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Le patrimoine français (Культурное наследие Франции от античности до современности). Учебное пособие

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cet élan peut mener à Dieu car le baroque est souvent religieux; mais la forme divine reste vague. Jamais on ne trouve de réponse ni de solution.
Cherchant à impressionner, l’écriture baroque se montre souvent expressive: elle ne connaît pas de mesure pour décrire la beauté ou la laideur. Elle cherche les images et les comparaisons fortes, utilise l’hyperbole et l’accumulation.
Les écrivains baroques aiment faire apparaître les contradictions du monde et multiplient les antithèses: tantôt elles prennent la forme d’un jeu; tantôt le ton se fait
grave; derrière les beaux décors, elles rappellent la présence de la maladie et de la mort.
Par ailleurs, le style manifeste une certaine liberté par un assouplissement de la construction des phrases: absence de liens logiques, goût pour les accumulations. Le
poème prend des libertés avec les règles de versification. Le théâtre ne respecte pas les unités de temps, de lieu et d’action. L’inspiration baroque qui se manifeste jusque vers 1640 s’oppose à toute règle. Pierre Corneille, héritier de cette tradition, va donner au théâtre une orientation plus rigoureuse.
Les principaux thèmes baroques sont l’inconstance (Don Juan), l’illusion, le spectacle de la mort, la lumière dans la nuit. C’est à cette époque que l’on voit la naissance de la tragi-comédie qui est une tragédie dont le dénouement est heureux.
Préciosité et burlesque sont des formes d’expression issues du baroque. Toutes
deux sont excessives: la préciosité recherche raffinement de l’esprit et du style en gommant toute forme de grossièreté; le burlesque imite en termes comiques, voire
grossiers, de choses sérieuses.
Le mouvement précieux naît en réaction au style rustre de la cour de Henri IV. Dès 1608, la marquise de Rambouillet ouvre le premier salon mondain, y réunit les intelligences les plus brillantes et permet aux plus jeunes de se faire connaître. Beaucoup l’imitent à partir de 1640. Ces réunions ont la forme de brillantes réceptions où les esprits se confrontent au travers de jeux littéraires et où l’on débat de questions littéraires: la défense du Cid de Corneille, le juste emploi de certains mots.
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Le style précieux refuse la vulgarité et forge donc une langue poétique nouvelle: il invente de nouvelles métaphores en mélangeant deux registres (lèvres bien ourlées)
ou en alliant le concret et l’abstrait (avoir l’âme sombre, l’intelligence épaisse); il utilise l’adjectif substantivé (l’inhumaine, l’effroyable) et préfère systématiquement la périphrase à l’expression simple et directe.
Le burlesque est l’envers de la préciosité. Parmi les procédés burlesque utilisés,
la parodie consiste à imiter une œuvre en la déformant: dans son Histoire de Francion, Charles Sorel parodie romans héroïques, récits historiques, scènes d’amour; dans Virgile travesti, Scarron tourne en dérision les aventures d’Énée racontées par Virgile. Il multiplie les détails concrets et les termes grossiers, utilise des formes poétiques pour traiter de sujets vulgaires, recherche les calembours, les équivoques gaillardes, les comparaisons triviales. Ce type d’écriture exige du lecteur une grande érudition pour apprécier les transpositions.
Au lendemain des guerres de Religion, nombre d’esprits cultivés éprouvent une crise de conscience qui les rend sceptiques face à la foi et aux croyances. Certains,
comme Descartes, donnent à la raison tout son pouvoir; d’autres, les libertins, bravent et raillent la religion officielle dont ils remettent en cause tous les fondements.
Pour Descartes, dans le Discours de la méthode (1637), le scepticisme doit être
la base de toute compréhension. Remettre tout en cause suppose de penser; Descartes affirme alors que la raison, cette faculté qui nous permet de penser, est commune à tous. En appliquant à la philosophie les règles d’une démarche scientifique rigoureuse, on doit obtenir une vérité universelle incontestable.
Remettant tout en question, Descartes ne compte que sur lui-même pour établir les règles morales et l’existence de Dieu. Or, l’idée de perfection ne pouvant venir de l’homme imparfait, elle implique l’existence d’un être parfait, Dieu.
La méthode de Descartes engendre donc une nouvelle conception de la connaissance où le raisonnement logique a toute la place. Quatre principes régissent
un mode de connaissance rigoureux: remettre tout en cause, traiter les difficultés en
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les fractionnant en éléments simples, conduire les pensées par ordre du plus simple au plus compliqué, ne rien omettre.
Au début du siècle, des penseurs libertins s’organisent en une société secrète, la cabale, composée de philosophes, scientifiques, médecins, magistrats. Ils dénoncent
doctrines et pratiques religieuses, critiquent et condamnent la Bible. Tous ont en
commun une volonté d’indépendance d’esprit et s’intéressent aux philosophies païennes.
Pendant le ministère de Richelieu, les libertins sont pourchassés. Ils ne reparaissent qu’en 1628 avec la Mothe le Vayer, Gassendi et Naudé sous la forme d’un libertinage érudit, allant du catholicisme raisonné à un athéisme matérialiste. Les libertins remettent en cause l’organisation politique et sociale (particulièrement la royauté); ils prônent une société fondée sur le mérite et le droit au minimum vital.
Le jansénisme est une doctrine austère précitée par l’évêque flamand Cornélius Jansen, dit Jansénius (1585-1638): l’homme ne peut participer à son salut et seuls seront sauvés quelques élus de Dieu. L’abbé de Saint-Cyran (1581-1643) diffuse cette doctrine à l’abbaye de Port-Royal. Le mouvement religieux est combattu et éradiqué. Les jésuites la font condamner par le pape. L’esprit du jansénisme, pessimiste et austère, règne sur la fin du XVIIe siècle.
Pascal entreprend alors d’écrire Les Provinciales (1656-1657) où, avec une ironie subtile, il reproche aux jésuites leur indulgence excessive. Il pose en outre les
grands problèmes de la grâce, de la destinée et de la vie morale. Les Pensées (1670) sont les notes d’un grand ouvrage pour la défense du christianisme qui devait s’appeler
Apologie de la religion chrétienne. Dans la première partie consacrée à l’homme, Pascal fait le tableau de la grandeur et de la misère de l’homme et de la société. Dans la deuxième partie consacrée à Dieu, il montre la nécessité de connaître Dieu et donne
des preuves de son existence.
Le XVIIe siècle est appelé siècle classique. Mais le classicisme ne s’impose
qu’entre 1660 et 1680. Ses auteurs ne forment pas une école mais partagent le souci
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de l’universalité, le culte des Anciens, la clarté, la mesure et l’élégance du style. En 1674, Boileau résume les principes de l’art classique.
Les auteurs classiques mettent à l’honneur les Anciens qui étaient animés par cette même recherche de l’universel (les Grecs: Euripide, Aristote; les Romains: Horace, Plaute, Sénèque). Leur succès à travers les siècles a prouvé leur perfection.
Se concentrant sur l’essentiel, la littérature étudie la nature profonde et universelle de l’homme: les mécanismes de sa vie psychologique. De là viennent les nombreuses tournures générales (maximes, pensées) et le style dépouillé.
Conformément aux principes d’Aristote, il faut aussi instruire; or, pour instruire, il faut être vrai. C’est pourquoi, évitant le badinage et le pédantisme, l’écrivain se penche sur la nature humaine et fait réfléchir le lecteur sur les
comportements.
Le classicisme a besoin de repères. Richelieu fonde en 1635 l’Académie française, chargée d’élaborer la liste des mots français dans le premier dictionnaire
(1694). Malherbe et Vaugelas, soucieux du bon usage des mots, mettent la grammaire
à la mode. Boileau, s’inspirant des Anciens, définit les grands principes de l’écriture.
Le terme «comédie», qui désignait toute forme théâtrale, renoue au XVIIe siècle avec la définition antique qui l’oppose à «tragédie». La comédie met en scène les mœurs de la société, avec enjouement et décence, pour illustrer une morale pratique. Molière en est le plus parfait représentant.
Molière commence par écrire des farces, inspirées des Italiens et de la commedia dell’arte avec des personnages types (le serviteur espiègle, le vieil avare, le jeune homme étourdi) et des situations stéréotypées. Par la suite, la farce prend de l’ampleur; d’un acte, elle passe à trois puis à cinq. Ses personnages sont tirés de la société d’alors et visent particulièrement les vieux (bigots, riches, maniaques) qui tyrannisent la jeunesse. Elle devient une comédie, souvent écrite en vers. Le comique de Molière joue sur: les procédés farcesques (coups de bâton, soufflets, grimaces); le comique de mots (calembours, passages du coq à l’âne, répétitions systématiques,
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interruptions régulières...); le comique de situation (déguisements, personnages cachés...); le comique de caractère (personnages dirigés par une obsession - argent,
maladie...).
Au milieu du siècle, l’esprit classique développe la tragédie, et peu à peu s’imposent les sujets de l’histoire romaine et de la mythologie grecque. Une floraison d’auteurs écrivent des tragédies centrées sur des débats politiques ou moraux. Avec Racine naît une tragédie nouvelle, méditation sur la condition humaine. Le thème unique est la passion fatale. Même dans les pièces au contexte politique, Racine traite du déchaînement de la passion provoquée par l’amour ou par l’ambition. Chez Racine,
comme chez Corneille, la passion entre en conflit avec la raison; mais chez Racine, la raison est vaincue. Le spectacle des passions permet la catharsis: le spectateur, qui
s’identifie aux personnages, se libère des pulsions qui l’habitent.
Les règles du théâtre tragique réduisent quasiment l’action, comme dans un salon, à une conversation. L’art de Racine consiste, en utilisant toutes les ressources du discours et de l’analyse des sentiments, à créer une tension émotionnelle renouvelée mais constante. Les protagonistes entre eux sont en lutte permanente; ils cherchent à vaincre leurs adversaires par tous les moyens: chantage, humiliation, séduction, appel à la pitié. Les héros, hésitants face à la décision, luttent aussi contre
eux-mêmes.
Les genres mondains: Mme de Sévigné (1626-1696), La Rochefoucauld (1613-
1680), La Fontaine (1621-1695), le cardinal de Retz (1613-1679) pratiquent des genres nouveaux nés de la vie mondaine. Plus souples que les genres classiques, ils incarnent le bel esprit: leur but est de briller mais ils contiennent aussi toute une
méditation sur l’homme.
À partir de 1660, le goût classique est lassé du roman baroque aux actions compliquées et aux rebondissements multiples. Il privilégie, au contraire, les formes précises et dépouillées (maximes, tragédies...). Mme de Lafayette, Guilleragues et
Saint-Réal écrivent des nouvelles ou des romans courts.
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Les romans classiques rejettent les fantaisies de l’imagination et prennent la réalité pour modèle. Beaucoup d’écrivains puisent leurs sujets dans l’histoire récente des Valois et des Bourbons. Pourtant les détails ne sont pas d’une exactitude scrupuleuse. L’Histoire n’est qu’un moyen. Le but est d’instruire, par une analyse des hommes et de la société.
Ces romans sont réalistes par l’analyse psychologique. Mme de Lafayette décrit abondamment la vie intérieure de ses personnages et les fait évoluer d’après les lois subtiles définies par La Rochefoucauld dans ses Maximes.
Le roman classique refuse le foisonnement baroque. Comme dans le théâtre, il recherche l’unité d’action: disparition des intrigues secondaires, limitation du nombre des personnages. Guilleragues atteint un point de simplification extrême: l’action se déroule dans un lieu unique et dépouillé (couvent), il compte un personnage unique
(la religieuse).
Après 1680, devant les difficultés économiques, le durcissement du régime monarchique et la mainmise du parti dévot, des protestations se font entendre. Elles prolongent le mouvement des libertins dont l’influence se fait sentir depuis le début du siècle et annoncent les philosophes du XVIIIe siècle.
La Bruyère pratique un genre proche des Pensées de Pascal ou des Maximes de La Rochefoucauld; il peint des caractères dans des énoncés de longueurs inégales. L’oeuvre s’inscrit au nombre des petits genres mondains et s’adresse à un public
choisi.
Avec La Fontaine déjà, mais plus encore avec le cardinal de Retz (1613-1679), La Bruyère, Fénelon et Saint-Simon (1678-1755), sont dénoncées les mesquineries du règne du Roi-Soleil: la véritable grandeur est absente de la cour; chacun recherche son intérêt personnel, la noblesse s’abaisse aux intrigues, la bourgeoisie enrichie reste grossière. La critique du pouvoir se fait de manière indirecte: La Bruyère et La Rochefoucauld utilisent des formules générales. Fénelon fait découvrir à Télémaque, au cours de ses voyages, la cité idéale, régie par une politique différente de celle de
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Louis XIV.
3. Regardez le tableau. Ajoutez les caractéristiques des styles architecturaux. Trouvez
sur Internet les monuments (églises, palais…) baroques et classiques en France.
Architecture baroque 1600-1770
Architecture classique 1750-1850
Le baroque est l’art et l’architecture de la Contre-Réforme → «barocco» signifie
«irrégulier». Les souverains font étalage
de leur richesse, de leur pouvoir temporel et spirituel; le baroque est
extravagant. Les décors sont chargés et contrastent avec l’architecture plutôt austère de la Renaissance.
Dans l’esprit des Lumières, les formes sont simples et épurées, en contraste avec l’exubérance baroque. Comme la Renaissance, l’architecture classique prend pour modèle l’Antiquité classique → «classicisme». Outre les édifices
religieux, on trouve beaucoup de
châteaux, écoles, bâtiments publics, théâtres et musées.
Caractéristiques:
Caractéristiques:
Exemples: Château de Versailles, Paris, France ...
Exemples: Panthéon, Paris, France ...
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UNITÉ 6.
LE XVIIIe SIÈCLE
1. Lisez le texte, dressez la liste des peintres français du XVIIIe siècle en complétant le tableau suivant:
MOUVEMENT
PEINTRE
OEUVRES
La peinture des fêtes
galantes
Le rococo
Les tableaux érotiques
Les témoignages de la vie
quotidienne
Après la mort de Louis XIV (le 1er septembre 1715), les conditions de vie à la cour changent. Les goûts se modifient. Les courtisans réclament plus de légèreté dans l’art Les peintres évoquent la frivolité, l’insouciance et le plaisir des fêtes qui ponctuent la fin de l’Ancien Régime. Ils peignent aussi la vie quotidienne des riches
bourgeois.
La peinture des fêtes galantes exprime la douceur de vivre, la légèreté des choses et la beauté du temps qui passe. Elle se construit par étapes.
Tout d’abord, bien choisir son sujet: le peintre préfère un modèle élégamment habillé ou bien costumé en personnage de cirque, acteur, mendiant.
Dehors, dans la nature et «pris sur le vif», l’artiste fait un premier croquis du modèle. Cette étude lui rappellera plus tard les contours, les effets de lumière et les nuances de couleurs observés à l’extérieur.
Ensuite, dans l’atelier, le peintre retravaille le dessin des différents modèles observés dehors. Il dessine un paysage fictif et compose son action: un personnage
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individuel ou un groupe vu de loin. Les hommes jouent de la musique, les femmes dansent le menuet, se reposent, rêvent.
Une statue antique est placée à la lisière du décor. Elle fait référence à la mythologie. Antoine Watteau (1684-1721), peintre à la cour, représente le mieux les occupations de cette société idéale. Il est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture avec la mention spéciale, créée pour lui: «peintre des fêtes galantes».
Le rococo est le style artistique de la cour du XVIIIe siècle. Il tourne le dos à l’austérité du classicisme en célébrant la forme courbe et l’éclat des couleurs brillantes et dorées. Les peintres du rococo exaltent l’aimable compagnie des courtisans qui s’occupent futilement dans l’illusion des décors grandioses de Versailles.
C’est aussi un siècle de libertinage. Les tableaux érotiques plaisent au public. Nommé premier peintre du roi, François Boucher (1703-1770) exprime l’esprit rococo: il est le spécialiste de la peinture d’aventures amoureuses dont il évoque la frivolité. Ses peintures exaltent la douceur rose de la peau du corps de la femme. Simultanément, un artiste se libère des commandes du roi et de la cour: Jean-Honoré Fragonard (1732-1806). Il préfère les commandes privées. Peintre affranchi, il travaille avec beaucoup de liberté dans le geste.
Parallèlement aux fastes de la vie courtisane de Versailles, la grande bourgeoisie de Paris et des villes de province cherche, elle aussi, à consacrer son image. L’art du portrait se développe. Quentin de La Tour (1704-1788) est un portraitiste admiré. Il met à la mode la technique du pastel.
Le public bourgeois refuse les sujets historiques ou religieux. Il affectionne la
peinture de natures mortes et de scènes de genre. Souvent considéré comme le peintre
de la bourgeoisie, Jean-Baptiste Chardin (1699-1779) excelle dans la représentation des attitudes de la vie quotidienne. C’est un grand peintre de natures mortes.
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2. Lisez le texte et essayez de remplir les colonnes de ce tableau:
MOUVEMENT
AUTEUR
OEUVRES
Les grands philisophes
Les contes philosophiques
La comédie amoureuse
Le roman
La comédie satirique
La poésie
Le XVIIIe siècle et ses idées nouvelles
L’essor de la philosophie
Le sursaut économique et la dégradation du paysage social poussent la réflexion dans deux voies: la confiance dans la raison et le progrès, et la recherche d’une société
plus juste. Les penseurs rationalistes du XVIIIe siècle se livrent à une analyse critique de la condition et de la nature humaines.
Les philosophes français du début du XVIIIe siècle puisent l’essentiel de leur pensée politique dans les œuvres des maîtres à penser allemands (Leibniz, 1646-
1716), anglais (Locke, 1632-1704) et hollandais (Spinoza, 1632-1677).
Le siècle des Lumières est une métaphore choisie par les philosophes européens pour montrer la victoire de la raison dans les sciences et la philosophie.
Le cartésianisme, hérité du XVIIe siècle, contribue à développer le culte de la raison, le goût de l’observation et de l’évidence. Appliqué à tous les domaines, l’esprit d’examen, qui consiste à tout soumettre à l’observation avant de juger, devient systématique.
Les influences étrangères sont un facteur décisif d’élaboration d’un nouveau mode de pensée: l’Angleterre fournit un bon modèle d’esprit critique. La Hollande