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Современный политический дискурс Франции прагмалингвистический и гендерный аспекты. Монография

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№ 3
Discours sur la Défense
Le 18 mars 2017 – Retranscription du discours d'Emmanuel Macron
sur la Défense à l'hôtel des Arts et des Métiers de Paris.
Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Messieurs les officiers généraux, Mesdames et Messieurs les présidents, Mesdames et Messieurs,
Je voudrais avant tout rendre hommage aux militaires de l’opération Sentinelle qui, il y a quelques instants à Orly, ont montré une nouvelle fois leur sang-froid, leur maîtrise et leur professionnalisme en neutralisant un individu. Je viens sur ce sujet de m’entretenir avec le ministre de la Défense qui se rendait sur place. Je pense que les prochaines heures nous éclaireront pleinement sur ce qui s’est passé.
Je suis heureux d’être parmi vous aujourd’hui. Et cela m’offre l’occasion de vous présenter la politique de défense que je veux conduire, si je suis élu à la Présidence de la République en mai prochain. Cette politique de défense, je tiens à en souligner les différents aspects, stratégiques, capacitaires, industriels, sociaux et mémoriels. Mais avant cela, Mesdames et Messieurs, chaque candidat à l’élection présidentielle doit pleinement mesurer, avec toute la gravité qui convient, le sens de l’article 15 de notre Constitution : « le Président de la République est le chef des armées. » C’est une responsabilité politique sans équivalent, par ses implications morales, par les enjeux stratégiques et je dirais même historiques, qu’elle recouvre.
Chef des armées : j’assumerai pleinement ce rôle, et celui – parce qu’il en est inséparable – de responsable de la dissuasion. On ne se présente pas devant les Français sans avoir pesé le poids de cette responsabilité suprême. Je l’ai fait, en conscience, et j’y suis prêt. J’agirai avec la détermination et la retenue nécessaires à la protection des Français, à la défense des intérêts de la France et de notre souveraineté.
Aussi n’ai-je pu faire mon service militaire. Mais né dans la paix, j’ai aussi grandi dans une région, la Somme, qui n’a jamais oublié les conflits du siècle passé, une région qui porte encore les cicatrices de l’Histoire. Et
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sachez que l’engagement de nos soldats pour la défense de la patrie, le lien fondamental qui unit la République à ses armées, ce sont des valeurs qui ont pour moi la force de l’évidence, aussi évidentes que pour celles et ceux qui ont fréquenté des noms de village comme Péronne ou pour qui le Chemin des Dames est resté familier.
Je suis allé, il y a quelques semaines, à la rencontre de nos soldats au Liban, de nos aviateurs déployés en Jordanie d’où ils frappent les terroristes de Daech. J’y ai rencontré des hommes et des femmes animés par un amour de la France et une abnégation admirables, des combattants profondément habités par le sens de leur engagement. C’est Jaurès qui écrivait « Ce qui fait la beauté de la profession des armes, c’est qu’elle exige de l’homme qu’il soit toujours prêt à donner le plein effort, l’effort suprême. » En cet instant, je pense à ceux qui ont donné leur vie pour la France, en luttant au Sahel contre le terrorisme, ou en République centrafricaine pour y rétablir la paix. Je pense à nos blessés, marqués dans leur chair et dans leur esprit. Et je pense à tous ceux qui mènent, aujourd’hui, les combats de la France là où la République leur commande d’aller.
Certains ont pu penser que ma génération serait celle de la fin de l’Histoire, du triomphe universel de la démocratie et des valeurs libérales. En vérité, nous n’avons jamais été libérés de l’inquiétude de l’Histoire. Et d’un siècle à l’autre, du Kosovo à l’Afghanistan, de la Libye au Sahel et au Levant, deux décennies d’engagements militaires sont là pour le rappeler. Des images de l’effondrement des tours jumelles de Manhattan aux attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, nous assumons désormais une nouvelle conscience tragique de l’Histoire et de l’action humaine. L’Histoire de France, Mesdames et Messieurs, s’est forgée au travers des combats et des drames dont nos armées, notre défense, conservent la mémoire. Que peut la France aujourd’hui ? Vouloir répondre à cette question, c’est vouloir que la France soit pleinement dans l’Histoire, qu’elle soit maîtresse de son destin, alors que nous sommes entrés dans une époque où les relations internationales, la guerre sont, à nouveau, intimement mêlées, et où les conflits redeviennent l’horizon possible de la
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politique. En me présentant à l’élection présidentielle, j’ai pleinement conscience de cette réalité.
I. Notre environnement stratégique
Quel est notre environnement stratégique contemporain ? Il a profondément changé, s’est profondément transformé durant les dernières années.
D’abord, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de conflit. Depuis l’année 2015, nous sommes clairement entrés dans un nouveau cycle historique. L’intensité des bouleversements stratégiques que nous connaissons, le niveau d’incertitudes dans lequel nous vivons, la période actuelle est un tournant comparable à la fin de la guerre froide. Plus exactement, nous sommes en train de pleinement mesurer, appréhender, l’ensemble des conséquences de la chute du mur de Berlin. Mais cette fois, nous entrons dans une ère de très grandes turbulences, une nouvelle époque de conflits. Le symptôme le plus clair de ce renversement, c’est l’augmentation accélérée des dépenses militaires mondiales après des années de réduction : la croissance des budgets respectifs de la Chine et des États-Unis, le plan d’armement de la Russie, pour ne citer qu’eux, en sont une preuve sans appel. Et, depuis le retournement de tendance de 2015, l’Europe ne fait plus exception à ce constat.
Dans cet environnement mondial, la violence extrême ne nous atteint plus seulement sous forme d’images, comme l’écho lointain des déchirements du monde : le territoire national lui-même est visé par des actions assimilables à des actes de guerre. Le terrorisme a changé de nature durant ces dernières années, il s’est militarisé, il s’est affranchi de tout frein dans l’hyper-violence. Et c’est également cette forme nouvelle du terrorisme d’inspiration djihadiste qui frappe la France et l’Europe.
Cette situation constitue pour l’ensemble de l’Union européenne, pour le projet européen lui-même, un défi existentiel. L’idée européenne est née des drames du siècle passé, et c’est un projet de paix et de prospérité profondément inédit. Mais aujourd’hui, ce projet, le pilier de notre stratégie internationale et de sécurité depuis soixante ans, est profondément ébranlé, par le Brexit, par la crise des réfugiés et par le doute qui naît dans nombre de nos populations ou chez nombre de nos
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partenaires à un moment où, pour la première fois sans doute, nombre de dirigeants internationaux souhaitent profondément l’affaiblissement de l’Europe. Les citoyens ne sont plus assurés que l’Europe peut les défendre. Nous sommes à la croisée des chemins entre le vide stratégique et une affirmation de puissance sur le plan international. Et sur ce sujet aussi, notre responsabilité est immense.
L’un des traits saillants de notre époque, c’est aussi la contestation des démocraties par des régimes autoritaires animés d’une volonté de remise en cause à leur profit des équilibres régionaux. La Russie assume désormais, dans sa doctrine militaire et son discours public, une stratégie hybride combinant intimidation militaire et bataille de l’information. Cela crée une nouvelle donne sur le plan international et tout particulièrement pour la sécurité européenne. C’est ce à quoi nous assistons depuis 2014, après l’annexion de la Crimée et avec les démonstrations de force en Syrie ou au large de nos côtes et de notre espace aérien, comme avec l’utilisation des réseaux sociaux ou de média sous contrôle pour déstabiliser les opinions publiques. Ma conviction est que seules la fermeté et l’unité des Européens nous permettront de maintenir le dialogue ouvert avec Moscou qui est indispensable.
La Syrie aujourd’hui est plongée dans la violence et le chaos, sans que nos démocraties occidentales aient pu imposer une solution politique. Or nous ne pouvons plus rester en dehors du jeu. Des centaines de Français combattent dans les rangs de Daech. L’Europe doit agir plus résolument pour rétablir la stabilité dans son environnement immédiat, face à des crises qui affectent directement notre sécurité collective. Nous avons la légitimité et les moyens pour agir sur le cours des événements plutôt que de les subir. C’est là aussi le message que j’adresserai à l’Europe, sur ce dossier comme sur les autres. Nous ne pouvons accepter que la résolution en Syrie se joue avec quelques puissances régionales qui ne partagent pas nos valeurs, sans la présence d'États arabes, sans un vrai multilatéralisme et sans la présence des États européens. Nous devons bâtir une solution politique de sortie de crise, inclusive, avec toutes les parties. Vous le voyez, Mesdames et Messieurs, la politique étrangère a profondément changé et le cadre stratégique s’est profondément transformé durant ces
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dernières années, avec une inconnue supplémentaire à cette équation : l’imprévisibilité de notre allié traditionnel que sont les États-Unis d’Amérique.
À ceux qui avaient pris l’habitude d’attendre d’outre-Atlantique les solutions à leurs problèmes, je crois que les évolutions de la politique étrangère américaine démontrent clairement que nous avons, là aussi, changé d’époque. Bien entendu, l’alliance avec les États-Unis est et reste fondamentale en de nombreux points : sur le plan stratégique, sur le plan du renseignement comme sur le plan opérationnel. Nous célébrons cette année le centenaire de l’entrée des États-Unis à nos côtés dans le Premier conflit mondial. Mais, pour un temps, les Américains semblent vouloir se centrer sur eux-mêmes. L’imprévisibilité actuelle de la politique étrangère américaine remet en cause certains de nos repères, tandis que le champ est laissé libre aux politiques de puissance et du fait accompli, en Europe, au Moyen-Orient mais aussi en Asie. C’est donc à nous d’agir là où nos intérêts sont en jeu et de trouver les partenaires avec qui nous travaillerons à substituer la stabilité et la paix au chaos et à la violence.
Dans ce contexte, quels seront les principes de ma politique de défense ?
II. Les principes de ma politique de défense
Je ne conçois pas l’action de l’État, dans un tel contexte international, sans une Défense forte et une diplomatie engagée, à même d’assurer l’exercice de notre souveraineté. J’en serai le garant.
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№ 4
Discours de Nantes
Le 19 avril 2017 – Retranscription du discours d'Emmanuel Macron
à Nantes. Merci à vous ! Merci à vous ! Ça va, Nantes ? Vous voulez gagner ? Vraiment ? Alors, c’est
dimanche !
Bonjour Nantes ! Bonjour les Pays de la Loire ! Bonjour la Bretagne
! Bonjour la France ! Et vive l’Europe !
Mes amis, je suis heureux, heureux d’être avec vous ce soir, heureux
d’être là, mais avec une joie grave, et je veux commencer par là, une joie grave, celle des temps que nous traversons. Nous allons parler d’avenir, et de tant d’autres choses, mais ces derniers jours encore ont été marqués par l’ombre portée du terrorisme sur notre pays. Parce que, depuis tant d’années maintenant, nous sommes menacés. Parce que nous avons été frappés, en notre cœur. Parce que nos enfants ont été touchés par ce terrorisme. Alors oui, ceux qui nous attaquent ont décidé de venir perturber notre élection présidentielle. Ils ont décidé de venir, au-delà du tribut qu’ils nous ont fait payer, faire douter les uns, menacer les autres et perturber ce qui nous tient. Parce que l’objectif des terroristes, ce n’est pas seulement de tuer, c’est aussi de diviser la France. C’est aussi de tout faire pour que moralement, elle s’affaisse. C’est de faire douter les démocraties, en leur sein, c’est de les fracturer. Et en soufflant sur les braises de la discorde pour que l’incendie de la guerre civile ravage un jour notre pays.
Ce soir, en étant rassemblés ici, en disant à quel point nous tenons à
la démocratie, à quel point nous tenons à notre devise “Liberté, Égalité, Fraternité”, en leur disant à quel point nous tenons à l’Europe, nous leur apportons la plus solide des réponses. Et je veux, bien sûr, ici, commencer par rendre hommage à nos forces de police et nos forces de renseignement qui, il y a quelques heures, ont arrêté ces deux terroristes potentiels, ces deux hommes qui se préparaient. Une fois encore, ils ont montré combien notre République était solide, combien elle se tenait et combien ces hommes et ces femmes, qui, chaque jour, prennent des risques pour notre sécurité et donc pour notre liberté, nous en avons besoin. C’est aussi dans
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ces moments que je veux avoir un mot pour les victimes et leurs familles, qui, depuis cinq ans maintenant, ont eu à traverser les différents attentats, les différentes attaques que notre pays a connus. La République ne les abandonnera jamais.
Mais c’est aussi pour cette même raison, parce que je veux que nous nous tenions debout, que je ne rejoins pas non plus nombre de mes adversaires dans cette campagne. Je veux condamner ici, avec beaucoup de solennité, et avec la dernière énergie, les propos indignes de Madame LE PEN, qui a affirmé qu’avec elle, la France n’aurait pas connu les attentats qui l’ont ensanglantée – ne sifflez pas, ne sifflez pas, convainquez chaque jour nos concitoyens qu’elle ne peut pas relever le pays, qu’elle l’enfermera, battez-vous dans les urnes ! Elle a décidé aussi de rediviser le pays en attaquant un jour les Françaises et les Français de confession musulmane, et l’autre, en allant plonger les Françaises et les Français protestants dans une Histoire qui n’est pas la leur. Elle n’est pas digne, aujourd’hui, d’être à la tête de la République, en raison même des propos qu’elle a tenus en cette période.
Mais c’est aussi parce que nous devons nous tenir droit, parce que le risque terroriste est là, que nous ne devons à aucun moment désarmer la France. Nous devons, par tous les moyens, hors de nos frontières et à l’intérieur de nos frontières, tout faire pour protéger nos concitoyens face à la menace terroriste. C’est indispensable. Et à ce titre, je m’oppose et je m’opposerai au projet fallacieux qui consiste à vouloir désarmer la France.
Et oui, si je peux saluer les mots d’appel à la responsabilité, à la concorde, qu’a eus, il y a quelques heures, Jean-Luc MÉLENCHON – et je partage cette même volonté de paix dans notre société -, j’ai avec lui des désaccords irréconciliables, et celui-ci en est un. Parce que, lorsqu’il propose de désarmer le pays, lorsqu’il propose de défendre l’idée qu’on peut se faire de la paix, il propose en fait la paix de Moscou, il propose la paix des autres, il propose l’insécurité de nos enfants. Et cela, je n’en veux pas.
Parce qu’on ne fait pas la paix avec l’apparence des bons sentiments, parce qu’on construit la paix en s’en donnant les moyens, parce qu’on construit la paix avec une diplomatie solide, avec une armée forte, avec des
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armes de dissuasion, avec une Europe que l’on porte et que l’on défend. C’est exigeant, de proposer la paix, c’est un combat de tous les jours, et c’est celui-là que je veux mener. Pas des faux rêves, pas des illusions. On nous en a trop vendu.
Et c’est aussi pour cela que je ne crois pas dans les promesses de ceux qui, aussi, à un moment, ont essayé de désarmer la France. Parce que, oui, l’un de mes adversaires aujourd’hui a été le Premier ministre qui a décidé de supprimer plus de 50 000 postes dans nos forces de l’ordre. Il a été un Premier ministre qui a réduit massivement les postes dans la police et la gendarmerie, encore quelques mois après les premiers attentats que nous avons subis. Quelle clairvoyance! Alors on peut maintenant faire des promesses, mais quand on n’a pas, pendant plusieurs années, été à la hauteur, ces promesses ne valent pas grand chose. Mais surtout, prétendre présider la France et donc être le chef des armées, protéger, dans ces périodes, cela suppose d’avoir de l’autorité morale et l’autorité morale, il n’en a plus. Parce que présider, c’est prendre cette responsabilité insigne de porter la parole de la France en Europe et partout dans le monde. Et quand on a décidé soi-même de trahir sa parole, on ne peut plus le faire.
Et donc, pour ma part, je me refuse à désarmer la France. Je veux poursuivre et mettre hors d’état de nuire tous ceux qui ont attaqué notre pays ou ont eu le projet de le faire, où qu’ils se trouvent. Et cela revient à poursuivre le travail opéré depuis 5 ans par Jean-Yves LE DRIAN, Monsieur le ministre de la Défense. Et je veux ici rendre un hommage tout particulier à Jean-Yves LE DRIAN qui, depuis presque 5 ans, mène ce combat sur tous les fronts, le mène avec cet esprit de responsabilité, d’équilibre, de respect de notre État de droit et de nos valeurs, mais avec cette exigence qui nous protège.
Et c’est pourquoi, de manière claire, j’ai dit et je vous redis ce soir que, si les Français me font confiance, dans les années qui viennent, nous porterons notre effort de défense jusqu’à 2% du produit intérieur brut. Parce que c’est une nécessité pour accompagner nos forces de l’ordre, parce que je veux que nous nous engagions pour que nos forces armées puissent continuer sur tous les théâtres d’opérations où elles sont présentes, dans notre pays, dans les coalitions diverses auxquelles elles sont
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associées, dans une feuille de route diplomatique claire, en appui d’une exigence constante pour construire la paix. Mais partout, avec cette mission chevillée au corps et au cœur, qui est de nous protéger.
Et lorsque je vous parle de cela, je ne vous parle pas simplement de chiffres, d’engagement. Je vous parle de visages que tu connais trop bien, cher Jean-Yves. Je vous parle de ces femmes et ces hommes qui ont décidé de donner leur vie pour nous protéger. Et je revois certains de ces visages que j’ai visités, il y a quelques mois maintenant, en Jordanie, de ces visages que nous croisons lorsque nous traversons nos gares ou des lieux publics aujourd’hui, puisqu’ils nous protègent aussi à l’intérieur de nos frontières par l’opération Sentinelle. Eh bien ce sont ces visages de femmes et d’hommes qui, partout, ont décidé de nous protéger, de protéger nos valeurs, et à qui nous devons rendre hommage.
Et si je me refuse à désarmer la France, c’est aussi que je veux prendre des engagements clairs, pour que nos forces de police, nos forces de gendarmerie, notre renseignement partout sur le territoire puisse, lui aussi, déjouer ces attentats, nous protéger, poursuivre celles et ceux qui promettent des exactions. Nous avons, dans les années à venir, à poursuivre cet effort. Dix mille policiers et gendarmes seront à embaucher. Nous aurons à reconstruire jusqu’au bout le renseignement territorial, nous aurons à aller plus loin dans la lutte contre la cybercriminalité. Nous aurons un engagement profond à prendre pour mieux coordonner nos forces de renseignement et en particulier, j’ai pris cet engagement – et je le ferai dès les premières semaines, si je suis élu -, d’organiser auprès de moi une task force dédiée pour lutter contre Daech, qui coordonnera toutes les missions de renseignement et qui permettra l’échange parfait des renseignements sur le terrain, du renseignement numérique, et de celui qui est consolidé par tous les services. C’est un gage d’efficacité indispensable.
Et je veux, ici, rendre un hommage tout particulier à nos forces de renseignement, évidemment, qui ont déjoué cette tentative d’attentat. Mais aussi à nos forces d’intervention de la police comme de la gendarmerie qui, à chaque instant, à chaque heure, ont su intervenir, ont su neutraliser les uns ou les autres, et qui nous protègent. Et en particulier, ce soir, compte tenu du climat et du contexte révélé il y a quelques jours, nous avons
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Процентное соотношение лексикостилистических
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Лексические приёмы
Метонимия
Олицетворение
Гипербола
Термины эмоционально­оценочной лексики
Экспрессивные эпитеты
Оксюморон
plusieurs hommes du RAID qui sont ici présents, qui sont postés, et je veux leur rendre hommage. Parce qu’en étant avec nous ce soir, ils vous protègent, ils nous protègent, ils permettent que ce rassemblement puisse se tenir. Alors, je leur dis merci. Et je suis d’autant plus fier d’avoir aussi avec nous dans cette salle ce soir Jean-Michel FAUVERGUE qui nous a rejoints, et qui, jusqu’à il y a quelques jours, était leur chef, c’est d’ailleurs encore comme cela qu’ils l’appellent si j’ai pu comprendre la scène à laquelle j’ai assisté, il y a quelques instants. Ils sont là, ils risquent leur vie et nous en avons besoin…
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