Добавил:
Опубликованный материал нарушает ваши авторские права? Сообщите нам.
Вуз: Предмет: Файл:

Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 2. Учебное пособие

.pdf
Скачиваний:
0
Добавлен:
07.09.2026
Размер:
1 Мб
Скачать
☆
Le genre des substantifs peut se révéler dans leurs rapports
syntaxiques avec les adjectifs: de longues rues.
Bien qu’il y ait des indices lexicaux (flexions, suffixes) et syntaxiques servant à révéler le genre des substantifs, l’article et les déterminatifs possessifs et démonstratifs servent de moyen stable pour
exprimer le genre.
La marque essentielle du genre des substantifs français est l’article
qui constitue avec le substantif une forme analytique. Donc, la
catégorie du genre des substantifs français est exprimée par l’opposition de l’article un, le du/une, la, de la. Au pluriel le genre est désigné par des flexions et suffixes et par des moyens syntaxiques, puisque l’article du pluriel (les, des) aussi bien que les déterminatifs (ces, mes, tes, ses) a une forme unique pour le masculin et le féminin.
L’existence du genre grammatical au singulier et au pluriel en français est un fait objectif, la substitution des substantifs par les pronoms personnels en témoigne:
Le (un) livre – les (des) livres – il – ils
La (une) table – les (des) tables – elle – elles.
3. La catégorie du nombre.
La catégorie du nombre des substantifs français est spécifique quant à son contenu ainsi qu’à son expression.
Au premier coup d’œil elle semble plus “transparente” que celle du genre: à la différence du genre elle reflète la réalité
extralinguistique.
Dans l’enseignement scolaire et dans plusieurs grammaires normatives cette catégorie est caractérisée comme celle qui marque le nom au singulier ou au pluriel: le singulier désigne un objet, le pluriel désigne plusieurs objets. Mais cette caractéristique de la catégorie du nombre est imparfaite. Elle n’est applicable qu’aux substantifs discrets
(nombrables). Deux grandes classes de substantifs restent hors de cette
catégorie: les noms qui désignent les notion abstraites et ceux qui marquent la matière (amour, sagesse, sucre, viande). Puisque ces noms s’emploient d’habitude à la forme du singulier, on les rapporte aux
noms dits singularta tantum.
On ne peut pas affirmer cependant que le pluriel pour ces mots
soit impossible. Assez souvent du substantif à sens abstrait se détache un substantif à sens concert, ce qui amène la formation des
21
homonymes. Les mots concrets sont mis assez facilement au pluriel: la
hauteur (des idées) – (gagner) une hauteur/des hauteur, l’addition (des grandeurs mathématiques) – (demander) l’addition/les additions, la
consommation (d’électricité) – (payer) sa consommation/ses sonsommations.
Les substantifs désignant les matières lorsqu’ils sont employés au pluriel se concrétisent. Ainsi ils désignent les objets faits de ces matières: le fer-les fers, le fromage-les fromages, le bronze-les
bronzes.
La caractéristique du nombre comme opposition singulier (un objet)/pluriel (plusieurs objets) n’embrasse pas non plus les substantifs
qui ont la forme du singulier et le sens du pluriel (le feuillage) et les substantifs dits pluralta tantum qui désignent un seul objet mais ont la forme du pluriel (les lunettes).
Les mots alentours (m), annales (f), appointements (ni); archives
(f), confins (m), décombres (m), dépens (m), entrailles (f), environs (m), fiançailles (f), funérailles (f), frais (m), moeurs (f), obsèques (f), pourparlers (ni), représailles (f), ténèbres (f), vivres (m), etc., ne
s’emploient qu’au pluriel. La caractéristique du nombre comme singulier/pluriel (seul objet/plusieurs objets) n’est pas non plus applicable à ces noms.
C’est pourquoi on a recours à la définition du nombre comme celle de la continuité-discontinuité. La continuité propose une vue globale sur la notion de l’objet exprimée par la substantif. La continuité caractérise les substantifs à la forme du singulier. Les substantifs singularia tantum ne font pas exception. Tous les noms à la forme du singulier ont cette valeur de la continuité. Par exemple, le mot le feuillage est conçu non comme objet constitué de plusieurs pièces séparées, mais comme une masse globale.
La discontinuité caractérise tous les substantifs à la forme du pluriel. La discontinuité peut être extérieure: elle reflète un ensemble d’objets de la même classe: des (les) livres (livre¹ + livre² + livre³,
etc.). Elle peut être intérieure. Dans ce cas il s’agit d’un ensemble de divers objets (les échecs), d’objets composés de deux ou de plusieurs pièces (les ciseaux, les menottes), de procès compliquées (les pourparlers, les mœurs, les fiançailles).
L’introduction de la notion de discontinuité à la place du pluriel élimine la nécessité de faire entrer les substantifs pluralia tantum dans
22
un groupe à part. En même temps la notion de la descontinuité permet d’expliquer la valeur des substantifs abstraits à la forme du pluriel: les jouissances (de la vanité), des ambitions, les délicatesses (de la pudeur), qui ont le même sens lexical à la forme du singulier. La catégorie continuité/discontinuité est exprimée par l’opposition des
articles le (la), un (une), du (de la)/les, des. Ce sont les substantifs avec les articles les [le], des [de] (la marque formelle [e]) qui servent
de forme marquée.
Le nombre des substantifs en français a encore une autre particularité. Les substantifs peuvent désigner une quantité déterminée ou indéterminée. Ces valeurs sont exprimées par l’opposition des
articles un (une), le (la), les/du (de la), des, de. Le substantif suivi de
l’article un (une), le (la) les marque une quantité qui peut être déterminée ou mesurée. Avec l’article du (de la), des, de le substantif traduit une quantité qui ne peut être ni déterminée ni mesurée (=une quantité indéterminée).
4. La catégorie de la détermination/indétermination.
Le substantif français est caractérisé encore par la catégorie grammaticale de la détermination-indétermination, exprimée par l’opposition: article défini (le/la/les) + substantif/article indéfini
(un/une/des/du/de la) + substantif.
En français le nom sans déterminatifs (articles, déterminatifs, pronominaux) – homme, temps, partie-ne, fait que nommer les notions d’objet. Son fonctionnement dans le discours est caractérisé par son actualisation, le substantif dans l’énoncé reflète des notions d’objet existant dans la réalité ou dans l’esprit; l’actualisation présuppose non seulement la. Caractéristique quantitative mais aussi la caractéristique qualificative. Cette dernière est présentée par la catégorie de la détermination – indétermination.
La détermination signale la localisation de l’objet par rapport au temps, au lieu, aux participants à l’acte de la parole. C’est l’article défini qui sert à désigner la détermination. L’article défini est celui qui se met devant un nom pris dans un sens complètement déterminé. Il individualise l’être ou l’objet nommé ou désigne la notion d’objet dans toute son extension. C’est-à-dire l’article défini a une valeur individualisante et généralisante.
23
Les grammaires citent des contextes typiques de l’identification de l’objet. Par exemple, Les énonciations précédentes contiennent l’indication, directe ou indirecte, à la situation où la présence de l’objet est marquée ou sous-entendue. Cette référence à la situation (l’emploi anaphorique de l’article) constitue la fonction essentielle avec la valeur individualisante. On distingue plusieurs espèces d’anaphore.
Un nom est déterminé s’il désigne des choses uniques pour nous. Un nom peut être déterminé par l’association avec un objet nommé
auparavant:
La lune, une belle lune de juin, éclairait les façades de la place Vendôme et verdissait la colonne de bronze (Druon).
(Le mot la lune désigne une chose unique pour nous; le mot la colonne de bronze est déterminé par l’association avec le mot la place
Vendôme: il s’agit de la colonne sur la place Vendôme.)
Un nom peut être déterminé par la situation, dans des circonstances données:
Oh! Emile, raconte-nous l’histoire du train! cria la princesse Tozzi. – Quelle histoire du train? demanda Lartois qui savait parfaitement de quoi il s’agissait (Druon).
Un nom peut être déterminé par un complément déterminatif exprimé par un nom ou un infinitif introduit par la préposition de:
J’entends au loin le sifflement d’un oiseau. Il approche, passe et s’éloigne. (Maupassant); Après quelques heures passées avec ses amis, elle avait l’illusion d’être forte, de vivre plus, mieux (Maurois).
Il est à noter que le nom en fonction de complément déterminatif détermine le nom au cas où il est déterminé lui-même, c’est-à-dire précédé d’un article. Employé sans article il ne sert qu’à caractériser le nom qu’il complète. Comparez:
Il est né dans la famille d’un ouvrier. Il est né dans une famille d’ouvrier.
Le nom peut être déterminé par la signification du verbe:
Lorsque Jacques retrouva le palier, lorsqu’il reconnut le lustre allumé dans le vestibule (Martin du Gard).
Le nom peut être déterminé par une subordonnée relative si la détermination est complète:
Et la journée qu’il venait de vivre lut avait trop tendu les nerfs
pour que les mets et les vins lui produisissent un effet d’euphorie (Druon).
24
Les adjectifs premier, dernier, principal, essentiel, primordial, seul, unique etc., et tous les adjectifs au superlatif qui limitent l’extension du nom introduisent l’article défini:
-C’est la meilleure boite de Paris (Druon).
Avec la valeur généralisante l’article défini s’emploie devant les noms abstraits et concrets pris dans toute leur étendue du sens, devant les noms concrets désignant l’espèce. Par exemple:
La patience vient à bout de tout. Les mères sont toujours
indulgentes.
Le substantif précédé de l’article indéfini (un, une, des de la, du) est caractérisé par la valeur de l’indétermination.
L’article indéfini indique que l’objet désigné par le nom est présenté comme un certain être (objet) distinct des autres êtres (objets) particuliers de l’espèce, mais dont l’individualisation reste indéterminée.
L’article indéfini comme le défini a deux valeurs: la valeur généralisante et la valeur individualisante. Mais ces valeurs ont leur spécificité due à la valeur de l’indétermination. Par exemple, comme l’article défini on emploie l’article indéfini pour exprimer le sens généralisé: Le soldat doit être brave. Les soldats doivent être braves.
Un soldat doit être brave.
Dans les exemples cités le nom précédé de l’article défini désigne tout l’espèce (Tous les soldats doivent être braves); alors que, étant introduit par l’article indéfini, il désigne un représentant de cette espèce, n’importe lequel: Un soldat doit être brave = Chaque soldat
doit être brave.
Les valeurs généralisante et individualisante de l’article indéfini sont étroitement liées.
L’article indéfini désigne un représentant d’une classe et sert à classer l’objet dont il s’agit dans une espèce d’objets auxquels il est en tout, pareil. L’article indéfini avec cette valeur est surtout typique dans
les tours: c’est..., ce sont... et dans les comparaisons: C’est une chaise.
Adroit comme un signe.
L’article indéfini introduit les mots dans le discours:
On frappa et. Sans attendre, un jeune homme entra, grand et
maigre, aux lèvres minces, au nez pointu.
Mouret avait levé les yeux.
-Vous avez bien dormi, Bourdoncle?
25
-Très bien, merci, répondit le jeune homme (Zola).
L’article indéfini avec la valeur individualisante a gardé le sens originaire du numéral un:
Il réfléchit un instant (Druon).
L’article indéfini a la fonction dite discriminante (caractérisante). Parmi les objets du même nom on choisit ceux qui ont des particularités supplémentaires. Un fait nouveau peut servir à un autre
classement:
Une enfant parut: Une petite fille de dix ans environ, vêtue d’une chemise et d’une jupe de laine, les jambes nues et sales (Maupassant).
L’article indéfini du pluriel et l’article partitif qui entre dans le système de l’article indéfini cumulent la valeur de l’indétermination et celle d’une quantité indéterminée. C’est pourquoi l’article indéfini du pluriel et l’article partitif s’opposent à l’emploi avec la valeur généralisante. Par exemple, on dit: La mère est toujours indulgente.
Les mères sont toujours indulgénies. Une mère est toujours indulgente. Mais on ne dit pas: Des mères sont toujours Indulgentes.
L’article indéfini du pluriel et l’article partitif au sens généralisant s’emploient seulment dans des tournures de comparaison: Vous êtes
comme des enfants. (Cf.: Vous êtes comme les enfants.), Luire comme de l’or (Cf.: Luire comme l’or.).
L’article partitif qui n’est pas autre chose, pour le sens, qu’un article indéfini placé devant les noms des objets qui ne peuvent pas se compter, indique l’indétermination et une quantité indéterminée. Devant les noms abstraits c’est la valeur de l’indétermination qui prévaut, devant les noms de matière c’est celle de la quantité qui peut prédominer: Il y avait de
l’inquiétude dans son regard. J’ai bu de l’eau.
ATTENTION! RÉVISION 3
1. Les particularités de la catégorie du genre du substantif.
2. La catégorie du nombre des substantifs français.
3. La catégorie grammaticale de la détermination-indétermination,
exprimée par l’opposition.
4. La particularité de l’article partitif.
26
ТЕМА 4. LE PRONOM
1. Les pronoms personnels.
2. La catégorie du genre.
3. La catégorie du nombre.
1. Les pronoms personnels.
Conformément à la distinction de deux classes de noms (le nom
substantif et le nom adjectif) on distingue deux classes de substituts
pronominaux: les pronoms proprement dits et les déterminatifs
pronominaux. Les pronoms sont les substituts des substantifs, les
déterminatifs pronominaux sont les substituts des déterminants des
substantifs. Les raisons qui permettent de les réunir dans la partie du discours du pronom sont suivantes:
1) la spécificité de leur valeur: ils indiquent la personne, 1'objet,
les caractéristiques de la personne ou de 1'objet sans en exprimer les qualités particulières;
2) la spécificité de l'expression des catégories du genre et du
nombre;
3) l'existence partielle de la catégorie du cas et de la catégorie de
la personne qui ne sont propres ni au substantif, ni à l'adjectif;
4) la spécificité de leurs fonctions syntaxiques qui les rapproche et
distingue à la fois des substantifs et des déterminants des substantifs:
5) le nom est une classe de mots ouverte, le pronom est une classe de
mots fermée. D'après le sens et certaines particularités grammaticales les pronoms et les déterminatifs pronominaux sont groupés en plusieurs classes: Les pronoms personnels, possessifs, démonstratifs, relatifs, interrogatifs, indéfinis. Les déterminatifs pronominaux: possessifs, démonstratifs, indéfinis, quel interrogatif, quel relatif.
Les pronoms personnels sont caractérisés par les catégories du
genre, du nombre, de la personne, partiellement par celle du cas et par
celle de la détermination/ indétermination.
Les pronoms personnels servent à désigner la personne qui parle, celle à qui l’on parle et la personne ou 1'objet dont on parle. Les
pronoms je, tu, nous, vous ne sont pas les substituts des substantifs, ils
sont leurs analogues. En francais, à la différence du russe, on distingue les pronoms personnels conjoints et indépendants. L'emploi des pronoms conjoints sujets auprès du verbe est obligatoire si le nom
27
manque. Le style télégraphique est une exception: Parti hier à deux
heures. S'il arrive que le verbe s'emploie sans pronom, les pronoms
conjoints ne sont pas employés sans verbe. Cela permet de les considérer comme les mots outils qui marquent les catégories
grammaticales du verbe: la personne, le nombre.
D'autre part, tout en étant une marque forrnelle de la conjugaison du verbe, ils remplissent les mкmes fonctions syntaxiques que les noms, c'est-à-dire ils fonctionnent comme des mots indépendants. Ils servent de sujet, de complément d'objet direct et indirect, d'attribut:
Elle ne te voit pas - Elle me parle - Es-tu content? Je le suis.
Les pronoms personnels indépendants sont presque incompatibles
avec les verbes. On ne peut pas dire en francais: Moi ai parlé. Je trouve toi. J'ai invité elle. Si l’on introduit dans la proposition le
pronom indépendant, sa fonction syntaxique est précisée par le pronom
conjoint: Moi, je te le dis. - Toi, cela ne te regarde pas. La construction
sans reprise du pronom personnel conjoint n'est possible qu'а la troisième personne: Lui ne me comprend pas. Les pronoms indépendants s'emploient auprès du verbe s'il у a une restriction ou une
opposition (Je n'aime que toi. J'aime mieux toi que ton ami); s'ils sont
suivis par les mots même, aussi, seul (moi-тêте, toi seul, eux aussi); s'ils sont coordonnés à un nom en fonction de sujet (Ma soeur et moi
étions toujours contentes de le voir.)
2. La catégorie du genre.
La catégorie du genre des pronoms personnels a sa spécificité sur
le plan de l'expression et sur le plan du contenu en vertu de leur nature grammaticale. Du point de vue des marques formelles du genre et de leur caractère les pronoms personnels sont répartis en trois groupes.
Les pronoms du premier groupe sont ceux dont le genre est
exprimé par les mots indépendants qui les déterminent. On rapporte à
ce groupe les pronoms je, tu, nous, vous, on, les, me, te, se (sauf, me, te, se dans la fonction de 1'objet indirect). Autrement dit, ces pronoms
prédéterminent le genre des mots indépendants: des adjectifs et des participes passés. Par exemple: Je suis content que tu sois contente. Les pronoms de ce groupe incluent deux genres: le féminin et le
masculin: Je suis heureux. — Je suis heureuse. Tu es heureux. — Tu es heureuse. Nous somtnes heureux. - Nous sommes heureuses. Vous êtes heureux. - Vous êtes heureuses. Donc, je, tu, nous, vous sont des
pronoms syncrétiques.
28
Les pronoms du deuxiиme groupe sont ceux dont 1'appartenance au genre est marquée non seulement par les adjectifs et les participes passés, mais aussi par la forme des pronoms: il/elle, ils/elles, le/la, lui/elle, eux/elles. Le choix de la forme du masculin ou du féminin dépend du genre des substantifs que ces pronoms remplacent. Mais cette règle n'est pas toujours observée. Les substantifs qui sont toujours masculins désignent non seulement les êtres masculins mais aussi les êtres féminins (docteur, ingénieur, professeur). Ces mots peuvent être substitués par les formes elle (elles, la): Le docteur a été? - Oui, elle a vu votre enfant. D'autre part, les noms du féminin peuvent désigner les personnes du masculin (la sentinelle, la recrue). Ces mots peuvent être remplacés par les pronoms du masculin:
J'appelle la sentinelle... si avec çа il ne tombe pas raide (Charrière).
Ces cas s'expliquent par le fait que la référence aux êtres masculins est plus forte que la rиgle selon laquelle les pronoms
prennent le genre des noms qu'ils substituent.
Le troisième groupe est le moins nombreux. II comprend le
pronom soi, les pronoms d'objet indirect et atones me, te, se, lui, leur, en, y. Le genre de ces pronoms n'est désigné ni par leur forme, ni par
les adjectifs el les participes passés. Chaque pronom de ce groupe entre dans la série de pronoms d'une même personne, dans laquelle toutes les
autres formes expriment nettement 1'appartenance au genre: il - le - lui
- en et elle - la - lui - en. Grâce à la présence des pronoms du deuxiиme groupe dans le contexte, l’information sur le genre des pronoms lui. leur, en, y, soi est gardée:
Aussitôt, elle se jugea folle et une bouffée de chaleur lui monta aux tempes (Troyat).
Donc, sur le plan de l'expression, les pronoms du premier et du
deuxième groupes reflètent l'opposition des genres. Les pronoms du premier groupe expriment le genre à l'aide des moyens syntagmatiques, ceux du deuxième groupe 1'expriment par l'intermédiaire des moyens syntagmatiques et synthétiques. Le genre des pronoms du troisième groupe n'est exprimé par aucun de ces moyens.
Les pronoms personnels ont leurs particularitйs aussi du point de vue du contenu. Le lien des pronoms avec la réalité extralinguistique se fait sentir plus fortement à la première et à la deuxième personne qu'à la troisième. Cela s'explique par le fait que les pronoms je, tu, nous,
29
vous désignent toujours les êtres animés, notamment les participants à l’acte de la parole. Ils sont liés à la notion du sexe biologique. La
proposition Je suis heureux ne peut être prononcée que par un homme. Ce n'est qu'une femme qui peut dire: Je suis heureuse. Ce phénomène
est propre non seulement aux pronoms de la première et de la deuxième personne, mais partiellement aussi aux pronoms de la troisième personne. C'est justement par cela qu'on peut expliquer le choix de la forme du pronom. Ce choix dépend non pas du genre du substantif antécédent, mais de la référence réelle du sujet de l’action à un être masculin ou féminin. Au cas où les pronoms remplacent les
noms de chose ils n'ont aucun lien avec le sexe biologique. Leur genre correspond à celui du nom antécédent.
Donc, sur le plan du contenu du genre les pronoms, comme les
noms, ont deux sphères: sémantique (c'est-à-dire motivée par 1'appartenance au sexe), asémantique (le genre n'est pas motivé).
Les formes je, tu, nous, vous indiquent les participants à l’acte de la parole. Les personnes qui sont désignées par ces pronoms se
trouvent dans le champ visuel l'une de l'autre. Autrement dit, la
situation comble le défaut de ces formes qui sont syncrétiques. Les
formes de la troisième personne désignent les objets et les êtres qui se trouvent hors de la situation de communication. Elles ont besoin d'une
concrétisation plus précise dans l'espace. C'est pourquoi la catégorie du genre est exprimée dans ce cas non seulement par les mots déterminants, mais surtout par les formes mêmes.
Du point de vue formel la catégorie du genre des pronoms personnels peut être déterminée comme 1'opposition de deux groupes de pronoms: les pronoms dont les déterminants (les adjectifs et les participes passés) sont au masculin et les pronoms qui exigent la forme du féminin des déterminants.
Les formes du féminin sont les formes marquées: leur emploi est
plus restreint que celui des formes du masculin. L'extension des formes du masculin est plus large que celle des formes du feminin. Par expemple, le pronom il peut se substituer aux noms de personne et aux noms de chose et servir de pronom impersonnel.
3. La catégorie du nombre.
Dans la classe des pronoms personnels la catégorie du nombre est liéе à celle de la personne. Les pronoms je, tu cumulent deux notions:
30
Соседние файлы в предмете [НЕСОРТИРОВАННОЕ]