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Французский язык для бакалавров второго курса заочной формы обучения (гуманитарные направления подготовки). Учебное пособие

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qui porte une telle douceur, dans l’âme, qu’on est tout prêt à préférer ce mal à ce qu’on appelle plaisir”. Avec elle, le sentiment, ou plutôt l’attendrissement, pénètre dans la vie mondaine. Sa correspondence, où les crises de désepoir succèdent aux élans d’enthousiasme, demeure le témoignage de sa sensibilité frémissante.

En même temps que le goût du sentiment, s’affirme, en dépit des philosophes, le goût du surnaturel. Un mouvement”illuministe”se développe:il entretient dans les esprits l’enthousiasme mystique, la curiosité pour les pratiques de la magie ou la crédulité superstitieuse. Des illumines se donnent la mission de régénérer le christianisme en favorisant les communications de l’âme humaine avec le monde invisible: par la parole ou par le livre, ils répandent leurs doctrines et leurs methods d’initiation [La littérature et la philosophie françaises du XVIIIe siècle, 1980 ; c. 125-126].

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LES GENRES LITTÉRAIRES À LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE Pendant la seconde moitié du siècle, les idées philosophiques s’affirment

avec une hardiesse de plus en plus grand. De nouveaux salons s’ouvrent et contribuent largement à leur diffusion. Chez Mme du Deffand, qui demeure fidèle à d’anciennes traditions, les philosophes sont tenus à une grande réserve; mais chez Mme Geoffrin, qui protégé ouvertement les encyclopédistes, la conversation est déjà plus libre. Enfin, d’autres salons, dont le rayonnement est moindre, sont de vraies “synagogues philosophiques”, où prend naissance une idéologie prérévolutionnaire.

Une réaction se dessine pourtant contre la sécheresse de la raison; elle gagne des lieux à la mode, comme le salon de Mlle de Lespinasse, où l’on s’exalte, où il découvre “les délices du sentiment”. En même temps, une grande partie du public demeure accessible à des préoccupations mystiques,ou même pénétrée de préjugés superstitieux; des sectes d’illuminés se fondent; parallèlement aux enquêtes de l’esprit positif se répand une vive curiosité pour le surnaturel, qui retentit sur l’inspiration des écrivains et annonce tendances du romantisme.

L’histoire du roman à la fin du XVIII siècle est dominée par l’influence de Rousseau: Bernardin de Saint-Pierre, son disciple, exalte, comme l’auteur

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de la “Nouvelle Héloise”, le Bonheur calme et honnête d’une vie conforme à la nature.

Pendant le même période, le théâtre garde toute sa vogue; la production est très abondante, mais de qualité médiocre; seul Beaumarchais affirme, dans la satire des moeurs, une vigoureuse originalité.

Les mémorialistes, fort nombreux, apportent des témoignages variés sur la société comme sur les événements du temps; et la Révolution enrichit la littérature française de deux genres nouveaux:l ’éloquence et le journalisme politiques.

Enfin, en ces temps où la prose a envahi tous les domains et où la poésie n’est plus quel’élégante distraction d’esprits désoeuvrés, André Chénier retrempe le vers desseché des pseudo-classiques aux sources vives de l’Antiquité [La littérature et la philosophie françaises du XVIIIe siècle, 1980 ; c. 137].

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LA PRESSE EN FRANCE

En France, le premier hebdomadaire fut publié à Paris en janvier 1631 par le libraire Louis Vendosme, mais ses «Nouvelles ordinaires de divers endroits» furent absorbées quelques mois plus tard par la Gasette, née en mai

1631.

Renaudot lança sa«Gazette» sur les brisées de Vendosme mais grâce à l’appui de Richelieu il obtient pour elle en octobre 1631 un privilège confirmé en 1635 qui lui assurait « le droit de faire imprimer ou vendre par qui bon lui semblers, les gazettes nouvelles et récits de tout ce qui s’est passé et passe tant dedans que dehors le royaume, conférences, prix courants des marchandises et autres impressions des dits bureaux»

La presse française constitue aujourd’hui une industrie importante qui semble à peu près stabilisée, tant en ce qui concerne le nombre de ses titres, que son tirage global. On compte un peu plus de cent quotidiens d’information générale, dont dix à Paris, avec un tirage total qui se situe entre 10,5 et 11 millions d’exemlaires et un chiffre d’affaire d’environ 1, 5 milliards d’euros. Mais le trirage est loin d’être équitablement reparti entre les divers organes. Dans la presse de Paris, par exemple, pour un tirage

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global d’environ 4 millions d’exemplaires, 4 titres (France-Soir, Le Parisien Libéré, Le Figaro et L’Aurore) font à eux seuls 3 millions d’exemplaires; de même, en province, une vingtaine de titres soit moins du quart, se partagent près de 70% des exemplaires vendus. Dans l’ensemble, cependant, les tirages même ceux des journaux les plus florissants restent relativement modestes.

La presse périodique française présente des caractéristiques assez différentes de celles de la presse quotidienne, voire opposées. Tout d’abord du point de vue quantitatif: alors que les quotidiens sont relativement peu nombreux(moins de deux cents même si l’on ajoute aux journaux d’information générale les quotidiens spécialisés), le nombre total des périodiques d’élève à peu plus de 4 à 5 mille qui ont une importance notable.

Différence, également en ce qui concerne la répartition géographique: la quasi-totalité des périodiques est éditée à Paris, à l’exception des seuls hébdomadaires locaux. Par ailleurs, alors qu’il existe très peu de quotidiens spécialisés et, d’autre part, que la plupart d’entre eux sont pour le moins discrets dans leur prise de position, les périodiques se repartissent, au contraire, sur la plus large gamme des centres d’intérêt, des clientèles et des opinions.Enfin, les périodiques scientifiques, malgré les tirages souvent modestes, ont une autorité internationale:15 % en moyenne de leurs abonnements viennent de l’étranger.

Les différences fondamentales entre les moyens audio-visuels(radio- diffusion, télévision) et la presse écrite rendent fort hasardeuse la présentation des limites de leurs domaines respectifs. Ils sont à la fois complémentaires et concurrents: ils répondent aux mêmes besoins et satisfont des curiosités identiques(information et divertissement). En moyenne, un Français passe deux fois plus de temps devant son poste de télévision que devant son journal. Chacun des moyens d’information a des avantages particuliers: rapidité plus grande de diffusion des nouvelles pour la radiodiffusion: richesse plus grande du spectacle télévisé par rapport au récit imprimé: densité plus grande du texte imprimé; adaptation du rythme de la lecture à la capacité du lecteur du journal: possibilité de chois dans ls consommation du journal alors que les moyens audio-visuels imposent

«magistralement» les programmes identiques à chacun; appel plus grand à

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la reflexion par la presse écrite, réaction affective favorisée par le spectacle télévisé [Eveno, 2018 ; c. 114].

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LA RECHERCHE DE L’INFORMATION

La transmission des nouvelles

Les moyens modernes de télécommunications ont joué un rôle capital dans la transformation de la presse, de ses fonctions et son contenu. Jusqu’au XIX e siècle, les journaux donnaient, bien sûr, assez régulièrement les nouvelles nationales ; mais, pour les nouvelles de l’étranger, ils étaient tributaire de la poste, qui leur apportait des lettres de correspondants et des journaux étrangers, et du hasard de rencontres avec des voyageurs revenant de tel ou tel pays. C’est à dire, non seulement, le retard que prenait la nouvelle sur l’événement, mais encore, le caractère aléatoire de la piblication d’un événement lointain. l’universalité de la couverture des événements, la notion même d’actualité internationale, n’ont pu apparaître qu’à la suite du recours à des moyens de transmissions plus rapides, plus réguliers et organisés. On peut ainsi situer l’origine de la presse moderne à 1832, date de création de l’Agence Havas.

Charles Havas avait décidé d’obtenir les nouvelles d’Europe le premier, et de les revendre aux journaux. Il eut recours, pour cela, au télégraphe optique et, surtout aux pigeons voyageurs, qui allaient de Londres à Paris en six heures et de Bruxelles à Paris en quatre heures. Toutefois, l’efficacité de ces moyens restait fort limitée dans l’espace. Ce n’est que grâce à l’essor rapide du télégraphe éléctrique, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, que les journaux allaient pouvoir relater rapidement les événements d’un nombre croissant de pays étrangers. Enfin, au XXe siècle, l’invention du téléimprimeur, l’extension des réseaux internationaux de téléphone et de télex, puis de satellites de télécommunications, devaient encore diminuer le temps réel de transmission et étendre, aux dimensions du monde, le champ couvert presque instantanément. En 1871, il a fallu plusieurs semaines pour apprendre que Stanley avait trouvé Livingstone près du lac Tanganyika, au terme d’un voyage très « médiatisé ». Une siècle plus tard, l’arrivée des premiers hommes sur la Lune était télévisée en direct.

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Dans les années 80 tous les moyens, publics et privés, de télécommunications étaient mis en oeuvre par les médias [Eveno, 2018 ; c. 120].

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LE PÈRE GORIOT

La composition « du Père Goriot » est plus large et plus hardie que celle « d’Eugénie Grandet ». Ici plusieurs sujets s’entremêlent. Il y a le drame de Goriot, ruiné et abandonné par ses filles, Anastasie de Restaud et Delhine de Nucingen ; le drame de Vautrin, ancien forçat qui habite la pension Vauquer et qui mène de nombreuses intrigues diaboliques jusqu’au moment où le policier le reconnaît ; le drame Rastignac, jeune Gascon qui sortant de sa famille provinciale, découvre la corruption de Paris , etc.

Balzac, dès ce temps-là porte en lui une société mais pour rendre vivante cette société, il ne cesse d’y faire entrer des éléments réels : souvenirs, observations. Afin de créer Goriot, ancien fabricant, il interroge son propriétaire de la rue Cassine, Marest, fabricant lui aussi ; la pension Vauquer, qu’on ne peut pas oublier, il la connaissait bien d’en avoir vu plusieurs pareilles à Paris et dans sa ville natale, Tours. Jamais Balzac ne travaillait pas ainsi. Il écrivait « le Père Goriot » en des journées de seize ou di[-huit heures. Balzac lui-même le trouvait l’un des meilleurs parmi ses oeuvres.

Mais les critiques ne se désarmaient pas. « Quel monde. Quelle société »- s’exclamait un journal de Paris. « Quelle caricature. Que de mauvaises moeurs. Que de tableaux cyniques. » [Maurois, 1965, c. 319].

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LA COLLABORATION D’ÉTAT

À la suite e Stanley Hoffman (1974), d’autres historiens, comme Pixton ou Azéma ont coutume de désigner sous le terme de « collaborationnistes » ceux qui souhataient, pour des raisons idéologiques, parce qu’ils étaient sympathisants fascistes ou nazis, une collaboration renforcée avec l’Allemagne hitlérienne. Il s’agit, par exemple, du chef du Parti populaire

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français (PPF), Jacques Doriot , de l’écrivain Robert Brasillach, à la tête de la revue « Je suis partout », ou encore de Marcel Déat.

LA COLLABORATION ÉCONOMIQUE

La collaboration économique, au sens où l’entendent des historiens comme paxton découle d’abord de la dette de guerre théoriquement fixée par l’armistice de juin 1940, mais pratiquement fixée au cours des ans de façon unilatérale par les Allemands qui établissaient arbitrairement le taux du franc par rapport au marc. Cette dette, censée correspondre à l’entretien des troupes d’occupation a été en moyenne de 400 millions de francs par jour, l’équivalent de quatre millions de salaires journaliers d’ouvriers. L’emploi du terme de « collaboration économique » signifie que la politique prédatrice de l’Allemagne s’est effectuée sous administration françise comme conséquence désastreuse de l’armistice de 1940.

De même on peut également ajouter les prisonniers de guerre, qui sont 1,5 million à travailler pour l’Allemagne en Allemagne pendant presque toute la durée de la guerre. En octobre 1940, on comptait en France un million de chômeurs, conséquences de la désorganisation complète de l’économie due à la débâcle. Rapidement après l’armistice, le gouvernement de Vichy décida d’autoriser les entreprises françaises à accepter des contrats avec les Allemands. Les commandes allemandes seront le principal moteur du redémarrage de l’économie française. Le nombre de chômeurs était descendu à 125 000 en 1942, et à la Libération, il était pratiquement nul.

De façon générale, avec les indemnités d’occupation, l’Allemagne arrive à faire travailler l’agriculture et l’industrie française en grande partie pour son compte : en 1943, d’après les statistiques de l’Office central de la production industrielle, 100% de l’industrie aéronautique, 100% de la grosse forge, 80% des BTP, 60 % de l’industrie du caoutchouc travaille pour le compte de l’Allemagne. Henri Rousso note que les chiffres sont probablement surévalués, mais qu’ils donnent un ordre de grandeur correct. Selon l’historien allemand Eberhard Jäckel, « Au printemps de1942 , 170 000 Français travaillaient sur place dans les services de la Wehrmacht , 275 000 à la construction d’aérodromes et de fortifications comme le mur de l’Atlantique, 400 000 enfin à la fabrication d’armements.

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En outre, entre 1942 et 1944, le commissaire général du Reich pour l’emploi et la main d’œuvre, Fritz Sauckel va exiger que la France envoie deux millions de travailleurs au titre du STO. Seuls 600 000 partent effectivement, qui s’ajoutent aux 700 000 travailleurs volontaires.

Volontaires et STO sont plus ou moins rémunérés.

Selon le général von Senger und Utterlin de la Commission d’armistice allemande : « L’industrie française des armements de geurre fut remise à pleins tours pour les armements allemands. Sans le potentiel économique de la France, Hitler n’aurait pas pu faire durer la geurre aussi longtemps. C’est cela qui fut le grand profit qu’Hitler tira de la conquête de la France .»

Deux auteurs, Fabrizio Calvi et Marc Masurovsky, montrent dans un ouvrage, « Le Festin du Reich » (2006), que des banques américaines à Paris « avaient continué à faire commerce avec les nazis pendant toute le guerre » (malgré les « lois, ordonnances américaines réprimant le commerce avec l’ennemi ») et qu’elles ne furent guère inquiétées par la mission Matteoli [Régime de Vichy, https://fr.vikidia.org/wiki/Régime_de_Vichy].

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LA POÉSIE FRANÇAISE

La poésie française de la deuxième moitié du XXe siècle est un poudroiement de personnalités et de tendances contadictoires. En tête, ne serait-ce qu’au bénéfice de l’âge, Saint-John Perse à l’ample foulée nous entretient dans l’idée que la poésie est un cérémonial mystérieux, une légende en action : Pierre-Jean Jouve, à la diction torsadée tour à tour mystique et juteuse de sucs charnels, assure le continuité baudelirienne ; Aragon, qui, sur tous les registtres excellemment réussi tout ce qu’il a tenté, assurerait plutôt, lui, la continuité hugolienne, sans doute la plus familière aux Français, tandis que René Char, serait notre Mallarmé et Françis Ponge notre Lucrèce. Autres figures importantes : André Frénaud qui se tient à michemin de la philosophie et du réalisme ; Jacques Prévert, anarchisant aimable ; Raymond Queneau, burlesque agressif, qui tient de Laforgue et de Mathurin Régnier ; Alain Bosquet, qui oppposele merveille verbale au désordre de l’univers. La perplexité de la critique et public se traduit

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l’isolement moral et matériel des poètes, quels que soient leur forme d’écriture et le niveau de leur ambition créatrice.

La poésie sévit pourtant en France et nombre d’expériences le prouvent. Ainsi de la publication de collections comme « Poètes d’aujourd’hui » ou « Poésie Gallimard » consacrées il est vrai à des poètes déjà reconnus ; elles n’enrichissent pas leurs éditeurs mais elles ne leur coûtent pas d’argent. Ainsi de l’initiative prise par la revue « Poésie Un » de répandre à des dizaines de milliers d’exemplaires, vendus à peine plus cher qu’un ticket de métro, de petites anthologies, triffées, il faut le préciser de placards publicitaires qui en assurent d’ores et déjà le financement. Ainsi des récitals de poésie ; on ne peut dire que les foules s’y précipitent mais ils rassemblent tout de même des auditoires fort honorables, constitués par des gens de tous les milieux et de tous les niveaux.

Qu’ils s’agisse des prix Apollinaire et Max Jacob, importantes couronnes poétiques d’aujourd’hui, des rencontres du Mont Saint-Michel, des journées de Rodez, des clubs de poésie de Paris et de Marseille, de la Messe des poètes, dite chaque année, à Saint-Germain des Prés, par un prêtre-poète, le Père Hayek ou encore des Biennales internationales de poésie, qui se tiennent, il est vrai en Bélgique et non en France, les poètes ne boudent pas les retrouvailles, quitte à se lencer muruellement l’anathème quand ils ont ragagné leurs cantonnements personnels ou leurs réserves tribales, dont les limites sont dessinées par les sommaires et les notes critiques des plus au moins petites [La littérature et la philosophie françaises du XVIIIe siècle,

1980 ; c. 140].

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LE SECOND EMPIRE DE NAPOLÉON III

Le second Empire de Napoléon III, établi un après le coup d’État du 2 décembre 1851, effaça les dernières traces de liberté et de démocratie que la monarchie de juillet n’avait pas encore détruites. Toute opposition politique fut réprimée, toute pensée indépendante persécutée, les fonctions du Corps législstif réduites au minimum.

Le règne de Louis Bonaparte n’était autre chose qu’une dictature de la grande bourgeoisie. Des faillites importantes ont accompagné le règne de

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Louis Bonaparte, telles que la crise économique de 1857 suivie d’une époque de stagnation, la réunion de l’Allemagne sous l’hégémonie prussienne, la chute honteuse de l’expédition coloniale du Mexique.

Afin d’éviter la catastrophe politique, Napoléon III entraîna le pays dans une geurre contre la Prusse. C’est alors que la décomposition complète du régime se manifeste par la débacle de Sedan où les armées françaises capitulèrent et l’empereur fut fait prisonnier. Le 4 septembre, à la nouvelle de cette débâcle, une révolte éclata à Paris, mettant fin au règne de LouisNapoléon Bonaparte et au Second Empire. la troisième République fut proclamée. Six mois plus tard, la Commune de Paris a porté le premier coup formidable au système capitaliste en annonçant le début d’une nouvelle ère, l’ère prolétarienne [Eveno, 2018 ; c. 122].

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LES PROGRÈS DE L’ESPRIT PHILOSOPHIQUE ET LA FIDÉLITÉ AU

GOÛT CLASSIQUE

Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, l’esprit philosophique profite , pour s’affirmer , de la faiblesse du gouvernement; mais les écrivains les plus hardis dans leur critique sociale demeurent en literature fidèles au goût classique.

Dès la mort de Louis XIV, la crise d’autorité à laquelle succombera le régime est virtuellement ouverte. Le duc d’Orleans, nommé régent, relâche la vigilance de la censure et de la police. Louis XV réagit; mais il ne peut étouffer l’expression des mécontentements que provoque sa politique décevante, surtout après la mort du cardinal Fleury, qui le prive d’un serviteur habile et d’un bon conseiller. Ce mécontentement est porté à son comble, en 1748, lorsque le Roi, après une guerre victorieuse contre MarieThérèse d’Autriche, signe le traité d’Aix-la - Chapelle et achète une paix d’ailleurs précaire par l’abandon de toutes ses conquêtes. Cette crise laisse le champ libre aux novateurs, dont les idées trouvent dans l’opinion publique une audience de plus en plus large.

À la foi traditionnelle, les philosophes substituent, comme principes de connaissance, la raison et l’expérience. Descartes leur appris à discerner la vérité de l’erreur par l’exercice de la réflexion logique; Spinoza leur a

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proposé en exemple une critique de la révélation; les empiristes anglais,nLock en particulier, contribuent à leur donner le goût des faits positives.

Ainsi tend à substituer au prestige de la religion le prestige de la science humaine. Le système de Newton suscite de grandes curiosités dans le public cultivé, gagne des sympathies de plus en plus nombreuses dans le monde savant et finit par s’imposer aux dépens de l’ancienne physique, imbue de préjugés. Dans les Académies de province et meme chez les particuliers, expériences et recherches de laboratoire se multiplient. En meme temps progresse l’érudition historique et archéologique.

En outre, une vive curiosité se répand pour les institutions et pour les moeurs des pays étrangers. Les échanges internationaux se développent; les voyageurs deviennent de plus en plus nombreux. L’Angleterre connaît une faveur particulière: des comparaisons souvent cruelles pour l’amour-propre national s’établissent entre les institutions françaises et anglaises.

En matière d’art, cependant, les grands classiques demeurent des modèles respectés. Un Saint-Simon ne leur doit rien , sans doute; mais son exemple est unique. Les genres consacrés, tragédie, comédie, roman, sont encore cultivés par de nombreux écrivains, qui, en les renouvelant, contribuent avec plus ou moins de Bonheur à les sauver: le théâtre de Marivaux, si original qu’il soit, est une exquise réussite classique. Quant aux ouvrages phulosophiques de Montesquieu et de Voltaire, ils s’imposent par une lucidité de pensée et par une clarté d’expression qui sont également conformes au génie du classicisme.

À partir de 1750 environ, les philosophes, qui disposent d’une liberté de plus en plus grande, attaquent le pouvoir royal et dénoncent la corruption des moeurs avec une violence sans cesse accrue; ils préparent, sans en prendre clairement conscience, une révolution politique et sociale. Une reaction naît cependant contre la sécheresse de leur retionalisme, au nom d’exigences sentimentales ou mystiques; ainsi s’annonce, à plus longue échéance, une revolution littéraire.

Les erreurs répétées de la politique royale precipitant la ruine du régime. Sous Louis XV, les désastres militaries et diplomatiques s’accumulent:La France est vaincue par Frédéric II dans la guerre de Sept Ans; elle abandonne

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