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Французский язык в профессиональной деятельности (для обучающихся по направлению подготовки «Психология»). В 3 частях. Ч.1. Учебное пособие

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Psychologie de l’enfant
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isateurs. On peut cependant la considérer comme une évolution dynamique, ayant pour finalité l’autonomie, l’identité et l’adaptation sexuelle. L’adolescent ressent le besoin de sortir de lui-même, d’élargir ses intérêts au-delà du cercle familial. A l’identification aux parents se superpose l’identification au même groupe d’âge, au héros collectif, à la «bande». Le jeune y forge ses opinions sur la vie, intériorise un code moral, étanche sa soif d’absolu à des sources multiples: passion pour des causes altruistes comme pour la mode, goût de la performance,
engagement intellectuel, vocation artistique, adhésion intense à des opinions pouvant concerner aussi bien les grands idéaux que les événements du quotidien.
Il est en quête de valeurs, fournies par un aîné d’expérience, professeur, grand­parent, «maître à penser», tout en rejetant les normes qu’il juge périmées.
Ici intervient le classique «conflit des générations». Si le jeune s’exprime par affirmations ou négations tranchées, sans souci des contradictions, il n’en re- cherche pas moins le débat. Ce désir de débattre, l’adulte ne doit pas le con­fondre avec de la provocation. Or, la crise d’adolescence ravive souvent, chez les parents, un écho de leurs difficultés passées. En guise de réponse, l’adulte tend à projeter sur le jeune ses conflits non résolus, tout en oubliant certaines réalités. Il n’est pas si facile de se détacher d’une enfance encore proche pour affronter une société mal déchiffrable, elle-même en proie à des transformations et à des contradictions continuelles, et qui ne donne pas toujours le « bon exemple »
qu’elle voudrait imposer. En dépit des apparences, l’adolescent est celui qui a le moins d’indulgence pour lui-même. Face à son corps, à ses capacités de séduc-
tion, il peut vivre un sentiment d’insécurité, voire de honte.
Il se trouve en même temps tenaillé par la reviviscence de complexes infan­tiles. Le jeune, si enclin à la révolte, a l’inquiétude de la normalité. Il importe de lui assurer que la qualité de l’expérience amoureuse passe avant les moyennes
statistiques, d’interprétation si relative.
Il appartient également à l’adulte de ne pas le déstabiliser par de l’ironie ou de la gêne, quant aux problèmes de sa puberté (premières règles, acné, partic­ularités de l’esthétique corporelle). Une masturbation, exutoire souvent culpabi­lisant, un attachement homosexuel transitoire, qui traduit la recherche idéalisée d’un double, d’un confident, ne doivent pas être blâmés. En raison du frein ap­porté à la libération sexuelle par la crainte du sida, de l’effacement des structures
familiales, de l’incertitude de l’avenir professionnel, l’adolescent d’aujourd’hui, qui ne bénéficie plus des anciens systèmes de référence, dépend d’autant plus
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d’une coopération et d’un dialogue sincère avec l’adulte pour aborder des prob­lèmes tels que la contraception, la prévention de la délinquance, de la toxi-
comanie et des autres conduites à risques, du sida, etc. Il a aussi besoin de l’adulte pour parler du bonheur, du sens de la vie. Ainsi les élans du cœur et de l’esprit, si riches durant cet «âge ingrat», auront-ils une chance de ne pas
disparaître avec lui.
Actuellement, l’adolescence a tendance à se prolonger.
Les troubles de l’adolescense
Les troubles physiques à dépister en priorité concernent la locomotion (scoli­ose), les dents (caries, dents de sagesse) et la peau (acné). Les fonctions visuelles et auditives sont à surveiller également. L’examen gynécologique doit être clairement expliqué à la jeune fille. Des modifications du poids et de l’alimentation peuvent être liées à un surmenage, à un manque de sommeil, mais aussi à une affection méconnue.
Les troubles du comportement sont variés et souvent bénins, même s’ils of-
fusquent l’entourage. La «crise d’originalité juvénile» est moins à redouter par ses excès que par son absence. Le repli sur soi, la persistance d’un comportement enfantin, surtout s’ils s’accompagnent d’un fléchissement scolaire et d’une dis­parition de tout plaisir, devraient autant alerter les parents qu’une trop bruyante «fureur de vivre». De tels signes précèdent ou accompagnent souvent une dé­pression mais peuvent aussi évoquer une pathologie plus grave de la person­nalité. Ils sont des signes d’alarme à évaluer en fonction du contexte et des an­técédents. La toxicomanie, la délinquance, l’anorexie, la boulimie, le suicide, constituent d’autres risques préoccupants. Une sécheresse buccale, le besoin con-
tinuel de boire, une rougeur conjonctivale peuvent trahir une consommation de drogue. Une fugue ne doit jamais être ni dramatisée ni banalisée. La consulta­tion, médicale ou spécialisée, est toujours souhaitable. Dans tous les cas, le pronostic dépend de la qualité et de la solidité des images parentales, qui aident l’adolescent à reprendre conscience de sa propre valeur, à s’aimer lui-même afin de mieux aimer autrui [Larousse, 2007].
9. Faites le devoir suivant:
1. Parlez des transformations physiques, psychologiques chez les filles et les
garçons.
2. Dépistez des troubles physiques et comportementaux.
Psychologie de l’enfant
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10. Testez vos connaissances. Donnez les équivalents français.
раздел
взаимодействие
переоценить
касаться
доверие
тело
моторный
среда, окружение
подход
утомительный
опыт
интеллект
убеждаться
оказывать сопротивление, противостоять
жизненный путь
жизненный график
трудность
уход в себя
тревога
в зависимости от
употребление наркотиков
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МО Д У Л Ь I V .
Psyc h o l o g i e de l ’ éducation
1. Prononcez correctement.
mentionner, gestion (f), apprentissage (m), vieillesse (f), atteindre, en permanence, intelligence (f), par exemple, déficit (m), dyslexie (f), influence (f), compte (m), créativité (f).
2. Retenez les significations de il y a (есть, имеется, находится, лежит, ви-
сит, стоит и т.д.; il y a + время = некоторое время тому назад) et traduisez les
phrases.
1. Dans cette pièce il y a deux fenêtres. 2. Il y a une clé USB sur la table.
3. Dans le lointain il y a eu des feux. 4. Est-ce qu’il y a une balançoire dans votre cour? 5. Ici il y a beaucoup de poissons. 6. Il y a un problème. 7. Y a-t-il du café dans ce magasin? 8. Il n’a pas de journaux ici. 9. Mes amis se sont mariés il y a trois mois. 10. Elle est morte il y a quelque temps. 11. Il y a deux jours, j’ai lu un article intéressant sur notre université.
3. Traduisez ces phrases, précisez la nature de tout.
1. L’après-midi tout se taisait. 2. Voulez-vous savoir toute la vérité?
3. Quand j’étais malade le médecin venait me voir tous les deux jours.
4. Le brusque départ de ses amis l’avait laissée toute triste. 5. Vers le Sud on voyait encore d’autres fumées, nombreuses, venant toutes vers la jetée du Havre. 6. Chez le docteur il y a toujours des gens presque tous bien mis qui attendent tout pâles, l’allure inquiète. 7. En tout cas, s’il continuait à bien trav­ailler, il pouvait être sûr que papa Guitton ferait tout ce qu’il faudrait pour qu’il continue ses études. 8. C’était toute une forêt de fleurs sauvages. 9. Tous travail­laient du même coeur pour faire lever les récoltes. 10. Pendant le mois qui suivit Pascal essaya de se réfugier sans un travail acharné de toutes les heures.
11. Le petit cahier que je feuilletais réveilla en moi tout un monde évanoui.
12. L’odeur des cerises les avait tous un peu grisés. 13. Tu me laisses tout le temps seule. 14. Je dois avouer pourtant, que je n’avais pas pour tous une
amitié égale. 15. Vu de loin, l’ensemble doit faire une grosse boule de lumière, pénétrée dans tous les sens par le vent noir. 16. La petite femme, toute blanche
dans la pénombre du couloir, s’est retournée. 17. Toutes les nuits, après les réu- nions, Gilbert rentrait tout seul dans une maison froide. 18. Christophe, intimidé
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par cette société, était tout oreille. 19. Il veut parle encore, mais tout est dit. 20. Vous avez tous appris une langue étrangère à l’école! 21. Je voudrais tout leur expliquer. 22. Tous les jours je passe tout près de leur entrepôt. 23. Les ex­cellentes danseuses méritent les plus grands éloges. Ce sont toutes des artistes de grande classe. 24. Nous avons tous appris la vérité trop tard. 25. Soyez plus attentif, vous avez passé toute une phrase. 26. N’est-il pas vrai que toute règle ait ses exceptions? 27. Un tout jeune garçon se présenta à la grille. 28. Pour tout achat de 300 francs, vous recevrez une trousse de toilette. 29. Pour toute lecture il avait une vieille bible. 30. Le tout est de commencer: la suite sera facile. 31. Tous les dimanches, il assistait à la grand-messe à Notre-Dame. 32. Le palais et le parc étaient tout illuminés. 33. Toute infraction au règlement sera sanction- née. 34. Pendant les vacances il dévora tout Dumas. 35. L’hôtel de ville était tout en briques. 36. On respira: tout danger était écarté. 37. Toute réservation non confirmée en 72 heures sera annulée. 38. Le bouquiniste m’a laissé le tout pour 100 francs.
4. Traduisez le texte A à l’aide du dictionnaire.
Texte A. La psychologie de l’éducation
La psychologie de l’éducation est une branche de la psychologie dont l’objet d’étude concerne les formes sous lesquelles a lieu l’apprentissage humain dans les centres éducatifs. Ainsi, la psychologie de l’éducation s’intéresse à la façon comment les étudiants (élèves) apprennent et à tout le déroulement.
Il y a lieu de mentionner que la psychologie de l’éducation apporte des solu- tions au développement des plans d’études, à la gestion de l’éducation, aux modèles éducatifs et aux sciences cognitives en général.
Dans le but de comprendre les caractéristiques principales de l’apprentissage pendant l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse, les psychologues de l’éducation élaborent et mettent en œuvre plusieurs théories sur le dé- veloppement humain, qui sont considérées des étapes de la maturité.
En ce sens, Jean Piaget a eu une grande influence sur la psychologie de l’éducation, avec sa théorie qui défend que les enfants passent par quatre étapes différentes de capacité cognitive au cours de leur croissance jusqu’à atteindre la pensée logique abstraite dès l’âge de onze ans.
Le développement moral de Lawrence Kohlberg et le modèle de développe- ment de l’enfant de Rudolf Steiner sont d’autres apports essentiels dans le dé- veloppement de cette psychologie.
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Les psychologues de l’éducation tiennent compte des différentes caracté- ristiques et des capacités de chaque personne. Ces différences sont favorisées avec le développement et l’apprentissage en permanence, ce qui se reflète sur l’intelligence, la créativité, la motivation et la capacité de communication, par exemple.
Il existe, par ailleurs, de nombreuses incapacités possibles chez les enfants qui sont à l’école, telles que le trouble du déficit de l’attention et la dyslexie, parmi beaucoup d’autres [www.lesdefinitions.fr].
5. Répondez aux questions.
1. Qu’est-ce que la psychologie de l’éducation étudie?
2. A quoi s’intéresse cette science?
3. Pourquou les psychologues élaborent et mettent en œuvre plusieurs
théories sur le développement humain?
4. La théorie de J.Piaget que défend-elle?
5. Quels scientifiques ont contribué au développement de cette psychologie?
6. De quoi les psychologues de l’éducation tiennent compte?
7. Quelles sont des incapacités possibles chez les enfants?
6. Faites le devoir suivant:
1. Parcourez le texte et trouvez les mots internationaux. Comparez-les aux
mots russes.
2. Trouvez dans le texte les phrases avec les expressions: avoir lieu (иметь
место, происходить); il y a lieu (иметь основание что-л. делать). Traduisez-les.
7. Lisez et traduisez le texte B à l’aide du dictionnaire.
Texte B. Piaget et sa théorie de l’apprentissage
Jean Piaget est l’un de ces noms écrits avec des lettres d’or en psychologie. Sa théorie sur l’apprentissage cognitif de l’enfance nous fait connaître aujourd’hui comme le père de la pédagogie moderne. Il a constaté que les princi- pes de notre logique commencent à être installés avant l’acquisition du langage lui-même, généré par l’activité sensorielle et motrice en interaction avec
l’environnement, en particulier avec l’environnement socio-culturel.
Le développement psychique, qui commence par la naissance et se termine à l’âge adulte, est comparable à la croissance organique: comme celle-ci, est es- sentiellement une marche vers l’équilibre. De même, en effet, le corps se dé­veloppe à un niveau relativement stable, caractérisé par la fin de la croissance
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et la maturité des organes, peut être comprise comme la vie mentale aussi si elles ont évolué dans le sens d’une forme d’équilibre final , représenté par la personne adulte.
Son influence dans la psychologie de l’apprentissage part de la considération
qu’elle est réalisée par le développement mental, à travers le langage, le jeu et la compréhension. Pour cela, la première tâche de l’éducateur est de générer
un intérêt en tant qu’instrument permettant de comprendre et d’agir avec l’élève. Ces recherches, menées depuis près de quarante ans, n’essaient pas seulement de mieux connaître l’enfant et d’améliorer les méthodes pédagogiques ou pédagogiques, mais aussi d’inclure la personne.
«L’objectif principal de l’éducation dans les écoles devrait être la création d’hommes et de femmes capables de faire de nouvelles choses, et non simple- ment répéter ce que les autres générations ont fait; des hommes et des femmes créatifs, inventifs et découvreurs, qui peuvent être critiques, vérifier et ne pas ac- cepter, tout ce qui leur est offert» – Jean Piaget.
L’idée principale de Piaget est qu’il est essentiel de comprendre la formation des mécanismes mentaux de l’enfant pour capturer sa nature et son fonctionne- ment chez l’adulte. Sa théorisation pédagogique était basée sur le psychologique, le logique et le biologique. Cela se reflète dans sa définition de l’action de la pensée, où elle part de piliers conditionnés par la génétique et se construit à travers des stimuli socioculturels.
C’est ainsi que les informations que la personne reçoit sont configurées. Nous apprenons toujours cette information d’une manière active, cependant in­conscient et passif le traitement de l’information peut sembler.
Nous apprenons à nous adapter
Selon la théorie de Piaget, l’apprentissage est un processus qui n’a de sens que dans les situations de changement. Par conséquent, l’apprentissage est en partie savoir comment s’adapter à ces nouvelles fonctionnalités. Cette théorie explique la dynamique de l’adaptation à travers les processus d’assimilation et d’accommodation.
L’assimilation renvoie à la façon dont un organisme est confronté à un stimulus de l’environnement en termes d’organisation actuelle, tandis que l’accommodation implique une modification de l’organisation actuelle en ré- ponse aux exigences de l’environnement. Par l’assimilation et l’accommodation, nous restructurons cognitivement notre apprentissage tout au long du dé-
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veloppement (restructuration cognitive). L’accommodation ou l’ajustement est le processus par lequel le sujet modifie ses schémas, ses structures cognitives,
afin d’incorporer de nouveaux objets dans cette structure cognitive. Ceci peut être réalisé à partir de la création d’un nouveau schéma ou de la modification d’un schéma existant, de sorte que le nouveau stimulus et son comportement na- turel et associé puissent être intégrés dans celui-ci.
L’assimilation et l’accommodation sont deux processus invariants à travers
le développement cognitif. Pour Piaget, l’assimilation et l’accommodation in- teragissent les unes avec les autres dans un processus d’équilibre. Cela peut être considéré comme un processus réglementaire, à un niveau supérieur, qui dirige la relation entre l’assimilation et l’accommodement. John Lennon a dit que la vie est ce qui nous arrive pendant que nous faisons d’autres plans, et cela semble souvent le cas. Les êtres humains ont besoin d’une certaine sécurité pour vivre en paix, et c’est pourquoi nous créons l’illusion de la permanence, que tout est statique et que rien ne change, mais ce n’est pas vraiment le cas. Tout change constamment, y compris nous, mais nous n’en sommes pas con-
scients, jusqu’à ce que le changement soit si évident que nous n’avons pas d’autre choix que d’y faire face.
«L’intelligence est ce que vous utilisez quand vous ne savez pas quoi faire» –
Jean Piaget.
A travers le langage, nous socialisons
Au cours de la petite enfance, nous assistons à une transformation de l’intelligence. D’être simplement sensori-moteur ou pratique, il se transforme en pensée propre, sous la double influence du langage et de la socialisation.
Le langage, en premier lieu, en permettant au sujet d’expliquer ses actions, facilite la reconstruction du passé, et donne donc lieu à évoquer en son absence
les objets auxquels les comportements antérieurs ont été dirigés.
Cela nous permet aussi d’anticiper les actions futures, pas encore exécutées, jusqu’à ce qu’elles soient remplacées, parfois seulement par le mot, sans jamais les exécuter. C’est le point de départ de la pensée en tant que processus cognitif
et de la propre pensée de Piaget.
Le langage lui-même combine, en effet, des concepts et des notions qui ap­partiennent à tous et qui renforcent la pensée individuelle à travers un large sys-
tème de pensée collective. Dans cette dernière pensée, l’enfant est pratiquement submergé lorsqu’il peut maîtriser le mot.
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En ce sens, la même chose arrive avec la pensée comme avec un comporte-
ment considéré globalement. Au lieu de s’adapter pleinement aux nouvelles ré­alités qu’il découvre et construit progressivement, le sujet doit commencer par une incorporation laborieuse des données à son ego et à son activité, et cette as­similation égocentrique caractérise à la fois les débuts de la pensée de l’enfant
et ceux de sa socialisation.
«Une bonne pédagogie doit confronter l’enfant à des situations dans lesquelles il vit dans le sens le plus large du terme. La langue nous aide à anticiper ces situations» – Jean Piaget.
Le comportement comme moteur de l’évolution
En 1976, Piaget publie un petit livre intitulé «Behaviour, the engine of evolution». Il y expose une perspective sur la fonction du comportement comme facteur déterminant du changement évolutionnaire et non comme un simple produit de celui-ci, qui serait le résultat de mécanismes indépendants de l’action des organismes.
Piaget discute principalement des positions néo-darwiniennes, considérant que l’évolution biologique ne se produit pas uniquement par sélection naturelle, comprise exclusivement comme le produit d’une variabilité génétique aléatoire et de taux différentiels de survie et de reproduction en fonction des avantages ad­aptatifs vérifiés a posteriori.
Dans cette perspective, il s’agirait d’un processus indépendant des com- portements de l’organisme et ne pourrait s’expliquer que par les conséquenc- es, favorables ou défavorables, des changements phénotypiques induits par des mutations absolument aléatoires et leur transmission à travers les généra- tions.
Le comportement de Piaget est une manifestation de la dynamique globale de l’organisme en tant que système ouvert en interaction constante avec
l’environnement. Ce serait aussi un facteur de changement évolutif, et pour ten­ter d’expliquer les mécanismes par lesquels le comportement remplirait cette fonction, il recourt au concept d’épigénèse et à son propre modèle explicatif d’adaptation en termes d’assimilation et d’accommodation. L’épigénétique signi­fie l’interaction réciproque entre le génotype et l’environnement pour la con­struction du phénotype basé sur l’expérience.
«Quand tu apprends quelque chose à un enfant, tu lui enlèves à jamais sa chance de le découvrir par lui-même» – Jean Piaget.
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Piaget soutient que tout comportement implique l’intervention nécessaire de facteurs internes. Il souligne également que tout comportement animal, y compris le comportement humain, implique une adaptation aux conditions de l’environnement, ainsi que son assimilation cognitive, comprise comme une intégration à une structure comportementale antérieure [www.savoir.fr].
8. Faites le devoir suivant:
1. Reformulez en français sous une forme réduite le contenu du texte.
2. Traduisez les citations de Piaget, inscrivez-les dans vos cahiers.
9. a) Retenez les expressions avec le verbe faire et traduisez les phrases suivantes:
- faire connaissance avec/ faire la connaissance de – знакомиться с кем-л.
- faire des courses – делать покупки
- faire la grasse matinée – поздно вставать
- faire attention – быть осторожным
- faire la route – ехать
- s’en faire – волноваться, беспокоиться
- faire la queue – стоять в очереди
- faire peur à qn – пугать кого-л.
- faire un tour – прогуляться
1. J’ai fait la connaissance de ma nouvelle collègue ce midi. 2. Je vais faire des courses tous les samedis matin en vélo. 3. Je fais toujours la grasse mati­née le dimanche matin. 4. Fais attention! Tu vas tomber! 5. Quand je pars en vacances, je n’aime pas faire la route de nuit. Ne t’en fais pas! 6. J’adore skier mais les télésièges me font peur! 7. Il fait beau aujourd’hui, allons faire un tour dans les bois.
b) Retenez faire + infinitif = заставлять что-л. делать:
- faire boire – напоить
- faire manger – накормить
- faire comprendre – объяснить
- faire connaître – познакомить
- se faire connaître – стать известным
- faire tomber – уронить
- faire venir – вызвать
- faire voir – показать
- faire savoir – сообщить
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