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Французский язык для бакалавров, обучающихся по направлениям подготовки «Филология», «Педагогическое образование» (средний уровень). Учебное пособие

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ЧАСТЬ III. ТЕКСТЫ ДЛЯ ЧТЕНИЯ
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3.20. Прочтите и переведите текст. À QUOI SERT LA PHILO?
Le 9 juin, des milliers de candidats au bac vont disserter sur une formule
obscure du type «Être libre, est-ce pouvoir dire non?». Ils auront dû, en un an, se frotter à Kant, Descartes, Freud et surtout, apprendre à raisonner. Conçue jadis comme l’épreuve reine du baccalauréat, la philo a perdu de son prestige, détrônée par les maths et les sciences. Et dans un monde où l’emploi est le souci majeur des jeunes, cette matière a-t-elle encore une utilité. Thèse, antithèse, synthèse:profs et élèves planchent sur la question.
LA DISSERTATION, UNE SPÉCIALITÉ FRANÇAISE
L’enseignement de la philosophie dans le secondaire est-il vraiment une spéci-
ficité française? Oui et non. Oui, car aucun autre pays européen ne pratique la dissertation, exercice philosophique par excellence, art du raisonnement à la fran­çaise: thèse, antithèse, synthèse, qui conclut sur l’impossibilité de conclure! Elle naît en France à la fin du XIXe siècle pour répondre aux nécessités de la formation des élites républicaines. L’exercice est un compromis entre la rhétorique des jésuites et la part de création personnelle, sans laquelle il n’y a pas de mérito-
cratie.
Non, car en Italie, en Espagne et au Portugal, les deux ou trois dernières
classes du secondaire comportent un enseignement de la philosophie. Au Por-
tugal, dans un esprit de questionnement (comme en France): deux années d’in­itiation philosophique pour tous, une année de philo (matière à option). En Italie, dans un esprit résolument historique: philo ancienne, moderne et contemporaine. Dans les autres pays européens (Scandinavie, Allemagne, Grèce), il s’agit davantage d’une histoire des idées et des religions, pratiquée en primaire et sec­ondaire inférieur et plus au moins «instruction religieuse et morale» selon les
pays.
«Allez, m’sieur, maintenant vous pouvez nous le dire: la philo, ça ne sert
à rien». Ils ont 18 ans, bachotent comme ils peuvent, anxieux de décrocher ce fichu papier qui vaut tout et ne leur donnera rien, pas pressées d’entrer sur un marché du travail qui ne veut pas d’eux. Depuis le début de leur terminale, ils écoutent plus au moins distraitement un prof, qu’ils trouvent généralement très intelligent, leur parler de la raison, de la liberté, des fondements du droit ou de la définition d’une œuvre d’art. C’est bien joli, mais ce n’est pas en se prenant la tête avec tout ça qu’ils trouveront un boulot!
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A quoi le professeur répond: «Imaginez un monde sans travail. Est-ce que votre vie s’arrêterait? Est-ce qu’alors vous ne seriez pas obligés de réfléchir à ce que vous allez en faire, à ce qu’est la liberté, à vos comportements avec autrui? La philosophie, ça ne sert peut-être pas à réussir un entretien d’embauche, mais ça sert à penser tout le reste, et c’est bigrement plus important». Scène entendue dans un lycée de Dijon. Cela pourrait être n’importe où en France, en 202... , dans un établissement moyen avec des élèves normaux. La philosophie met en doute, bouscule les certitudes, introduit des inquiétudes, fournit des questions éternellement ouvertes, quand «on» (le lycée, les élèves, les parents, la société, l’État) veut des réponses, des solutions, adaptées, adéquates. «On» le lui pardonne pas toujours.
Il reste pourtant à cette noble discipline des souvenirs de splendeur accrochés à la République. Accéder à la philosophie est d’emblée le but ultime de l’école laïque. Victor Cousin est l’inventeur de la discipline à l’école. Il la conçoit éclectique, lui fixe comme mission la formation du jugement et de la réflexion personnelle du citoyen. La phiposophie, «couronnement des études», et la dissertation, reine des épreuves. Entre les Lumières et le cartésianisme se forge ce qui reste encore aujourd’hui une spécificité française. Les instructions de la circulaire de 1925 régissent toujours les grandes lignes de l’enseignement philosophique dans le secondaire en France. Il s’organise autour de notions (la conscience, les passions, le temps, l’Histoire, le langage, la vérité, la technique, etc.) pour lesquelles chaque professeur convoque les auteurs de son choix. La connaissance livresque n’est pas requise en tant que telle pour l’examen, mais plutôt la capacité à poser un problème
et construire un raisonnement. Tous les ans, les journaux publient et commentent
les sujets de philo du bac, qui laissent les adultes admiratifs et perplexes: «Peut­on être indifférent à l’Histoire?», «A-t-on le droit de changer d’avis?», «Etre libre,
est-ce pouvoir dire non?» ... .
Entre-temps, le monde a changé. Les maths ont supplanté la philo dans la sélection des élites. Face aux 80 % d’une classe d’âge qui arrivent en terminale, les enseignants en philosophie mettent à l’epreuve leur croyance socratique: «Tout homme est capable de penser par soi-même». «Tout homme»? Et bien, voilà:
«Tout homme» est devant vous, dans votre classe. Allez-y !»
«Qu’ils soient en F1 (bac techno mécanique général) à Sarcelles ou en S (ex-C) dans le 16e arrondissement de Paris, raconte Sophie Seban, qui a enseigné aux deux, nos élèves arrivent avec la même ignorance de la philo. Ils sont, au départ, disponibles de la même façon».
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«L’objection la plus pertinente que j’aie jamais entendue sur la première Mé-
ditation métaphysique, de Descartes, est venue d’un élève de F1», renchérit Etienne Gruillot, jeune professeur au lycée Le Castel de Dijon, qui préfère sou- vent la spontanéité fraîche des classes de STT (ex-G), qui n’ont rien à perdre à philosopher, à l’arrogance des tenants de la vérité scientifique ou à la pesanteur des littéraires, empêtrés dans leurs références culturelles et pétrifiés par leur co-
eff. 7 en philo ou bac.
Égalité dans la capacité de penser, d’accord. Encore faut-il tomber sur un bon
prof, car depuis Socrate la philosophie, plus que tout autre discipline, dépend de la qualité du maître. Or, on trouve de tout chez les philosophes de lycée: des très sco­laires et des très théâtraux, des bas-bleus, des vieux beaux, des évaporées, des mères de familles battantes et de jeunes normaliens coincés, des qui donnent-une méthode et des qui s’écoutent-parler en se lamentant sur la fin de la pensée, des fumistes, des démagos, des élitistes ... et de vrais socratiques quand même. Le temps est bien fini où le cours de philo épousait les idéologies, où les profs marxistes s’affrontaient aux parents d’élèves gaullistes, où l’étudiant trotskiste bataillait contre Nie­tzsche, où la psychanalyse, mettant en cause le rapport prof-élève, ébranlait les fondements de l’Éducation nationale. Finies les listes rouges ou noires. Restent bien quelques militants qui passent toutе l’année sur Freud. Les jésuites se re­connaissaient encore il y a quelques années pour être les seuls à citer sans
erreur le «Manifeste du parti communiste»! Les nietzchéens, les heideggériens ou les amoureux d’Alain se devinent parfois dans la copie de leurs élèves, mais ils enseignent, comme tout le monde, Platon, Descartes, Spinoza et Kant.
Les enseignants subversifs, suspendus après 1968, ont été réhabilités après
1981 et se sont adaptés au consensus ambiant. «On ne risque plus de mettre le feu à la maison!», plaisante André Senik, qui fut l’un de ces éradiqués et qui enseigne aujourd’hui au lycée Florent-Schmitt de Saint-Cloud. Il n’y a plus de philosopie dominante, et c’est mieux. Nous sommes retournés aux textes, aux classiques. Pour nous, les idées recouvraient un enjeu vital; pour les élèves d’aujourd’hui, les choses sont acquises, l’école leur inculque l’univocité de la vérité et du savoir. Ils veulent recracher du cours, nous voulons qu’ils pensent par eux-mêmes. C’est le grand mаlentendu de la philo au lycée». Heureux malentendu, bénéfique déséquilibre, sans lequel il n’a pas de mouvement.
La philosophie au lycée révèle les insuffisances et les ambitions, les décalages
et les quiproquos, les élitismes et les lâchetés du système éducatif français. C’est
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ce qui en constitue le prix ... et la bizarrerie. Surtout chez les plus défavorisés. «Le cours de philo est le seul lieu où on peut parler», dit Karima, élève en term. ES (ex-B) au Kremlin-Bicêtre. Être bonne ou pas en philo n’est pas son problème.
«Tout le monde peut réussir, puisque tout le monde peut penser», affirme-t-elle, répétant à la journaliste ce que sa prof lui a seriné toute l’année. Mais le croit-elle vraiment, elle qui «se plante» à chaque dissert?
«La philosophie, ça sert à connaître le monde», ajouteYasmina, dans la cour du lycée Victor Hugo à Marseille. En term L. (littéraire), elle panique pour le bac: «On peut tout comprendre ... mais vaut mieux savoir son cours. Je ne vais pas mettre mon opinion comme ça, il vaut mieux que je choisisse celle d’un phi­losophe». Et ça va lui servir plus tard, la philo? «Non, mais ce n’est pas grave», dit-elle dans un sourire [Label France Éducation].
3.21. Дайте ответ Vrai или Faux на следующие утверждения.
1. L’enseignement de la philosophie dans le secondaire est-il vraiment une spéci­ficité française?
2. Conçue jadis comme l’épreuve reine du baccalauréat, la philo a perdu de son prestige, détrônée par les maths et les sciences.
3. La philosophie est le «couronnement des études», et la dissertation est la «reine des épreuves».
4. En Italie, en Espagne et au Portugal les deux ou trois dernières classes du sec­ondaire ne comportent pas d’enseignement de la philosophie.
5. Dans les autres pays européens (Scandinavie, Allemagne, Grèce), il s’agit da­vantage d’une histoire des idées et des religions.
6. L’enseignement philosophique dans le secondaire en France s’organise autour de notions (la conscience, les passions, le temps, l’Histoire, le langage, la vér­ité, la technique, etc.)
7. La philosophie au lycée révèle les insuffisances et les ambitions, les décalages et les quiproquos, les élitismes et les lâchetés du système éducatif français.
8. Le cours de philo est le seul lieu où on peut parler.
9. Tout le monde peut réussir, puisque tout le monde peut penser.
10. On ne peut pas tout comprendre ... , il vaut mieux savoir son cours.
11. Les enseignants subversifs, suspendus après 1968, ont été réhabilités après
1981 et se sont adaptés au consensus ambiant.
12. Il n’y a plus de philosophie dominante, et c’est mieux. Nous sommes retournés
aux textes, aux classiques.
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13. Il faut tomber sur un bon prof, car depuis Socrate la philosophie, plus que tout
autre discipline, dépend de la qualité du maître.
14. Les élèves veulent recracher du cours, les profs veulent qu’ils pensent par eux-mêmes.
3.22. Передайте кратко содержание текста.
- Le texte est consacré à ... .
- Dans ce texte il est question de ... .
- L’auteur analyse ... .
- Il s’agit aussi de ... .
- En conclusion on parle de ... .
3.23. Прочтите и переведите текст.
QUE PROPOSENT AUX JEUNES LES MÉTIERS DE L’HABILLEMENT?
Ces industries comportent un certain nombre de branches dont il nous paraît
utile de vous tracer les grandes lignes. Dans les métiers de l’habillement, y aura-t-il, dans plusieurs années, une évolution favorable?
La crise économique actuelle a profondément bouleversé les activités dépen-
dantes du textile, lesquelles ont connu des périodes florissantes. Comme l’histoire est un éternel recommencement, il est possible et souhaitable que demain voie surgir
un renouveau.
Une chose est importante à considérer: entre le moment où votre fille, en
accord avec vous, décide de son orientation et le moment où elle obtient les diplômes lui permettant d’exercer son métier, plusieurs années s’étant écoulées, la physionomie de la société a changé. L’essentiel est de posséder une qualifica­tion indiscutable afin de se placer dans le peloton de tête. Pour cela il faut être informé et ... il faut travailler.
LES EMPLOIS
La fabrication des vêtements suppose une succession d’étapes dont chacune
crée une source d’emplois:
– la conception du modèle exige des stylistes, des modélistes et des mécaniciennes; – la fabrication industrielle nécessite une organisation du travail qui est assurée
par les «techniciens des méthodes»;
– à l’atelier opèrent des patronniers-gradeurs; – à l’atelier de coupe, ce sont les placeurs-traceurs.
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Viennent également les piqueurs, les presseurs-repasseurs, les distributeurs et les essayeurs-retoucheurs. Nous indiquons ces emplois au masculin, car ils peuvent être aussi assurés par des hommes, mais ce sont, en fait, les femmes qui
forment la grande majorité des employés de ces secteurs. Nous allons évoquer ici deux grandes tendances: la création et la technique, pour vous inviter à déterminer où les qualités de vos enfants peuvent mieux s’épanouir.
La formation commence d’abord en préapprentissage avec ses classes pré­professionnelles de niveau; les études qui y sont dispensées sont destinées à ap­porter une initiation technologique à des élèves âgés de quatorze ans au moins et qui n’ont pas les connaissances et la maturité suffisantes pour préparer di­rectement un C.A.P (certificat d’aptitude professionnelle), mais qui souhaitent cependant recevoir une initiation en rapport avec le métier qui les attire. Ces classes fonctionnent à temps plein dans un collège ou un lycée d’enseignement professionnel (L.E.P.). L’enseignement s’étend sur deux ans.
CLASSES PRÉPARATOIRES À L’APPRENTISSAGE
Si, à l’âge de quatorze ou quinze ans, un jeune issu de la classe préprofessionnelle de niveau (parfois d’une 5e ou d’une 4e ) désire entrer ultérieurement en apprentissage, il peut s’inscrire dans une classe préparatoire à l’apprentissage pro-
prement dit.
Cet enseignement peut être implanté, soit dans un lycée d’enseignement pro­fessionnel, soit dans un collège, soit dans un centre de formation d’apprentis. La scolarité dure jusqu’à la signature du contrat d’apprentissage. Ce sont là des pro­grammes très complets facilitant un épanouissement personnel et intellectuel, à condition de les suivre avec persévérence.
LE C.A.P.: LE CAP DE BONNE ESPÉRANCE
Le C.A.P. (certificat d’aptitude professionnelle) sanctionne différents types de formations et constitue une base de départ pour l’avenir. Cette formation, qui dure trois ans, permet à ses titulaires d’exercer un métier déterminé, d’en suivre l’évo­lution et de recevoir ultérieurement, avec profit, les possibilités d’adaptation à de nouvelles activités. Si nous avons parlé du C.A.P. comme d’une base de départ, c’est pour souligner le bon choix que doivent faire les jeunes en optant pour tel ou tel métier déterminé, et la suite favorable qu’ils peuvent espérer à partir de ce diplôme.
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L’ensemble des programmes est établi de façon à donner aux élèves une bonne
culture générale accordée aux exigences de notre temps en plus des connaissances nécessaires au métier choisi.
DÉBOUCHÉS DU C.A.P.
A ceux qui s’y préparent, et l’obtiennent, le C.A.P. ouvre l’accès à la vie active
avec un bon niveau de compétence. Pour les élèves âgés de moins de dix-huit ans ayant obtenu des résultats satisfaisants, tant au cours de leur scolarité qu’à l’examen, il offre la possibilité de préparer un «brevet de technicien (B.T.) des industries de l’habillement», et cela par l’intermédiaire des classes dites «secondes spéciales», installées dans certains lycées techniques. S’ils ont le B. T. en poche, et s’ils le désirent, vos enfants peuvent envisager la préparation du «brevet professionnel».
Cette préparaton s’opère dans le cadre de la formation continue. Les
responsables des établissements scolaires pourront vous dire en quoi elle consiste et de quelle manière il est possible d’en être bénéficiaire.
APPRENTISSAGE DES MÉTIERS DE LA FOURRURE
Deux métiers à choisir: mécanicien en fourrure; coupeur en fourrure. Chacun
d’eux est sanctionné par un C.A.P. L’admission se fait dès l’âge de quatorze ans.
L’élève a le choix entre deux formes d’apprentissage: – la formation professionnelle, exclusivement à l’école; – celle effectuée directement dans une entreprise pour les jeunes filles et les
jeunes gens âgés de seize ans.
Ces derniers passent un contrat d’apprentissage avec la maison pour une durée
de trois ans et reçoivent une rémunération réglementaire. Ils suivent également, pendant douze heures chaque semaine, des cours au Centre de formation d’appren­tis (C.F.A) à Paris.
L’EXAMEN
Ils se présentent au C.A.P. à l’issue de leur apprentissage et s’intègrent dans la
profession. Les élèves des deux C.A.P. peuvent bénéficier des bourses nationales s’ils entrent dans les catégories concernées par cette aide. Durée de l’apprentissage:
trois ans.
Les jeunes candidats peuvent opter pour le métier de leur choix: soit pour un
C.A.P. de coupeur ou coupeuse en fourrure, soit pour un C.A.P. de mécanicien ou mécanicienne [Le Point, 2017].
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3.24. Закончите предложения.
1. La crise économique actuelle a profondément ... .
2. Une chose est importante à considérer: ... .
3. L’essentiel est de posséder ... .
4. La fabrication des vêtements suppose ... .
5. La conception du modèle exige ... .
6. La fabrication industrielle nécessite ... .
7. La formation commence d’abord en ... .
8. Cette formation, qui dure trois ans, permet ... .
9. L’ensemble des programmes est établi de façon ... .
10. L’admission se fait dès l’âge de ... .
11. Ces derniers passent un contrat ... .
12. Les élèves des deux C.A.P. peuvent bénéficier ... .
3.25. Прочтите и переведите текст.
QUEL EST LE RÔLE DE L’ARTISTE À NOTRE ÉPOQUE?
Autrefois on ne se posait pas la question. Le rôle de l’artiste était évident, selon les principes de la société ancienne, l’artiste devait atteindre trois buts: enseigner, émouvoir et plaire. En retour, la société lui accordait une position élevée. L’artiste n’était pas comme les autres, il était seul, un homme qui pouvait généraliser ses an­goisses privées, et les communiquer aux autres. Cependant, au début de l’époque mo­derne, ce rôle a été remis en question. Les droits inhérents de l’artiste ont été soulevés. Après deux guerres mondiales, et les positions ambiguës que certains artistes prirent, leur responsabilité et leurs grandes connaissances ont été remises en question.
Le rôle traditionnel de l’artiste fut d’enseigner, d’émouvoir et de plaire. C’était donc un rôle social, en relation avec le peuple. Comme il était payé par les plus riches, il devait leur donner ce qu’ils attendaient; il pouvait les tromper, mais c’était dangereux d’essayer.
Cette contrainte entraîna le révolution romantique. Enfin, l’artiste était seul, il ne devait rien à personne. Ses œuvres étaient créées pour lui-même; l’opinion du public n’était pas importante. Mais ce nouveau rôle créa des difficultés imprévues. L’attitude romantique donna naissance à une philosophie élitiste. Seul l’artiste connaissait la vie, donc, l’artiste était au-delà de la moralité. Cet individualisme permit aux artistes de se débarrasser d’un «rôle». L’art n’était qu’un moyen de vivre. Cependant, les deux guerres mondiales ruinèrent ces illusions. L’artiste n’était pas seul au monde. Il avait des obligations sociales. C’était, en fait, un retour aux idées des siècles précédents.
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Mais, il y avait une différence. Avec le décès du patron, dans le monde artistique, l’ar- tiste travaillait pour lui-même. Donc, les obligations sociales n’étaient pas imposées. Il
décida de les dompter. L’art était devenu social, ce n’était pas une manière d’épater les
bourgeois, mais une tentative de confronter les questions courantes.
Après l’introduction de la «déconstruction», cependant, cet idéalisme a été ru-
iné. On dit que l’artiste n’a aucun rôle, que l’art n’a aucun sens en dehors de lui­même. Donc, le rôle, s’il existait, était le rôle du «styliste». La peinture, le langage, le marbre: il était simplement question de les mettre en place, comme on voulait. Mais je pense qu’on peut sortir de cette position presque nihiliste. Bien que l’on puisse ne pas croire que l’art n’ait que trois buts, et que les idées anciennes soient peut-être un peu naïves, l’artiste a un rôle dans notre société, celui de lui montrer son visage. L’artiste a le pouvoir de sentir avec plus de raffinement et de communiquer avec plus d’efficacité. Donc, il a un rôle à jouer, un rôle très important, parce que c’est le seul rôle dans notre système social qui ne soit pas une fonction inconsciente du système. Il est le seul à posséder le pouvoir de réflexion et (parce que tout le monde peut réfléchir) il peut expliquer ses pensées aux autres.
L’artiste ne doit pas se montrer laxiste. Il doit voir, sentir, penser et communiquer
les résultats de ses réflexions au public. Le rôle est à la fois privé et social. Il exprime son appartenance à une communauté, tout en affirmant l’importance de ses propres émotions. S’il veut enseigner, émouvoir ou plaire, il peut le faire. Mais son rôle à notre époque est plus complexe qu’il n’était pas auparavant. L’artiste doit jongler avec ses devoirs publics et ses émotions, et, en même temps, maintenir son intégrité
artistique [Le Point, 2017].
3.26. Дайте ответVrai или Faux на следующие утверждения.
1. Le rôle de l’artiste était évident, selon les principes de la société ancienne, l’ar-
tiste devait atteindre trois buts: enseigner, émouvoir et plaire.
2. L’artiste était comme les autres, il était seul, un homme qui pouvait généraliser
ses angoisses privées, et les communiquer aux autres.
3. Après deux guerres mondiales, et les positions ambiguës que certains artistes prirent, leur responsabilité et leurs grandes connaissances ont été remises en question.
4. L’art était devenu social, c’était une manière d’épater les bourgeois.
5. L’artiste a le pouvoir de sentir avec plus de raffinement et de communiquer avec plus d’efficacité.
6. L’artiste doit voir, sentir, penser et communiquer les résultats de ses réflexions au public.
7. L’artiste ne doit pas jongler avec ses devoirs publics et ses émotions, et, en même temps, maintenir son intégrité artistique.
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3.27. Прочтите и переведите текст.
PARLEZ-VOUS ANGLAIS?
Les entreprises ont beau dépenser des sommes considérables pour former leurs
salariés à l’anglais, les cadres français sont d’un niveau navrant. À l’origine du
mal, le manque de temps et une mauvaise organisation.
C’est plein d’enthousiasme que Dominique Busso, 29 ans, informaticien,
était parti en Californie faire de la veille technologique pour le compte de grandes entreprises françaises: «C’était très excitant! Ce que je n’avais pas prévu, c’était ... la rapidité des conversations, l’argot mêlé au jargon professionnel, l’accent californien!»
Dès ses premières réunions, Dominique comprend que malgré ses douze ans
d’anglais, ses débuts dans la Silicon Valley vont être un supplice. À son grand désarroi, il est incapable de mémoriser les entretiens réalisés et de prendre des
notes ... . Il lui faudra en fait six mois pour dérouiller sa langue et ses oreilles. Une
exception, cet ingénieur? Que celui qui n’a jamais piteusement balbutié face à un homme d’affaires texan au marmonnement inaudible lui jette à la tête son premier
Harrap’s... . «Nombre de cadres prétendent parler couramment alors qu’ils se dé-
brouillent tout juste», rappelle Christine de Libouton, auteur pour le cabinet de
recrutement Michael page International d’une étude sur le niveau des Français en anglais.
LA LANGUE MATERNELLE ACCUSÉE
Ses conclusions sont déprimantes: sur 85000 candidats de niveau bac + 4 testés
en entretiens, 4 % seulement parlent couramment la langue de Shakespeare, et 35 %
«correctement». Les meilleurs performances sont réalisées par les contrôleurs financiers: 20 % sont parfaitement à l’aise, 74 % peuvent s’exprimer convenablement. Le bonnet d’âne revient aux cadres des ressources humaines: 1,3 % d’entre eux
seulement ont pu tirer leur épingle du jeu, 23 % ont été jugés «corrects» ... .
En anglais, les cadres français ne sont, donc, guère brillants. À qui la faute? Les
coupables supposés sont nombreux. Première accusée, la langue française elle­même. Son spectre tonal, beaucoup plus étroit que celui du chinois, de l’allemand ou du polonais, par exemple, rendrait l’apprentissage des langues difficile à ceux dont elle est la langue maternelle. Les Français seraient ainsi condamnés à parler moins bien les langues étrangères que leurs collègues européens.
Une exception française dont l’Institut Tomatis a fait son fond de commerce.
Cet organisme spécialiste de l’audition propose des tests aux candidats aux langues
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