Французский язык для бакалавров второго курса заочной формы обучения (гуманитарные направления подготовки). Учебное пособие
.pdfParis Match. En temps « ordinaire », comment fonctionne votre conciergerie ? Jeremy Vosse. Nous avons un abonnement famille dont 6 membres peuvent profiter, pour 9600 euros par an. Ce sont des particuliers, et ce qu’on appelle des grands comptes. Des marques. On peut tout nous demander, dans le monde entier, tant que c’est légal. Cela va de la chose la plus banale, comme aller faire ses courses. Et depuis le confinement, c'est une demande qui a grimpé en flèche. Jusqu’à trouver une montre extrêmement rare, pour laquelle il y a 4 ans d'attente, mais qu'on parvient à apporter au client, entre 5 et 9 jours après sa demande. Ou monter un tour du monde d'un mois en… 2 Jours. Pour être capable de faire ça, il faut évidemment avoir un réseau rodé, ce qui prend des années.
Paris Match. Qui sont les clients les plus difficiles ? Jeremy Vosse. On pense souvent que ce sont les footballeurs, parce qu'il gagne beaucoup d'argent, très jeune, mais ce n'est pas le cas. En réalité, notre rôle n'est pas de gérer leurs caprices mais plutôt de les conseiller. Je me souviens par exemple d'un joueur, qui m'avait demandé de lui trouver un jet pour aller à Los Angeles assister à un match de basket. L'opération aurait coûté 200 000 €, il en avait les moyens, mais c'était quelque part absurde. Je lui ai plutôt conseillé de partir en première classe, pour un confort équivalent, et de garder l'argent qu'il aurait dépensé, pour louer une super villa pour ses prochaines vacances. Les clients les plus difficiles sont ceux qui sont d'un coup devenu riches, ayant vendu leur boîte pour une somme folle. Ils découvrent ce que l'argent permet, et se mettent parfois à avoir des comportements un peu capricieux. Pour être tout à fait honnête, c'est surtout leur écosystème, leur partenaire ou leurs amis, qui se mettent à prendre le melon à la place du client. Mais cela reste une minorité. Heureusement !
[Paris Match, 28.03.2020].
TOURISME : UN SECTEUR AU POINT MORT
Au sein d’une économie mondiale en récession, l’industrie du voyage reste l’activité la plus frappée par la pandémie. Un gigantesque paquebot, le « Diamond Princess », transformé en mouroir improvisé au large des côtes japonaises. Des rapatriements en urgence de centaines de milliers de vacanciers vers leurs pays d’origine. Le Pape seul sur une place Saint-Pierre
81
en temps normal toujours bondée au Vatican. Des centaines d’avions d’Air France immobilisés, leurs moteurs obturés. Peu de secteurs comptent autant de symboles d’une mise à l’arrêt brutale que le tourisme mondial, qui représente 10% du PIB et 10% des emplois. Selon le World Travel and Tourism Council (WTTC), près de 50 millions d’emplois pourraient être supprimés, tandis que l’activité risque de s’effondrer de 25% en 2020. Aux Etats-Unis, l’impact serait sept fois plus violent que les conséquences de l’épidémie de Sras en 2003, qui avait pourtant déjà fortement touché le secteur.
En France, où le tourisme représente 7 à 8% du PIB, la crise sanitaire pourrait coûter 30 milliards d’euros au premier trimestre (pertes des agences et des tour-opérateurs, dépenses des étrangers en France, restauration), selon le cabinet Protourisme, sans compter les effets subis par les compagnies aériennes. Pour empêcher des faillites en série, Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, a précisé que les agences de voyages ne seraient pas tenues de rembourser leurs clients, contrairement au règlement du Code du tourisme, mais pourraient leur donner un avoir valable au moins un an. «L’ensemble de nos resorts est fermé sur le territoire français depuis le 15 mars 2020, tout comme ceux en Italie ou en Suisse, et ce jusqu’à la fin de la saison d’hiver. Les croisières sur “Club Med 2” et les circuits Découverte by Club Med sont annulés jusqu’au 30 avril. Nos équipes se sont totalement mobilisées pour assurer le rapatriement de plus de 3000 clients», précise le Club Med, dont l’activité pendant les deux premiers mois de l’année 2020 avait augmenté de 7%, par rapport à la même période en 2019.
Cette crise aura un impact sévère à court terme sur l’ensemble du secteur. Et le Club Med n’y échappera pas. Mais nous sommes entrés forts dans cette crise jamais vue, avec une stratégie de montée en gamme et de présence internationale renforcée», souligne le P-DG, Henri Giscard d’Estaing. Chez l’autre grand nom du tourisme français, le groupe Pierre & VacancesCenter Parcs, le fondateur Gérard Brémond confie n’avoir jamais rien vécu de comparable: «Des crises financières au terrorisme, nous avions pourtant vu beaucoup d’événements majeurs aux lourdes conséquences. Cette fois, le pire est de n’avoir aucune visibilité. Ni à deux mois ni même à deux ans de
82
distance. Nous sommes passés en trois jours de huit millions de clients à zéro.»
Selon cet entrepreneur qui a fêté le cinquantenaire de son groupe en 2017 et qui cultive habituellement un optimisme raisonné, «plus ça va, plus ça s’aggrave». Pour lui comme pour nombre de professionnels, l’ampleur du cataclysme dépendra de la durée de l’arrêt. Si la saison d’été peut avoir lieu, elle sera moindre. Sinon… «Le secteur va de toute façon beaucoup souffrir et un certain nombre de métiers de la filière pourraient disparaître. Ceux qui surmonteront cette crise s’en sortiront renforcés», prédit-il. «Il y aura un après. Nous envisageons de rouvrir progressivement nos resorts proches de Shanghai et de Pékin à partir d’avril. Au sortir de cette crise sans précédent, les Français auront, espérons-le, plus que jamais envie de s’évader et de voyager », estime pour sa part Henri Giscard d’Estaing. Dans un secteur où la demande est guidée par l’offre, diffi cile de prédire qui survivra, sinon les marques les plus fortes du secteur. A condition que le confi nement de plus de la moitié de l’humanité ne se prolonge pas plusieurs mois [Paris Match, 02.04.2020].
LES PLUS BELLES ÉCOLES DE FRANCE: DANS L’INTIMITÉ
DES BEAUX-ARTS DE PARIS
À deux pas de la Seine, près du pont des Arts (sixième arrondissement de Paris), l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris forme depuis plus de 200 ans des plasticiens, peintres ou dessinateurs dans un écrin extraordinaire. Plus de 1.000 candidats, des bacheliers entre 17 et 23 ans, tentent leur chance après le lycée ou une classe préparatoire chaque année, pour 80 reçus à la suite d’un concours mêlant une étude d’un dossier de travaux artistiques personnels, une épreuve de dessin, une épreuve théorique de culture et d’histoire de l’art, et un oral de motivation. Une fois admis, ces élèves se font «adopter» par l’un des artistes des lieux, qui les aidera durant cinq années à se former dans l’une des 15 spécialités proposées, parmi lesquelles la sculpture, la scénographie ou le dessin.
L’école est, selon les dires de son directeur Jean Loisy, «unique au monde», car elle «n’est pas une formation d’arts appliqués, de design ou d’architecture, mais juste une école de Beaux-Arts qui maintient la tradition
83
de la mosaïque, de la fresque ou de la peinture à l’huile». Durant l’année scolaire, les élèves passent «la plus grande partie de leur temps en atelier, évalués par leur maître», poursuit Jean Loisy. «Tous les semestres, ils ont, en plus de l’atelier, trois ou quatre modules à valider obligatoirement parmi lesquels un cours théorique, un autre de dessin, un d’informatique, un de langue vivante et une matière technique au choix comme le travail du métal ou la forge». Au final, Jean Loisy en est certain, ses élèves sont parmi les étudiants «les plus désirables de la société civile».
Le Figaro a intégré ces Beaux-Arts le temps d’une journée, entre ses cours de nu, ses ateliers de peinture et de métallurgie, ses flâneries dans la cour vitrée conçue en 1860 par l’architecte Félix Dubon ou ses esquisses de
Géricault et Léonard de Vinci [Le Figaro, 02.07.2020].
LES PLUS BELLES ÉCOLES DE FRANCE: DANS LES
COULISSES DU CONSERVATOIRE
C’est un fabuleux cocon doré, l’une des plus belles salles de théâtres de la ville d’un Paris qui n’en manque pas. Dans le 9 ème arrondissement, le Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD) affiche plus de 200 ans d’histoire et demeure un bijou trop peu connu de l’architecture des 18ème et 19ème siècles. Son théâtre à l’italienne classé monument historique à l’acoustique impeccable, ses salles de classe décaties qui furent les bureaux de chantres de la composition musicale et théâtrale et sa boisée salle Jouvet sont autant de reliques d’un temps où l’on faisait ici de la «déclamation» dans des «salles de menus plaisirs».
Le Figaro est allé visiter cette école hors du temps qui accueille chaque année les trente meilleurs élèves des cours de théâtre de tout le pays, à l’issue d’une sélection parmi près de 1 500 candidats.
Une école en bois
La colonnade colorée du rez-de-chaussée, les corbeilles du théâtre à l’italienne, les parquets et les façades de la salle Jouvet... Tout ou presque, ici, est fait de bois. Et pour cause. «Le théâtre du conservatoire a été construit par l’architecte François-Joseph Delanoy dans le but de créer une acoustique parfaite, matérialisée par ces structures en bois, explique Vincent Detraz, le directeur technique du conservatoire. À cette époque, le conservatoire avait
84
été créé comme une «École royale de chant et de déclamation», dédiée avant tout à la musique. L’objectif du bois étant purement acoustique, cette salle est restée l’une des meilleurs de Paris dans ce domaine».
Ces décors ont inspiré les plus grands. Hector Berlioz en personne a composé ici sa «symphonie fantastique», alors qu’il était le bibliothécaire du conservatoire. Aujourd’hui réduite à 400 sièges répartis en un orchestre, une corbeille et trois balcons, la jauge était à l’origine de 800 places, dont la moitié des spectateurs agglutinés debout dans un «poulailler», des places tout en hauteur maintenant recouvertes par des fresques d’angelots... en bois.
Plouks!
À 14 heures ce jour-là, les élèves de troisième année prennent possession de ces lieux pour une séance de lecture. Pendant une bonne partie de l’aprèsmidi, ils liront ici le recueil de poèmes Plouk(s), de l’auteur britannique Ian Monk, qu’ils donnaient en représentation au mois de juin, gratuitement. Ici, les élèves de troisième et dernière année ont un programme «essentiellement tourné vers la création, dans le cadre d’ateliers dirigés par des artistes invités ou des professeurs de l’école et réalisés dans le temps et les conditions d’une production professionnelle», selon l’école.
En d’autres termes, ils préparent des représentations tout au long de l’année, qui toutes seront présentées, gratuitement, au grand public et aux professionnels du secteur qui viennent ici dénicher leurs prochaines pépites. Les deux années précédentes se composent d’un entre-lac de «cours hebdomadaires de lecture, diction, interprétation des textes, interprétation au cinéma, pratique de diverses méthodes d’échauffement, danse, chant, masque, clown» pour les premières années... et de «masterclasses» de plusieurs semaines avec des professionnels du métier pour les élèves de deuxième année.
«On a tous pleuré»
Deux étages au-dessus du théâtre, une trentaine d’élèves de première année sont en train de suivre un cours de danse et de déclamation. Contorsionnés et hurlants, ils traversent la longue salle Jouvet qui tenait jadis lieu de bibliothèque comme des spectres, dans le noir. «C’est important pour nous faire prendre conscience de l’importance de notre corps sur scène», explique Bénicia. Elle est arrivée du Congo il y a six ans sans connaître le
85
système français. L’an dernier elle s’est attaquée aux impitoyables trois étapes du concours qui exigent la préparation de quatre scènes, dont une en alexandrins, avant d’obtenir son visa pour le CNSAD. «Je suis arrivée là, ça me dépasse en fait. C’était comme un rêve, que je vis encore sans m’en rendre compte. Je me dis toujours ‘Pu**** je suis au conservatoire supérieur national dramatique de la ville de Paris quoi». La première fois qu’on est allé dans la salle Jouvet, on a tous pleuré dans les coins tellement on était émus d’être là.»
Jin-Xuan, également en première année et qui a commencé le théâtre en 2016 dans un conservatoire municipal parisien, évoque «une expérience très particulière, intense et précieuse» en parlant des concours, mais se réjouit d’être entré dans «la plus grande école française», où «les profs sont tous des maîtres et les possibilités de rencontres avec des artistes nombreuses».
Un déménagement porte de Clichy
Malgré l’émoi qu’il suscite, le conservatoire ne devrait pourtant pas rester en l’état bien longtemps. «Ce lieu est riche d’une histoire, le théâtre à l’italienne est tout à fait splendide, mais il y a tant d’actualité au conservatoire que le lieu est devenu trop petit, ça commence à coincer aux entournures, explique Sandy Ouvrier, professeur de théâtre. Il y a des fantômes magnifiques ici, mais ce qui compte c’est ce qui va advenir.» [Le Figaro, 04.07.2019].
EMMANUEL TIBLOUX (ARTS DÉCO) : « L’OUVERTURE SOCIALE DE L’ÉCOLE DOIT ÊTRE NOTRE PRIORITÉ »
Située à Paris, rue d’Ulm, à deux pas de Normale sup, la prestigieuse École nationale supérieure des arts décoratifs est un fleuron de l’enseignement supérieur, sous tutelle du ministère de la Culture. Créée en 1766, elle a formé de nombreux artistes, designers et illustrateurs français. Ses anciens célèbres s’appellent Auguste Rodin, Hector Guimard (l’architecte des bouches de métro), Jacques Tardi (Adèle Blanc-Sec), et plus récemment l’illustratrice et blogueuse Pénélope Bagieu. En septembre, l’école a changé de directeur. Emmanuel Tibloux a quitté Lyon, où il dirigeait l’École des Beaux-arts, pour prendre la tête des Arts Déco,
86
remplaçant Marc Partouche, parti à la retraite. Pour le nouveau directeur, «l’ouverture sociale de l’école doit être une priorité».
LE FIGARO ETUDIANT. Vous êtes arrivé en septembre. Qu’est-ce qui vous a surpris en arrivant aux Arts Déco?
Emmanuel TIBLOUX. C’est la seule école d’art qui accorde une telle importance à la technique. Avec 18 ateliers, l’école possède des outils de production extraordinaires. L’éventail des spécialités proposées est aussi remarquable. Il y en a dix: architecture d’intérieur, art-espace, cinéma d’animation, design graphique/multimédia, design objet, design textile et matière, design vêtement, image imprimée, photo/vidéo et scénographie. Avoir autant de secteurs dans une école est une richesse, mais c’est aussi très complexe en termes d’organisation. C’est un peu comme s’il y avait 10 écoles en une. Il faut apporter à chaque secteur beaucoup de soin et d’attention.
L’école est accessible après le bac. Mais la plupart des bacheliers s’inscrivent dans des ateliers privés pour se préparer aux épreuves. Les frais de scolarité de ces prépas ne sont-ils pas un frein pour certains étudiants moins aisés?
L’école est très sélective en effet. Cette année, il y a eu 2000 candidats, pour 75 admis, soit un taux de réussite de 3,75 %. Aujourd’hui, les admis sont à 75 % des Parisiens. Et 62 % d’entre eux ont fait L’Atelier de Sèvres ou Prep’art . La diversification de nos étudiants est un enjeu fondamental, tant d’un point de vue social que géographique. Cela non seulement au regard de l’égalité des chances, mais aussi de la créativité, qui tend à se nourrir de la différence.
On ne peut pas empêcher l’existence des prépas privées, car l’éducation est aussi un marché. Mais il est de notre responsabilité de soutenir la diversité et donc le service public. Lorsque j’étais aux Beaux-Arts de Lyon, nous avons doublé les effectifs de notre classe prépa, qui accueille désormais 60 étudiants par an. Il n’y a pas aujourd’hui de classe prépa au sein des Arts Déco, mais c’est une question que nous devons nous poser. L’ouverture sociale de l’école doit être une priorité. C’est pourquoi je me suis intéressé à ce qu’a entrepris Richard Descoings à Sciences Po.
87
Il faut aussi faire connaître l’école au plus grand nombre. Celle-ci a une excellente réputation, mais peu savent ce qui s’y passe vraiment. Or il s’y passe des choses essentielles puisqu’on y apprend à travailler dans tous les domaines de la création qui modèlent le monde de demain: l’art, la mode, le design, les médias...
Pensez-vous faire évoluer le concours à la faveur de votre entrée prochaine dans Parcoursup?
Dans la mesure où je viens d’arriver à la direction de l’école, il est trop tôt pour envisager une grande réforme du concours d’entrée dès cette année. Nous avons demandé une dérogation pour entrer dans Parcoursup en 2020. Et nous profiterons de cette opportunité pour faire évoluer notre mode d’admission. L’arrivée sur la plateforme augmentera le nombre de candidats, ce qui garantira une meilleure visibilité, et une plus grande diversité sociale. Il faudra faire un travail auprès des lycées pour lever l’autocensure des candidats. Mais il est fondamental que nous gardions la main sur la sélection.
Pourquoi les lycéens qui ont suivi les cours d’arts plastiques au lycée paraissent si mal préparés aux épreuves de sélection des écoles d’art?
Il est temps de rattraper notre retard. Nous devons construire des ponts avec le lycée. Aujourd’hui, les professeurs de l’Éducation nationale viennent essentiellement de l’université. Les professeurs des écoles d’art doivent intervenir dans ces établissements, et contribuer à former les professeurs de l’Éducation nationale, afin qu’ils soient plus en phase avec les pratiques contemporaines. Nous avons un rôle à jouer.
Quels sont les débouchés professionnels après les Arts Déco?
L’école réalise régulièrement des études sur le devenir des diplômés. Et pour les diplômés 2012, 80 % ont trouvé un emploi. Et 23 % ont trouvé un emploi à la sortie, 19 %, trois mois après, 23 %, de 3 à 6 mois, et 25 %, ont mis entre 7 à 9 mois. Seuls 10 % ont mis plus d’un an. Surtout, à 82 %, cet emploi correspond à leurs qualifications. Et pour 80 %, leur formation leur paraît adaptée à leur poste de travail. Les revenus par contre ne sont pas élevés: près de la moitié déclare gagner 1500 à 2000 € brut par mois.
Quels sont vos projets en France et à l’étranger?
Nous avons déjà de nombreux partenariats avec des universités étrangères. Cette fois l’idée est de créer une antenne en Chine à Hangzhou,
88
avec l’Ensci (École nationale supérieure de création industrielle), Les Ateliers. Cinq étudiants de chacune des deux écoles sont là-bas et travaillent avec Alibaba (l’Amazon chinois) sur le thème de la ville numérique. Enfin, nous faisons partie de PSL (Paris sciences lettres), qui regroupe 9
établissements membres et une dizaine d’associés. C’est une formidable opportunité, pour autant que les écoles d’art y prennent toute leur place. En
France, nous souhaitons collaborer davantage avec les autres écoles d’art françaises, et notamment avec l’Ensci, et les Beaux-Arts de Paris [Le Figaro, 25.10.2018].
LES HÔTELS DE DEMAIN: DES CONCEPTS
DE PLUS EN PLUS FOUS
Les hôtels de demain: des concepts toujours plus fous. Face au tourisme de masse et l’émergence de nouveaux acteurs comme Airbnb, les groupes hôteliers visent la démesure pour attirer les clients fortunés en quête d’originalité. Sur mer, et en profondeur parfois, ces lieux de vacances seront des destinations en soi. En attendant les futures résidences dans l’espace ... .
Morphotel: « Arrête-moi » si tu peux.
Cet hôtel-bateau, capable de voyager en permanence autour du monde, est construit comme l’épine dorsale d’un poisson. Le Morphotel peut adapter sa forme pour gérer les conditions climatiques différentes ou occuper parfaitement l’espace disponible dans un port d’escale. De Bombay, en l’occurrence, puisqu’il a été commandé par la marine indienne.Inspiré de la forme d’un poisson, le Morphotel ressemble à un vaisseau extraterrestre.© MORPHotel – Gianluca Santosuosso. Cet hôtel flottant a été imaginé par l’architecte italien Gianluca Santosuosso et récompensé par la
Fondation Jacques-Rougerie.
Krystall: l’hôtel flocon
Imaginez contempler, allongé sur votre lit, les plus belles aurores boréales près du cercle arctique? Ce sera possible dans moins de deux ans grâce au concept d’hôtel-flocon en verre imaginé par une société néerlandaise, Waterstudio, spécialisée dans la construction d’habitations sur l’eau. Large de 120 mètres, le Krystall sera stationné dans un fjord, au large de la petite ville de Tromsø, en Norvège. Les 86 chambres, toutes luxueuses,
89
bien sûr, et d’une surface de 35 mètres carrés, seront à 300 euros la nuit. Autosuffisant en énergie, il n’aura aucun impact sur l’environnement, affirment les concepteurs. Le soleil n’est pourtant pas très chaud au cercle polaire … .
Dawang Mountain Resort: Quand les Chinois se mettent au ski
Dessiné par un cabinet autrichien, cet hôtel est destiné à devenir le lieu branché des sports d’hiver des Chinois. Dans la perspective des Jeux d’hiver de Pékin en 2022, l’immense complexe de 150 000 mètres carrés sera construit à l’emplacement d’une ancienne mine, à côté de Changsha, la capitale du Hunan. La grande cascade d’eau fera 70 mètres de hauteur. Les
270 chambres et 60 suites auront toutes la vue sur un lac majestueux, dit-on, mais c’est le complexe d’attractions qui, ici, fera tout : une piste de ski intérieure, un parc aquatique, un iceland avec un mur d’escalade de glace ... .
Manta resort: seuls au monde
C’est une suite de trois étages dont la chambre est totalement immergée
à4 mètres de profondeur, au bord d’un récif corallien. En regardant vers l’océan depuis la terrasse du toit, on peut se croire totalement isolé. Et pour les angoissés de l’isolement, il suffit de se retourner : la côte de l’île Pemba
àZanzibar n’est qu’à 250 mètres. Pour réaliser cette chambre unique, l’hôtel Manta a fait appel à une société scandinave, la première à imaginer ce concept au fond d’un lac.La grande cascade d’eau fera 70 mètres de hauteur. Les quatre murs de la chambre en eau profonde possèdent évidemment chacun une grande fenêtre permettant un panorama aquatique à 360 degrés. Coût de la nuit de lune de miel inoubliable : 1 500 euros.
Jetway, la résidence sur le tarmac
Ce sont des Qataris qui en ont fait la demande à l’architecte Margot Krasojevic. Plus qu’un hôtel d’un nouveau genre, ce sera plutôt une passerelle aéroportuaire, à mi-chemin entre un salon de réception privé et une chambre d’hôtel mobile. Toujours pressés, las des formalités de douane, ces clients de Doha souhaitent bénéficier d’un espace privatisé au plus près de leur avion lors de l’embarquement ou des escales de ravitaillement. Cet espace offrira le confort d’un salon, d’une chambre luxueuse, d’une salle de bains avec Jacuzzi et d’un espace de détente protégé par un auvent [Paris Match, 22.09.2015].
90
