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Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 2. Учебное пособие

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☆
toujours а l'acte de la parole: la personne qui parle (= le locuteur) et la personne à qui la parole est adressée (= 1'allocutaire). Si le sujet de la proposition coïncide avec le locuteur ou l'inclut on a la première
personne du singulier ou du pluriel. Si le sujet de la proposition est
identique à 1'allocutaire, on a la deuxième personne du singulier ou du pluriel. La troisième personne marque la personne ou 1'objet dont on parle. La troisième personne est définie d'une manière négative par relation à la première et à la deuxième personne: la troisième personne est ce qui n'est pas la première et la deuxième personne. La troisième personne marque la non-participation à l'acte de la parole.
La catégorie de la personne représentée par trois personnes est propre à toutes les langues: «L'existence d'au moins trois « personnes » est un universel linguistique» (Pottier, 1974).
L'opposition entre la troisième personne et les deux autres personnes est très nette. C'est par le manque d'unicité que la troisième personne s'oppose à celles de la première et de la deuxième personne. Le trait particulier de la première et de la deuxième personne est leur unicité spécifique: le sujet parlant (le locuteur) et l'interlocuteur (1'allocutaire) sont chaque fois uniques. La troisième personne peut représenter une infinité de sujets ou aucun. Cette particularité est propre à toutes les langues (Benveniste, 1966; Исаченко, 1960).
Une autre distinction entre la troisième et les deux premières personnes consiste en ce que la première et la deuxième personne sont
inversibles: le je peut devenir un tu et vice versa; une relation de ce genre n'est pas possible entre l'une de ces deux personnes et la
troisième (Benveniste, 1966).
Puisque la troisième personne est susceptible de renvoyer à n'importe quelle personne ou objet hors de l'allocution, le pronom de la troisième personne (il, elle, ils, elles) peut se rapporter à un substantif désignant un objet animé aussi bien qu'inanimé.
II s'en suit que les pronoms de la troisième personne, contrairement aux deux premières personnes ont deux genres, exactement comme le nom substantif: un masculin et un féminin (il, elle) suivant le genre des substantifs auquels ils se réfèrent.
Le pronom de la troisième personne a encore un trait particulier, c'est qu'il peut ne renvoyer à rien. Dans ce cas la troisième personne sert de
forme impersonnelle: // pleut, il neige, il fait du vent.
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La participation et la non-participation а l'acte de la parole
amènent une double corrélation au sein de la catégorie de la personne, celle de la subjectivité et celle de la personnalité. Sa corrélation de subjectivité est constituée par la première et la deuxième personne. La première personne (moi) est située dans sa personnalité subjective. La deuxième personne (toi) est non-subjective en face de la première personne qui est subjective. La corrélation de personnalité oppose les deux premières personnes à la troisième personne qui est la forme de non-personne. La personne proprement dite n'est propre qu'а deux premières personnes. La forme de la troisième personne ne renvoie pas à une personne parce qu'elle se réfère à un objet placé hors de l'allocution (Benveniste, 1966; Tesnière, 1966). C'est pourquoi la catégorie de la personne est appelée par certains grammairiens «la catégorie de la personne - non-personne».
D'après sa référence à la réalité objective la catégorie de la personne est d'un caractère réflectoire.
3. Le nombre dans la catégorie de la personne.
La catégorie de la personne tout en exprimant la participation et la
non-participation à la parole marque le nombre. Autrement dit, les formes personnelles cumulent les valeurs de la personne et du nombre.
La valeur des formes du pluriel de la personne a sa spécificité. Le pluriel des personnes verbales n'est pas du tout un équivalent du pluriel nominal (continuité nominale): nous marchons - nous ce n'est pas
plusieurs moi, c'est moi plus une ou plusieurs personnes non locutives; vous marchez - vous ce n'est pas plusieurs toi, c'est toi plus une ou
plusieurs autres personnes qui peuvent ne pas être allocutives.
La forme de la deuxième personne du pluriel désigne
l'interlocuteur (1'allocutaire) plus une ou plusieurs autres personnes.
La valeur du pluriel de la troisième personne est de marquer quelques personnes ne participant pas à l’acte de la parole.
4. La forme impersonnelle.
La particularité du pronom il de la forme impersonnelle, comme on l'a déjà remarqué, consiste en ce qu'il ne représente aucun objet et ne renvoie а rien. II se distingue de il personnel par les traits spécifiques: 1) il est impossible de le commuter avec certain nom (Il
pleut / Pierre pleut: qui pleut?); 2) il est impossible de lui faire prendre
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la forme indépendante lui (Il neige - Lui neige, cf: II chante -> lui chante); 3) il est impossible de le faire varier en genre et en nombre
(Moignet, 1974).
Les verbes employés à la forme impersonnelle sont de nature
différente ce qui influence la structure impersonnelle. D'une part ce
sont des verbes (ou des locutions verbales) qui sont impersonnels par leur nature, c'est-à-dire absolument dépourvus de la notion de personne verbale. C'est le cas avant tout des verbes qui marquent les phйnomènes de la nature: Il pleut, il gèle, il fait du vent, les verbes falloir (il faut) et avoir (il у a). D'autre part, il у a des verbes qui s'emploient à la forme personnelle aussi bien qu'а la forme impersonnelle. A la forme impersonnelle ils sont suivis d'un
complйment construit directement: Trois voyageurs sont arrivés. - II est arrivé trois voyageurs. Une pluie fine et monotone tombait depuis
hier. - Depuis hier il tombait une pluie fine et monotone. Au sens
figuré quelques verbes impersonnels dits « météorologiques » peuvent être aussi suivis d'un complément: II pleut de grosses pierres dans son
jardin (France). Cet emplois double donne aux grammairiens le droit de parler de la forme impersonnelle comme d'une forme grammaticale
verbale autonome. Les verbes aptes à être employés à la forme impersonnelle sont assez nombreux. D'une façon générale les verbes intransitifs et même certains verbes transitifs (y compris à la forme pronominale) sont soumis à la forme impersonnelle. La forme
impersonnelle est surtout typique pour les verbes venir, arriver, rester, tomber, passer, manquer, se faire, dire, s'écouler, sentir et d'autres:
II est bon de parler et meilleur de se taire (La Fontaine).
II ne me souvient de m'être еппиуé un jour avec toi (Maurois).
II sent le brûlé dans la cuisine (Littré).
5. L 'emploi des formes personnelles et de la forme
impersonnelle.
II existe une différence entre l'emploi des formes personnelles dans les styles différents de la langue écrite et orale. E. Benveniste et
d'autres grammairiens (Benveniste, 1966; Dubois, 1967) distinguent
deux plans d'énonciation: le discours et le récit historique. Le récit historique est défini comme une énonciation qui exclut toute intervention du locuteur dans le récit. D'habitude le récit présente des faits appartenant au passé. Le discours dans sa plus large extension, est
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une énonciation qui suppose un locuteur et un allocutaire (auditeur). Le discours représente des formes assez variées: dialogues, correspondances, théâtre et d'autres genres où le locuteur s'adresse à quelqu'un. L'emploi des personnes est lié à celui des formes
temporelles verbales. Dans le discours on emploie librement les trois
personnes; dans le récit historique on a recours surtout aux formes de la troisième personne (= la non-personne). Le temps du récit est le passé simple, celui du discours est le passé composé. Puisque le récit historique est caractérisé par l'emploi de la troisième personne et par celui du passé simple, on peut lire dans les grammaires normatives que le passé simple est employé surtout à la troisième personne.
II existe certaines distinctions sémantiques et syntaxiques entre les
formes personnelles et la forme impersonnelle ce qui ne permet pas de considérer leur réversibilité comme une opération mécanique. II у a des facteurs qui exercent une influence directe sur le choix des structures avec la forme personnelle ou impersonnelle. Par exemple,
s'il s'agit d'un être animé c'est la forme personnelle qui est préférée. D'autre part, la construction impersonnelle devient préférable pour les verbes qui s'auxilient avec être et particulièrement favorisée lorsque le verbe est à un temps composé: II est arrivé des voyageurs. L'emploi de l'une des deux constructions dépend en grande mesure du degré de la détermination du substantif employé auprès du verbe. Par exemple, d'après A. Eskénazi, II est vemi les personnes que vous attendiez est
moins probable que les personnes que vous attendiez sont venues, tandis que il est venu des gens a plus de chances d'existence que des
gens sont venus (Eskénazi, 1968). On estime aussi qu'on pourrait considérer comme réversibles les structures un accident s'est produit
sous ma fenêtre / il s'est produit un accident sous ma fenêtre, alors qu'on choisit: l'accident s'est produit sous ma fenêtre, deux voitures sont arrivées en collision ce matin (Vassiliéva, Pitskova, 1979).
ATTENTION! RÉVISION 6
1. Le verbe.
2. La catégorie grammaticale de la personne du verbe.
3. La valeur des formes du pluriel de la personne.
4. Les verbes employés а la forme impersonnelle.
5. Les distinctions sémantiques et syntaxiques entre les formes
personnelles et la forme impersonnelle.
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ТЕМА 7. LA CATEGORIE DU MODE
1. Le mode et la modalité.
2. L'impératif.
3. Le subjonctif.
4. L'indicatif et le conditionnel.
1. Le mode et la modalité.
Le problème du mode est très étroitement lié à une notion plus large, celle de la modalité. La modalité est caractérisée comme le rapport de l'énonciation (de son noyau prédicatif ou d'une autre partie) à la réalité du point de vue du sujet parlant. Comme le rapport à la réalité est exprimé dans chaque énonciation, la modalité fait partie intégrante de chaque proposition. Elle sert d'indice de la prédicativité. La modalité peut être exprimée par des moyens grammaticaux et
lexicaux, aussi bien que par l'intonation. Les moyens grammaticaux reviennent d'habitude aux formes verbales. Les moyens lexicaux sont
représentés pour la plupart des cas par le sens lexical des verbes et des adverbes. Dans leur majorité ce sont les verbes et les adverbes modaux. Les sens modaux sont multiples: réalité, irréalité, éventualité, doute, désir, hypothèse, commandement, prière, résignation, conseil, incertitude, affirmation etc. La modalité peut être exprimée par des
formes verbales, c'est-à-dire morphologiquement. La modalité exprimée par des formes verbales morphologiques s'appelle mode. II
est évident qu'il у a plus de modalités que de modes. Donc le mode est une catégorie grammaticale dans le système verbal qui sert à exprimer le rapport de l’action à la réalité objective du point de vue du locuteur (le sujet parlant) ou du protagoniste (le sujet de l’action).
La quantité de modes en francais varie d'un auteur à l'autre.
Certains grammairiens distinguent six modes: infinitif, participe, indicatif, conditionnel, subjonctif, impératif (Van Daele, 1933). D'autres en comptent cinq: indicatif, subjonctif, imperatif, infinitif, participe (Wagner, Pinchon, 1968). II у a ceux qui ne reconnaissent aucun mode au francais moderne (Степанов, 1965; Guillaume, 1970). La grammaire traditionnelle distingue quatre modes: impératif, subjonctif, indicatif, conditionnel (Grevisse, 1964, О.И. Богомолова,
1948). La plupart des grammairiens contemporains distinguent deux ou trois modes: indicatif/ subjonctif, indicatif / subjonctif / imperatif.
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Dans le dernier cas le conditionnel est considéré comme une forme
temporelle de l'indicatif (futur hypothétique). (Damourette et Pichon,
1970; Togeby, 1965).
Cette diversité d'opinions s'explique par la différence des positions linguistiques des auteurs, par une définition différente du mode.
D'après la définition du mode donnée ci-dessus l'infinitif et le participe ne peuvent pas être considérés comme des formes du mode: ils
n'expriment par eux-mêmes aucune modalité de l’action, ils prennent la valeur modale des verbes de la phrase (Il croit être heureux = II croit qu'il
est heureux; Remaniée (= si elle était remaniée), cette copie serait
passable). La catégorie du mode n'est liéе qu'aux formes personnelles. Hors des formes personnelles il n'y a pas de catégorie du mode.
2. L 'impératif.
On peut mettre en doute l'autonomie de l'impératif francais: l'impératif emprunte ses formes à l'indicatif ou au subjonctif. Les grammairiens qui considèrent l'impératif comme une forme du mode citent deux verbes qui ont des formes particulières à l'impératif
distinctes de l'indicatif, aussi bien que du subjonctif: vouloir et savoir.
vouloir
indicatif subjonctif imperatif
2e pers. sing, veux veuilles veuille(s)
1re pers. plur. voulons voulions -
2e pers. plur. voulez vouliez veuillez
savoir
2e pers. sing, sais saches sache(s)
1re pers. plur. savons sachions sachons
2e pers. plur. savez sachiez sachez
La deuxième raison qui permet aux grammairiens de dégager l'impératif comme une forme indépendante du mode est l'absence des pronoms conjoints sujets. De plus on у ajoute la place des pronoms conjoints d'objet direct et indirect à la forme affirmative de l'impératif.
II у a plus de raisons de considérer l'impératif non pas comme un mode, mais comme une construction syntaxique d'un type à part. Les
arguments en sont les suivants:
- A côté des formes de l'impératif du verbe vouloir veuille(s),
veuillez il en existe d'autres: veux, voulons, voulez qui coïncident avec
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l'indicatif (Ne m'en voulez pas!) L'impératif veuille (2e pers. sing.) coïncide avec le subjonctif.
- Le seul verbe qui puisse servir de preuve décisive de
l’indépendance de l'impératif est le verbe savoir. Mais dans ce cas encore K. Togeby propose une autre interprétation possible: la différence entre sachions et sachons, entre sachiez et sachez pourrait être de nature graphique, introduite par des grammairiens visant à distinguer les deux formes pour des raisons sémantiques; on peut appuyer cette théorie en renvoyant en partie à l'histoire de la langue (la forme originelle du subjonctif est sachons); en partie à la phonétique (un i est souvent assimilé par un ch précédent: pêcher en face de pommier) (Togeby, 1965). Puisqu'il n'y a que deux formes - sachons (très peu usité) et sachez - dont la provenance est due à la graphie ou à la phonétique, on peut les négliger
en tant que formes particulières de l'impératif.
- Le sens de l'appel à faction qui est attribué à l'impératif peut être
exprimé aussi par l'infinitif (Partir! Attendre cinq minutes!), par le futur simple (Tu tâcheras d'être poli), par le conditional (Elle commande au conditionnel: «Toussaint, tu devrais changer de chaussettes» (Bazin), par le substantif (Feu!), par le subjoncitf dans les propositions indépendantes (Qu'il parte!), par l'interjection (Baste!), par la proposition sans verbe (Et maintenant à la plage! (Salacrou).
- L'absence de pronoms conjoints sujet ne peut pas non plus
servir de marques formelles de l'impératif. Les pronoms manquent aussi à l'indicatif si le sujet est exprimé par d'autres parties du discours (Désirer ne veut pas dire réaliser) ou si la forme verbale indique assez
nettement la personne et le nombre (Басманова, 1977; - Croyez pas que pourrions descendre (Saint-Exupéry). Quant à Marcel, ... point
n'ai l'intention de l’abîmer (Bazin).
- La postposition des pronoms personnels conjoints d'objet ne
peut pas être prise non plus pour une marque formelle de l'impératif,
sinon il faudrait inclure les pronoms d'objet conjoints dans la conjugaison verbale. Ce phénomène sert plutôt d'indice formel des propositions impératives.
- Le sens de l'impératif (= l'appel à faction) a sa spécificité en
comparaison avec celui des autres formes du mode. L'académicien V.V. Vinogradov a souligné la position exceptionnelle de l'impératif dans le système verbal russe ce qui est vrai aussi pour l'impératif français. L'impératif sert à désigner les intentions émotionnelles et
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volitives du sujet parlant, c'est pourquoi l'impératif n'existe pas sans intonation. Par sa nature l'impératif se trouve à la périphérie du système verbal et se rapproche des interjections.
Du point de vue fonctionnel l'impératif n'exprime pas le procès proprement dit, mais l'appel à l’action, l'ordre, l'interdiction, la volonté ce qui n'est pas identique à l’action même.
Etant donné que l'impératif n'a ni contenu spécifique, ni forme spéciale, il faut le considérer comme une construction syntaxique d'un type à part. Puisque l'appel à l’action peut être exprimé non seulement par l'impératif, mais aussi par d'autres moyens (l'infinitif, le futur simple, le conditionnel, le substantif, l'interjection) il у a plus de raisons de parler des propositions impératives que du mode impératif.
3. Le subjonctif.
La nature grammaticale du subjonctif est un problème litigieux de
la grammaire francaise.
La première question qui se pose est la suivante: у a-t-il des formes spéciales qui ne sont propres qu'au subjonctif? Selon certains grammairiens (Doppagne, 1966), le français ne dispose plus de formes originales strictement réservées à ce mode: 1'imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif ont disparu de la langue, le présent du subjonctif coïncide avec le présent de l'indicatif ou 1'imparfait de l'indicatif. Aussi A. Doppagne appelle-t-il le subjonctif « mode malade »: il n'y a que neuf verbes irréguliers (avoir, être, alter, faire, falloir, pouvoir, savoir, valoir, vouloir) qui ont une forme spéciale du subjonctif. L'auteur conclut que c'est vraiment très peu de choses; quant à l'élément que qui accompagne le subjonctif il fait
partie du contexte et non du verbe.
Ces raisonnements sont discutables. II у a des raisons qui permettent de contester les arguments d'A. Doppagne:
- La forme particulière du subjonctif de neuf verbes irréguliers
qui sont les plus employés témoigne du fait que te subjonctif garde ses positions dans la langue. II у a des corrélatifs qui ne gouvernent que le subjonctif (les verbes de volonté et de sentiment, les conjonctions sans que, à condition que et d'autres - la subordination acritique). La coïncidence de la forme de l'indicatif avec celle du subjonctif ne témoignent pas encore de la décadence du subjoncitf. La preuve en est la substitution d'une forme coïncidente par la même forme d'un de ces
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verbes qui gardent toujours les marques du subjoncitf: II veut que je
raconte toute la vérité - II veut que je sache toute la vérité.
- Le passé du subjonctif - une forme vivanle - est formé à l'aide
des verbes avoir et être qui tous les deux ont une forme particulière au présent du subjonctif.
- L'élément que accompagne toujours le subjoncitf. Le subjonctif
ne se rencontre dans le français moderne qu'avec que, employé seul ou, comme élément d'une conjonction composée. Le subjoncitf sans que n'est conservé que dans les tournures archaïques (Sauve qui peut.
Vaille que vaille. Dût-il. Fût-il et autres) et dans les propositions relatives. L. Poulet souligne que le subjoncitf est presque inséparable
de que et qu'il a en général besoin d'une béquille, d'un que (Poulet,
1937). Si la subordonnée introduite par que précède la principale c'est
le subjonctif qui s'impose. (Comparez: C'est certain qu'il est venu. ­Qu'il soit venu, c'est certain.) Si dans la phrase à valeur conditionnelle on change le second si en que, on emploie le subjonctif après ce que: Si
vous étiez un medecin et si un malade venait vous montrer sa plaie, vous le panseriez par humanité. = Si vous étiez un médecin et qu'un malade vienne vous montrer sa plaie, vous le panseriez par humanité.
Dans les propositions simples que n'est qu'un élément constitutif
du subjoncitf, en d'autres cas il cumule deux fonctions: tout en servant de marque formelle du subjonctif il remplit la fonction de conjonction.
- II у a d'autres faits qui témoignent de la vitalité du subjonctif.
M. Cohen fait remarquer que même chez des enfants peu avancés le subjonctif est acquis au début de la cinquième année. Les fautes de la conjugaison des verbes au subjonctif confirme sa vitalité (que j'ave
d'après nous avons, avoir; que je prende d'après prendre; que j'alle d'après nous allons, aller; que je save d'après nous savons, savoir
(Cohen, 1965).
- Dans certains cas l'indicatif cède ses positions au subjonctif, par
exemple, après la conjonction après que où le subjonctif gagne du
terrain (Cohen, 1965).
Ainsi, il у a toutes les raisons d'affirmer que le subjonctif reste en
français une forme vivante.
La deuxième question concernant le subjonctif c'est sa valeur grammaticale. II existe un grand nombre d'ouvrages et de théories sur la valeur du subjoncitf. Dans plusieurs ouvrages consacrés au subjonctif on trouve des analyses détaillées des théories existantes sur
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le subjonctif suivies d'une riche bibliographic (Cohen, 1965; Tanase, 1943; Moignet, 1957; Poerk, 1950; Cohen, 1965, Boysen, 1971 et
d'autres). Mais jusqu'à présent l'opinion des linguistes sur le subjonctif
le mode le plus fascinant qui soit? (Nordhal, 1970) n'est pas unanime.
On répartit toutes les théories du subjonctif en deux groupes principaux. D'après le premier groupe le subjonctif est une forme modale. Selon l'autre, le subjonctif n'a aucune modalité. La divergence des opinions s'explique par la différence des points de départ dans l'analyse grammaticale. Chaque théorie met en relief les traits caractéristiques du subjonctif.
Les représentants du premier point de vue partent le plus souvent de l'entourage contextuel, dans ce cas la modalité de toute renonciation est attribuée au subjonctif.
Les théories d'amodalité du subjonctif sont fondées dans leur majorité sur des critères structuraux ou syntaxiques.
Plusieurs théories sont liées à l'idée de l'actualisation du procès (indicatif) ou de son interprétation (subjonctif). Parmi les théories du subjonctif il у a celles qui attirent une attention particulière.
Puisque le subjonctif a des marques formelles bien dessinées (la
triade: que je sache), qui le distinguent de toutes les autres formes verbales, il doit avoir sa fonction grammaticale dans la langue.
Le subjonctif se manifeste comme une forme verbale de subordination fonctionnelle. Autrement, il serait impossible d'expliquer
la différence du contenu des phrases avec un subjonctif et un indicatif après les mêmes structures régissantes: 1) Je ne dis pas qu'il soit
malade = Je ne dis pas qu'il est malade. Je ne dis pas qu'il soit malade
= J'hésite à affirmer le fait de sa maladie. 2) La pensée qu'il vienne me rassure = La pensée qu'il viendra me rassure. La pensée qu'il vienne me rassure = La pensée de sa venue possible me rassure = Il est possible qu'il vienne, et cela me rassure. La pensée qu'il viendra me rassure. = Il viendra, et cette pensée me rassure.
D'autre part, il у a des cas où cette différence ne se fait pas sentir. Par exemple, les phrases avec les subordonnées introduites par les conjonctions après que et bien que (quoique).
Les facteurs qui permettent de considérer le subjonctif comme une
forme verbale de subordination fonctionnelle sont nombreux:
- Dans la langue contemporaine le subjonctif est employé surtout
dans les propositions subordonnées oщ il réalise sa fonction primaire,
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