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ivanov666
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Файл:Le patrimoine français (Культурное наследие Франции от античности до современности). Учебное пособие
.pdf
МИНИСТЕРСТВО НАУКИ И ВЫСШЕГО ОБРАЗОВАНИЯ
РОССИЙСКОЙ ФЕДЕРАЦИИ
Федеральное государственное автономное образовательное
учреждение высшего образования
«ЮЖНЫЙ ФЕДЕРАЛЬНЫЙ УНИВЕРСИТЕТ»
Институт филологии, журналистики и межкультурной коммуникации
Е. А. НАЗАРОВА, Т. И. СКОРОБОГАТОВА
LE PATRIMOINE FRANÇAIS
(КУЛЬТУРНОЕ НАСЛЕДИЕ ФРАНЦИИ:
ОТ АНТИЧНОСТИ ДО СОВРЕМЕННОСТИ)
Учебное пособие
по курсу «История и культура Франции»
Ростов-на-Дону – Таганрог
Издательство Южного федерального университета
2019

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УДК 811.133.1:008(44)(075.8)
ББК 81.471.1+71.1(4Фра)я73
Н19
Печатается по решению кафедры романской филологии Института филологии,
журналистики и межкультурной коммуникации Южного федерального
университета (протокол № 6 от 26 марта 2019 г.)
Рецензенты:
доцент кафедры романской филологии Института филологии, журналистики
и межкультурной коммуникации ЮФУ, кандидат филологических наук,
доцент Г. Г. Аврамов;
старший преподаватель кафедры социально-гуманитарных дисциплин
Ростовской государственной консерватории им.С.В. Рахманинова
Л. А. Гаврильчук
Назарова, Е. А.
Н19 Le patrimoine français (Культурное наследие Франции: от античности до
современности) : учебное пособие / Е. А. Назарова, Т. И. Скоробогатова;
Южный федеральный университет. – Ростов-на-Дону ; Таганрог :
Издательство Южного федерального университета, 2019. – 126 с.
ISBN 978-5-9275-3305-3
Учебное пособие по курсу «История и культура Франции» предназначено для
студентов, обучающихся по направлениям «Зарубежная филология», «Лингвистика» и
«Перевод и переводоведение».
Цель пособия – подготовить обучающихся к эффективному использованию
современного французского языка и знаний об особенностях культурного развития
Франции, мировосприятия французов, их отношения к наследию своей страны для
обеспечения успешной коммуникации в различных сферах профессиональной
деятельности.
Пособие состоит из трех частей. Первая может служить опорным материалом для
лекций: предлагается общее введение по изучаемому историческому промежутку, далее
идет список дат и событий, которые желательно запомнить. Во второй части дается
дополнительный материал, призванный расширить и углубить знания студентов по
изучаемым периодам истории Франции. В третьей части предусмотрены вопросы к
каждому параграфу, которые позволят студентам успешно подготовиться к семинарам и
рубежным контролям.
Публикуется в авторской редакции.
УДК 811.133.1:008(44)(075.8)
ISBN 978-5-9275-3305-3 ББК 81.471.1+71.1(4Фра)я73
© Назарова Е. А., Скоробогатова Т. И., 2019
© Южный федеральный университет, 2019

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UNITÉ 1.
LE PATRIMOINE FRANÇAIS
1. Lisez l’article et essayez d’expliquer le sens du mot «partimoine»:
C’est devenu un incontournable de la rentrée. Comme chaque année depuis
1984, se tiendront samedi 15 et dimanche 16 septembre les Journées européennes du
patrimoine.
Des célébrations populaires particulièrement prégnantes en France, où «la
vision du patrimoine renvoie les Français à une certaine image vernaculaire de
grandeur et de prestige» selon Thibaut Le Hégarat. Chercheur associé au Centre
d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, il rappelle que «la notion de
patrimoine est une invention occidentale».
Notre interview de Stéphane Bern: «J’ai le rôle de poil à gratter»
Que désigne-t-on aujourd’hui sous le terme de patrimoine?
Au niveau sociétal, le patrimoine a d’abord été défini par des objets, des bâtis,
des artefacts, qui témoignaient de mouvements historiques ou de valeurs, souvent en
lien avec la religion ou la culture. Mais il n’y avait pas initialement le même souci de
conservation. On n’hésitait pas à détruire des constructions jugées trop vieilles, pour
reconstruire aux goûts de l’époque.
Pendant les guerres mondiales en Europe, beaucoup de monuments historiques
ont été endommagés, ce qui a provoqué de vives réactions dans la population et obligé
les autorités à lancer des campagnes de sauvegarde. Cet intérêt du grand public pour
le patrimoine va conduire à un élargissement progressif de sa définition.
Depuis les années 1950, le patrimoine est devenu une des formes de notre
rapport au passé. En tant que société, c’est désigner des personnes, des lieux et choses
qui incarnent l’histoire, et sont jugés dignes d’être conservés, célébrés, et transmis aux
générations suivantes comme repères. De vieux immeubles ou de vieilles fermes sont

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ainsi entrés dans la définition du patrimoine.
Toutes les cultures partagent-elles cette vision du patrimoine?
La notion de patrimoine est une invention occidentale. Mais ce concept
purement européen s’est exporté et est aujourd’hui universellement partagé. Tous les
pays candidatent auprès de l’Unesco pour obtenir une reconnaissance de leur
patrimoine national et une protection internationale. Cela n’avait aucun sens il y a cent
ans.
Au Japon par exemple, conserver les temples trop vieux était une aberration. La
tradition voulait qu’on les démolisse et qu’on les reconstruise à l’identique, flambant
neufs. Il n’y avait pas de fétichisme des vieilles pierres. La preuve de ce changement
culturel, ce sont les touristes asiatiques qui viennent de plus en plus nombreux visiter
le patrimoine occidental, bien qu’ils viennent d’aires culturelles complètement
différentes. Il y a une adhésion progressive, comme prise de conscience que cela
constitue une richesse.
La France se distingue-t-elle dans son rapport au patrimoine?
Les Français sont très préoccupés par eux-mêmes. Leur vision du patrimoine
leur renvoie une certaine image vernaculaire de grandeur et de prestige. C’est l’image
du pays des châteaux et des clochers qu’on continue savamment d’entretenir à grand
renfort d’émissions populaires. Le passé a un pouvoir réconfortant, par rapport à
l’angoisse provoquée par l’inconnu de l’avenir. Il y a donc un lien fort entre les
Français et leur patrimoine.
Pourtant, on entend de plus en plus parler d’un patrimoine qui tomberait en
désuétude. La mission confiée par le gouvernement à Stéphane Bern va en ce sens.
Ce lien entre les Français et leur patrimoine est-il en train de se distendre?
Je ne crois pas. Les visites restent très populaires. Les Journées du patrimoine,
créées en 1984 sous un autre nom, sont un succès, avec des chiffres de fréquentation
stables depuis dix ans, autour de 12 millions de visites.
Concernant l’état du patrimoine, la France est loin d’être dans une situation

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catastrophique, malgré des désengagements financiers progressifs, notamment au
niveau des régions. Le gros du travail a été fait, et il y a une dramatisation entretenue
par les médias.
Car depuis la Révolution française, la polémique est indissociable du
patrimoine, souvent relayée par les médias. C’est quand on dit un bâtiment menacé
que se lèvent les boucliers, même si esthétiquement la valeur n’est pas toujours
reconnue unanimement. Il fait partie de l’identité du territoire.
C’est d’ailleurs toujours sous le registre de l’émotion qu’on parle du patrimoine.
On le voit dans tous les programmes télévisés actuels: leurs auteurs recherchent
l’émotion des téléspectateurs pour mieux les toucher, comme s’il fallait forcément
émouvoir, indigner ou apitoyer les citoyens pour les intéresser au patrimoine.
Publié le 15 septembre 2018
2. À quels éléments du patrimoine vous intéressez-vous le plus? Pourquoi?
Maisons anciennes, vieux quartiers ...
Châteaux ...
Églises, cathédrales, chapelles ...
Cuisine régionale ...
Que recherchez-vous en allant visiter un monument historique?
1. On y apprend toujours quelque chose.
2. J’aime l'histoire.
3. Cela fait partie de la culture générale.
4. C’est beau.
5. C’est impressionnant, grandiose.
6. J’aime l’art et l’architecture.
7. C’est un but de sortie.
3. Analysez les chiffres donnés par le site www.bva-group.com sur Les français et le

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patrimoine culturel. Est-ce que la situation est la même en Russie?
Les Français se disent attachés au patrimoine culturel de la France. Près de 9
interviewés sur 10 se déclarent attachés à leur patrimoine culturel (86%).
Les Français sont quasi-unanimes concernant le rôle du patrimoine dans la
découverte de la diversité des régions de France (96%) ou encore la contribution de
ce dernier au rayonnement de la France dans le monde (96%). En revanche, ils
apparaissent un peu moins convaincus à propos de son accessibilité, 74% des
répondants estimant que le patrimoine culturel est accessible à tous.
D’ailleurs, près des 3/4 des Français pensent que l’accès au patrimoine est
aujourd’hui trop cher en France (72%).
Près d’1/3 des Français ont déjà donné de l’argent pour préserver le patrimoine
culturel. 95% des Français jugent important de protéger le patrimoine, une majorité
considérant même qu’il est «tout à fait» important d’entreprendre des actions en ce
sens (55%). À propos des actions concrètes en faveur du patrimoine, les Français sont
un tiers à être prêts à donner de l’argent (34%) et plus d’un sur deux à se dire enclins
à y consacrer du temps (59%). Au final, 31% des Français déclarent avoir déjà donné
pour la conservation du patrimoine, et le don moyen est d’environ 260 €.
Aux yeux d’une majorité de Français, le patrimoine religieux (62%) et les
monuments civils ou sites archéologiques (50%) apparaissent comme le plus
suffisamment mis en valeur en France. A contrario, les répondants jugent
majoritairement que les traditions et coutumes locales (63%) ou encore le patrimoine
industriel (72%) ne sont pas assez mis en valeur et nécessitent des efforts accrus.
4. Lisez et traduisez le texte en consultant le dictionnaire:
Qu’est-ce que la culture?
Il est difficile de donner une définition qui soit tout à fait satisfaisante de la

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culture. Kroeber, l’un des maîtres de l’anthropologie américaine, en a recensé plus de
cent cinquante. Nous proposons celle-ci: la culture est l’ensemble des comportements,
savoirs et savoir-faire caractéristiques d’un groupe humain ou d’une société donnée,
ces activités étant acquises par un processus d’apprentissage, et transmises à
l’ensemble de ses membres.
La variation culturelle peut etre repérée dans chacun des aspects de nos
activités. Prenons un exemple: la répartition du travail entre les sexes. Dans les
sociétés de l’Ouest africain, les femmes se consacrent à la poterie, tandis que les
hommes vont aux champs, alors qu’à l’île d’Alor, ce sont les femmes qui cultivent la
terre pendant que les hommes sont occupés à l’éducation des enfants. Comme dans la
société Chambuli, d’ailleurs, dans laquelle les hommes pouponnent, alors que les
femmes vont à la pêche.
Considérons maintenant les comportements adoptés pour pénétrer dans les
édifices religieux. Lorsqu’en Europe, on pénètre dans une église, on observe que les
fidèles ôtent leurs chapeaux et gardent leurs chaussures. A 1’inverse, dans une
mosquée, les musulmans enlèvent leurs chaussures et gardent leurs chapeaux sur la
tête.
Des différences significatives, dues à la culture dont nous faisons partie,
peuvent être aussi repérées dans les moindres recoins de nos comportements les plus
quotidiens. Ainsi, dans les sociétés arabes, sud-américaines et sud-européennes,
détourner son regard est considéré comme un signe d’impolitesse, alors que, dans les
sociétés asiatiques et nord-européennes, regarder fixement quelqu’un avec insistance
fait naître une gêne qui se traduit par une impression de menace et d’agressivité.
Le poids de la culture ne se manifeste pas seulement dans les formes
diversifiées de comportements et d’activités facilement repérables d’une société à
l’autre (comme l’alimentation, l’habitat, le vêtement, les jeux), mais aussi dans les
structures perceptives, cognitives et affectives, constitutives de la personnalité ellemême.

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Ainsi l’anthropologie culturelle a-t-elle tenté de mettre en évidence le souci
qu’ont les Japonais de ne jamais perdre la face en société, sous peine d’un
effondrement de la personnalité, qui se traduit par un sentiment de honte et de
culpabilité extrême, ou encore, la méfiance des Français à l’égard de la nature qui doit
être domestiqué par la raison; méfiance qui s’exprime aussi bien dans la sagesse de
nos contes populaires (toujours moins extravagants que les contes scandinaves, russes
ou allemands) que dans nos jardins, qualifiés précisément de “jardins a la française“.
Il est «normal» en France de se dire bonjour en se serrant la main, alors qu’un
tel comportement ne sera pas conforme aux normes de politesse anglo-saxonnes.
François Laplantine, Cléfs pour 1’anthropologie
5. Trouvez sur Internet la liste des sites français classés au Patrimoine mondial de
l’Unesco.

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UNITÉ 2.
L’ANTIQUITÉ
1. Lisez le texte et trouvez sur Internet l’information sur les grottes les plus anciennes
en France:
L’art pariétal
L’art pariétal est l’ensemble des œuvres exécutées par les hommes de la
préhistoire sur les parois des cavernes. Ils ont représenté les animaux qu’ils chassaient
et des signes abstraits - traces de rites magiques ou volonté de laisser son
empreinte - qui nous semblent encore très mystérieux.
Les hommes préhistoriques ont commencé à dessiner et à peindre sur les murs
des grottes il y a plus de 20 000 ans. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’authenticité de
ces peintures fut contestée. On attribuait ces signes et ces dessins à de mauvais
plaisants ou à de vagues ancêtres venus de l’Antiquité. C’est seulement en 1902, avec
les découvertes en Dordogne des grottes ornées des Combarelles et de Font-de-
Gaume, que la réalité de la peinture «préhistorique» fut admise. Les hommes de la
préhistoire gravaient, dessinaient et coloriaient les murs de leurs abris. Aujourd’hui,
la datation de ces peintures rupestres est menée avec des moyens techniques rigoureux
et précis. L’utilisation de la méthode du radiocarbone (carbone 14) permet aux
chercheurs de calculer l’âge des corps organiques présents dans les peintures.
Le peintre travaille avec des moyens rudimentaires. Il fabrique lui-même ses
pinceaux - de simples tiges mâchouillées, pour faire éclater les fibres de bois et les
transformer en «étoupe», ou une petite branche sur laquelle il fixe des herbes sèches
ou des poils. Pour la peinture, trois couleurs de base sont tirées de pierres colorées. Il
concasse et pulvérise ces pierres pour les transformer en fine poussière. Cette poudre,
mélangée à de la graisse et à de l’eau, constitue une excellente pâte colorante qui peut
traverser les âges sans perdre ni son éclat ni sa brillance. Le peintre peut également

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mettre cette poudre colorée dans sa bouche et la propulser violemment sur la paroi en
soufflant dans une tige ou un os creux. La main qui s’interpose devient un pochoir et
laisse son image en creux. Les lignes sont successivement gravées puis tracées au
charbon. Pour suggérer des effets de volume, le peintre exploite les anfractuosités du
rocher. Il modèle sa représentation en dessinant le ventre d’un animal sur la rondeur
d’une bosse de la paroi.
L’art, les rites ou les croyances? Différentes significations s’opposent. Les
préhistoriens du XIXe siècle considèrent l’art rupestre comme le témoignage d’une
simple activité esthétique: l’homme préhistorique peint exclusivement pour le plaisir
de peindre. En 1903, Salomon Reinach propose une interprétation sacrée et magique
de ces peintures: dessiner pour posséder. Il envisage un rite secret, une magie de la
chasse qui donnerait à l’homme le pouvoir de domination sur l’animal au de sa
découverte et de sa capture. Certaines analyses plus récentes envisagent des rites de
fertilité se déroulant dans les grottes transformées en sanctuaires, abritées et closes.
2. Lisez le texte consacré aux Alignements de Carnac. Connaissez-vous des
monuments pareils en Russie?
Des menhirs mondialement connus
Dans le Morbihan, plus de 550 sites mégalithiques ont été recensés. Vieux de
7000 ans, le site mégalithique de Carnac, le plus célèbre de la région, demeure un haut
lieu de la Préhistoire européenne. Il est classé au titre des Monuments historiques
depuis 1889. Nichés dans le sud Morbihan, les mégalithes de Carnac se différencient
par leur incroyable alignement. Batîs entre le Ve et le IIIe millénaire avant J.-C., les
deux principaux sites (Ménec et Kermario) regroupent à eux seuls près de 3000
menhirs. Ces alignements s’étendent sur près de 4 kilomètres! Menhirs, dolmens,
tumulus et autres vestiges témoignent de l’architecture néolithique.
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