatmèneàbienuneffortconsidérabledansl’extensionduréseauferré, qui, de 1861 à 1880, est passé de 1500 à 25000 km. Vers 1880, les grandes entreprises contrôlent la totalité de la production, mais la Russie, sur le plan industriel, reste cependant loin derrière les pays occidentaux.
En trente ans, le commerce extérieur a plus que triplé (on exporte surtout des céréales en dépit de la famine constante de la population), et le chiffre d’affaires des entreprises a quadruplé. Le transfert des paysans vers les villes est à l’origine de la formation d’un prolétariat industriel soumis à de dures conditions de travail (salaires très bas, logement médiocre, journée de travail interminable). Le système bancaire s’adapte aux besoins nouveaux d’investissement et de crédit: fondation de la banque d’Etat (1860) et multiplication des banques d’affaires privées à partir de 1864. Les bénéfices des entreprises, énormes, attirent les industriels occidentaux, qui, de 1880 à 1890, investissent des sommes considérables, surtout dans l’industrie lourde.
La population s’accroît rapidement: en trente ans, elle augmente de sept fois et demie dans les campagnes et double dans les villes. A la fin duXIXsiècle,Saint-Pétersbourgatteint1500000habitants,Moscou1000000, Odessa 400000, Kiev 250000; la population de Kharkov, Riga, Tiflis varie entre 100000 et 200000 habitants. Ces villes sont autant de centres culturels et économiques, mais aussi autant de foyers révolutionnaires [Larousse, 2007].
Texte B. La politique extérieure d’Alexandre II
LaRussieprofitedelaguerrefranco-allemandede1870-1871pourrésilier en mars 1871 le traité de Paris. C’est un succès diplomatique, la Russie étant fortement intéressée par les pays balkaniques alors en lutte contre l’Empire ottoman. En 1875, la Bosnie-Herzégovine s’insurge contre la Turquie, puis, en 1876, c’est le tour de la Serbie et du Monténégro.
Soutenue par un élan populaire, la Russie déclare la guerre à la Turquie en avril 1877. A la fin de l’année, les Russes prennent Plevna; en janvier 1878, ils sont à Sofia, puis ils occupent Philipopoli (aujourd’hui Plovdiv). Le 3 mars, le traité de San Stefano accorde l’indépendance à la Roumanie, à la Serbie et au Monténégro. L’intervention de l’Angleterre et de l’AutricheHongrie, aboutit au congrès de Berlin de 1878. La Bulgarie est partagée en trois parties: l’une reste ottomane; les deux autres sont autonomes. La Russie
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reçoit le port Batoumi, Kars et la partie de la Bessabarabie qui lui avait enlevée la guerre de Crimée [Larousse, 2007].
7. Lisez le texte sans consulter le dictionnaire.
Les nihilistes, les populistes, la naissance du mouvement ouvrier
L’intelligentsia révolutionnaire réagit aux transformations de la Russie soit en se révoltant contre toutes les valeurs acquises, soit en se mettant au service du peuple.
Les populistes veulent construire un socialisme russe original fondé sur le mir paysan (assemblée gérant les affaires villageoises) et l’artel artisanal (association volontaire de travailleurs), et enrayer le développement capitalisteenRussie.Cesintellectuelsformerontbientôttroisgroupes,dirigés par Bakounine, idéologue de l’anarchisme, Lavrov, pacifiste, Tkatchev, adepte du blanquisme. Une nouvelle organisation révolutionnaire Terre et Liberté, formée en 1876-1878 par le socialiste Plekhanov et Aleksandr Mihaïlov, présente aux paysans un programme de réformes qui correspond mieux à leurs besoins.
Lesouvriers,deleurcôté,fondentillégalementen1875,àOdessa,l’Union des ouvriers de la Russie méridionale et, en 1878, à Saint-Pétersbourg, l’Union des ouvriers russes du Nord.
Le mouvement révolutionnaire s’intensifie particulièrement en 1878. En janvier,l’acquittementdelajeunerévolutionnairepopulisteVeraZassoulitch, après son attentat contre le gouverneur de Saint-Pétersbourg, reçoit l’approbation populaire. L’échec des militants populistes, qui se heurtent à l’inertie paysanne et à la répression policière, pousse une partie d’entre eux
àrecourir au terrorisme. Au cours de l’été 1879, Terre et Liberté se scinde en Liberté du people (Narodnaïa Volia) et Partage noir (Tchernyï peredel). Le premier groupe organise deux attentats manqués contre Alexandre II. Le gouvernement instaure alors une politique «souple» afin de calmer l’opinion par quelques concessions et d’isoler les révolutionnaires. En vain: le 13 mars 1881, les partisans de Liberté du peuple réussissent à assassinerAlexandre II
àSaint-Pétersbourg.
En1883,PlekhanovcréelegroupeEmancipationdutravailetlespremiers liens s’établissent entre les théoriciens marxistes et le mouvement ouvrier. Des unions de lutte pour la libération de la classe ouvrière sont créées à Saint-
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Pétersbourg (1895), Moscou, Ivanovo, Kiev, Kharkov et Iekaterinoslav, et elles se fédèrent en un parti ouvrier social démocrate de Russie (POSDR) en
1898.
Letravaild’organisationdessociaux-démocratesestd’autantplusdifficile que la répression policière les contraint à la clandestinité, à la déportation ou à l’exil. Le mouvement ouvrier s’organise cependant: grève d’OrekhovoZouïevoen1885, grèvesdes industriestextilesde Saint-Pétersbourg en1896. La loi de 1897, qui établit à 11 heures 30 le maximum de la journée de travail, marque le véritable début de la législation du travail en Russie. Le prolétariat urbain conserve de nombreux liens avec la campagne et la paysannerie, ce qui rend possible l’organisation des syndicats policiers de Zoubatov (19011903) ou du mouvement réformiste du pope Gapon (1904-1905) [Larousse, 2007].
8. Terminez les phrases.
1.L’intelligentsia révolutionnaire réagit … .
2.Les populistes veulent construire … .
3.Les ouvriers fondent … .
4.En 1883, Plekhanov crée … .
5.Le prolétariat urbain conserve … .
9. Résumezenfrançais,paragrapheparparagraphe,lesidéesdéveloppées, en éliminant tout détail secondaire.
Les contradictions de l’autocratie et sa chute en 1917
Un prestige international affaibli
Nicolas II, à son avènement en 1894, se trouve donc placé à la tête d’un empire en pleine mutation. La population de l’empire (Pologne et Finlande comprises) est passée de 76,8 millions en 1863 à 128 millions en 1897; elle atteindra 169 millions en 1913. Cette évolution est due au dynamisme démographique et à l’expansion territoriale de la seconde moitié du XIX siècle. En effet, par le traité d’Aigun, la Chine a reconnu à la Russie la possession du territoire de l’Amour (1858) et de la région comprise entre la rive droite de l’Amour, l’Oussouri et le Pacifique (1860).
En Asie centrale, un gouvernement général du Turkestan est organisé en 1867, et le protectorat russe est imposé aux khanats de Boukhara et
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de Khiva en 1868 et 1873. Celui de Kokand, supprimé en 1876, devient la province de Fergana. Tous ces territoires sont soumis à une administration militaire.
L’empire ainsi constitué est peuplé d’une population fort diverse. Au recensement de 1897, les Russes représentent 44,3% de la population totale, les Ukrainiens 17,8%, les diverses populations turques 10,8%, les Polonais 6,7%, les Biélorusses 4,7%, les Juifs 4%. La politique de russification et de prosélytisme orthodoxe entraîne un renforcement de la conscience nationale des peuples opprimés. Au sein des minorités nationales s’organisent divers mouvements libéraux ou socialistes: organisations sociales-démocrates de Pologne, de Lituanie, du Caucase, Bund juif.
A l’heure du partage du monde entre les puissances impérialistes, la Russie se heurte aux visées britanniques et japonaises en Orient et en Extrême-Orient, et aux visées autrichiennes dans les Balkans. L’alliance avec les Empires allemand et autrichien, conclue en 1881, se décomposant, la Russie doit se rapprocher de la France à partir de 1891. La conclusion de l’alliance franco-russe (1893) permet à la Russie de sortir de l’isolement dans lequel l’a placée la Triplice.
Cependant, les dirigeants ne renonceront définitivement au projet d’une triple alliance continentale germano-franco-russe qu’en 1907, lors du rapprochement avec la Grande-Bretagne. L’alliance franco-russe se maintient malgré la divergence des positions russe et française dans la question d’Orient, la Russie demeurant partisane du partage de l’Empire ottoman auquel la France est opposée, et malgré leurs visées expansionnistes rivales en Extrême-Orient.
La Russie et la France s’entendent d’abord pour freiner l’expansion japonaise en 1895 et étendre leurs zones d’influence en Chine. Puis la Russie se lance dans une politique aventureuse en Mandchourie et en Corée, que la France ne peut freiner.
Après que la flotte russe de Port-Arthur a été attaquée par les Japonais, la France reste neutre durant la guerre russo-japonaise (1904-1905). A l’issue de cette guerre désastreuse pour la Russie, les belligérants acceptent la médiation des Etats-Unis et signent la paix de Portsmouth (septembre 1905). La Russie règle son contentieux asiatique avec les Britanniques en 1907 et peut alors former avec la France et la Grande-Bretagne la Triple-Entente. Elle cautionne à partir de 1911 les Etats balkaniques qui s’unissent pour se
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libérer de la suzeraineté ottomane, puis, après le conflit de 1913 entre ces Etats, elle soutient les intérêts de la Serbie afin de contrecarrer la politique autrichienne dans les Balkans.
La révolution de 1905
A l’intérieur, les défaites de la guerre russo-japonaise aggravent la situation du pays, qui vient de subir la crise économique mondiale de 19001903. La société entière est en proie à une grande effervescence: l’agitation paysanne se développe à partir de 1902, les grèves ouvrières se multiplient et les attentats terroristes reprennent (assassinat de Plehve et du grand-duc Serge).
Lecongrèsdeszemtsvos,réuniennovembre1904,réclamelaconvocation d’une Assemblée nationale constituante. L’agitation constitutionnaliste gagne les milieux paysans et ouvriers et se radicalise après le massacre du Dimanche rouge (9 (22) janvier 1905), qui provoque le déclenchement de la révolution.
La période semi-constitutionnelle (1905-1907)
L’ampleur des grèves et des mutineries oblige Nicolas II à promulguer le manifeste du 17 octobre 1905 garantissant les principales libertés et
promettant |
la réunion |
d’une |
douma d’Etat (assemblée législative) élue |
au suffrage |
universel. |
Des |
insurrections ouvrières se produisent dans |
les derniers mois de 1905 dans les grands centres industriels où se sont constitués des soviets (assemblées de députés élus) ouvriers, tandis que des groupes armés d’extrême droite (les Centuries noires) massacrent Juifs et révolutionnaires.
L’ordre est rétabli en janvier 1906 et Nicolas II cherche à limiter les concessions qu’il a dû accorder, en réorganisant le Conseil d’Etat, dont il fait une chambre haute statuant des projets adoptés par la douma (février-mars 1906), et en promulguant les Lois fondamentales (avril-mai 1906).
Les partis politiques légaux s’organisent conformément à la liberté d’association accordée par le manifeste d’octobre 1905. Ainsi sont créés les partis constitutionnel-démocrate (KD ou Cadets), l’Union du 17 octobre (octobriste), le parti populaire-socialiste défendant le programme travailliste (troudovik) et un certain nombre de partis nationalistes de droite.
Les partis révolutionnaires poursuivent leurs activités illégalement: le POSDR, qui s’est scindé en bolcheviks et en mencheviks après le congrès de Londres (1903), et le parti social-révolutionnaire (SR), d’inspiration
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populiste, qui a été créé à la fin de 1901. Seuls les SR donnent la consigne de boycott des élections pour la première douma. Le suffrage est universel mais indirect et à représentation inégale selon les nationalités et les classes sociales.
La première douma (avril-juillet 1906) est dominée par les KD (37%), renforcés par les allogènes (Polonais, Ukrainiens, Baltes et musulmans); derrière eux viennent les travaillistes, les SR élus par les paysans malgré les consignes de boycott, et les sociaux-démocrates. Elle débat de la réforme agraire et est dissoute par Nicolas II.
Ladeuxièmedouma(février-juin1907),ayantenregistréunefortemontée des socialistes, est dissoute et une nouvelle loi électorale est promulguée en 1907, accroissant fortement l’inégalité au profit des «seigneurs». Stolypine, ministre de l’Intérieur, mène une politique de répression contre les révolutionnaires. En 1906, il lance une réforme agraire destinée à régler le problème agraire en vingt ans en démantelant la commune rurale et en transformant les paysans en petits propriétaires privés.
Un climat de fin de règne
Après l’assassinat de Stolypine (1911), Nicolas II ne s’entourera plus que de ministres réactionnaires et peu compétents. La presse dénonce les perpétuels changements de ministres et les relations de la famille impériale avec Raspoutine, dont la débauche est jugée scandaleuse. Malgré le malaise qui atteint toutes les couches de la société à partir de 1911 et la reprise des grèves révolutionnaires, parfois réprimées violemment (fusillade des grévistes des mines d’or de la Lena, en 1912), les milieux politiques acceptent de collaborer avec le pouvoir au début de la Première Guerre mondiale.
Cependant, lors de la grande offensive des forces austro-allemandes qui occupent la Pologne, la Lituanie et la Galicie durant l’été 1915, la société perd confiance dans le gouvernement. Un «bloc progressiste» se constitue au sein de la Douma pour réclamer un «ministère possédant la confiance du pays». Mais Nicolas II ne cède pas à la pression et prend lui-même le commandement suprême des armées (septembre 1915). L’armée russe subit de lourdes pertes humaines et des bruits divers courent sur les pouvoirs de Raspoutine et la trahison de certaines autorités militaires ou civiles, alors que des complots se trament. La forte augmentation des prix et les difficultés de ravitaillement exaspèrent la population des villes.
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Le soulèvement populaire de février 1917
Les manifestations ouvrières de Petrograd (23-28 février), soutenues par les soldats mutinés, abattent le tsarisme. Nicolas II abdique le 2 mars. Le gouvernement provisoire et les soviets, qui acceptent de coopérer avec lui à partir de mai 1917, ne parviennent pas à régler le problème de la guerre et à répondre aux aspirations des masses populaires. Les bolcheviks, dirigés par Lénine depuis son retour de Suisse (avril 1917), renversent le gouvernement provisoire lors de l’insurrection d’octobre et instaurent le pouvoir des soviets où ils sont majoritaires [Larousse, 2007].
10.Après avoir lu le texte, vérifiez si vous avez bien compris le contenu. Dites si c’est vrai ou faux?
1.Les partis politiques légaux s’organisent conformément à la liberté d’association accordée par le manifeste d’octobre 1905.
2.La deuxième douma (avril-juillet 1906) est dominée par les KD (37%), renforcés par les allogènes (Polonais, Ukrainiens, Baltes et musulmans).
3.Le congrès des zemtsvos, réuni en septembre 1906, réclame la convocation d’uneAssemblée nationale constituante.
4.En 1906, Stolypine lance une réforme agraire destinée à régler le problème agraire en vingt ans.
5.La Russie et l’Espagne s’entendent d’abord pour freiner l’expansion japonaise en 1895 et étendre leurs zones d’influence en Chine.
11.Testez vos connaissances:
1. Dites en russe.
le succès diplomatique, les réformes administratives, la santé publique, l’alliance continentale, l’industrie lourde, le système bancaire.
2. Introduisez les mots ci-dessus dans les phrases.
12. Travaillez sur le projet «La Russie». Faites les exposés d’après les sujets suivants:
–Les réformes d’Alexandre II;
–Nicolas II;
–La révolution russe de 1917 et ses chefs.
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De la RSFSR à la Fédération de Russie
1. Prononcez correctement.
puissance (f), vulnérabilité (f), négocier, périphérie (f), héraldique, résistance (f), stabiliser, souveraineté (f), spectaculaire, commandement (m).
2. Formez les adverbes de ces adjectifs.
historique, large, progressif, actuel, précis, heureux, différent, juste, total, extrême, récent, absolu, probable, énorme, bref, prudent, égal, profond.
3.Répétez les règles de l’emploi des pronoms démonstratifs et traduisez les phrases.
1.Tu as vu le nouveau voisin? – Qui? Celui qui habite au deuxième étage?
2.J’ai acheté ces chaussures. – Celles qui sont en vitrine? 3. Je ne trouve pas la clé! – Celle de la voiture ou celle de la maison? 4. Ma plage préférée? Celle où je passe mes vacances! 5. C’est une bonne émission mais je préfère celle de l’après-midi. 6. Celui qui finira le dernier devra fermer la porte. 7.As-tu lu le journal? – Lequel? Celui d’aujourd’hui? 8. Quel journal as-tu pris? – Celui qui était sur la table. 9. Il y a beaucoup de chaussettes, il faut que tu me dises celles que tu préfères. 10. Louise a une belle maison, mais je préfère celle de Catherine. 11. Je déteste cet anorak, je préfère celui-ci. 12. Ma chambre est rangée par contre celle de ma sœur est en désordre. 13. Nous avons lu les BD d’Astérix en français mais pas encore celles de Tintin. 14. Celles que nous avons goûtées étaient délicieuses. 15. Le chien que tu as vu est celui de ma voisine. 16. Si tu n’as pas de parapluie, prends celui de ta mère. 17. Ce sont celles que j’ai achetées pendant mes vacances. 18. Je voudrais une table basse. – Comme celle-ci ou comme celle-là?
4.Lisez et traduisez le texte.
La genèse de la Russie soviétique
L’arrivée au pouvoir des bolcheviks entraîne une radicalisation des oppositions: le musellement rapide de la presse bourgeoise, les décrets sur la terre, sur la paix, la dissolution de l’Assemblée constituante, où les socialistes-révolutionnaires étaient majoritaires, conduisent à la mise en place d’un vaste front hétérogène contre le nouveau pouvoir.
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