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Французский язык. Учимся слушать и понимать. Уровень III

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cherchaient а кtre prйsentйs. Tous les attachйs voulaient danser avec elle. Le ministre la remarqua.

Elle dansait avec joie, heureuse et souriante.

Elle partit vers quatre heures du matin. Son mari, depuis minuit, dormait dans un petit salon dйsert avec trois autres messieurs dont les femmes s’amusaient beaucoup.

Il lui jeta sur les йpaules les vкtements qu’il avait apportйs pour la sortie, modestes vкtements de la vie ordinaire dont la pauvretй jurait avec l’йlйgance de la toilette du bal.

Elle le sentit et voulut s’enfuir. Loisel la retint:

«Attends donc. Tu vas attraper froid dehors. Je vais appeler un fiacre.»

Mais elle ne l’йcoutait point et descendait rapidement l’escalier. Lorsqu’ils furent dans la rue, ils ne trouvиrent pas de voiture.

Ils descendirent vers la Seine, dйsespйrйs, tremblant de froid. Enfin, ils trouvиrent une voiture.

Elle les ramena jusqu’а leur porte, rue des Martyrs, et ils remontиrent tristement chez eux. C’йtait fini, pour elle. Et il songeait, lui, qu’il lui faudrait кtre au Ministиre а dix heures.

Elle фta les vкtements dont elle s’йtait enveloppй les йpaules, devant la glace, pour se voir encore une fois dans sa gloire. Mais soudain elle poussa un cri: elle n’avait plus sa riviиre autour du cou!

D’aprиs GUY DE MAUPASSANT

TEXTE 24. LA SITUATION EST GRAVE...

Mots nouveaux:

un immeuble – здание; la rйsistance – сопротивление; des tracts – листовки; la dйfense – защита; un йchange – обмен

Comme partout, а Paris on dйtruit des bвtiments anciens et sans confort dans le XIVe arrondissement pour construire des immeubles modernes.

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Lise Lassale vit depuis toujours dans cet arrondissement, elle travaille dans une grande entreprise de transports, mais sa vie, c’est le centre Didot. Rien ne va plus au centre Didot: il va sans doute fermer parce que l’immeuble oщ il se trouve, a йtй vendu. La rйsistance s’organise: Lise distribue des tracts, explique aux gens l’importance du centre pour la vie du quartier, une rйunion d’information a lieu. L’immeuble a mкme une valeur historique: des artistes y avaient leurs ateliers.

Les membres de l’association Didot et Lise s’engagent pour le sauver. Le rфle des associations et la vie politique sont importants dans ce quartier parisien en plein changement.

Lise: Valentin, ce soir je vais а une rйunion pour la dйfense du centre Didot. Tu m’accompagnes?

Valentin: C’est quoi, le centre Didot?

Lise: Il y a dix ans, on a crйй RERS, un Rйseau d’Йchanges Rйciproques de Savoirs, avec des amis. On a trouvй un local sympa, pas cher, rue Didot.

Valentin: Bon ... Mais concrиtement, vous faites quoi?

Lise: Notre but, c’est de mettre les gens en relation. D’un cфtй, tu as des gens qui ont envie d’apprendre а bricoler, а parler espagnol ou а faire des souchis, et, de l’autre, tu en as des gens qui peuvent montrer comment on fait. Bien sыr, il ne doit jamais кtre question d’argent!

Valentin: Et ton association marche bien?

Lise: Ce n’est pas la mienne, c’est l’association des habitants du quartier.

Valentin: Et vous кtes nombreux?

Lise: Oh, oui. On propose des йchanges dans tous les domaines: musique, sport, cuisine, langues ...

Valentin: Et il s’agit de quoi, ce soir?

Lise: L’immeuble vient d’кtre vendu, зa pourrait bien кtre la mort du centre. On se rйunit ce soir pour voir ce qu’on peut faire. On veut dйtruire l’immeuble. On veut construire un ensemble avec des commerces de luxe, des appartements ...

Valentin: Oh! La situation est grave ...

D’aprиs Forum

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TEXTE 25. AIMEZ-VOUS BRAHMS?

Mots nouveaux:

dйcoiffй – непричесанный; tousser – кашлять; chantonner – напевать; moelleux – мягкий; les impфts – налоги; une dette – долг

Paule se rйveilla, en retard, et partit trиs vite. Elle devait passer chez une Amйricaine avant d’aller а son bureau. А dix heures, elle entra dans un salon а moitiй vide, avenue Klйber, et comme l’Amйricaine dormait encore, Paule se fit tranquillement le maquillage devant la glace. C’est dans la glace qu’elle vit venir Simon.

Il portait une robe de chambre trop grande, il йtait dйcoiffй et remarquablement beau. Le jeune homme ne vit pas Paule tout d’abord et se dirigea vers la fenкtre en chantonnant. Paule toussa et Simon se tourna vers elle.

Je vous demande pardon, dit-il, je ne vous ai pas vue. Je suis Simon Van den Besh.

Je m’appelle Paule, je suis dйcoratrice, rйpondit la jeune fille. Votre mиre m’a demandй de passer ce matin pour m’occuper de son appartement.

Asseyez-vous donc, dit-il, et il prit place en face d’elle trиs sйrieusement.

Cet appartement a besoin d’кtre un peu meublй, dit Paule. Oщ vous asseyez-vous quand vous кtes plus de trois?

Je ne sais pas, dit-il. Je travaille toute la journйe et, en rentrant, je suis si fatiguй que je me couche. Je suis avocat stagiaire. C’est beaucoup de travail, couchй а minuit, levй а l’aube ...

Paule passa une heure avec Madame Van den Besh, fit avec elle des projets compliquйs. Elle descendit l’escalier, contente, faisant des plans financiers.

Dehors, il pleuvait. Paule leva le bras pour appeler un taxi. Une petite voiture basse s’arrкta devant elle, et Simon ouvrit la portiиre.

Je peux vous dйposer, dit-il. Je pars pour le bureau.

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Il attendait depuis une heure l’arrivйe de Paule. Elle monta dans la voiture а grand-peine en se pliant en deux et sourit:

Je vais avenue Matignon.

C’est arrangй avec ma mиre?

Au mieux. Vous pourrez bientфt reposer vos fatigues sur des canapйs moelleux. Je ne vais pas trop vous mettre en retard? Il est plus de onze heures.

J’ai tout le temps, dit-il.

Moi, je suis de trиs bonne humeur parce que j’avais de gros soucis d’argent et grвce а votre mиre, ils vont disparaоtre.

Paule se mit а chantonner: elle payerait ses impфts, rиglerait ses dettes au magasin, il lui resterait encore assez d’argent.

C’est ici, dit Paule.

Simon descendit sans dire un mot, ouvrit la portiиre. Il avait l’air mйlancolique.

Merci encore, dit-elle.

De rien.

Le lendemain, en se rйveillant, Paule dйcouvrit un message sous sa porte: «Il y a un trиs beau concert а six heures, salle Playel, йcrivait Simon. Aimez-vous Brahms?» Elle sourit. А six heures, ils montиrent les marches prйcipitamment. La salle йtait immense et sombre, l’orchestre faisait entendre en prйambule quelques sons spйcialement discordants comme pour faire mieux apprйcier ensuite au public le miracle de l’harmonie musicale. On applaudissait, le chef d’orchestre saluait, il levait sa baguette

...C’йtait un concerto, un peu pathйtique, un peu trop pathйtique par moments.

Aprиs le concert Simon proposa:

– Si on allait au Bois de Boulogne?

L’automne montait au cњur de Paule avec une grande douceur. Les feuilles mouillйes, accrochйes les unes aux autres, se mйlangeaient lentement а la terre.

Paule se tourna vers Simon.

– Je ne savais pas si j’aimais Brahms ...

D’aprиs F. SAGAN

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TEXTE 26. LES FEMMES ET LE PROBLÈME FÉMININ

Les femmes ont un rфle important а jouer dans le progrиs йconomique, social et culturel de leur pays. Qu’en pensent les femmes? Qu’en disent les hommes? Voici quelques exemples.

Jacqueline a quarante ans, trois enfants (onze, huit et quatre ans). Son mari est ouvrier dans une grande usine d’automobile de la rйgion parisienne. «J’ai vraiment des journйes bien remplies. Avant d’aller au travail, il faut que je m’occupe de mes enfants: je dois les prйparer, leur donner le petit dйjeuner, les emmener а l’йcole. Ensuite, je passe toute la journйe au bureau. Quand mes enfants йtaient trop jeunes pour aller en classe, j’avais une femme de mйnage. Toutes les femmes ne peuvent pas le faire, cela coыte trop cher. Cela devrait changer: il faudrait partout des crиches, pour recevoir des enfants quand les mamans, comme moi, ont dйcidй de continuer а travailler. J’aime beaucoup mon mйtier et je pense qu’on doit trouver le temps pour tout: la famille et le travail.»

Robert est le mari de Jacqueline. «Moi, fйministe? Bien sыr. Je suis «pour» les femmes. Je suis d’accord pour que les femmes fassent les mкmes mйtiers que les hommes. Seulement, quand elles ont des enfants, cela change tout. А mon avis, il faut choisir: les enfants ou le travail. Une femme qui a des enfants doit s’occuper de ses enfants. Et а ce moment-lа, peut-elle vraiment continuer а faire son mйtier? Peut-elle encore faire de la politique?»

Йvelyne a quinze ans et elle va encore au lycйe. «Moi, je trouve qu’autrefois les femmes йtaient bien bкtes! Elles laissaient les hommes tout diriger! Maintenant, heureusement, зa a changй! Moi? Je ferai un «mйtier d’homme», je serai mйdecin, peut-кtre mкme chirurgien. Je veux aussi avoir des enfants, je les mettrai а la crиche. Pour les femmes d’aujourd’hui, c’est encore bien difficile de vivre comme les hommes, mais je pense que ce sera plus facile pour nos enfants. Il faut habituer les garзons d’aujourd’hui а faire les travaux mйnagers, comme les filles; il faut aussi les habituer а accepter que les femmes aient les mкmes

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mйtiers que les hommes et fassent de la politique. Oui, demain la femme sera l’йgale de l’homme!»

Yves a seize ans et il pense comme Йvelyne: «Pour moi, les femmes sont les йgales de l’homme. Je trouve tout а fait normal de faire le travail а la maison avec mes sњurs. Si je me marie un jour, et si j’ai des enfants, je m’occuperai d’eux moi aussi parce que ma femme travaillera. Je pense qu’aujourd’hui tout cela est encore bien difficile pour les filles. C’est difficile pour elles de travailler comme les hommes parce que, mкme quand elles font le mкme travail, elles sont moins bien payйes. Beaucoup de chefs ne veulent pas de femmes dans leur entreprise ... mais зa va changer!»

D’aprиs Passe-Partout

TEXTE 27. UNE PETITE FAUTE

Mots nouveaux:

par habitude – по привычке; punir – наказывать; un vol – кража; faux – фальшивый; un colis – посылка

En quittant son bureau, Georges Delage йtait content. Le moment qu’il avait prйparй et attendu pendant 6 ans йtait enfin arrivй. Dans sa serviette il emportait 6000 000 francs en billets. Ce n’йtait pas difficile pour lui de les avoir: employй disciplinй, il venait toujours а l’heure exacte, il йtait aimй de ses directeurs.

Georges Delage devait payer tous les ouvriers de l’usine а la fin de chaque mois. «Mais aujourd’hui, le 30 avril, pensait-il, – les ouvriers ne seront pas payйs а l’heure, et moi, Georges Delage, je ne serai jamais puni pour ce vol. Dans quelques minutes, il n’y aura plus de Georges Delage. La police pourra le chercher, les journaux pourront montrer sa photo а tout le monde, mais ils ne le trouveront pas.»

Sans se dйpкcher, l’homme descendit l’escalier du mйtro. Il entra dans le cabinet de toilette et commenзa а faire disparaоtre le personnage imaginй par lui, il y avait 6 ans.

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G. Delage йtait un homme grand et mince, avec les dents et les doigts jaunes de tabac, des cheveux blonds, des lunettes, une jambe plus courte que l’autre.

Tranquillement, l’homme enleva ses faux cheveux blonds, ses lunettes, ses dents jaunes, le morceau de caoutchouc qui йtait mis dans sa chaussure droite (pour agrandir une de ses jambes). Il rangea toutes ses choses dans un paquet qu’il mettrait tout а l’heure а la poste. Il lava avec soin les taches de tabac sur ses doigts, mit dans sa bouche vide de belles dents bien blanches. Il retourna son manteau qui йtait gris d’un cфtй et bleu de l’autre et sur sa tкte nue, il posa un chapeau.

«Adieu, Georges Delage. Tu es mort», – rйpйta-t-il quelque fois а mi-voix.

Un sourire aux lиvres, Philippe Ledoux se regarda dans la glace. Il ne se reconnaissait plus. Tout allait bien. Il prit le mйtro, descendit а Saint-Lazare. Dans une rue tout prиs, il y avait un bureau de poste. Philippe Ledoux envoya son colis а Philippe Ledoux, en Normandie, dans un petit village oщ il allait vivre tranquillement sans travailler.

Puis il prit un taxi pour aller au garage oщ – deux jours plus tфt – il avait louй une voiture йtant habillй en Philippe Ledoux. La jeune fille de garage le reconnut tout de suite.

Bonjour, Monsieur Ledoux, on va sortir votre voiture. Mais il y a quelques papiers а signer.

Mais bien sыr.

Voilа. Nom, adresse, numйro de permis de conduire. Trиs bien. Mettez votre signature, s’il vous plaоt. Lа, en bas ...

M. Ledoux signa, monta dans la voiture louйe.

Merci beaucoup, Mademoiselle, au revoir.

3 heures plus tard, sorti de Paris, il chantait gaiement en conduisant la voiture. Prиs de lui se trouvait sa grosse serviette remplie de billets. Le ciel йtait bleu, il faisait doux, c’йtait le printemps, quelle belle journйe!

Mais qu’est-ce que c’est? Une voiture noire le suivait depuis plusieurs kilomиtres. La police? Non, ce n’йtait pas possible. Il avait tout arrangй, tout prйvu, il avait pensй а chaque petite chose. Pourquoi la police le suivait-elle?

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Tout а coup la voiture noire alla plus vite, roula quelque secondes а cфtй de lui, passa devant. Il devait s’arrкter. «Vos papiers, s’il vous plaоt. Police!»

Tout de suite M. Ledoux comprit qu’on allait l’arrкter. Il monta dans la voiture noire qui repartit vers Paris. Au revoir le printemps, au revoir la Normandie. «Mais que s’est-il passй? Comment m’ont-ils retrouvй? Quelle faute ai-je faite?» Il cherchait cette faute, mais il ne la trouvait pas. Alors il se tourna vers l’un des policiers:

Dites-moi, je voudrais vous poser une question, une seule. Oщ et quand ai-je fait la petite faute qui vous a permis de me retrouver?

Le policier rйflйchit un moment et rйpondit:

Quand vous avez signй les papiers pour la voiture louйe, vous avez signй Georges Delage. La jeune fille du garage a lu les journaux qui parlaient du vol. Elle a tout compris. C’est elle qui nous a tйlйphonй.

Philippe Ledoux pleurait de colиre. Pendant 6 ans au bureau, il avait signй «Georges Delage». Par habitude, il avait fait encore une fois cette signature, une seule fois de trop ...

D’aprиs A. STUART

TEXTE 28. «MON PLUS GRAND SOUHAIT:

JOUER EN ITALIE!»

Mots nouveaux:

un solitaire – одиночка; un mйcanicien-soudeur – механиксварщик; un danger – опасность; le salaire – заработная плата

А 17 ans, Walter Baseggio signe son premier contrat au Sporting d’Anderlecht. Il a rйalisй alors un rкve d’enfant: devenir footballeur professionnel. Le journaliste franзais David de Hoe l’a interviewй а la veille de ses 24 ans.

D.de Hoe: Pourquoi le football et pas le badminton ou la natation?

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W. Baseggio: Tout simplement parce que le football est un sport collectif. Je ne suis pas un solitaire, j’ai toujours eu besoin d’кtre entourй. Au foot, on laisse ses intйrкts personnels de cфtй et on pense en terme d’йquipe. Зa me plaоt beaucoup. De plus, dans ma famille, on adore le foot. Mon pиre a йtй footballeur amateur. Moi, dйjа tout petit, j’aimais jouer au ballon. А six ans, je me suis inscrit au club sportif de ma ville. Deux ans plus tard, je dйbutais au Sporting d’Anderlecht.

D.de Hoe: La signature du premier contrat professionnel c’est un moment inoubliable?

W. Baseggio: Йvidemment! J’avais 17 ans. А cet вge-lа, quand tu joues dans une йquipe de jeunes, tu espиres toujours avoir la chance d’кtre engagй comme professionnel. J’ai donc cette chance.

D. de Hoe: Si tu n’йtais pas devenu sportif professionnel, quel mйtier aurais-tu choisi?

W. Baseggio: Lorsque j’ai signй mon contrat, je me prйparais а devenir mйcanicien-soudeur. Mon pиre, mon oncle et tous les membres de ma famille travaillaient dans l’entreprise sidйrurgique. J’ai dы faire un choix.

D. de Hoe: Quel est le secret d’un bon joueur de football?

W. Baseggio: Tu dois d’abord avoir un peu de chance. Ensuite, il te faut beaucoup de talent. Avoir une trиs bonne mentalitй, c’est aussi trиs important. En toutes circonstances, il faut savoir garder son calme et rester simple. Le danger quand tu deviens professionnel, c’est que cela te monte а la tкte. Mais si tu rйsistes tu possиdes dйjа 50% des capacitйs de rйussites.

D. de Hoe: Un rкve sportif?

W. Baseggio: Mon plus grand souhait c’est de pouvoir un jour jouer en Italie. Avant cela, j’ai encore beaucoup de travail а rйaliser. Je suis jeune. Il me reste certainement une bonne dizaine d’annйes devant moi. Et puis, je suis fier d’avoir pu йvoluer dans un club comme celui d’Anderlecht.

D. de Hoe: Footballeur professionnel, зa rapporte?

W. Baseggio: Financiиrement? Bien sыr, mais pas forcйment comme on le croit parfois. En Belgique, les salaires des

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joueurs ne sont pas comparables а ceux qui sont payйs en Italie ou en Espagne. Mais cela rapporte йnormйment sur le plan personnel. Tu deviens populaire, tout le monde te connaоt, et tu te sens apprйciй par beaucop de personnes.

D’aprиs D. DE HOE, Le Nouvel Observateur

TEXTE 29. LE CARNET VERT

Mots nouveaux:

un comptable – бухгалтер; un carnet – блокнот; douter

сомневаться; rectangulaire – прямоугольный

Comme chaque dimanche, vers onze heures du matin, Marcel Lobligeois s’arrкta dans le parc pour regarder jouer les enfants. Le ballon rouge roula jusqu’а lui et il le renvoya d’un coup de pied sportif. Tandis que la partie reprenait, il se demanda ce que pensaient de lui les mиres de ces enfants. Il s’imaginait que certaines le prenaient pour un ancien champion de football, ou pour un grand savant, ou une vedette de cinйma restй trиs simple, ou pour un banquier soucieux, que son auto suivait а courte distance ... L’idйe d’кtre confondu avec un de ces personnages le consolait provisoirement de n’кtre, а quarante-cinq ans, qu’un simple comptable. Il menait une vie misйrable. Il gagnait peu, il vivait mal et rien ne laissait prйvoir que sa situation s’amйliorerait dans des annйes а venir. Cependant il devait nourrir sa famille – sa femme, sa fille et son fils.

Soudain, Marcel Lobligeois aperзut, dans le sable, un petit objet, de couleur sombre et de forme rectangulaire. Il le ramassa. C’йtait un joli carnet en cuir vert foncй. А peine l’eut-il ouvert, que le battement de son cњur se prйcipita. Glissйs nйgligemment dans la pochette intйrieure, des billets de banque montraient le bout de l’oreille. De gros billets. Il les compta. Huit, de cinq cents francs chacun. En tout, quatre mille francs.

Marcel Lobligeois inspecta les alentours d’un regard rapide. L’endroit lui parut dйsert. Personne ne l’avait vu. Cela n’avait aucune importance, car il allait, dиs demain, rendre l’argent.

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