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ivanov666
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Файл:Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 2. Учебное пособие
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Le genre des substantifs peut se révéler dans leurs rapports
syntaxiques avec les adjectifs: de longues rues.
Bien qu’il y ait des indices lexicaux (flexions, suffixes) et
syntaxiques servant à révéler le genre des substantifs, l’article et les
déterminatifs possessifs et démonstratifs servent de moyen stable pour
exprimer le genre.
La marque essentielle du genre des substantifs français est l’article
qui constitue avec le substantif une forme analytique. Donc, la
catégorie du genre des substantifs français est exprimée par
l’opposition de l’article un, le du/une, la, de la. Au pluriel le genre est
désigné par des flexions et suffixes et par des moyens syntaxiques,
puisque l’article du pluriel (les, des) aussi bien que les déterminatifs
(ces, mes, tes, ses) a une forme unique pour le masculin et le féminin.
L’existence du genre grammatical au singulier et au pluriel en
français est un fait objectif, la substitution des substantifs par les
pronoms personnels en témoigne:
Le (un) livre – les (des) livres – il – ils
La (une) table – les (des) tables – elle – elles.
3. La catégorie du nombre.
La catégorie du nombre des substantifs français est spécifique
quant à son contenu ainsi qu’à son expression.
Au premier coup d’œil elle semble plus “transparente” que celle
du genre: à la différence du genre elle reflète la réalité
extralinguistique.
Dans l’enseignement scolaire et dans plusieurs grammaires
normatives cette catégorie est caractérisée comme celle qui marque le
nom au singulier ou au pluriel: le singulier désigne un objet, le pluriel
désigne plusieurs objets. Mais cette caractéristique de la catégorie du
nombre est imparfaite. Elle n’est applicable qu’aux substantifs discrets
(nombrables). Deux grandes classes de substantifs restent hors de cette
catégorie: les noms qui désignent les notion abstraites et ceux qui
marquent la matière (amour, sagesse, sucre, viande). Puisque ces noms
s’emploient d’habitude à la forme du singulier, on les rapporte aux
noms dits singularta tantum.
On ne peut pas affirmer cependant que le pluriel pour ces mots
soit impossible. Assez souvent du substantif à sens abstrait se détache
un substantif à sens concert, ce qui amène la formation des
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homonymes. Les mots concrets sont mis assez facilement au pluriel: la
hauteur (des idées) – (gagner) une hauteur/des hauteur, l’addition (des
grandeurs mathématiques) – (demander) l’addition/les additions, la
consommation (d’électricité) – (payer) sa consommation/ses
sonsommations.
Les substantifs désignant les matières lorsqu’ils sont employés au
pluriel se concrétisent. Ainsi ils désignent les objets faits de ces
matières: le fer-les fers, le fromage-les fromages, le bronze-les
bronzes.
La caractéristique du nombre comme opposition singulier (un
objet)/pluriel (plusieurs objets) n’embrasse pas non plus les substantifs
qui ont la forme du singulier et le sens du pluriel (le feuillage) et les
substantifs dits pluralta tantum qui désignent un seul objet mais ont la
forme du pluriel (les lunettes).
Les mots alentours (m), annales (f), appointements (ni); archives
(f), confins (m), décombres (m), dépens (m), entrailles (f), environs
(m), fiançailles (f), funérailles (f), frais (m), moeurs (f), obsèques (f),
pourparlers (ni), représailles (f), ténèbres (f), vivres (m), etc., ne
s’emploient qu’au pluriel. La caractéristique du nombre comme
singulier/pluriel (seul objet/plusieurs objets) n’est pas non plus
applicable à ces noms.
C’est pourquoi on a recours à la définition du nombre comme celle
de la continuité-discontinuité. La continuité propose une vue globale
sur la notion de l’objet exprimée par la substantif. La continuité
caractérise les substantifs à la forme du singulier. Les substantifs
singularia tantum ne font pas exception. Tous les noms à la forme du
singulier ont cette valeur de la continuité. Par exemple, le mot le
feuillage est conçu non comme objet constitué de plusieurs pièces
séparées, mais comme une masse globale.
La discontinuité caractérise tous les substantifs à la forme du
pluriel. La discontinuité peut être extérieure: elle reflète un ensemble
d’objets de la même classe: des (les) livres (livre¹ + livre² + livre³,
etc.). Elle peut être intérieure. Dans ce cas il s’agit d’un ensemble de
divers objets (les échecs), d’objets composés de deux ou de plusieurs
pièces (les ciseaux, les menottes), de procès compliquées (les
pourparlers, les mœurs, les fiançailles).
L’introduction de la notion de discontinuité à la place du pluriel
élimine la nécessité de faire entrer les substantifs pluralia tantum dans
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un groupe à part. En même temps la notion de la descontinuité permet
d’expliquer la valeur des substantifs abstraits à la forme du pluriel: les
jouissances (de la vanité), des ambitions, les délicatesses (de la
pudeur), qui ont le même sens lexical à la forme du singulier. La
catégorie continuité/discontinuité est exprimée par l’opposition des
articles le (la), un (une), du (de la)/les, des. Ce sont les substantifs
avec les articles les [le], des [de] (la marque formelle [e]) qui servent
de forme marquée.
Le nombre des substantifs en français a encore une autre
particularité. Les substantifs peuvent désigner une quantité déterminée
ou indéterminée. Ces valeurs sont exprimées par l’opposition des
articles un (une), le (la), les/du (de la), des, de. Le substantif suivi de
l’article un (une), le (la) les marque une quantité qui peut être
déterminée ou mesurée. Avec l’article du (de la), des, de le substantif
traduit une quantité qui ne peut être ni déterminée ni mesurée (=une
quantité indéterminée).
4. La catégorie de la détermination/indétermination.
Le substantif français est caractérisé encore par la catégorie
grammaticale de la détermination-indétermination, exprimée par
l’opposition: article défini (le/la/les) + substantif/article indéfini
(un/une/des/du/de la) + substantif.
En français le nom sans déterminatifs (articles, déterminatifs,
pronominaux) – homme, temps, partie-ne, fait que nommer les notions
d’objet. Son fonctionnement dans le discours est caractérisé par son
actualisation, le substantif dans l’énoncé reflète des notions d’objet
existant dans la réalité ou dans l’esprit; l’actualisation présuppose non
seulement la. Caractéristique quantitative mais aussi la caractéristique
qualificative. Cette dernière est présentée par la catégorie de la
détermination – indétermination.
La détermination signale la localisation de l’objet par rapport au
temps, au lieu, aux participants à l’acte de la parole. C’est l’article
défini qui sert à désigner la détermination. L’article défini est celui qui
se met devant un nom pris dans un sens complètement déterminé. Il
individualise l’être ou l’objet nommé ou désigne la notion d’objet dans
toute son extension. C’est-à-dire l’article défini a une valeur
individualisante et généralisante.
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Les grammaires citent des contextes typiques de l’identification de
l’objet. Par exemple, Les énonciations précédentes contiennent
l’indication, directe ou indirecte, à la situation où la présence de l’objet
est marquée ou sous-entendue. Cette référence à la situation (l’emploi
anaphorique de l’article) constitue la fonction essentielle avec la valeur
individualisante. On distingue plusieurs espèces d’anaphore.
Un nom est déterminé s’il désigne des choses uniques pour nous.
Un nom peut être déterminé par l’association avec un objet nommé
auparavant:
La lune, une belle lune de juin, éclairait les façades de la place
Vendôme et verdissait la colonne de bronze (Druon).
(Le mot la lune désigne une chose unique pour nous; le mot la
colonne de bronze est déterminé par l’association avec le mot la place
Vendôme: il s’agit de la colonne sur la place Vendôme.)
Un nom peut être déterminé par la situation, dans des
circonstances données:
Oh! Emile, raconte-nous l’histoire du train! cria la princesse
Tozzi. – Quelle histoire du train? demanda Lartois qui savait
parfaitement de quoi il s’agissait (Druon).
Un nom peut être déterminé par un complément déterminatif
exprimé par un nom ou un infinitif introduit par la préposition de:
J’entends au loin le sifflement d’un oiseau. Il approche, passe et
s’éloigne. (Maupassant); Après quelques heures passées avec ses
amis, elle avait l’illusion d’être forte, de vivre plus, mieux (Maurois).
Il est à noter que le nom en fonction de complément déterminatif
détermine le nom au cas où il est déterminé lui-même, c’est-à-dire
précédé d’un article. Employé sans article il ne sert qu’à caractériser le
nom qu’il complète. Comparez:
Il est né dans la famille d’un ouvrier. Il est né dans une famille
d’ouvrier.
Le nom peut être déterminé par la signification du verbe:
Lorsque Jacques retrouva le palier, lorsqu’il reconnut le lustre
allumé dans le vestibule (Martin du Gard).
Le nom peut être déterminé par une subordonnée relative si la
détermination est complète:
Et la journée qu’il venait de vivre lut avait trop tendu les nerfs
pour que les mets et les vins lui produisissent un effet d’euphorie
(Druon).
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Les adjectifs premier, dernier, principal, essentiel, primordial,
seul, unique etc., et tous les adjectifs au superlatif qui limitent
l’extension du nom introduisent l’article défini:
-C’est la meilleure boite de Paris (Druon).
Avec la valeur généralisante l’article défini s’emploie devant les
noms abstraits et concrets pris dans toute leur étendue du sens, devant
les noms concrets désignant l’espèce. Par exemple:
La patience vient à bout de tout. Les mères sont toujours
indulgentes.
Le substantif précédé de l’article indéfini (un, une, des de la, du)
est caractérisé par la valeur de l’indétermination.
L’article indéfini indique que l’objet désigné par le nom est
présenté comme un certain être (objet) distinct des autres êtres (objets)
particuliers de l’espèce, mais dont l’individualisation reste
indéterminée.
L’article indéfini comme le défini a deux valeurs: la valeur
généralisante et la valeur individualisante. Mais ces valeurs ont leur
spécificité due à la valeur de l’indétermination. Par exemple, comme
l’article défini on emploie l’article indéfini pour exprimer le sens
généralisé: Le soldat doit être brave. Les soldats doivent être braves.
Un soldat doit être brave.
Dans les exemples cités le nom précédé de l’article défini désigne
tout l’espèce (Tous les soldats doivent être braves); alors que, étant
introduit par l’article indéfini, il désigne un représentant de cette
espèce, n’importe lequel: Un soldat doit être brave = Chaque soldat
doit être brave.
Les valeurs généralisante et individualisante de l’article indéfini
sont étroitement liées.
L’article indéfini désigne un représentant d’une classe et sert à
classer l’objet dont il s’agit dans une espèce d’objets auxquels il est en
tout, pareil. L’article indéfini avec cette valeur est surtout typique dans
les tours: c’est..., ce sont... et dans les comparaisons: C’est une chaise.
Adroit comme un signe.
L’article indéfini introduit les mots dans le discours:
On frappa et. Sans attendre, un jeune homme entra, grand et
maigre, aux lèvres minces, au nez pointu.
Mouret avait levé les yeux.
-Vous avez bien dormi, Bourdoncle?
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-Très bien, merci, répondit le jeune homme (Zola).
L’article indéfini avec la valeur individualisante a gardé le sens
originaire du numéral un:
Il réfléchit un instant (Druon).
L’article indéfini a la fonction dite discriminante (caractérisante).
Parmi les objets du même nom on choisit ceux qui ont des
particularités supplémentaires. Un fait nouveau peut servir à un autre
classement:
Une enfant parut: Une petite fille de dix ans environ, vêtue d’une
chemise et d’une jupe de laine, les jambes nues et sales (Maupassant).
L’article indéfini du pluriel et l’article partitif qui entre dans le
système de l’article indéfini cumulent la valeur de l’indétermination et
celle d’une quantité indéterminée. C’est pourquoi l’article indéfini du
pluriel et l’article partitif s’opposent à l’emploi avec la valeur
généralisante. Par exemple, on dit: La mère est toujours indulgente.
Les mères sont toujours indulgénies. Une mère est toujours indulgente.
Mais on ne dit pas: Des mères sont toujours Indulgentes.
L’article indéfini du pluriel et l’article partitif au sens généralisant
s’emploient seulment dans des tournures de comparaison: Vous êtes
comme des enfants. (Cf.: Vous êtes comme les enfants.), Luire comme
de l’or (Cf.: Luire comme l’or.).
L’article partitif qui n’est pas autre chose, pour le sens, qu’un article
indéfini placé devant les noms des objets qui ne peuvent pas se compter,
indique l’indétermination et une quantité indéterminée. Devant les noms
abstraits c’est la valeur de l’indétermination qui prévaut, devant les noms
de matière c’est celle de la quantité qui peut prédominer: Il y avait de
l’inquiétude dans son regard. J’ai bu de l’eau.
ATTENTION! RÉVISION 3
1. Les particularités de la catégorie du genre du substantif.
2. La catégorie du nombre des substantifs français.
3. La catégorie grammaticale de la détermination-indétermination,
exprimée par l’opposition.
4. La particularité de l’article partitif.
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ТЕМА 4. LE PRONOM
1. Les pronoms personnels.
2. La catégorie du genre.
3. La catégorie du nombre.
1. Les pronoms personnels.
Conformément à la distinction de deux classes de noms (le nom
substantif et le nom adjectif) on distingue deux classes de substituts
pronominaux: les pronoms proprement dits et les déterminatifs
pronominaux. Les pronoms sont les substituts des substantifs, les
déterminatifs pronominaux sont les substituts des déterminants des
substantifs. Les raisons qui permettent de les réunir dans la partie du
discours du pronom sont suivantes:
1) la spécificité de leur valeur: ils indiquent la personne, 1'objet,
les caractéristiques de la personne ou de 1'objet sans en exprimer les
qualités particulières;
2) la spécificité de l'expression des catégories du genre et du
nombre;
3) l'existence partielle de la catégorie du cas et de la catégorie de
la personne qui ne sont propres ni au substantif, ni à l'adjectif;
4) la spécificité de leurs fonctions syntaxiques qui les rapproche et
distingue à la fois des substantifs et des déterminants des substantifs:
5) le nom est une classe de mots ouverte, le pronom est une classe de
mots fermée. D'après le sens et certaines particularités grammaticales les
pronoms et les déterminatifs pronominaux sont groupés en plusieurs
classes: Les pronoms personnels, possessifs, démonstratifs, relatifs,
interrogatifs, indéfinis. Les déterminatifs pronominaux: possessifs,
démonstratifs, indéfinis, quel interrogatif, quel relatif.
Les pronoms personnels sont caractérisés par les catégories du
genre, du nombre, de la personne, partiellement par celle du cas et par
celle de la détermination/ indétermination.
Les pronoms personnels servent à désigner la personne qui parle,
celle à qui l’on parle et la personne ou 1'objet dont on parle. Les
pronoms je, tu, nous, vous ne sont pas les substituts des substantifs, ils
sont leurs analogues. En francais, à la différence du russe, on distingue
les pronoms personnels conjoints et indépendants. L'emploi des
pronoms conjoints sujets auprès du verbe est obligatoire si le nom
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manque. Le style télégraphique est une exception: Parti hier à deux
heures. S'il arrive que le verbe s'emploie sans pronom, les pronoms
conjoints ne sont pas employés sans verbe. Cela permet de les
considérer comme les mots outils qui marquent les catégories
grammaticales du verbe: la personne, le nombre.
D'autre part, tout en étant une marque forrnelle de la conjugaison
du verbe, ils remplissent les mкmes fonctions syntaxiques que les
noms, c'est-à-dire ils fonctionnent comme des mots indépendants. Ils
servent de sujet, de complément d'objet direct et indirect, d'attribut:
Elle ne te voit pas - Elle me parle - Es-tu content? Je le suis.
Les pronoms personnels indépendants sont presque incompatibles
avec les verbes. On ne peut pas dire en francais: Moi ai parlé. Je
trouve toi. J'ai invité elle. Si l’on introduit dans la proposition le
pronom indépendant, sa fonction syntaxique est précisée par le pronom
conjoint: Moi, je te le dis. - Toi, cela ne te regarde pas. La construction
sans reprise du pronom personnel conjoint n'est possible qu'а la
troisième personne: Lui ne me comprend pas. Les pronoms
indépendants s'emploient auprès du verbe s'il у a une restriction ou une
opposition (Je n'aime que toi. J'aime mieux toi que ton ami); s'ils sont
suivis par les mots même, aussi, seul (moi-тêте, toi seul, eux aussi);
s'ils sont coordonnés à un nom en fonction de sujet (Ma soeur et moi
étions toujours contentes de le voir.)
2. La catégorie du genre.
La catégorie du genre des pronoms personnels a sa spécificité sur
le plan de l'expression et sur le plan du contenu en vertu de leur nature
grammaticale. Du point de vue des marques formelles du genre et de
leur caractère les pronoms personnels sont répartis en trois groupes.
Les pronoms du premier groupe sont ceux dont le genre est
exprimé par les mots indépendants qui les déterminent. On rapporte à
ce groupe les pronoms je, tu, nous, vous, on, les, me, te, se (sauf, me,
te, se dans la fonction de 1'objet indirect). Autrement dit, ces pronoms
prédéterminent le genre des mots indépendants: des adjectifs et des
participes passés. Par exemple: Je suis content que tu sois contente.
Les pronoms de ce groupe incluent deux genres: le féminin et le
masculin: Je suis heureux. — Je suis heureuse. Tu es heureux. — Tu es
heureuse. Nous somtnes heureux. - Nous sommes heureuses. Vous êtes
heureux. - Vous êtes heureuses. Donc, je, tu, nous, vous sont des
pronoms syncrétiques.
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Les pronoms du deuxiиme groupe sont ceux dont 1'appartenance
au genre est marquée non seulement par les adjectifs et les participes
passés, mais aussi par la forme des pronoms: il/elle, ils/elles, le/la,
lui/elle, eux/elles. Le choix de la forme du masculin ou du féminin
dépend du genre des substantifs que ces pronoms remplacent. Mais
cette règle n'est pas toujours observée. Les substantifs qui sont toujours
masculins désignent non seulement les êtres masculins mais aussi les
êtres féminins (docteur, ingénieur, professeur). Ces mots peuvent être
substitués par les formes elle (elles, la): Le docteur a été? - Oui, elle a
vu votre enfant. D'autre part, les noms du féminin peuvent désigner les
personnes du masculin (la sentinelle, la recrue). Ces mots peuvent être
remplacés par les pronoms du masculin:
J'appelle la sentinelle... si avec çа il ne tombe pas raide
(Charrière).
Ces cas s'expliquent par le fait que la référence aux êtres
masculins est plus forte que la rиgle selon laquelle les pronoms
prennent le genre des noms qu'ils substituent.
Le troisième groupe est le moins nombreux. II comprend le
pronom soi, les pronoms d'objet indirect et atones me, te, se, lui, leur,
en, y. Le genre de ces pronoms n'est désigné ni par leur forme, ni par
les adjectifs el les participes passés. Chaque pronom de ce groupe entre
dans la série de pronoms d'une même personne, dans laquelle toutes les
autres formes expriment nettement 1'appartenance au genre: il - le - lui
- en et elle - la - lui - en. Grâce à la présence des pronoms du deuxiиme
groupe dans le contexte, l’information sur le genre des pronoms lui.
leur, en, y, soi est gardée:
Aussitôt, elle se jugea folle et une bouffée de chaleur lui monta
aux tempes (Troyat).
Donc, sur le plan de l'expression, les pronoms du premier et du
deuxième groupes reflètent l'opposition des genres. Les pronoms du
premier groupe expriment le genre à l'aide des moyens syntagmatiques,
ceux du deuxième groupe 1'expriment par l'intermédiaire des moyens
syntagmatiques et synthétiques. Le genre des pronoms du troisième
groupe n'est exprimé par aucun de ces moyens.
Les pronoms personnels ont leurs particularitйs aussi du point de
vue du contenu. Le lien des pronoms avec la réalité extralinguistique se
fait sentir plus fortement à la première et à la deuxième personne qu'à
la troisième. Cela s'explique par le fait que les pronoms je, tu, nous,
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vous désignent toujours les êtres animés, notamment les participants à
l’acte de la parole. Ils sont liés à la notion du sexe biologique. La
proposition Je suis heureux ne peut être prononcée que par un homme.
Ce n'est qu'une femme qui peut dire: Je suis heureuse. Ce phénomène
est propre non seulement aux pronoms de la première et de la
deuxième personne, mais partiellement aussi aux pronoms de la
troisième personne. C'est justement par cela qu'on peut expliquer le
choix de la forme du pronom. Ce choix dépend non pas du genre du
substantif antécédent, mais de la référence réelle du sujet de l’action à
un être masculin ou féminin. Au cas où les pronoms remplacent les
noms de chose ils n'ont aucun lien avec le sexe biologique. Leur genre
correspond à celui du nom antécédent.
Donc, sur le plan du contenu du genre les pronoms, comme les
noms, ont deux sphères: sémantique (c'est-à-dire motivée par
1'appartenance au sexe), asémantique (le genre n'est pas motivé).
Les formes je, tu, nous, vous indiquent les participants à l’acte de
la parole. Les personnes qui sont désignées par ces pronoms se
trouvent dans le champ visuel l'une de l'autre. Autrement dit, la
situation comble le défaut de ces formes qui sont syncrétiques. Les
formes de la troisième personne désignent les objets et les êtres qui se
trouvent hors de la situation de communication. Elles ont besoin d'une
concrétisation plus précise dans l'espace. C'est pourquoi la catégorie du
genre est exprimée dans ce cas non seulement par les mots
déterminants, mais surtout par les formes mêmes.
Du point de vue formel la catégorie du genre des pronoms
personnels peut être déterminée comme 1'opposition de deux groupes
de pronoms: les pronoms dont les déterminants (les adjectifs et les
participes passés) sont au masculin et les pronoms qui exigent la forme
du féminin des déterminants.
Les formes du féminin sont les formes marquées: leur emploi est
plus restreint que celui des formes du masculin. L'extension des formes
du masculin est plus large que celle des formes du feminin. Par
expemple, le pronom il peut se substituer aux noms de personne et aux
noms de chose et servir de pronom impersonnel.
3. La catégorie du nombre.
Dans la classe des pronoms personnels la catégorie du nombre est
liéе à celle de la personne. Les pronoms je, tu cumulent deux notions:
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