Добавил:
ivanov666
Опубликованный материал нарушает ваши авторские права? Сообщите нам.
Вуз:
Предмет:
Файл:Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 2. Учебное пособие
.pdf
déterminant les particularités linguistiques du français parlé (celles de
phonétique, de grammaire et de lexique).
I. Phonétique. La prononciation varie selon le but et les circonstances
de l’énoncé. Quand il s’agit d’un entretien officiel, on ralentit le rythme du
début, on prononce distinctement presque toutes les syllabes ; c’est le style
soigne de prononciation. Dans la conversation courante le rythme du débit
est plus ou moins accélérer, la prononce est plus négligée ; l’intonation
marque les sentiments des interlocuteurs, commente la pensée d’énoncé :
c’est le style parlé (ou familier).
En langue parlée, les liaisons se font de moins ou moins.
Comparez : Les Anglais sont arrivés ici :
[‘le/z\ɑ’glɛ sɔ/t\ari’ve/z\i’si ] style soigné
[le/z\ɑ’glɛ sɔ/t\ari’ve i’si ] style parlé
[‘le/z\ɑ’glɛ sɔ ari’ve i’si ] prononciation populaire
Le français parlé fait pour la plupart la liaison après les
monosyllabes (articles, pronoms, adjectifs possessifs ou démonstratifs)
indiquant le pluriel (les, des, ces, mes, tes, ses, etc). La liaison se fait
aussi après les adjectifs placès avant le nom, pour marquer le pluriel.
On ne prononce (voyelles) pas le deuxième [a] (instable) des
monosyllabes qui se font suites : Ex : Je m(e) crois toujours chez moi !
(Le petit Prince)
- après une consonne constrictive (щелевой звук, фрикативны)
à l’initiale : Ex. Ah,…j(e) veux dire…
- entre deux consonnes à l’intérieur d’un mot et d’un groupe
rythmique : Ex. Vous v(e)nez de loin?
- La chute de voyelles, voire (same) de syllabes inaccentuées est
pourtant assez répandue dans le style familier ; Ex : Tiens, v’là Tirloir.
Eh ! Tirloir (H.Barbuss, Le feu).
Consonnes
1. Réduction des groupes de consonnes à la fin du mot se
trouvant au milieu ou à la fin du syntagme, ou devant un autre mot
commençant par une consonne : Ex : Vous avez vot(re) bull(e) tin ?
Encore une nuit de passée, mon pauv’ vieux.
2. L’épenthèse (вставка) de la sonante constructive (j) entre deux
voyelles fermées, ou dans un groupe de deux voyelles dont la première
est fermée et la seconde ouverte : Ex :…ça, on l’a oublié
[ubli’je]…riait, riait [ri’jɛ].
71

3. Prononciation des consonnes finales dans des monosyllabes
tels que « le but », plus et les adjectifs numéraux cinq fromes.
4. La réduction des groupes de consonnes initiales qui atteint la
deuxième consonne du groupe, les sonantes [i], [j] et [ɥ] : plus>pas,
bien<ben, puis>pi.
5. Réduction la sonante [ɥ] dans des groupes tu as t a , tu es t ɛ.
6. Réduction la sonante [l] ou [s] du pronom personnel.
Ex : I(l)s ont fait [i\z/ɔ’fɛ], i(l) m(e) dit [im’di],dans certains
tours : il y a, il faut, il vaut mieux : Ex : Enfin, y avait des chansons et
des bois, ou dans ont jusqu’au matin... faut faire la joupe…
7. La chute de la négation ne :
Ex : J(e) sais pas. Oh ! J’ose pas.
- dans le tour restrictif, ne…que.
Ex :…Elle revient que le soir.
II. Grammaire
La langue parlée demande rarement l’emploi des phrases
complexes. Les propositions simples, qui prévalent dans la
conversation sont plus ou moins autonomes quant à leur sens et leur
structure. Une série de propositions peut marquer la suite des actions.
Ex 1. Je passerai te prendre le matin de bonne heure. On fera un
tour en vélo.
Une des propositions peut expliquer, préciser se qui est dit dans
l’autre, en montrer les résultats ou les causes. L’intonation joue un rôle
important dans l’expression décès rapports sémantiques. Ainsi la
montée du ton dans la partie. On peut rester tard dehors. (Il n’y a pas
un souffle) indique que l’énoncé n’est pas achevée. Le français parlé
n’use pas aussi souvent que les styles écrits des outils grammaticaux
servant à marquer les dépendances logiques entre les propositions. Il
préfère la coordination et la subordination implicite c’est-à-dire
marquée par l’intonation seule qui alors, dispousé de l’emploi des
conjonctions. Comme outil de coordination on préfère la conjonction et
« qui sert à exprimer des rapports multiples entre les parties de la
phrase. Comme outil de subordination on préfère la subordination
« que, qui », parce que une conversation prend le plus souvent la forme
d’un dialogue qui se poursuit dans les conditions déterminant la
structure grammaticale des phrases. De plus, la situation même,
l’intonation, geste et la mimique précisent le sens de la réplique. Ces
72

propositions incomplètes, souvent, ne contiennent que le terme
prédicatif tout seul, ou bien un complément (direct ; indirect etc). Par
exemple, seulement une question.
Dans un entretien spontané on ne prépare pas ses phrases d’avance
on s’interrompt souvent pour sauter d’une idée à une autre, on ne
termine pas les phrases, on les laisse en suspens.
Il y a l’abondance de propositions intercalées. Ex., Je suppose, dit
Nallet, que je peux partir… comment dirais-je… à l’anglaise.
Les propositions sont énonciatives, interrogatives ou injonctives,
selon le but de l’énoncé. Les propositions injonctives ou impératives
ou impératives sont caractéristiques de la langue parlée. Ils sont les
manifestations de la volonté ayant des nuances sémantiques et
émotives variées (ordre catégorique, demande, prière).
- Dors, et que je ne t’entende plus.
- Couche-toi, vieux, il est plus de minuit. L’attitude des
interlocuteurs envers le sujet de l’entretien les faits souvent prononce
leurs phrases avec une intonation exclamative.
Ex. Votre mère travaille?
- Oui, dans une usine de munition.
- Dans une usine ! Une usine de guerre !
- Oui.
- Mais c’est affreux !
La langue parlée cherche à conserver l’ordre direct des mots
même là, où la grammaire normative demande l’inversion, notamment
dans les incises (вводное предложение). C’est emploi des formules
est-que et qu’est-ce que. Souvent l’intonation a aussi une valeur
grammaticale : C’est vrai ? (le ton monté).
Pour la mise en relief logique et affective la langue parlée recourt
à d’autre procédés, tels que les formules c’est…qui ; c’est…que ; la
reprise, l’anticipation et la dislocation de la phrase.
Les formules c’est…qui ; ce qui…c’est servent à mettre en valeur
le sujet : Ex., C’est la terre qui vous fait manger. Ce qui m’étonne le
plus, c’est que je n’ai rien entendu.
Les formules c’est…que ; ce qui…c’est mettent en relief les
compléments :
Quand on recourt à la reprise le terme qu’on veut mettre en
vedette est mis à part au commencement de la proposition ou du
73

groupe rythmique, mais il est répété (reprise) sous forme de pronom
personnel (ou démonstratif) à sa place habituelle :
Reprise (повторение) du sujet : Tes baobabs ils ressemblent un
peu à des choux.
Reprise (возобновление) des compléments : Les choses
importantes, il ne les dit pas.
Reprise de l’attribut : Pure, je l’étais.
Lorsqu’il s’agit de l’anticipation le pronom se trouvent à sa place
habituelle anticipe le terme qu’on veut mettre en valeur et qui est alors
mis à part à la fin de la proposition ou du groupe rythmique :
Anticipation (предвосхищение) du sujet : Ils ne sont guère, vol
poireaux.
Anticipation des compléments : Je ne vous parle pas, à vous ?
La reprise et l’anticipation sont dues à la nécessité d’enchainer ce
qui suit à la phrase qui précède.
La segmentation ou dislocation est par ainsi dire la marque de la
« syntaxe parlée ». L’énoncé est disloqué en groupes syntaxiques
détachées et les termes de la proposition sou mis en lumière à l’aide de
la reprise ou de l’anticipation.
La segmentation traduit le caractère affectif de l’énoncé et
assouplit la phrase française : Ex., Une chose pareille ! Voyons !
Sérieusement, y songez-vous.
- Voyons, songez-vous sérieusement à une chose pareille ?
Les parties du discours.
Le substantif.
Le français parlé hésite parfois sur le guère de certains substantifs.
Il diminue la liste des noms qui n’ont pas de forme féminine en réant
de nouveaux nom ; de personnes du féminin. Ces créations sont pour la
plupart des mots familiers, comme par exemple : chefesse (de chef),
préfète (pour femme de préfet), etc.
La plupart des substantifs français ne changent pas de forme au
pluriel. Cette tendance se réalise aussi dans l’unification des formes du
singulier et du pluriel des substantifs en-de-dil. On remplace parfois
des formes normatives du pluriel : coraux, émaux par « corails,
émails ».
L’article.
Contrairement aux règles, l’article défini apparaît souvent devant
les noms propres surtout les noms de femmes (la Marie), en particulier
74

les noms formés ; d’après le nom du mari ou du père (la Thénardière
de Thénardier). Les noms des nommes peuvent être accompagnés de
l’article défini. Ex., Moi et le Jules on ne le sait pas. Dans le style
familier, Le prend parfois une valeur péjorative.
L’adjectifs.
On sait que le français forme les degrés de comparaison des
adjectifs avec l’adverbe plus (grand etc.), n’ayant gardés que trois
formes supplétives héritées du latin : meilleur, pire, moindre…La
langue parlée les évite pour former les degrés de comparaison des
adjectifs. Son, mauvais, petit. Ex., C’est mauvais, ça, la rupture
d’unité. Il n’y a rien de plus mauvais pour il n’y a rien de pire. Il y a
l’adjectivation des substantifs et certains adverbes très usuels (bien,
mieux) : Ex., Il est très bien, ton chapeau , Tu es tellement mieux. Tu
fais tellement plus femme.
Le verbe.
1. Le présent de l’indicatif dans la conversation marque : les
actions qui coïncident avec le moment de la parole. Ex., Maman, tu es
là ? – Bien sûr, puisque je te parle.
Dans la langue parlée le présent exprime souvent la future proche.
Ex., - Ce soir, je vais au théâtre. Il part demain.
Le présent peut exprimer une action accomplie dans un passé très
récent : Ainsi au lieu de Je suis venu vous annoncer une bonne
nouvelle ; on dira Je viens vous annoncer une bonne nouvelle.
2. Le passé composé marque une action achevée mais envisagées
par rapport au moment actuel. J’exprime le résultat présent d’une
action passée.
Ex : - Qu’est-ce que vous avez dit ?
- Je n’ai rien dit.
- J’ai très bien entendu.
3. Le passé simple affecte une action à un moment du passé.
L’action est présentée comme achevée à un moment ou une période
bien déterminée du passé ; n’ayant aucun rapport avec le présent. C’est
pourquoi le passé simple n’est guère employé dans la conversation.
4. Le passé immédiat, très fréquent.
5. Future immédiat est surtout employé lorsqu’il s’agit de l’avenir
immédiat, désigne des actions de la vie quotidienne.
Les règles de la concordance des temps ne sont pas toujours
strictement observées par la langue parlée. Le français parlé préfère
75

souvent le présent à l’imparfait, surtout si l’on insiste sur ce que
l’action ou l’état indiqué par le verbe de la subordonnée est réel et la
coïncidence avec le moment de la parole est évidente : On m’a dit qu’il
était malade.
Le présent et le passé du subjonctif conservent dans la langue
parlée toute leur force et leur valeur et y sont largement employés.
Les pronoms.
Le français par affectionne (предпочитать) certaines formes de
pronoms personnels et démonstratifs tend à mettre en lumière telle
personne, ou l’opposer à un autre, usant simultanément des deux
formes du même pronom, sujet ou complément. Ex., Moi, je trouve ça
très méchant de tuer les bêtes.
Au point de vue des nuances expressives variées, les pronoms je,
il, ils, elles sont les plus neutre. Au contraire, l’emploi du pronom nous
à la place de je, de tu ou de vous est expressif (en exprimant ainsi le
respect de soi-même).
Ex., Bonjour, Pierre, dit M.Darb éclat en élevant la voix. Et bien,
comment allons-nous aujourd’hui ?
Dans la langue parlée la valeur de on peut être concrétisée qui
remplace alors n’importe quel autre pronom personnel – sujet.
Ex., Alors, ce rhume, ça va ?
- Comme ça, Monsieur. On tousse encore.
Parmi les pronoms démonstratifs un seul appartient à la langue
parlée : c’est le pronom ça pour désigner d’une part les choses, de
l’autre, les idées, les personnes, les faits.
Les modalités.
Par le terme modalité on désigne des rapports qui existent entre le
fait énoncé et la réalité. Dans la conversation, on insiste souvent sur un
fait, on veut attirer l’attention de celui à qui on parle. On se sert de
quelques formes verbales, de certains adverbes, pronoms et
conjonctions. Très fréquent est l’usage de certains formes de
l’impératif des verbes voir, tenir et aller, la deuxième personne du
singulier et plus rarement du pluriel, de l’indicatif présent des verbes
parlée et penser : tu parles, vous pensez. Les loctions je te chois, je
vous crois se aisent quand on partage l’avis de l’interlocuteur afin de
maruer qu’il a dit quelque chose d ‘évident on emploi aussi des
adverbes (vraiment, bien, un peu, quand).
76

La langue parlée transforme aussi en particules d’insistance et de
renforcement les conjonctios mais, donc. La dernière se rattache aux
formes verbales allons dites pur former des locutions à valeur modale.
Lexique.
La plupart des mots et locutions employés dans la conversation
appartiennent au lexique neutre, à couleur stylistique zéro. Les plus
fréquants sont les verbes tels que faire, aller, voir, dire, savoir, parler,
travaller ; les noms oreille, bras, main, jambe, chat ; les adjectives :
joli, beau ; les adverbes : alors, maintenant.
On distingue deux couches : 1) le lexique familier c’est-à-dire les
mots et expressions qui n’enfreignent (нарушать) pas les normes de la
langue, mais qui sont, employés le plus souvent dans la conversation
familière, 2) le lexique dit populaire qui s’écarte de la norme et se
trouve en marge (вне) du fond littéraire.
1. L’expressivité des mots peut etre due aux morphèmes tels les
suffixes diminutifs et pjoratifs. Pa langue parlée affectionne les mots
diminutifs. Suffixes –ot, -otte, -comprenotte.
2. Les adjectifs à suffixes diminutifs : pauvret//(te), pâlot. Petiot
pour petit
3. Formations verbales avec les suffixes -iller, ôter (otter) :
bouillotter, vivoter.
4. Formations à suffixes péjoratifs nominaux et verbaux (-aille, -
ard, -asse, -aud, -asser, -allier) : piétaille, philosophard (nom et
adjectif), motard - motocycliste ; bonasse, salaud, traînasser.
- Les formations préfixales sont bien rares. On remplace
quelques fois le préfixe négatif -in par l’adverbe mal on la négative
pas. Ex., malcommode pour incommode.
Il y a deux manières de former des mots nouveaux : l’abréviation
et la réduplication.
L’abréviation porte d’abord sur un grand nombre de mots
techniques, mots savants, tournures latines ou grecques qui sont le plus
souvent assez longs dans la conversation courante on écourtait ces
mots. L’abréviation porte surtout sur les substantifs. Elle se fait par
apocope (усечение конечного звука), retranchement de la dernière ou
des dernières syllabes du mot (auto par automobile) ou par aphérèse
(афереза), retranchement (сокращение) du commencement du mot
(cipal pour garde municipale).
77

Beaucoup de ces abréviations se sont largement répandues (métro,
cinéma, photo pour métropolitain, cinématographe, photographie)
employée dans la conversation familières et la français parlé normalisé.
D’autres abréviations sont populaires (camaro, invalo, proprio
pour camarade, invalide, propriétaire), l’Huma pour l’Humanité.
Le français parlé abrège aussi volontiers les noms propres en
particulier les noms de lieux de rues. On dit Saint-Ex (Saint-Exupéry),
le boul Miche (le boulevard Saint-Michel), Montparno
(Montparnasse).
Plus rares sont les abréviations formées par aphérèse. En voici
quelques exemples : bus pour autobus, Toine pour Antoine.
Les petits enfants et les parents en parlant aux petits enfants,
emploient souvent aux mots formés par la réduplication par le
redoublement des syllabes ; par exemple : bébête, létête. Certains mots
enfantins sont employés dans la conversation familière, tels bébête,
babo, caca, dodo, etc.
Il y a des mots enfantins qui sont devenus mots d’amitié ou
d’amour. P. ex., Mon petit. Mon amour. Mon coco.
Le français parlé moderne multiplie des mots formés par le
procédé de la réduplication (onomatopées ou autres). On les emploie
beaucoup dans la conversation familière : Oh, quelle horreur ! répéta
Paulette. Elle commençait sous ses pieds, l’exposition, par ce déballezmoi, - ça des gogo, ce méli-mélo de bronzes d’art, de géraniums, de
filles, de soldats, de bourgeois, de gosse.
Le français familier. C’est la langue courante de tous les jours. La
réduplication est la norme communicative. Le sujet de la
communication est aussi banal. C’est la vie quotidienne, les gens se
connaissent.
La forme du mot.
a) suffix – et domson – chansonnette
– ot
– ard – motard
avec des verbes – asser – écrivasser
– ailler
– oter
– âtre – blanchâtre (façon diminue)
b) la préfixation (hypère + super) archi (exagération)
– re
– des
78

c) la tendance à l’abréviation (anglais) des emprunts.
Les mots, images – diminutif, mélioratif, péjoratif. L’abréviation
(apocope/aphérèse).
Changement sémantique (de sens) des mots, images (bombarder
de question), garder les abattis (руки, ноги).
On gnons (ноги), ailles (руки)
– structure phraséologique/idiomatique : avoir le cœur plaise
успокоиться
Le français populaire (просторечие)
Une partie du lexique et de la grammaire est issue directement du
latin par un développement naturel, non contrôlé et non contrarie ;
alors qu’en marque un courant savant a crié des mots et des
constructions par un processus conscient, arbotraire et qui tout en ayant
ses tendances propres étude les lois de l’évolution naturelle. C’est ainsi
que fabriquent aboutit naturellement à forge (металлург) alors que les
érudits ont repris le mot au latin sous la forme fabrique. On dira que
forge (кузница) est d’origine « populaire » et fabrique d’origine
« savante ».
A chaque période de l’histoire, des mots ont été crées : par voie de
formation savante pour les uns populaire pour les autre. Enfin cette
origine (savante ou populaire) n’est pas un caractère du seul lexique ;
les formes grammaticales, les tours de syntaxe, la prononciation ellemême peuvent avoir une origine savante ou populaire.
On ne confondra pas cette origine avec l’usage l’origine n’étant
que l’usage premier. Ainsi le savant fabriquer appartient aujourd’hui à
la langue commune et une expression du type : « qu’est-ce que tu
fabriques? » est sinon populaire ; en tout cas familière. La langue
parlée par le peuple contient une forte proportion de formes d’origine
populaire et les chates inversement utilisent un grand nombre de mots
d’origine savante ; mais la langue commune s’alimente à chaque de ces
deux sources et dans l’usage populaire et inversement.
Sous le nom de français populaire nous n’envisageons pas une
étude historique et étymologique de la langue conçu dans son origine,
mais un inventaire des formes – phoniques, qu’il est aujourd’hui parlé
dans le peuple.
A partir de cette première délimitation, notre sujet pose un certain
nombre de définitions qui doivent être serrées au plus pris ; une langue
est un complexe de composantes nombreuses, imbriquées et fondues
79

en une étroite synthèse dont l’analyse – indispensable – comporte
toujours une part de convention et d’arbitraire.
Cette analyse parmi les principaux éléments d’un état de langue,
Damourette, et Pichon (Essai de Grammaire de la langue française)
distinguent ce qu’ils appellent, avec ce goût de l’innovation
terminologique qui les caractérise, usance, disance, parlure, jouegon.
L’usance est la langue est la langue considérée telle quelle est
parlée dans un lieu donné, dans chaque province, les habitants
lorsqu’ils parlent le français, donne à cette langue un certain nombre de
caractères particuliers propres à la province. « L’usance ne doit pas
être confondue avec le dialecte ; p.ex., à Marseille il existe des
« parlures dialectales qui sont du provençal classique ou patoisant et un
français de Marseille », ils même qu’il y a un français en usance à
Toulouse, à Lille, à Liège, etc.
Les différentes usances sont évidemment sous l’influence des
dialectes et patois locaux qui leur confèrent leur spécificité mais sans se
confondre avec eux. Le français de Marseille, ou de Lille, est du français ;
c’est aujourd’hui la seule langue de la plupart des Marseillais et ceux qui
utilisent encore le patois ou éventuellement le provençal classique le font
très consciemment, encore que ce soit souvent inconsciemment que le
substrat dialectal colore et contamine le français.
Dans cette perspective notre français populaire a pour base
l’usance de l’Ile-de-France et plus particulièrement de Paris.
La disance, selon Damourette et Pichon – est la langue considérée
telle qui elle est parlée par les gens d’un métier donné. C’est une
langue technique, les termes techniques, les actes, les outils, les
produits – d’un mode de l’activité humaine sont assez souvent ignorés
du gros de la notion ».
Le jargon est distinot de la disance dans la mesure où il s’agit de la
langue telle qu’elle est parlée par un cénacle (общество) par un de ces
milieux « qui recourent, soit par intérêt, soit par fantaisie, soit par
traditions particulières, à des tours ou à des vocables
incompréhensibles pour les non-initiés. On distingue de nombreuses
formes d’argots (grandes, écoles, sports, etc.) qui sont des mélanges de
disances (langues techniques) et de jargons proprement dits.
Le français populaire, n’est ni langue technique, ni un argot et
dans la mesure où il est commun à une vaste partie de la population et
nom à un métier particulier ou à un cénacle fermé. Cependant il est
80
Соседние файлы в предмете [НЕСОРТИРОВАННОЕ]
