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Французский язык в профессиональной деятельности (для обучающихся по направлению подготовки «Психология»). В 3 частях. Ч.1. Учебное пособие

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Psychologie de l’enfant
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7. Il est question de (du, des, de l’, de la) … .
8. Le texte traite des problems très sérieux … .
9. L’auteur nous montre … .
10. L’auteur souligne … .
11. L’auteur cite beaucoup d’exemples … .
12. Il cherche la réponse au problème de … .
13. C’est son opinion personnelle … .
14. Les statistiques ont prouvé que … .
15. On parle beaucoup de … .
16. Pour terminer, je voudrais dire quelques mots sur … .
Texte A. La psychologie de l’enfant
La psychologie de l’enfant est une branche de la psychologie qui s’attache
à décrire et à expliquer les processus mentaux dans la vie des enfants âgés d’un
mois à onze ans. Ces processus sont dus à des interactions avec des facteurs bi­ologiques et socio-environnementaux. Ils sont soumis à de profonds change­ments qui ne se produisent à aucune autre étape de la vie humaine.
Voici les aspects du développement de l’enfant que la psychologie de
l’enfant examine afin d’obtenir une évaluation complète de son état mental.
Développement du corps. Le développement physique et moteur chez le nourrisson et le jeune enfant. Un bon développement physique est important pour la socialisation avec d’autres enfants. Comparer son jeu et mesurer ses points forts avec ses pairs renforce la confiance. Le développement physique af-
fecte également le comportement des adultes envers les enfants. Les enfants plus âgés sont souvent surestimés.
Développement des fonctions sensorielles (perception) et des capacités mo­trices. Le développement moteur est le développement des processus moteurs volontaires. Les capacités motrices de base sont déjà présentes chez les per­sonnes à la naissance et beaucoup commencent tout juste à mûrir. Dans certains cas, ils remplacent directement les réflexes de la petite enfance, comme le réflexe de préhension, qui est supprimé par des mouvements de préhension intentionnels.
Développement cognitif. Le développement cognitif d’un enfant est égale-
ment connu sous le nom de développement mental ou intellectuel. Les fonctions cognitives comprennent, par exemple, le langage, la pensée abstraite telle que la résolution de problèmes, la mémoire, l’attention, la planification d’actions ou la perception.
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Développement émotionnel. L’apprentissage émotionnel commence avant
la naissance et se poursuit tout au long de l’enfance (et au-delà). Les plus
grandes étapes du développement émotionnel sont franchies au cours des six premières années de la vie.
Développement du langage. Le développement de la parole fait référence à l’acquisition de règles phonétiques, de vocabulaire, de grammaire et de compé­tences textuelles (raconter des histoires, décrire des événements).
Rôle de genre. Lorsqu’il s’agit de définir les rôles sexuels, les garçons adoptent principalement le comportement de leur père, tandis que les filles s’identifient tout aussi souvent à leur père ou à leur mère.
Développement moral. Au cours de leur vie, les enfants apprennent progres­sivement les valeurs de la société dans laquelle ils vivent et décident eux-mêmes s’ils veulent agir conformément à ces valeurs. Ce processus est très fastidieux et nécessite des milliers de petites expériences et réflexions.
Développement social. Le développement social de l’enfant est lié à sa ca­pacité à établir des relations avec d’autres personnes. La relation mère-enfant en est la base.
Il existe de nombreuses perspectives théoriques et approches scientifiques
qui tentent d’expliquer et de donner un sens au développement humain. Celles-ci peuvent varier considérablement, mais toutes les procédures diagnostiques
et thérapeutiques tiennent toujours compte de l’environnement familial et social du jeune patient [www.savoir.fr].
5. Lisez et traduisez le texte B. Précisez quelle est la contribution de chaque
scientifique dans la psychologie de l’enfant.
Texte B. Qui est le fondateur de la psychologie de l’enfant?
Il n’est pas possible de répondre à cette question sans ambiguïté.
Les origines de la psychologie de l’enfant remontent au XIX siècle, avec la publication de The Soul of the Child en 1882. William Thierry Preyer. Après lui William Stern и Clara Stern observaient systématiquement leurs enfants et consignaient leurs observations sous forme de journal intime. Même Jean Piaget qui a plus tard défini le cours de la pédiatrie avec sa «théorie de l’apprentissage», a appris de ses enfants, notamment le développement de l’intelligence de la naissance à l’acquisition du langage.
Dans le premier quart du XX siècle, la psychologie du développement académique s’est activement développée à Vienne, notamment sous forme
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de Charlotte Bühleren concurrence avec la première psychanalyse d’enfant
d’Anna Freud. En 1933, Charlotte Bühler a fait la première tentative sérieuse d’explorer et de décrire pleinement le parcours de vie dans son livre The Human
Life Course – A Psychological Problem. Pour ce faire, elle s’est appuyée sur de nombreux documents biographiques. Bühler considère le parcours de vie hu­main comme une courbe de vie biologique, qui se caractérise par la croissance
d’une part et la capacité de reproduction d’autre part.
Karl Bühler Dans son ouvrage intitulé The Spiritual Development of the Child (1918), il estime qu’un enfant de 3 à 4 ans possède pratiquement toutes les possibilités de penser plus tard.
Sigmund Freud attribue la sexualité à l’enfant et soutient que les premières années de l’enfance sont cruciales pour le reste de la vie d’une personne.
ComportementalistesIls postulent notamment que tous les individus sont
égaux dès la naissance et que chacun peut devenir n’importe quoi, raison pour laquelle l’éducation de la petite enfance y accorde une grande importance.
Le schéma théorique de la biographie Eric H. Erikson se fonde sur son travail
clinique et thérapeutique dans la tradition de la psychanalyse. Avant tout, Erik­son a développé une approche freudienne du développement psychosexuel de l’enfance. Mais la phase de vie de l’adolescence a également été un point de mire important pour Erikson, qui y a introduit le concept d’identité. Il voit une
séquence prédéterminée dans laquelle la croissance de l’identité se produit, chaque étape s’appuyant sur la précédente. Cependant, chaque étape comporte
une phase critique. Pour Erikson, le développement de l’individu, de la petite en­fance à la vieillesse, passe par des étapes spécifiques de la vie. En 1930, un manuel a été publié Alfred Adler «L’éducation des enfants», dans lequel il a appliqué des concepts psychologiques individuels au développement de l’enfant et à l’éducation à l’école et à la maison. A peu près au même moment Rene Spitz a commencé une recherche psychanalytique systématique sur la petite en­fance et a démontré le lien entre les troubles de la relation précoce mère-enfant et la maladie du nourrisson.
En 1951 John Bowlby a publié une étude sur la relation entre les soins ma­ternels et la santé mentale.
Walter Toman a étudié l’importance des constellations familiales et leur im­pact, notamment sur les enfants, par le biais d’une analyse empirique et théorique de l’influence formatrice des positions des frères et sœurs.
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Qu’est-ce qui détermine le développement mental d’un enfant?
Le poids et la taille de votre enfant sont faciles à mesurer. Mais découvrir ce qui se passe dans le cerveau de votre bébé n’est pas si facile. Les parties du cerveau qui contrôlent les fonctions physiques et assurent notre survie, comme respirer, boire, dormir et digérer, sont déjà intégrées dans le système nerveux au- tonome. Mais les parties du cerveau qui aident votre enfant à comprendre le monde qui l’entoure ont encore beaucoup de travail de développement à faire.
Le cerveau de votre nouveau-né ne peut pas encore gérer l’imagination, la réflexion, la mémoire, le langage et la coordination plus complexe. Le proces-
sus par lequel votre bébé acquiert progressivement toutes ces compétences est appelé développement mental.
Le bien-être mental ou émotionnel est l’une des pierres angulaires du dé- veloppement sain de l’enfant.
La santé mentale des jeunes enfants est étroitement liée à la santé, au bien- être et au comportement des personnes qui s’en occupent directement. Les as-
pects sociaux et les conditions économiques et la culture dans laquelle vit la famille ont également une forte influence sur le bien-être de l’enfant.
Si l’âme est constamment déséquilibrée, on diagnostique chez les enfants et les adolescents des troubles psychologiques – peurs, troubles dépressifs, trou­bles hyperkinétiques tels que le TDAH. Les déclencheurs et les causes peuvent aller de facteurs biologiques à des conditions de vie particulièrement stressantes et défavorables.
Souvent, l’incertitude des parents et des soignants quant à la vie quotidienne et à l’éducation de la famille contribue au développement de troubles mentaux et de problèmes de comportement. A l’inverse, les parents et les autres personnes
qui s’occupent de l’enfant peuvent prendre un certain nombre de mesures pré­ventives pour s’assurer que l’enfant se développe sainement et se sente bien
mentalement. Une approche sensible des besoins des enfants est aussi importante que des restrictions et des règles claires.
Il est important que les parents sachent comment accompagner et soutenir
leurs enfants dans leur développement afin qu’ils puissent faire face avec succès aux tâches de développement spécifiques à leur âge, développer leur confiance et acquérir des compétences et des capacités pour une vie indépendante.
Chaque étape de la vie d’un enfant présente de nouveaux défis pour le parent.
Il y a de nombreuses décisions à prendre. Chacune de ces décisions a également
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une incidence sur le développement psychologique de vos enfants. C’est pour- quoi il s’agit d’un doute permanent, et non constant. Ai-je réagi de la bonne manière? Comment aurions-nous pu mieux résoudre ce problème? Comment je veux réagir la prochaine fois?
Les conversations avec d’autres parents et accompagnateurs sont utiles, de même que la lecture (critique) des guides d’étude. En fin de compte, il s’agit de développer votre propre orientation claire en matière d’éducation en tenant compte de tous ces aspects. Car, bien sûr, en plus de l’amour et des soins, il faut aussi de la constance pour être un bon modèle pour les enfants. La forme que prend ce chemin est une question de circonstances spécifiques.
Au final, vous serez probablement en mesure de déterminer vous-même ce qui est vraiment bon pour vos enfants [www.savoir.fr].
6. Traduisez le texte C par écrit.
Texte C. Pourquoi la psychologie de l’enfant est-elle nécessaire?
La psychologie de l’enfant est une branche de la science psychologique qui étudie les conditions et les moteurs du développement mental des enfants, ainsi que les modèles de fonctionnement des enfants en tant qu’individus. Il s’agit
de l’étude des activités des enfants et des particularités de ce processus.
Un psychologue pour enfants est un expert du développement de l’enfant qui travaille avec des enfants et des jeunes pour diagnostiquer et aider à résoudre les problèmes à l’origine de troubles émotionnels ou comportementaux. La psychol­ogie de l’enfant est importante car elle peut nous aider à mieux comprendre ce que font les enfants et à les aider au mieux à devenir des individus divers. Il est donc utile d’aider les parents et les enseignants à mieux comprendre les en­fants et à les aider dans leur prise en charge.
La psychologie de l’enfant couvre 5 domaines principaux: le développement, les étapes importantes, le comportement, les émotions, la socialization. Presque tous les parents se demandent parfois si leurs enfants se développent normale­ment et si les problèmes de comportement sont temporaires. La santé des enfants
est une priorité pour tous les parents. Lorsque les parents ont des difficultés avec
leur enfant et ne savent pas comment l’aider, ils demandent l’avis d’un psycho- logue. Les difficultés peuvent être de plusieurs types: elles peuvent se manifester
par des problèmes de comportement, des déficits d’attention, des problèmes d’humeur ou sous la forme de symptômes ou de déficiences physiques.
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La tâche du psychologue consiste d’abord à déterminer la cause du problème et à savoir s’il est temporaire et passera tout seul ou si l’enfant souffre réellement d’un trouble psychologique. Il peut évaluer si ces anomalies nécessitent un traitement et quel type de thérapie est le plus approprié.
Bien sûr, tous les enfants sont différents et peuvent vivre un même événe- ment de manière très différente, mais certaines situations de la vie sont les rai­sons les plus courantes de consulter un psychologue pour enfants. Il s’agit no- tamment de:
• le divorce des parents;
• le manque d’amis;
• les frères et sœurs plus jeunes qui reçoivent plus d’attention;
• le départ d’une enseignante de maternelle adorée;
• la mort d’un être cher;
• la défaite dans le sport;
• relocation.
Mais en plus de nous rappeler la psychologie de l’enfant lorsqu’un événe- ment se produit, elle est aussi constamment présente dans notre vie familiale quotidienne, dans nos processus parentaux. Par exemple, lorsque nous pensons
à quel point nous avons raison et comment nous devrions répondre à nos enfants. Lorsque nous gérons des situations problématiques et lorsque nous apprenons à nos enfants à être des personnes confiantes et indépendantes [www.savoir.fr].
7. Lisez et traduisez le texte D. Trouvez sur Internet l’explication des mots
soulignés.
Texte D. Le développement psychomoteur de l’enfant
Il recouvre le développement moteur (acquisition des mouvements, de la co­ordination) et le développement sensoriel, intellectuel, affectif et social (con- struction du psychisme) et témoigne de la maturation progressive du système nerveux.
Le développement psychomoteur du nourisson
Entre 1 mois et 2 ans, le développement de l’enfant concerne 4 grands types d’acquisition: posture du corps et motricité générale; mouvements des mains;
langage; relations avec l’entourage.
Les postures du corps sont liées au tonus musculaire: l’hypertonie (exagération du tonus) en flexion des membres du nouveau-né diminue progressivement, tandis
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que le tonus axial (tête-cou-dos) se renforce. Le nourrisson tient la tête droite en position assise vers 3 mois, il commence à s’asseoir seul vers 7 mois et commence à marcher vers 1 an. La possibilité de préhension des objets com- mence vers 4 mois, mais la pince formée par le pouce et l’index n’est utilisée qu’à partir de 9 mois. L’enfant mange seul après 18 mois et il trace un trait à 2 ans.
En ce qui concerne le langage, la vocalisation de plusieurs syllabes (papa, maman) apparaît vers 7 mois, les suites de 3 mots plus ou moins significatifs à 1 an, les phrases de 2 à 3 mots à 2 ans, âge où l’enfant comprend parfaitement ce qu’on lui dit. En ce qui concerne les relations, l’enfant suit du regard un objet ou un visage à l’âge de 3 mois, distingue les visages familiers des étrangers vers 6 mois et joue avec d’autres enfants à 2 ans.
Le développement affectif et social s’exprime dans les premiers mois par la satisfaction des besoins alimentaires, l’importance des contacts physiques, le rôle apaisant de la voix des parents. L’enfant passe d’une dépendance totale à une autonomie relative. Celle-ci se manifeste par ce qu’on appelle l’angoisse de la séparation maternelle, qui apparaît vers l’âge de 7 ou 8 mois : l’enfant commence à se ressentir comme différent de sa mère, dans un état de moindre fusion. Il se reconnaît dans un miroir vers 11-12 mois: c’est le «stade du miroir» (J. Lacan), phase importante et complexe dans l’ébauche du moi.
D’autres paramètres sont intégrés au développement: rythme des repas (6 ou 7 par jour à 1 mois, 4 après 4 mois), durée du sommeil (18 heures à 2 mois, 15 ou 16 heures à 4 mois, 14 ou 15 heures à 9 mois), maîtrise des sphincters
(l’enfant est propre le jour entre 2 et 3 ans, la nuit entre 2 et 5 ans).
La surveillance médicale consiste à vérifier l’apparition de ces différentes
acquisitions à une date convenable afin de déceler un retard psychomoteur, par­tiel ou généralisé. Toutefois, comme chaque enfant évolue à sa propre vitesse, on ne fixe pas de dates précises et rigoureuses pour l’acquisition de telle ou telle fonction, mais de larges limites. Ainsi, bien que la marche soit acquise parfois à 1 an, son absence n’est pas considérée comme pathologique avant l’âge de 18 mois au moins.
Le développement psychomoteur lors de la petite enfance
Le développement psychomoteur entre 2 et 6 ans consiste simplement à perfectionner les acquisitions précédentes. En ce qui concerne la motricité gé­nérale, on voit l’enfant monter seul un escalier à partir de 2 ans, faire de la bicy- clette à 2 ans et demi. Il dessine des gribouillis à partir de 2 ans, imite des ronds
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à 3 ans et réalise des dessins variés à 5 ans. À partir de 2 ans, l’enfant s’exprime en courtes phrases et maîtrise plus de 100 mots, dont le «je». Cependant, un enfant qui ne parle pas ne doit pas inquiéter son entourage avant l’âge de 3 ans. Entre 1 et 3 ans apparaissent, selon les moments, une conduite
d’opposition aux parents ou une imitation de ceux-ci; entre 4 et 6 ans se situe l’identification au sexe masculin ou féminin et la constitution de la personnalité.
Ainsi, à 3 ans, l’activité motrice, l’acquisition de la propreté, l’habileté ma-
nuelle, l’ébauche du graphisme et l’ouverture aux autres autorisent l’entrée
en classe maternelle. A 6 ans, la maîtrise du langage et les progrès du graphisme permettent le début de la scolarisation.
Le développement physique de l’enfant
Il porte sur la croissance en taille et en poids et sur la maturation osseuse, dentaire et pubertaire de l’enfant de la naissance à l’âge adulte. La croissance en taille et en poids de l’ensemble du corps et de chaque organe est liée à des facteurs héréditaires et hormonaux mais nécessite aussi des apports alimen­taires équilibrés. La surveillance est réalisée par des mesures régulières de la taille et du poids de l’enfant et par leur comparaison à des moyennes statistiques, en reportant les données sur des courbes pour une lecture plus efficace.
La maturation osseuse est évaluée seulement en cas d’anomalie de la crois­sance. L’âge osseux est le critère le plus utilisé: sur une radiographie de la main, on note le nombre d’épiphyses (extrémités des os longs) et d’os courts où du tis­su osseux a commencé à remplacer le cartilage. La comparaison avec un repère
photographique donne l’âge osseux, c’est-à-dire l’âge que l’enfant devrait avoir d’après sa maturation osseuse. Cet âge est normalement égal à l’âge réel
de l’enfant, mais peut révéler une avance ou un retard de croissance osseuse.
La maturation dentaire est plus difficile à évaluer. Schématiquement, la première dentition, temporaire, est constituée de 20 dents qui poussent entre 6 et 30 mois. La deuxième dentition, définitive, est constituée de 28 dents qui poussent entre 6 et 12 ans. Quatre dents de sagesse s’y ajoutent ultérieurement, en général.
La maturation pubertaire est la dernière étape du développement, qui trans- forme l’enfant en un adolescent doué de la capacité de reproduction.
Les troubles du développement
Le retard psychomoteur est un motif fréquent de consultation médicale.
En effet, l’absence d’acquisitions psychomotrices normales chez le nourrisson
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et les difficultés scolaires chez l’enfant plus grand alertent les parents. Toutefois, certains d’entre eux sont inquiets sans raison et comparent trop systématique- ment leur enfant à ceux de sa classe d’âge. Il faut toujours apprécier séparément chez un enfant les acquisitions manuelles (préhension et graphisme), les acquisi­tions du langage (compréhension et expression) et les acquisitions relationnelles. En outre, la rapidité du développement intellectuel ne permet aucunement de préjuger de sa qualité finale.
Il arrive cependant que l’enfant connaisse des problèmes d’autonomie et d’adaptation liés à la genèse de sa personnalité. Toute suspicion de retard psy­chomoteur doit mener à une consultation pédiatrique, qui vérifiera en particulier la qualité de la vision et de l’audition de l’enfant ainsi que son état neurologique.
De la naissance à 1 an
A l’exclusion des causes organiques, l’origine de troubles du développe- ment est à rechercher dans la concomitance de deux facteurs : les rythmes de l’enfant (soins, contact, nourriture, sommeil) et le profil psychologique de la mère. D’autres facteurs interviennent fréquemment, extérieurs à l’unité mère/enfant: environnement difficile, conflit conjugal, événements traumatisants. Le dérou- lement de la grossesse et de l’accouchement, le rapport entre l’image réelle et l’image idéale de l’enfant sont également à considérer.
Une série de troubles, essentiellement d’ordre psychosomatique, peuvent
provenir d’une inadaptation réciproque mère/enfant, surtout au second semes-
tre: anorexie, vomissements, mérycisme (rumination d’aliments), difficultés de sevrage, coliques, eczéma, insomnie.
Généralement, de tels troubles peuvent être traités par une action psychothé- rapique. Dans les cas les plus graves, un syndrome de carence affective risque de s’installer. Une intervention rapide, en milieu spécialisé, se révèle alors nécessaire.
Avant 2 ans
D’autres troubles peuvent traduire une stagnation ou une insuffisance dans les échanges affectifs et la socialisation, une difficulté d’établir une relation avec le monde extérieur: évitement ou défaut de réponse par le regard ou le sourire, pauvreté du jeu; troubles du tonus musculaire, de la station assise et debout. Une propreté trop précoce revêt parfois la même signification. Une consultation spécialisée doit alors être proposée afin de dépister un éventuel blocage global
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du développement (autisme, psychose infantile, arriération ou oligophrénie, tri­somie 21).
De 2 ans à l’âge scolaire
Les troubles du développement le plus souvent rencontrés concernent le lan­gage (retard de parole, dyslexie), la psychomotricité (tics, bégaiement, syndrome hyperkinétique), le contrôle sphinctérien (encoprésie, énurésie), l’alimentation (anorexie, obésité, enfant «petit mangeur» ou «vomisseur»), le sommeil (insom­nie, cauchemars), l’éveil intellectuel et affectif (troubles du comporte­ment, anxiété, dépression, inadaptation scolaire). Ils peuvent recouvrir un très
large éventail de situations selon le contexte dans lequel ils apparaissent et les étapes antérieures du développement de l’enfant. Leur traitement dépend du diagnostic, après bilan [Larousse, 2007].
8. Lisez et traduisez le texte E.
Texte E. L’adolescence
Période de l’évolution de l’individu, conduisant de l’enfance à l’âge adulte. Elle débute à la puberté (vers 11-13 ans chez la fille, 13-15 ans chez le garçon) et s’accompagne d’importantes transformations biologiques, psychologiques et sociales.
Les transformations physiques
L’adolescence signe l’accès à la maturité génitale, avec le développement des gonades (glandes reproductrices, ovaires, testicules) et des caractères sexuels secondaires (signes extérieurs de la différence des sexes). La croissance s’accélère, d’abord chez la fille, plus tardivement chez le garçon. La voix mue, la morphol­ogie se transforme selon les sexes.
Chez le garçon, on note un accroissement du volume testiculaire et de la lon­gueur du pénis, avec la survenue des premières éjaculations. La masse muscu-
laire devient plus importante, les épaules s’élargissent. Plus tardivement, la pilos- ité de type masculin (visage, torse, membres, aisselles, pubis) commence à s’installer.
Chez la fille, l’utérus et les ovaires augmentent de volume. Les règles suc­cèdent à la première poussée mammaire, après un intervalle de 2 ans environ. Les formes s’épanouissent (seins, hanches, bassin), avec apparition de la pilosité de type féminin (triangle pubien, aisselles).
Les transformations psychologiques
L’adolescence est une période normale de conflits, nécessaire à l’équilibre ultérieur, et dont la complexité ne se prête guère aux discours trop général-
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