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Le patrimoine français (Культурное наследие Франции от античности до современности). Учебное пособие

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stratégie nocive.
La comédie satirique
La comédie satirique allie à des intrigues ingénieuses une critique acerbe des institutions et des mœurs. Elle s’adresse souvent à un public de connaisseurs qui sait écouter entre les mots. Beaumarchais est le dramaturge le plus représentatif des idées
des philosophes.
La parade est un spectacle de rue, souvent gratuit, fait de mascarades, cris,
personnages dissimulés ou déguisés, où l’on distribue force coups de pied et coups de bâton. Elle est représentée lors des foires annuelles de Paris (celle de Saint-Germain et celle de Saint-Laurent). Le genre connaît un succès considérable en raison de la gaieté des situations et arrive dans les salons pour divertir les aristocrates.
Beaumarchais fait ses débuts d’auteur dramatique en composant quelques
parades: Jean-Bête à la foire et Les Bottes de sept lieues. On en retrouve la trace dans
ses deux autres pièces majeures: goût pour les coups de théâtre, pour l’accumulation en chaîne des péripéties et pour le déguisement.
Si la satire a autant de poids, c’est avant tout grâce au sens profond du comique de Beaumarchais et à sa maîtrise de l’intrigue: il sait susciter le rire et la connivence du spectateur, ménager des rebondissements imprévisibles, en évitant un dénouement précoce. Ces procédés donnent à ses pièces leur rythme inimitable.
En outre, il enlève aux personnages leur rôle de convention. Ainsi Bartholo n’est pas seulement le barbon manœuvré mais aussi un homme plein de sagacité. Rosine n’est pas seulement l’ingénue, elle exprime une révolte intérieure. Figaro sort du rôle de valet de comédie et devient l’interprète direct de l’auteur.
Avec le personnage de Figaro, successeur d’Arlequin, Scapin et Sganarelle, Beaumarchais a créé un véritable type. Figaro n’est jamais figé dans le rôle de serviteur de son maître. C’est un valet frondeur, entreprenant, à la fois cynique et sentimental, épris de justice et de liberté, révolté contre tout pouvoir. Il incarne parfaitement le caractère français, représente le peuple éclairé qui saisit toute occasion
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de critiquer le gouvernement, réclame une plus grande justice sociale et veut participer
au destin de la nation.
Du reste, dans la Préface de Figaro, Beaumarchais revendique le droit à la critique des mœurs, sans considérer la «décence théâtrale». Il fait entrer la comédie dans le combat philosophique, le théâtre devient une tribune.
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) transpose Le Mariage de Figaro dans
le domaine lyrique, et ce d’autant plus facilement que la pièce comporte déjà nombre d’éléments musicaux. C’est le poète italien Lorenzo Da Ponte qui en rédige le livret volontairement exempt de tout aspect subversif pour satisfaire Joseph II à Vienne.
Les voies nouvelles du roman
Au début du XVIIIe siècle, le roman, décrété frivole, invraisemblable et immoral, est considéré comme un genre mineur. Avec l’évolution de la société et de la pensée, il va progressivement se libérer et s’orienter vers des voies nouvelles; il devient le genre de la vérité et de l’expérience.
Alain René Lesage inaugure le roman de mœurs avec l’Histoire de Gil Blas de Santillane (1715-1735), roman picaresque «à tiroirs», où alternent les épisodes de misère et les moments heureux. L’auteur y brosse un tableau riche et varié des mœurs de son temps: Gil Blas s’introduit peu à peu dans la société en même temps que celle­ci évolue.
Marivaux a le même sens du réalisme, qu’il manifeste dans deux romans d’apprentissage, Le Paysan parvenu (1734-1735) et La Vie de Marianne (1731-1741). Dans ces deux œuvres, il montre comment évolue la conscience des protagonistes à une époque de libération et d’ascension sociales.
L’abbé Prévost (1697-1763) fait évoluer le roman vers la peinture de la passion. Manon Lescaut (1731) est l’histoire de l’amour impossible du chevalier Des Grieux, prêt à entrer en religion, pour Manon Lescaut. La fatalité s’acharne tellement sur eux que le lecteur est amené à dénoncer l’ordre social et à revendiquer le droit au bonheur naturel de la passion. Le roman de Prévost montre un bonheur incompatible avec la
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nature sensible et incontrôlée de l’homme. Le roman fit scandale et fut condamné au feu après sa parution parisienne pour cause de critique des différents pouvoirs et de négation de la conscience morale.
Les romanciers de la seconde moitié du siècle, influencés par La Nouvelle
Héloïse de Rousseau et Les Liaisons dangereuses de Laclos, poussent la littérature amoureuse dans des voies extrêmes: Bernardin de Saint-Pierre exalte le mythe du bonheur dans la nature éternisé par la mort, Sade fait triompher le vice et la cruauté.
Jacques Cazotte (1719-1792) écrit le premier récit fantastique français avec Le
Diable amoureux (1772) qui recourt systématiquement au surnaturel. Le Diable apparaît à un jeune officier espagnol, Don Alvare, sous les formes les plus insolites, des plus repoussantes aux plus séduisantes.
Variété poétique
Le climat rationnel du XVIIIe siècle semble peu favorable à la poésie quoiqu’il accorde la primauté à la sensation et à l’expérience. Pourtant les poètes foisonnent dans les genres les plus divers. Même si la poésie reste prisonnière des conventions, la fin du siècle révèle un grand poète authentique: André Chénier.
Les pastorales du XVIIe siècle subsistent, répondant au goût du public pour un bonheur naturel en mettant en scène des bergers et des bergères dans un contexte galant.
La poésie de divertissement connaît un grand succès avec des poèmes à forme brève qui manifestent une virtuosité verbale: jeux poétiques, impromptus, épigrammes et chansons. Les maîtres en sont Voltaire, Marmontel et Florian (auteur de la chanson Plaisir d’amour). L’inspiration de ces types de poésie regorge de clichés dans la représentation d’un monde idéal fait pour le seul plaisir.
La faveur du public va aux odes et aux épopées qui chantent la grandeur
nationale, telle La Henriade de Voltaire (1728), écrite en l’honneur de Henri IV. Jean- Baptiste Rousseau (1671-1741) adresse ses odes aux rois européens pour leur montrer un gouvernement idéal fait de paix et de liberté.
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L’élégie, forme de prédilection d’André Chénier, chante les sentiments amoureux, la mélancolie et le regret. Évariste de Parny (1753-1814), Antoine de
Bertin (1752-1790), nés tous les deux à l’île Bourbon (devenue la Réunion en 1793), et Nicolas-Germain Léonard (1744-1793), né à la Guadeloupe, gardent une nostalgie des Tropiques: ils chantent ces lieux utopiques de bonheur voluptueux qu’ils ont
perdus. Ils satisfont le goût de l’époque pour l’exotisme. Leurs thèmes, la nature, la vertu, la passion et l’au-delà, inspirent les romantiques.
La poésie descriptive, illustrée par l’abbé Jacques Delille (1738-1813) et Jean- François de Saint-Lambert (1716-1803) tire ses sujets du spectacle des ruines et des jardins qui éveillent l’émotion et la méditation dans un climat le plus souvent automnal. La dérision du temps, la revanche de la nature, la peur de la mort se lisent dans les paysages chaotiques de ruines. À l’inverse, le spectacle des jardins, harmonieux et équilibré, répond au désir d’ordre et de civilisation.
Par ces deux sujets, les poètes cherchent à réconcilier le respect du passé et les progrès de l’homme sur la nature.
3. Lisez le texte, trouvez sur Internet les monuments des styles du Louis XV et Louis
XVI:
L’impulsion donnée à l’architecture sous Louis XIV fut si forte, qu’elle se fit sentir pendant presque toute la durée du règne suivant, et que les architectes se maintinrent pendant un certain temps à la hauteur de leurs devanciers.
Avec Louis XV, l’architecture d’apparat recherche le gracieux et le joli. Le commencement du règne de Louis XV nous a laissé de bien charmants modèles; mais bientôt on arrive à une architecture et surtout à une décoration tourmentée à l’excès, ayant horreur de toute ligne droite. Les encadrements des fenêtres et des portes sont
tout de fantaisie, les ornements sont des rocailles, ou des motifs de fleurs bizarrement entrelacés: c’est le genre rococo, le mauvais style Louis XV, qu’on eut le bon esprit
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de n’appliquer à aucun de nos grands édifices, et qui ne se retrouve que dans le mobilier ou la décoration intérieure.
Sous Louis XVI, une réaction très accentuée se produisit: l’ornementation fut plus sévère et d’un dessin plus correct; il y eut alors un beau moment pour l’architecture. Mais bientôt, l’art grec et l’art romain apparaissent; avec la Révolution,
et sous l’influence du peintre David et de son école, ils régneront sans partage jusqu’à la Restauration.
Peu de grands travaux furent exécutés à Paris dans la première moitié du XVIIIe
siècle. Citons cependant l’École militaire, construite en 1752, et destinée à recevoir 500 gentilshommes pauvres, La Révolution l’a transformée en caserne.
Lorsque, en 1757, Louis XV décida que sa statue, qui était offerte par la ville de Paris après la maladie qui avait failli l’enlever, à Metz, serait élevée dans les terrains faisant suite aux jardins des Tuileries, on bâtit, au nord de la place, les deux beaux monuments du Ministère de la Marine et du Garde-Meuble. Ces deux édifices, inspirés par la colonnade de Perrault, sont peut-être les plus beaux élevés à Paris dans le cours du XVIIIe siècle. La place, primitivement nommée place Louis XV, fut appelée, en 1792, place de la Révolution; c'est notre place de la Concorde. En 1836, l’ingénieur Le Bas fut chargé d’y ériger l’obélisque de Louqsor, qui avait été offert à Charles X par le pacha d’ Égypte en 1829.
C’est également en 1757 que fut décrétée la construction du Panthéon, destiné à remplacer l’ancienne église de l’abbaye de Sainte-Geneviève. Les plans de Soufflot,
qui rivalisaient de hardiesse avec ceux de Saint-Pierre de Rome et de Saint-Paul de
Londres, furent adoptés d’enthousiasme. La première pierre du monument fut posée par le roi en 1764. Une admiration sans bornes éclata à la vue de ce dôme gigantesque, élevé dans les airs à 85 mètres de hauteur; mais le succès de Soufflot fut de courte durée: à peine les travaux étaient-ils terminés, que de grands tassements se produisirent. Les vives critiques et les violents reproches qui lui furent adressés, le chagrin de voir un autre architecte chargé de la consolidation de son œuvre hâtèrent
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la fin du grand artiste, qui mourut en 1781.
Aucun de nos édifices parisiens n’a reçu, en moins de cent ans, plus de destinations différentes que le Panthéon. Il n’était pas encore achevé, que la Révolution décida, en 1791, qu’il serait destiné à abriter les cendres des grands hommes et que son fronton porterait cette inscription: Aux grands hommes la patrie reconnaissante. Mirabeau, Voltaire, Rousseau, Marat y furent alors inhumés.
Le premier Empire, puis la Restauration rendirent le Panthéon au culte, et l’église fut desservie par des chapelains de Sainte-Geneviève. La Révolution de 1830
laïcisa de nouveau l’édifice et fit revivre les dispositions de la loi de 1791.
Napoléon III les abrogea à son tour, et rétablit par un décret du 6 décembre 1851, trois jours après le coup d'État, l’exercice du culte catholique au Panthéon. Ce décret resta en vigueur jusqu'au moment où la loi du 29 juillet 1881 vint supprimer le
traitement des chapelains, qui avaient été jusque-là entretenus par l’État.
Enfin, quand Victor Hugo mourut, le 23 mai 1885, on jugea que seul le
Panthéon était digne de recevoir les restes du grand poète.
Soufflot construisit aussi l’École de Droit, sur la place du Panthéon, et la fontaine qui se trouve à l'angle des rues Saint-Honoré et de l’Arbre-Sec.
En 1764, fut commencée l’église de la Madeleine, dont il sera question plus loin.
En 1768, Louis XV ordonna la construction de l’hôtel des Monnaies, sur l’emplacement de l’ancien hôtel de Conti.
Vers la fin du règne de Louis XV, l’architecture dégénère, en arrive au style rocaille, puis au style rococo. Le pavillon de Hanovre, au coin-de la rue Louis-le-
Grand et du boulevard des Italiens, présente les qualités et les défauts de cette époque.
En 1769, commencèrent les travaux de Saint-Philippe-du-Roule, dans le faubourg Saint-Honoré, sur l’emplacement d’une ancienne léproserie.
Enfin, en 1774, on éleva, sur l’ordre du roi, l’École de Médecine, dont la cour, avec son péristyle, est d’un bel effet.
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Monuments du règne de Louis XVI.
Sous Louis XVI, fut bâti, en 1781, le couvent des Capucins de la Chaussée­d’Antin, suivant le goût grec qui commençait à pénétrer en France, ainsi que l’art romain. L’église paroissiale de Saint-Louis-d'Antin est l’ancienne chapelle de ce couvent, dont les bâtiments sont occupés par le lycée appelé autrefois Bonaparte, et aujourd'hui lycée Condorcet.
Sous Louis XVI, l’architecture se rapproche des lignes sévères du style grec. Un des modèles de ce genre était l’hôtel de la Guimard, célèbre danseuse, situé rue de la Chaussée-d’Antin.
En 1779, fut élevé le théâtre de l’Odéon, près du palais du Luxembourg, sur l’emplacement de l’hôtel de Condé.
Un des plus grands travaux exécutés à Paris pendant cette période fut la construction du mur d’enceinte, limite de l’octroi de Paris, qui subsista jusqu’en 1860; à chaque barrière, on éleva des pavillons de perception, dont quelques-uns, peu en rapport avec leur destination, étaient d’un aspect bizarre: on peut encore voir aujourd’hui ceux de l’ancienne barrière de la Villette, de la place du Trône, de
Montrouge, etc.
Parmi les grands hôtels du dix-huitième siècle, nous citerons l’Élysée-Bourbon: c’est l’ancien hôtel d’Évreux, construit en 1718 pour le comte d’Évreux, mais remanié plusieurs fois par ses différents propriétaires. Il s’appelle maintenant le palais de l’Élysée, et est la résidence du Président de la République.
D’après fernandbournon.free.fr
4. Texte complémentaire à lire. Trouvez sur Internet les caractéristiques des styles
suivants:
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Le style Louis XV se situe entre 1725 et
1760, style nouveau où l’on voit disparaître le culte du classique et de l’antique. Le mobilier Louis XV est appelé également style rocaille, rococo
ou Pompadour.
Le style Louis XVI qui se situe entre 1750-1795 abandonne les lignes
contournées du Style Louis XV pour un retour à des lignes droites, ornementées avec une grande légèreté. L’époque, grâce à la bonhomie de Louis XVI et au caractère joyeux de Marie Antoinette est lasse de l’originalité et de l’exubérance du style Rocaille; elle est éprise de naturel et de simplicité. C’est une période de grande sobriété, de meubles équilibrés bien proportionnés, de forme géométrique: le carré, l’ovale,
le rectangle, le rond est en vogue. La production de meubles Louis XVI est
très abondante, faite avec goût et fantaisie. Elle est très inspirée par la pureté des formes antiques trouvées dans les vestiges de’Herculanum et de Pompeï.
Caractéristiques:
le bois l’ornementation les principaux motifs
Caractéristiques: le bois l’ornementation les principaux motifs
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UNITÉ 7.
LE XIXe SIÈCLE
1. Lisez le texte, dressez la liste des peintres français du XIXe siècle en complétant le
tableau suivant:
MOUVEMENT
PEINTRE
OEUVRES
le néo-classicisme
le romantisme
le réalisme
L’impressionnisme
En marge de l’impressionnisme
La première moitié du XIXe siècle en Europe
Le foisonnement des idées issues de la Révolution française a des répercussions sur l’art. Trois mouvements naissent de ce rejet de l’académisme: le néo-classicisme, le romantisme et le réalisme.
À la fin du XVIIIe siècle, la découverte des sites de Pompéi et d’Herculanum provoque un engouement pour l’Antiquité, qui s’étend à l’ensemble des arts. Les artistes se réfèrent aux modèles antiques pour exprimer un idéal éthique et esthétique.
Le néo-classicisme en revient aux caractères de clarté, de mesure, d’équilibre propres au classicisme, en s’inspirant directement de la statuaire gréco-romaine. Les peintres favorisent la ligne, la forme et l’élégance plutôt que la couleur, considérée
comme secondaire. Les formes sculpturales, exemptes de tout sentiment passionnel et de désordre, se plient à une composition solidement structurée.
Le tableau Le Serment des Horaces peint par Jacques Louis David (1748-1825)
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est le manifeste de ce mouvement. Véritable chef d’école, David a exercé une influence notable sur tous les peintres qui se sont succédés dans son atelier: Ingres
(1780-1867), Gros (1771-1835), Girodet-Trioson (1767-1824).
Le romantisme revendique l’individualité et s’oppose délibérément aux
exigences de l’Académie (modèle antique, composition rigoureuse, genres majeurs) pour valoriser l’émotion, la passion, le fantastique (Caspar David Friedrich, 1774-
1840).
Le peintre romantique s’enflamme pour des événements issus de l’actualité, qu’il met en scène comme des épopées héroïques, souvent pathétiques; il n’hésite pas à décrire l’horreur des massacres en de vastes tableaux qui déclenchent les passions
du public: Le Radeau de la Méduse, Géricault, La Liberté guidant le peuple, Delacroix, El Très de Mayo, Goya. Le peintre aborde avec la même fougue les sujets
orientalistes à la mode, les combats de chevaux et les portraits (Chopin par Delacroix).
La hardiesse et la liberté de la touche, les contrastes d’ombre et de lumière, le jeu des complémentaires qui avive les couleurs, le tourbillonnement des groupes en courbes et contre-courbes (puisées chez Rubens) traduisent plastiquement une sensibilité exacerbée.
La première révolution industrielle crée une nouvelle classe sociale, celle des petites gens. Vers 1830, un groupe d’artistes, plus ou moins lié au socialisme naissant, désire offrir des images accessibles à tous. Les peintres puisent leur inspiration dans
les classes populaires.
Millet (1814-1875), Courbet (1819-1877), Daumier (1808-1879) croquent sur
le vif les métiers et les scènes de la vie quotidienne du peuple, avec respect, humour ou férocité. Les réalistes considèrent leur peinture comme un genre majeur dont le souci n’est pas l’élégance mais l’authenticité.