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Французский язык для бакалавров, обучающихся по направлениям подготовки «Филология», «Педагогическое образование» (средний уровень). Учебное пособие

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ЧАСТЬ III. ТЕКСТЫ ДЛЯ ЧТЕНИЯ
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5. Quel que soit l’étiage auquel on estime, une chose est sûre, le niveau de lecture
à la fin du primaire s’est amélioré depuis trente ans.
6. De très nombreuses BCD (bibliothèque-centre de documentation) ont été im­plantées dans les écoles.
7. De multiples rapports ont montré que rien n’était pire pour une classe de CP que de tomber sur un professeur d’école débutant.
8. La pression à ce niveau est telle, notamment de la part des parents, que les in-
specteurs très vigilants, et l’expérience des enseignants de CP dans cette classe finalement est plus importante qu’ailleurs.
9. L’inspecteur affirme que «trop d’enfants arrivent au CP sans savoir parler. Et, quand on ne sait pas parler, on ne peut pas apprendre à lire».
10. D’expérience, toutes les maîtresses de maternelle savent que c’est parmi les
enfants «muets» (près de 25 %, selon certaines études) que se recrutera le ba-
taillon des mauvais lecteurs de sixième.
3.12. Прочтите и переведите текст.
EST-CE QUE L’ÉCOLE EST MALADE?
Mais c’est surtout sur ce qui se passe après le CP et le CE 1, années consacrées
explicitement à l’apprentissage de la lecture, que les accusations se font de plus en plus pressantes. C’est là, en CE 2, CM 1 ou CM 2, que l’on rencontre les dérives pontées par l’inspecteur général Jean Ferrier: «Ici ou là, le temps des apprentissages est érodé par le laxisme de l’organisation, le scolaire se dilue dans le social, voire le récréatif». Plus généralement, le temps consacré à l’aprentissage de la lecture et de l’écriture est considérablement réduit dès les dernières années de l’école élé­mentaire. «On considère trop souvent que l’apprentissage de la lecture, c’est fini après le CE 1 », confie un inspecteur d’académie.
On n’a jamais fini d’apprendre à lire: cette évidence est sans doute trop souvent
négligée à l’école. Et sur les enfants qui sont considérés comme sachant lire en CE 1, certains vont s’arrêter là, ou presque, et ne pas accéder aux échelons supé­rieurs. Quand l’apprentissage est réellement poursuivi jusqu’en CM 2, les résultats s’améliorent incontestablement. Seulement, cela suppose de travailler spécifique­ment avec les élèves moins «à l’heure» que les autres dans leur développement. Et cela, l’école peine encore à le faire.
Pis, et c’est une autre perversion du système: quand l’école décide de prendre
en compte l’échec, elle ne parvient souvent qu’à le stigmatiser, sans s’y remédier
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vraiment. Ainsi, en 1990, a-t-on mis en place des réseaux d’aide spécialisée aux
élèves en difficulté (Rased), où des éducateurs, psychologues et instituteurs ont en charge ce type d’élèves. Résultat? On a découvert l’évidence, c’est-à-dire que les enfants nés en fin d’année civile sont en retard de maturité par rapport à leurs camarades nés quelques mois plus tôt, au début de l’année. Simple et banale dif­férence de développement de chaque enfant, qui n’a rien à voir avec l’échec sco-
laire. Mais puisque les Rased existent, ces enfants moins matures que les autres
s’y retrouvent en masse! Bref, en fait d’échec scolaire, on traite principalement l’échec de l’école à prendre en compte le rythme propre de chaque enfant. Et les
Rased sont devenus une occasion perdue de plus.
Chaque fois qu’elle entend chercher des solutions hors des classes, l’école est guettée par les mêmes dérives. le rapport Ferrier pointe ainsi les errements des psychologues scolaires, «rétifs à un encadrement rigoureux de leur activité», car jaloux de leur domaine réservé, préservé par le secret professionnel conçu de manière exorbitante». Tout se passe comme si la bonne forme retenue était la prise en charge médicale: le patient, jugé pathologique, traité dans un cabinet par un spécialiste». Une manière, pour l’institution, de se débarrasser des
difficultés ... .
Et pourtant, si l’école ne parvient pas à enseigner la lecture, c’est elle qui est malade. Pas ses élèves [Label France Éducation].
3.13. Закончите фразы.
1. Mais c’est surtout sur ce qui se passe après le CP et le CE 1, que les accusations
se font … .
2. C’est là, en CE 2, CM 1 ou CM 2, que le temps des apprentissages est érodé … .
3. On n’a jamais fini d’apprendre à lire: cette évidence est … .
4. Quand l’apprentissage est réellement poursuivi jusqu’en CM 2, les résultats … .
5. Une autre perversion du système: quand l’école décide de prendre en compte
l’échec, elle ne parvient souvent qu’à … .
6. En fait d’échec scolaire, on traite principalement l’échec de l’école à prendre en
compte ... .
7. Chaque fois qu’elle entend chercher des solutions hors des classes, l’école est ... .
8. Tout se passe comme si la bonne forme retenue était ... .
9. Et pourtant, si l’école ne parvient pas à enseigner la lecture ... .
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3.14. Прочтите и переведите текст.
ENSEIGNER: LE DEVOIR DE TRANSMETTRE ET LES MOYENS
D’APPRENDRE
Plus rien de ce qui est essentiel à l’homme ne vibre dans les savoirs scolaires.
Il faut donc réinstaurer le savoir dans l’ordre du désirable. Mais l’école ne trouvera le chemin du désir que si elle permet la découverte d’une culture universelle.
L’école est écartelée entre des fonctions multiples et contradictoires: enseigner
la maîtrise des langages traditionnels et initier aux nouvelles technologies, trans­mettre un patrimoine et permettre la compréhesnsion des situations contem- poraines, prendre en compte les différences et garantir une culture commune, faire réussir aux examens et apprendre les règles de la vie en société, former au respect de l’environnement et à la sécurité routière, éduquer à la santé, prévenir le sida,
informer sur les dangers des toxicomanies, etc.
Cette inflation aboutit inévitablement à une perte de légimité des savoirs én­seignés, au point que les situtions d’enseignement ressemblent bien souvent, et très étrangement, à «des conflits d’opinion»: le maître a une opinion, il la défend; l’élève en a une autre; l’un des deux doit céder dans un rapport de force que plus rien ni personne ne semble pouvoir arbitrer. Le plus souvent, l’élève cède, mais sur un mode concessif: il consent à se plier à l’enseignant, tout en réservant la possibilité de dénier la moindre valeur à ses activités scolaires dès qu’il franchira la porte de la classe. Ainsi, l’enseignement, même quand il s’effectue dans l’école publique, se joue-t-il, bien souvent, dans une enceinte et sur un registre privés – privés d’une légitimité externe et où l’enseignant doit, à chaque instant, réussir à s’imposer. S’il y a crise de l’école, elle est d’abord là. Dans cette disparition progressive de toute référence stable, de tout enjeu commun accepté par toutes les parties. Dans cette montée des situations d’affrontement ouvertes ou sournoises qui semble caractériser, bien plus encore que les situations de violence explicite, l’école française aujourd’hui.
C’est devenu une banalité que d’attribuer aujourd’hui la crise de l’école à la perte de sens des savoirs scolaires. La tradition pédagogique avait pourtant souli­gné depuis longtemps que, selon la formule de Dewey, «toute leçon doit être une réponse». Mais elle a longtemps confondu le sens et l’utilité. S’efforçant de faire apparaître les savoirs comme nécessaires pour résoudre des problèmes ou com­prendre des situations concrètes, elle a privilégié les savoirs instrumentaux, quand
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ce n’était pas les savoirs-faire les plus empiriques. Au nom du «tâtonnement expé- rimental» prôné par Freinet, elle a parfois totémisé le bricolage, risquant d’écarter les explications théoriques plus complexes au nom d’une efficacité immédiate. Pourtant, dès 1960, Louis Legrand avait plaidé pour une pédagogie de l’étonne- ment, refusant la réduction utilitariste des savoirs.
Cette perspective est d’autant plus d’actualité que le caractère utile des savoirs
scolaires est récusé par les élèves eux-mêmes, tant pour ce qui relève de leur propre réussite (l’école n’étant plus guère perçue comme un outil de promotion sociale) que pour ce qui concerne leur capacité à les aider à comprendre le monde. Inutile de s’échiner à démontrer l’utilité des savoirs scolaires aux élèves – ces savoirs sont d’avance disqualifiés. On ne fait pas entendre raison à celui qui n’est pas dans le
registre de la raison.
Il faut d’abord réinstaller le savoir dans l’ordre du désirable, lui redonner une place dans l’espace symbolique des élèves. Or, l’école a abandonné le symbolique au marché. Walt Disney, les mangas, les thrillers américains et les films d’horreur font fortune en exploitant l’espace laissé vide par une laïcité frileuse. Après avoir dépensé leur argent de poche dans les jeux vidéo et les superproductions cinématographiques, les enfants retournent en classe «parce que c’est obligatoire» et pour obtenir, si possible, quelques notes leur permettant de «limiter les dégâts». Plus rien de ce qui est essentiel à l’homme ne vibre dans les savoirs scolaires, récupérés par la «pédagogie bancaire», comme disait Paulo Freire.
C’est sur sur ce terrain-là qu’il faut travailler: elle ne trouvera le chemin du désir d’apprendre que si elle permet à la découverte d’une culture universelle.
Il faut s’attacher, pour cela, à ce qui résonne au-delà de chacun, touche aux in­variants anthropologiques et relie un être singulier à ses semblables. Aucune
renonciation dans cette démarche, bien au contraire. Une exigence forte qui arti­cule l’intime et l’universel. Car là est l’enjeu de toute éducation: on n’aide pas un homme à se construire en l’obligeant à renoncer à son histoire et à ce qui nourrit son désir. Mais on ne l’aide pas, non plus, à se construire en le privant de ce qui peut donner forme à son désir, l’inscrire dans l’histoire des hommes, le relier aux autres dans une filiation où trouvent place les grandes œuvres, les ques­tions fondamentales de la science, les créations les plus marquantes de l’histoire humaine: Lascaux et le calcul infinitésimal, Gandhi et l’arbre à palabres, les cartes aux trésor et la Déclaration des droits de l’homme, Homère et Einstein, Hérodote et Mozart.
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Il nous faut pour cela, comme nous y invite Jérôme Bruner dans son dernier
ouvrage, retrouver ou inventer «l’art d’exploiter les questions, de les garder vivantes», car ainsi non seulement on restaure la liaison entre les générations mais aussi on apprend à se relier à ceux qui, aujourd’hui, posent les mêmes questions, mêmes s’ils n’y donnent pas les mêmes réponses. Entre le relativisme différentialiste, qui assigne les individus à résidence sociale et culturelle, et l’universalisme dogmatique, qui poursuit la colonisation de l’intérieur, il y a place pour une pédagogie où les élèves se reconnaissent ensemble, fils et filles des mêmes questions, capables d’assumer sans violence la différence de leurs réponses [Philippe Meirieu].
3.15. Ответьте на вопросы.
1. Quelles sont les fonctions multiples et contradictoires de l’école?
2. Comment peut-on expliquer «des conflits d’opinion» à l’enseignement?
3. Comment l’auteur traite-il la crise de l’école moderne?
4. Quelle doit-être la leçon selon la formule de Dewey?
5. Comment faut-il réinstaller le savoir dans l’ordre du désirable?
6. Commen redonner une place du savoir dans l’espace symbolique des élèves?
7. Qu’est-ce qu’il faut faire d’après Jérôme Bruner?
8. Quel est l’enjeu de toute éducation?
9. Quel est le chemin du désir d’apprendre?
10. Comment peut-on restaurer la liaison entre les générations?
3.16. Прочтите и переведите текст. FORMATION: DÉSTABILISATION
Quel est l’état actuel de la formation des enseignants?
Partout la formation est en crise. Ici les besoins évoluent, là les méthodes
changent. Regardez ce qui vient de se passer dans les dernières années: on a rénové
la formation des enseignants en tenant compte des recherches en linguistique ap-
pliquée, on est passé du structuro-global aux approches communicatives. La prem- ière vague des enseignants ainsi formés aurait dû être armée pour affronter son temps, mais elle a dû faire face à une demande inattendue touchant à l’utilisation de l’ordinateur, de la vidéo, des moyens numériques, d’Internet, etc. Depuis dix ans, il existe dans le monde entier une sorte de déstabilisation générale de la profession enseignante dans son ensemble et pas seulement en ce qui concerne l’ensei-
gnement des langues.
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Que se passe-t-il pour l’enseignement du français en particulier?
Sur ce probléme spécifique, on peut rappeler le propos d’Edouard Glissant évoquant «l’impact terrifiant des pédagogies importées». Les problèmes de for­mation des maîtres sont aussi aigus que l’on ait récemment des efforts pour im­planter des méthodes nouvelles dans l’apprentissage, ou que l’on n’en ait aucun. Je crois que les formateurs doivent être à l’affût de tout ce qui se prépare; ainsi les réflexions qui s’élaborent dans la section de ce congrès chargée de s’interroger sur le français langue des sciences et des technologies vont nous être très profitables.
En quoi les rechecrhes sur le français langue des sciences peuvent-elles contribuer à modifier les programmes de formation des maîtres?
Aujourd’hui les enseignants dans leur formation ont surtout appris à réfléchir sur le rôle de la langue dans le développement de l’individu, ce qui constituait d’ailleurs le thème du précédent congrès du FIPF. Si l’on veut que demain le français apparaisse comme une langue favorisant le développement économique et scientifique, il faut que les enseignants soient formés à ces disciplines. Aux connaissances sur la langue, le discours, on va devoir ajouter une compréhension
des disciplines scientifiques et technologiques. Car le professeur ne pourra se
contenter de donner du vocabulaire français relatif aux sciences; il ne jouera pleinement le rôle social qu’on attend de lui qu’en délivrant en français les cours sur ces matières.
Y a-t-il d’autres orientations nouvelles à prévoir dans la formation des maîtres de demain?
On observe un tendance généralisée, surtout dans les jeunes générations, à réclamer une formation fondée sur l’autonomie pour qu’ils puissent à leur tour fonder leur pédagogie aur l’autonomie. On prend de plus en plus de distance avec les objets d’apprentissage pour s’intéresser davantage aux rapports de l’ap­prenant avec le monde du langage. La détermination des besoins est un secteur de la recherche pédagogique qui risque d’influencer à brève échéance la consti-
tution des programmes de formation des enseignants.
Tous ces décloisonnements ne nécessiteront-ils pas des changements de structure?
Si, bien sûr, la formation des enseignants devrait sortir des départements spécialisés pour s’étendre à l’ensemble des structures universitaires qui prennent en compte le développement des connaissances. On peut apprendre plusieurs disciplines
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et plusieurs langues en même temps, c’est vers ce but qu’on doit tendre; l’approche
par immersion, l’intégration des matières, toutes ces directions sont à explorer ... .
Est-ce que ces tendances nouvelles exigent beaucoup de moyens?
En fait, il faut trouver les moyens adaptés aux pratiques sociales des milieux
en cause. La réflexion sur les grands groupes menée au sein de la FIPF vise à dégager des méthodes pédagogiques simples, non coûteuses qui peuvent rendre
de grands services dans bien des situations. A mon avis, les solutions se trouveront
plus dans les trouvailles imaginatives que dans l’adoption de moyens onéreux et sophistiqués qui ont déjà montré leurs avantages et leurs limites.
Et quelle place accordez-vous à la formation continue?
La formation continue est de plus en plus nécessaire. Le métier d’enseignant
est un de ceux qui est en prise avec les transformations les plus profondes dans des
laps de temps très courts. Un jour il paraît à la pointe du progrès, le lendemain il est dépassé. De plus, il est extrêmement exposé aux critiques faciles du public. Les associations ont un grand rôle à jouer dans cette formation tant sur le plan interne qu’au niveau international en faisant circuler l’information.
Quel souhait formez-vous pour l’avenir?
Je voudrais que dans les actions culturelles scientifiques et technologiques
qui se dessinent dans le monde de la francophonie, les enseignants soient considérés
comme des partenaires. Jusqu’à présent ils ont trop souvent été négligés ou considérés comme acquis d’emblée par les décideurs. La précipitation qui a marqué l’introduction de l’ordinateur dans les programmes d’enseignement devrait faire réfléchir. Plus de prudence, une concertation ménée dès l’orifice aurait sans doute évité à certains élèves de servir de cobayes. Si l’enseignant a la sensation véritable d’être tenu pour un partenaire essentiel de l’innovation qui va se mettre en place, nul doute qu’il ne consente une fois de plus à se lancer avec ardeur dans des formations d’un type nouveau [Le Monde].
3.17. Закончите предложения.
1. On a rénové la formation des enseignants en tenant compte ... .
2. La première vague des enseignants ainsi formés aurait dû être armée pour ... .
3. Depuis dix ans, il existe dans le monde entier une sorte de ... .
4. Les problèmes de formation des maîtres sont ... .
5. Je crois que les formateurs doivent être à l’affût de ... .
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6. Si l’on veut que demain le français apparaisse comme une langue favorisant le
développement économique et scientifique, il faut que ... .
7. Aujourd’hui les enseignants dans leur formation ont surtout appris à ... .
8. Aux connaissances sur la langue, le discours, on va devoir ajouter ... .
9. La détermination des besoins est un secteur de la recherche ... .
10. Le métier d’enseignant est un de ceux qui est ... .
11. Je voudrais que dans les actions culturelles scientifiques et technologiques, les
enseignants soient ... .
12. En fait, il faut trouver les moyens adaptés ... .
3.18. Прочтите и переведите текст.
AMÉLIORER LA PÉDAGOGIE: UN SOUCI MAJEUR
Lorsqu’il est question de pétrole, de minerais ou d’eau, le mot «recherche» prend un relief visuel. Le décor se plante tout seul. Les foreuses imposent à notre esprit leurs structures métalliques. Les moteurs ronflent. La terre est inspectée, prospectée, à la limite possible de ses profondeurs.
En revanche, lorsqu’il est question de «rechercne pédagogique», c’est, sou­vent, pour les non-initiés, un immense point d’interrogation qui coiffe cette for­mule énigmatique. Les décisions concernant telle ou telle modification de pro­gramme, ou les systèmes d’orientation, ou tous autres changements intervenant dans les structures éducatives, ne sont jamais prises au hasard. Ces décisions sont, en quelque sorte, la partie visible de l’iceberg. Elles peuvent être considérées comme l’aboutissement des travaux patients, souvent fort longs, que des équipes spécialisées ont effectués dans le but d’apporter des améliorations à l’énorme machine que constitue l’Éducation.
LES MISSIONS DE L’I.N.R.P.
La traduction de ce sigle vous résumera son but: Institut national de recherche péd­agogique. «Il est chargé d’assurer, ou de faire assurer, des recherches fondamentales ou appliquées concernant tous les niveaux d’enseignement», – a précisé le directeur dans «le Courrier de l’éducation». Son action s’intéresse essentiellement à l’école ma­ternelle, l’école élementaire, le second degré (collèges et lycées).
Les travaux doivent être utiles à tous les enseignants et aux responsables du bon fonctionnement du système éducatif. Les études, les enquêtes prennent en compte les besoins à moyen terme comme, aussi, les besoins immédiats.
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Mme J. Feneuille a été invitée par le ministre à prendre part à l’action directe. Elle est pour préciser son rôle, «responsable de la Mission à la Recherche péda­gogique et à la Formation des enseignants du second degré». Cette appellation fort longue recouvre, il est vrai, des problèmes difficiles à résoudre tant au niveau de la sensibilité humaine avec toutes les retombées qu’elle implique pour l’ensei­gnant lui-même, ses relations avec ses élèves et son efficacité pédagogique.
«Une des fonctions de la Mission, nous a-t-elle dit lorsque nous l’avons ren­contrée dans le bureau qu’elle occupe au ministère, c’est de mettre en rapport tous ceux qui «sont en recherche» de façon à éliminer les cloisons qui imposent à chacun de rester dans son coin, ce qui n’est nullement constructif, bien au contraire. Il est nécessaire d’établir un dialogue permanent, ouvert à toutes les idées, à toutes les suggestions, de façon, après examen et mise au point, à retenir celles qui sont por- teuses d’une amélioration intéressant l’ensemble du système éducatif».
DES ENSEIGNANTS INFORMÉS, EFFICACES
La mission dont est chargée Mme J. Feneuille n’a pas pour but de faire elle­même les recherches, ce qui sous-entend qu’elle n’entre pas en compétition avec l’I.N.R.P. Ce qu’elle vise, c’est de faire circuler l’information à tous les niveaux, de mettre en relation les chercheurs, les enseignants, les décideurs. En un mot: une place pour chaque idée, chaque idée à sa place. L’enseignant, femme ou homme, est un être humain. Pour éduquer les jeunes avec le maximum d’efficacité, il doit être informé, il doit se sentir compromis et solidaire de l’action commune engagée pour que l’École, à tous les degrés remplisse son rôle.
L’AUDIOVISUEL ET L’INFORMATIQUE
La technique, avec ses multiples implications, fait désormais partie de l’univers de nos enfants. Les jouets électroniques les fascinent et ils parviennent aisément à maîtriser les systèmes qui les composent.
Au sein de l’I.N.R.P. existent des recherches consacrées à ces technologies de pointe. «L’une de nos missions principales consiste à étudier la possibilté d’emploi, dans l’enseignement, de systèmes de communication produits par les industries de l’électronique et de l’audiovisuel, de l’informatique, des télécommunications, etc., mais qui ne sont pas faits spécialement pour l’éducation», précise le responsable. Il ajoute: «Toutes les recherches et tous les efforts que nous faisons convergent vers un but précis: aider l’école et les maîtres en particulier à assumer les
profondes mutations que nous vivons. Pour cela, il faut prendre conscience de cer-
taines réalités».
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UNE PROGRESSION
Ces connaissances nouvelles doivent faire l’objet d’une insertion progressive
dans le déroulement scolaire, comme dans «le Courrier de l’Éducation», le précise M. Perriault: «Tout comme l’on n’enseigne pas d’un bloc toutes les mathématiques aux enfants, on ne doit pas enseigner d’un seul coup l’informatique à un élève, quel que soit son âge. Il est absolument nécessaire de construire une progression».
Il souligne, également que l’enseignement de l’informatique ne se réduit pas
à la pratique de l’ordinateur. Il est nécessaire de mettre en valeur les concepts de traitement de l’information que l’on retrouve dans les autres activités scolaires: «Ainsi, les maîtres et les élèves qui s’intéressent à la vidéo devraient, en toute logique, s’intéresser à l’informatique et vice versa. Il est important de prendre conscience de cette complémentaire des outils mis à notre disposition et d’opérer le décloisennement nécessaire entre les diverses méthodes de communication».
LES MASS MÉDIAS ET LES ENFANTS
L’imprégnation de l’ensemble des informations que l’on coiffe du nom «mass médias», est fortement et vivement ressentie par nos enfants. Ils vivent dans cette ambiance depuis le jour de leur naussance. C’est pour en analyser les conséquences que deux recherches sont en cours dans ce domaine:
L’une étudie, chez les enfants de l’école élémentaire, l’influence qu’exerce sur eux la télévision qu’ils regardent dans leur foyer, plus au moins longtemps,
plus au moins librement.
L’autre touche à l’analyse et à la «lecture» de l’image chez l’enfant. Il nous est impossible, faute de place, de fournir le tableau de l’ensemble des études confiées à des spécialistes et destinées à permettre une excellente utilisation des moyens modernes pour améliorer nos systèmes d’éducation [Label France Éducation].
3.19. Ответьте на вопросы.
1. Qu’est-ce que c’est que la «rechercne pédagogique»?
2. Comment déchiffre-t-on le sigle «I.N.R.P.»?
3. Quelle est la mission de l ’I.N.R.P.?
4. Quel est le but des recherches scientifiques de cet institut?
5. A qui s’intéresse-t-il surtout?
6. De quoi pour éduquer les jeunes avec le maximum d’efficacité, le professeur
doit-il être informé?
7. Est-ce qu’au sein de l’I.N.R.P. existent des recherches consacrées à ces tech-
nologies de pointe?
8. Comment traite-t-on l’enseignement de l’informatique à l’école?
9. Quel est le rôle des «mass médias» pour les enfants modernes, d’après le chercheur?
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