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Практические основы перевода. Французский язык. Учебное пособие

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ДОПОЛНИТЕЛЬНЫЕ ТЕКСТЫ ДЛЯ ПЕРЕВОДА

Renaissance

En à peine plus de deux décennies, la Chine a fait irruption sur la scène économique internationale, sans que quiconque ait pronostiqué une telle percée. Cette « transformation silencieuse », amorcée au lendemain de la mort de Mao Zedong, a éclaté aux yeux du monde après l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce, en 2001.

Parmi les ressorts de cette croissance effrénée : la volonté de retrouver la place qu’occupa l’empire du Milieu, du XVIe au XVIIIe siècle, comme puissance à la fois commerçante et culturelle. Tout en consolidant ses forces économiques encore dépendantes de l’extérieur, Pékin construit pas à pas une nouvelle diplomatie, en se débarrassant progressivement des dogmes d’hier. Malgré des réticences dans la région, la Chine est partie prenante des principales organisations économiques ou politiques de l’Asie ; elle a réussi à normaliser ses rapports avec ses principaux voisins, même s’ils demeurent difficiles avec le Japon. En Afrique comme en Amérique centrale et latine, elle mène une diplomatie active, où se mêlent intérêts économiques et visées stratégiques. Néanmoins, sur le plan intérieur, le développement inégalitaire et l’autoritarisme politique constituent de réelles fragilités.

Il y a quinze ans, le dernier génocide du XXe siècle

Les tueries de masse, perpétrées entre avril et juillet 1994, ont fait un million de morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés. A Kigali, les blessures restent vives

En face du Centre hospitalier de Kigali, des universitaires canadiens et américains sont réunis dans un hôtel cinq étoiles et examinent les diverses facettes du génocide. Au bout de la rue, le Ministère de la défense a déménagé pour un imposant bâtiment dominant la ville et que tous appellent désormais le Pentagone. Entourée d’une petite grille, la casemate où se réfugièrent les dix Casques bleus belges a été repeinte de frais, mais les impacts de balles ont été préservés et, dans ce quartier paisible, seule cette façade martyre, devant laquelle des gerbes de fleurs sont régulièrement posées, rappelle encore la tragédie qui se joua il y a

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quinze ans. Car, ailleurs à Kigali, plus rien n’exprime la terreur qui s’empara du Rwanda dès le soir du 6 avril 1994.

Au vu des routes asphaltées, des chemins de pierre qui relient entre eux les nouveaux quartiers, des immeubles neufs qui ont remplacé les quartiers populaires avec leurs dédales de terre battue et leurs maisons basses ceintes d’euphorbes, comment imaginer que, voilà quinze ans, dans les minutes qui suivirent le crash de l’avion qui ramenait le président Habyarimana de Tanzanie, la ville se couvrit de barrières, que des tueurs s’égaillèrent immédiatement à travers la ville en sachant très bien ce qui leur restait à faire?

Dans cette cité moderne, ambitieuse, au milieu de ces immeubles abritant des banques, des commerces et des bureaux, au vu de ces parterres taillés au ciseau et de ces espaces verts qui ressemblent à des jardins anglais, comment croire que, voilà quinze ans, les bennes de la voirie ramassaient les cadavres à la pelle et les déversaient devant l’hôpital, comme des tas d’immondices? Au vu de ces gens bien habillés, portant tous des chaussures de ville (les nu-pieds sont interdits), comment se souvenir de ces tueurs au regard halluciné, ivres de bière, de chanvre et de haine, ceints d’amulettes, qui brandissaient fusils et longues machettes et traquaient, comme du gibier, leurs voisins tutsis débusqués dans les faux plafonds, les fossés et les fourrés de haies vives?

C’est ici cependant, dans ce décor de carte postale, dans ce mouchoir de poche tropical, que se joua, en avril 1994, la pire des tragédies, le dernier génocide du XXe siècle.

Le 6 avril à 20h23, le signal fut donné lorsque l’avion du président fut abattu par deux missiles d’origine toujours inconnue. Dans les heures qui suivirent, de nombreuses personnalités politiques – des Tutsis mais aussi de nombreux Hutus dits modérés parce qu’ils s’opposaient aux extrémistes – furent assassinées: le président du parlement, plusieurs députés, mais surtout la première ministre Agathe Uwilingiyimana, une Hutue qui dirigeait le gouvernement de transition dans lequel le Front patriotique rwandais (FPR, tutsi) devait occuper plusieurs postes. Elle fut abattue chez elle alors qu’elle s’apprêtait, surmontant sa peur, à se rendre au siège de la radio pour y prononcer un discours et tenter de reprendre la situation en main.

En face de la maison de la cheffe du gouvernement, qui aujourd’hui comme hier demeure adossée à des bureaux des Nations unies, des

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Casques bleus belges attendaient. Le lieutenant Thierry Lotin et ses hommes, épuisés par une nuit sans sommeil, avaient pour mission de protéger « Madame Agathe », mais le mandat de l’ONU, soumettant les soldats de la paix à l’autorité rwandaise, leur interdisait de faire usage de leurs armes, de se défendre alors qu’en face des militaires surexcités les prenaient pour cible et avaient déjà détruit leur véhicule.

Dociles, obéissant aux ordres de leurs chefs, Thierry Lotin et ses hommes finirent par remettre leurs armes aux Rwandais, par accepter d’être transférés au camp Kigali où leur mise à mort allait se prolonger jusqu’au début de l’après midi. La haine des militaires rwandais avait été exacerbée par la rumeur répercutée par la radio des Mille Collines selon laquelle les Belges auraient abattu l’avion du président. Durant ces heures d’agonie, nul ne tenta de porter secours aux commandos belges, pas même leurs supérieurs hiérarchiques directs, le général Dallaire et le colonel Marchal.

Alors que le colonel Bagosora, terré dans le Ministère de la défense, reprenait le contrôle de la situation, et qu’un gouvernement intérimaire composé de civils se constituait sous les yeux de l’ambassadeur de France, les tueurs ne tardèrent pas à comprendre le message: si nul n’était intervenu pour empêcher la mort des Belges, ils avaient le champ libre. Personne n’interviendrait pour empêcher le massacre des Tutsis.

Lorsque, le 8 avril, les premiers commandos du FPR atteignirent Kigali, la machine à tuer tournait à plein régime. Des commandos belges, français, italiens envoyés en renfort évacuaient les expatriés en passant dans des rues jonchées de cadavres et, s’ils embarquaient les chiens des coopérants, ils laissaient au pied de l’avion les couples mixtes, les collaborateurs des diplomates, tous ces Rwandais qui avaient cru que les Nations unies étaient là pour les protéger.

Quelques jours plus tard, la Belgique allait d’ailleurs ordonner le retrait de son contingent, laissant le général Dallaire à la tête de quelque 270 hommes totalement impuissants.

Le monde avait abandonné le Rwanda. Trois mois plus tard, les massacres de Tutsis avaient fait un million de morts.

Les politiques sociales en Afrique

Les changements qui se produisent dans les politiques sociales en Afrique montrent non seulement la complexité de ce dossier, mais

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également l'ampleur des travaux qui restent à accomplir. La politique sociale est assaillie par une multitude de problèmes en Afrique. Les services sociaux de base demeurent fragmentés et leurs objectifs sont parfois confus. De nombreux besoins fondamentaux en matière de soins de santé, d'éducation, de sécurité sociale, de logement, d'emploi ainsi que d'eau et d'assainissement continuent de ne pas être satisfaits. Les services qui sont offerts n'ont ni la portée, ni la profondeur nécessaires pour répondre à toute la gamme des besoins de la plus grande partie de la population. Cependant, en dépit de ces faiblesses, et même si le gouvernement continue de se décharger de ses responsabilités sur les particuliers, les familles et les collectivités, la plupart des citoyens continuent de s'attendre à ce que ce soit l'État qui réponde à leurs besoins en matière de bien-être social.

La capacité interne des gouvernements de répondre aux attentes en matière de bien-être social peut être contestée, ne serait-ce qu'à cause de l'ampleur des besoins. Mais les méthodes que les gouvernements ont utilisées pour s'acquitter de cette tâche ont toujours reposé sur des idéologies, comme en témoigne le cadre politico-économique actuel et les plans d'action en matière de développement transnational. La prestation des services sociaux en Afrique depuis la période coloniale jusqu'à nos jours a été tributaire de l'idéologie prédominante, qui l'a dictée et qui a également déterminé le rôle des principaux intervenants dans le processus.

En général, la principale institution lorsqu'il s'agissait de fournir des services sociaux en Afrique était – et continue d'être – la famille, par l'intermédiaire de systèmes et de réseaux informels. Mais des changements dans les systèmes sociaux, les exigences de la modernisation et des attentes sociales accrues font que le système formel doit jouer un rôle de plus en plus important dans la fourniture des services sociaux, en complément de la contribution des particuliers et des familles. C'est le cas depuis les années 60, au moment où la plupart des États africains ont accédé à l'indépendance.

Dans les 10 ou 20 ans qui ont suivi l'indépendance, les mesures visant à compenser la négligence passée ont eu pour effet de relever brusquement le niveau de vie de la plupart des gens dans toutes les sphères de la société. Cependant, l'idéologie socialiste sur laquelle reposait ce processus n'a pas réussi à établir une économie efficiente et productive en mesure de fournir des biens de consommation et des

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services sociaux à un niveau plus élevé de développement économique. Cette carence, à son tour, explique l'échec des premières initiatives de développement. Les tentatives de réforme de l'économie ont échoué. Les anciens régimes socialistes tentent maintenant de faire la transition vers l'économie de marché, en espérant que ce changement répondra mieux aux besoins du peuple. À cet égard, ils sont revenus à leur point de départ. À mesure que l'économie devient un secteur autonome, les politiques sociales sont considérées comme une sphère d'activités distincte qui va permettre de corriger les effets négatifs de l'économie de marché. Comme l'économie, les politiques sociales commencent à relever d'institutions distinctes, qui ont leurs propres principes et leurs propres pratiques.

Avec suffisamment d'efforts de l'extérieur, il est souvent possible de réunir des groupes de citoyens et de travailler avec eux à la formulation de projets de développement communautaire. Mais jusqu'à maintenant, l'expérience a montré que ce processus se solde par un échec sur au moins deux plans. Premièrement, et le plus souvent, la majorité des idées générées au niveau communautaire suppose l'élargissement des services extérieurs, notamment l'éducation, la santé et les programmes de substitution de l'emploi parrainés par le gouvernement. Des projets réalistes de création de revenus qui auront des répercussions au-delà de la simple survie physique des participants sont beaucoup plus rares. Deuxièmement, toutes ces initiatives échouent rapidement à moins que les membres de la collectivité ne soient très motivés à continuer de participer lorsque les intervenants de l'extérieur s'en vont. En principe, on peut affirmer que cette motivation pourrait être renforcée si les collectivités se voyaient confier les pouvoirs nécessaires pour mettre leurs idées en œuvre, par exemple par la décentralisation des budgets. Cependant, cette approche est envisagée avec précaution, car on est convaincu, d'une part, qu'il faudra encore du temps pour renforcer les capacités administratives et les cadres de reddition des comptes des organismes communautaires et, d'autre part, que la plupart des intrants non communautaires nécessaires au développement peuvent être obtenus plus facilement et à meilleur coût par des mécanismes d'approvisionnement gouvernementaux. Par conséquent, comme il est plus facile et politiquement plus efficace de fournir des services aux citoyens que de les aider à acquérir des capacités, le développement

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demeure le domaine des technocrates, qu'ils soient au gouvernement ou dans les ONG.

Si on peut dégager un enseignement de l'expérience africaine en matière de réforme des politiques sociales, c'est que même si certaines de ces politiques sont importantes, dans la pratique, elles ne sont pas les seules à compter. Les politiques ne peuvent éliminer la pauvreté tout simplement parce que c'est là l'objectif qu'elles visent. Les options stratégiques sont subordonnées aux conditions économiques et aux structures socioculturelles qui façonnent les possibilités de développement. Lorsque les économies s'effondrent ( ce qui affaiblit le gouvernement ), le vide est immédiatement comblé – dans ce cas, surtout par des organismes étrangers qui, même s'ils sont animés de bonnes intentions, risquent de recoloniser l'Afrique.

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СОДЕРЖАНИЕ

 

ПРЕДИСЛОВИЕ...................................................................

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ВВОДНАЯ ЧАСТЬ...............................................................

4

Сущность перевода. Понятие о единице перевода........

4

Вопросы.......................................................................

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Задания.........................................................................

11

Переводческие трансформации.....................................

13

Задания.........................................................................

16

Основные виды лексических замен..............................

24

Задания.........................................................................

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ОСНОВНАЯ ЧАСТЬ..........................................................

33

ТЕМА I. МЕЖДУНАРОДНЫЕ ОТНОШЕНИЯ..............

33

Текст 1. Встреча в верхах ..............................................

33

Задания.........................................................................

34

Текст 2. « L'Europe face à la crise » ................................

41

Задания.........................................................................

45

Словарь............................................................................

53

ТЕМА II. НАЦИОНАЛЬНЫЙ ВОПРОС..........................

55

Текст 1. О курдах............................................................

55

Задания.........................................................................

56

Текст 2. Трагедия древнего народа...............................

57

Задания.........................................................................

58

Текст 3. Touaregs, Kurdes de l’Afrique ..........................

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Задания.........................................................................

63

Текст 4. Проблема номер один для Франции ..............

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Задания.........................................................................

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Текст 5. L'immigration, un phénomène sans précédent...

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Задания.........................................................................

73

Словарь............................................................................

73

ТЕМА III. СОЦИАЛЬНЫЕ ПРОБЛЕМЫ СТРАНЫ.......

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Текст 1. Социальная защита..........................................

77

Задания.........................................................................

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Текст 2. Как обуздать безработицу...............................

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Задания.........................................................................

82

Текст 3. Les problèmes sociaux en Afrique.....................

85

Задания.........................................................................

87

Словарь............................................................................

92

МАТЕРИАЛЫ ДЛЯ АНАЛИЗА .......................................

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ДОПОЛНИТЕЛЬНЫЕ ТЕКСТЫ ДЛЯ ПЕРЕВОДА.....

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