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Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 2. Учебное пособие

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dans les romans, nouvelles et pièces de théâtre des mots familiers et populaires, n’oubliant pas de reproduire également certaines particularités de grammaire propres à la langue parlée. Par exemple (tirés du roman de H.Bazin, Lève-toi et marche) :
- Mots familiers et populaires : Tu m’as assez tarabusté (дони-
мать), n’est-ce pas ? C’est un type. Pas si mauvais bougre qu’il en a l’air …
- Métaphores de la langue parlée : Mais quelle pie (трещотка)!
Elle ignorait le « sois belle » et fais-toi. Je suis assez fauchée (я на мели) en ce moment…
- Abréviation : …tu m’est sympa.
- Réduplication : Catherine est revenu à son dada : le cinéma.
- Locution familière : antiphrase etc.
L’abondance des éléments de la langue parlée dans les œuvres des écrivains modernes est un des traits caractéristiques de la littérature de nos jours. L’expression littéraire est non seulement intellectuelle mais affective aussi, l’emploi des mots au figuré prend une très grande importance. Dans la langue des écrivains les tropes deviennent un des
moyens efficaces de peindre des tableaux de la vie et faire les portraits
des personnages. Les tropes aident à faire mieux voir les choses représentées, à les apprécier, traduisent aussi les sentiments de l’auteur font voir les choses sous un jour favorable ou défavorable. Le véritable littérateur résiste à la tyrannie de l’usage, renouvelles, brise les clichés. L’originalité du style est un des critériums de sa valeur.
Résumons : La langue des belles lettres est dynamique. La littérature existe sous forme de plusieurs genres : poésie, prose, ode, pièce de théâtre, sous formes des styles individuelle (doit être analysé
dans le contexte historique).
Le style littéraire a ses particularités à lui :
1. Fonctions esthétique
2. Rôle particulier des faits de langue comme matière servant
à crier des images et tableaux de la vie.
3. Réunion éventuelle des éléments de tous les styles de langue.
4. Emploi plus ou moins fréquent de tropes
5. Qualités de style individuelles.
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ATTENTION! RÉVISION 1.
1. Ľobjet ďétude de la stylistique.
2. Français familier.
3. Français populaire.
4. Argot.
5. Styles officiel (a. langage de l’administration et b. des
affaires).
6. Style scientifique.
7. Style de la presse.
8. Style des Belles lettres.
ТЕМА 2. TROPES
1. Généralités.
2. Comparaison imagée.
3. Métaphore.
4. Personnification et l’allégorie.
5. Métonymie, synecdoque, l’antonomase.
6. Périphrase.
7. Ironie.
1. Généralités.
Le mot trope, il rattache à racine d’un verbe grec qui signifie « tourner ». Le terme grec de trope signifie « ce que tourne », ce qui change de sens », c’est-à-dire aussi bien de direction que de signification. On retrouve cette même racine dans un assez grand nombre de mots français : le tropique est la ligne parallèle à l’équateur où l’inclinaison du soleil s’inverse au moment du solstice ; l’héliotrope est une fleur qui, mot à mot « se tourne vers le soleil » (le terme équivalent de tournesol « fondé sur des racines latines) etc. C’est pourquoi ce terme a été utilisé, depuis l’Antiquité, pour désigner les figures qui semblent faire qu’un mot change de sens.
Les rhétoriciens français des XVIIIe et XIXe siècles n’ont pas contredit à cette idée.
Le mot aide à comprendre et à généraliser les rapports multiples et variée entre les objets et les phénomènes de la réalité. Très souvent,
ayant saisi un rapport ou une ressemblance entre deux choses, on use
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du mot désignant l’un de ces objets pour dénommer l’autre. Il y a alors une transposition du sens, le mot est pris du sens figuré (ou au figuré). La transposition du sens est une des sources d’enrichissement du vocabulaire d’une langue.
La stylistique s’intéresse aux tropes, c’est-à-dire aux mots et
expressions employés dans un sens figuré senti comme tel par les usagers.
Tous les styles du français moderne (sauf le style officiel) ont
recours aux tropes.
On constate que la langue parlée affectionne les tropes stables de caractère affectif, que les journalistes emploient des tropes traditionnels et individuels, à valeur d’appréciation accentué. Dans un exposé scientifique les tropes ne sont qu’un moyen auxiliaire. Les tropes inédits, résultant d’une vision individuelle du monde et moyen efficace de sa représentation, sont l’apanage (удел) de la littérature d’imagination, prose et poésie.
On distingue plusieurs espèces de tropes selon à la nature des rapports qu’ils établissent entre les réalités.
(Trope porte sur le mot, la figure sur le groupe de mots).
2. Comparaison imagée.
Quand on dit « Il est fort comme son père », c’est une comparaison exacte, constatation d’un fait. Mais si l’on dit « Il est fort comme un bœuf », c’est une comparaison imagée (образное).
Ce procédé consiste à comparer un objet à un autre pour le représenter d’une manière spectaculaire ou pour en mettre en lumière quelque trait important. La comparaison imagée est souvent
hyperbolique : l’exagération sert à souligner la qualité qui semble importante. Ex :…un brouillard flottait comme une écharpe sur les sinuosités de la Touques (Flaubert, Un cœur single).
La chose que l’on compare à une autre et celle-ci laquelle on la compare étant nommées toutes les deux, la comparaison est toujours une expression à deux termes.
Au fond, il n’y a pas de transposition du sens la valeur de chacun des termes d’une comparaison n’étant pas affectée. Mais la comparaison est, ainsi que la métaphore ou la métonymie, un moyen d’expression imagée.
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Une comparaison imagée établit un rapport de similitude (подо- бие, сходство).
- entre d’inanimées : …trois ou quatre vieux chênes faisant
touffe ensemble comme d’énormes choux-fleurs… (V. Hugo, Notre- Dame de Paris).
- entre des êtres animés : Le snob royal, loin d’être mort vient
s’écraser le nez sur les photos-couleurs des Altesses comme l’affamé
(голодный) à la devanture (витрина) des grands restaurants.
- entre des êtres vivants et des choses inanimés : Comme le vin
mal traité, il tournait à l’aigre.
- entre l’abstrait et le concret : Où est le commencement de nos
actes ? Notre destin quand nous voulons l’isoler, ressemble à ces plantes qu’il est impossible d’arracher avec toutes les racines. La
comparaison imagée est toujours un moyen de mise en relief ; mais c’est tantôt le côté affectif qui prévaut.
Ex. 1. Les traits de son visage, impassible (невозмутимый) autant qui celui de Talleyrand, paraissaient avoir été coulés en bronze
(H. de Balzac, Gobseck) – la comparaison établit logiquement un rapport de similitude et le trait, sans l’apprécier.
2. Moi, je t’aime comme une folle (M. Pagnol, Marins) – la
comparaison, moins logique, a une valeur affective accentuée.
La comparaison peut être construite de différentes manières. Le plus souvent les termes d’une comparaison sont réunis :
- par la conjonction comme ;
- par le pronom tel, l’adjectif pareil, etc : Il rougit est se jugea
ridicule, tel un cancre appelé devant le tableau.
- par les verbes paraître, ressembler à, sembler, avoir l’air de, et
autres.
On note aussi la comparaison indirecte formé à l’aide des verbes
comparer, dire et autres au conditionnel: Pour le reste, on diront d’un thermomètre, elle est haute et droite, toute en fenêtres pour prendre le jour.
Le nombre et la nature des comparaisons imagés changent d’un style à l’autre. Inadmissible dans le style officiel elles sont nombreuses dans la langue parlée, mais se sont là, le plus souvent, les expressions consacrées par l’usage. Le langage de la politique et du journalisme fournit des exemples de comparaisons imagées toutes fraîches et suggestives. Elles sont nombreuses et variées dans la littérature (prose et poésie).
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3. Métaphore. Le terme « métaphore » appartient à l’origine du
vocabulaire technique de la rhétorique et désigne une « figure de
signification » par laquelle un mot se trouve recevoir dans une phrase un sens différent de celui qu’il possède dans l’usage courant. On remarque que, dans ce vocabulaire riche en mots rares et comme des
spécialistes métaphore est l’un des seuls qui aient vu leur extension se développer dans des proportions considérables.
« Métaphore » vient du grec métaphore qui signifie « transport » au sens matériel comme au sens abstrait. Aristote écrit : « La métaphore est le transport à une chose d’un nom qui en désigne une autre, transport ou du genre à l’espèce, ou de l’espèce au genre ou de l’espèce à l’espèce, ou d’après le rapport d’analogie ».
On distingue deux types possibles de métaphores, dans le plus classique, le terme évoqué n’est pas présent dans la phrase ; et c’est à l’auditeur ou au lecteur dele reconstruire.
La métaphore qui lie grammaticalement deux termes en sorte quelle (ou suggère) leur identité ils sont tous les deux présents présents
et explicites, ce qui entraîne assez souvent un effet de surprise et risque même de demeurer incompréhensible.
La forme grammaticale de métaphore la plus commune est le verbe être, qui détermine une relation d’équivalence, on pourrait dire que celui nous apparaît alors, c’est un être-comme. Ainsi l’homme est
un loup pour l’homme, ou Richard est un ours mal léché. Le verbe être, de toute évidence ne peut dans ce cas avoir sa valeur usuelle
d’identification, au contraire, nous entendons clairement que l’homme n’est pas un loup ni Richard un ours, mais qu’ils « sont comme ». « La nature est temple où de vivants piliers… »
Fréquentes également, l’opposition, soit directe, soit introduite par démonstratif, ou la qualificatif introduite par une préposition (souvent à, qui établit une relation moins strictement définie que les autres prépositions et laisse ainsi le champ d’expression largement ouvert – préposition favorite de Saint-John Perse, sans doute pour cette raison) :
L’ennui, cet aigle aux yeux crevés.
Mais courante est la détermination, soit par des adjectifs, soit par
des noms : Déjà la nuit en son parc amassait un grand troupeau d’étoiles vagabondes. On rencontre enfin des expressions qui apparient
(соединять) des sujets à des verbes sur prenants неожиданный), ou des verbes à des compléments incongrus (несообразный). Ainsi la
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porte de l’hôtel sourit terriblement où la chaîne des significations absents peut comprendre, par un trajet plus ou moins inconscient.
La musique souvent me prend comme une mer !
« La comparaison comporte trois éléments :
- le comparé : c’est ici la musique (qui sera comparée à la mer) ;
- le mot de comparaison : comme ;
- le comparant : c’est ici la mer (à quoi est comparée la
musique).
comparécomparant
mot de comparaison ».
La métaphore naît de la comparaison. Dans la métaphore, la chose qu’on compare à une autre est nommé par un mot désignant au propre la chose à laquelle la première est comparée. Rapprochant deux objets ou phénomènes ayant quelque trait commun, elle met ce trait en relief. Contrairement à la comparaison imagée où les deux termes de la comparaison sont toujours nommés, la métaphore est une expression figurée soit à deux, soit à un terme : Ex :
1. Le romain est un miroir…
2. Le navire errant charrue.
3. Le flot, mystérieux sillon.
4. … avec l’âge nous ne faisons que change de hochets.
Dans la métaphore à un élément (ex. 3) le rapprochement des deux notions est plus intime. Dans la métaphore à deux éléments, les deux notions rapprochées sont nommées ; ainsi la comparaison est plus manifeste et la fusion des notions n’est plus si complète. Ainsi, dans une métaphore, deux sens se réunissent : le sens figuré (qui ressort du
contexte) se superpose au sens propre du mot.
La transposition du sens par le procédé de la métaphore est un fait très fréquent. Noms, adjectifs, verbes se prêtent à l’emploi métaphorique.
- Nom-sujet : Au dehors la neige s’était remise à tomber fine et
légère. Des papillons incertains voltigeaient derrière les vitres.
- Nom-attribut : Toute âme est un cratère et tout peuple un
volcan.
- Nom-complément direct : Bill Pew est l’homme à tout faire des
riches […] ayant en lui un fort ressort toujours tendu : l’âpre besoin
du gain.
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- Nom-complément de nom : …quelle âme de feu !
- Nom en apposition : Un silence ému tombe sur la salle où l’on
n’entend plus que le grattement appliqué rapide ou lent, des plumes,
souris rongeant le papier.
- Adjectif-épithète : les torches de résine passaient sur la neige
de grandes traces sanglantes.
- Adjectifs-attribut : …la communication entre eux et lui avoir
été prompte, électrique.
- Verbe-prédicat : Biffons la classe fainéante.
- Locution adverbiale – complément circonstanciel : Celui-ci
n’est pas né à genoux.
La métaphore peut assimiler :
- des objets à d’autres objets du monde matériel : Pendant des
heures, certain traversa des champs de coton où, émergeant d’une mousse blanche, travaillaient des nègres.
- des êtres animés à d’autres êtres vivants ;
- des êtres vivants à des choses inanimées : Un meuble
à tiroirs… Voilà comment tu es !
- des choses inanimées à des êtres vivants : La montre grignotait
quelque chose, avec de petites dents de rat.
- des phénomènes d’ordre social et moral, des notions abstraites
aux choses matérielles : …l’égoïsme est le poison de l’amitié.
Le rapport entre les choses établi par une métaphore peut être plus ou moins direct, immédiats, plus concret ou plus abstrait, comparer l’emploi métaphorique du mot « cuve » dans les deux exemples qui
suivent : La plaine, à nos pieds, se livrait au soleil. Ainsi demeurions – nous l’un près de l’autre au bord de cette cuve (отстойник) immense où la vendage (сбор винограда) future fermentait dans le sommeil des
feuilles bleuies (синеть) ».
Le rapport entre une plaines cœucrte de vignobles et une cuve pour la fermentation est concret et facile à saisir.
« Ils [ces hommes] sont rares et clairsemés dans cette cuve en fermentation… »
Le rapport entre une cuve et Paris, cette grande-ville où « fermentent » les idées et les passions, est moins immédiat et plus
abstrait.
Il y a des métaphores de caractère logique : Telle la métaphore suivie : … un roman est un miroir, qui se promène sur une grande
route.
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Il y a des métaphores de caractère plutôt affectif.
Généralement, dans une métaphore, des nuances expressives,
appréciatives et affectives s’associent à l’élément logique.
Dans le vers de Louis Aragon. J’écris dans un pays dévasté par la
peste, il y a une métaphore « la peste » (signifie à la propre « maladie épidémique qui cause une grande mortalité » ; au figuré, «chose pernicieuse (вредный)» « fléau » (бедствия) est pris dans un sens figuré plus concret : la peste, c’est l’occupation allemande, qui à cause à la France des maux infinis.
Aussi, Aragon emploie ce mot avec un autre sens métaphorique, la
guerre : Les Capitaines d’aventures. Espèrent des pestes futures.
Les deux métaphores ont une valeur d’appréciation, elles expriment la dénigration (очернение); ce sont des métaphores dépréciatives (уни­чижительный), des métaphores dénigrantes. Il y a aussi des métaphores laudatives (хваленый) qui expriment l’approbation. P.ex., V. Hugo parle, métaphoriquement du peuple français qui lutte pour les droits de l’nommé ; ce grande forgeron (кузнец) du droit universel.
On trouve la métaphore dans tous les styles de la langue le style officiel excepté.
La langue parlée recourt aux métaphores à valeur expressive appréciative et affective, à images plus ou moins constantes : – Mais
c’est une perle, une pour les orateurs et les pubs vraie perle, cette
enfant ! Li cistes la métaphore est une ressource stylistique qui rend le discours plus expressif.
Pour mettre un problème à la portée de tout le monde l’auteur d’un ouvrage scientifique peur y recourir. Les métaphores sont privés d’affectivité ; le côté logique privant.
L’image crée par une métaphore enrichit nos idées sur un objet ou un phénomène, aide à le mieux comprendre. La métaphore peut avoir une valeur de cognition (познавательный) et d’appréciation (оценка). Dans la prose littéraire et la poésie la métaphore a, de plus, une valeur esthétique. La création d’une œuvre d’art est un acte spécifique : la réalité y est représentée à travers des images. Dans l’art littéraire, la métaphore est un moyen efficace qui aide à connaître et apprécier la réalité.
Dans la littérature les fonctions stylistiques de la métaphore sont les plus variées. Elle aide :
- à représenter les êtres et les choses de manières spectaculaire ;
- à faire le portrait moral, à montrer l’état d’âme des
personnages ;
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- à expliquer des faits de la vie sociale,
- à exposer d’une manière probante des idées touchant art,
philosophie, vie sociale, etc.
4. La personnification et l’allégorie.
La personnification est une variété de la métaphore. Ce trope
consiste à attribuer à une chose inanimée les caractères des êtres animés. On attribue des qualités, des actions, des émotions qui ne sont propres qu’à un être vivant, aux objets, aux phénomènes de la nature,
aux sentiments humains, aux notions abstraites, etc.
Quand on prête à un objet, pour une seule fois, un des caractères des êtres amés, la personnification n’est que partielle. P.ex., Le vent
qui gémit, le rousseau qui soupire. …elle fermait les yeux au souffle de la terre endormie herbeuse et mouillée.
Mais souvent la personnification est prolongée : Paris est né, comme on sait dans cette vielle île de la Cité qui a la forme d’un berceau…. L’Angleterre a été le berceau du sport. La boxe ; le tennis,
le football, le golf sont tous des enfants anglais. Avec le temps, ils se sont émancipés, ils ont voyagé.
Rare dans un exposé scientifique, plus fréquent dans les journaux et les ouvrages des publicistes, ce trope est le plus souvent employé dans la prose d’art et poésie.
Dans les œuvres scientifiques, surtout dans les articles destinés à vulgariser les sciences la personnification aide à exposer la matière de façon concrète. Dans les écrits et les discours politiques la personnification est un moyen de présenter un fait social sous une forme imagée, concrète et expressive.
Pour un écrivain, pour un poète la personnification est un trope
riche en ressources stylistiques.
On personnifie souvent les qualités et les sentiments de l’homme : …la vanité de Mathilde était furieuse contre eux.
La personnification est aussi employée comme moyen de présenter un fait social ou politique sous une forme imagée. P.ex., Quel
est le père du privilège ? le hasard. Et quel est son fils ? l’abus.
La personnification est surtout fréquente dans certains genres de la poésie. Lamartine :
Du zéphyr l’amoureuse haleine
Soulève encore les longs cheveux…
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L’allégorie. Le terme est la transcription d’un mot grec qui correspondait par son étymologie, à l’idée de « parler autrement », mais désignait déjà chez les rhétoriciens une figure qui permet de
parler par images. Cette figure est assez proche de la personnification pour que ces deux termes soient parfois, dans le langage courant, considérés comme des quasi-synonymes.
En effet, la plupart du temps, l’allégorie repose sur une
personnification, c’est-à-dire que, comme la personnification, elle suppose une métaphore ayant pour comparant un être animé. Ainsi l’allégorie de la mort et elle souvent une femme en train de faucher, comme dans le poème Mars de V. Hugo :
Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
Elle allait à grands pas, moissonnant et fauchant,
Noir squelette laissant passer le crépuscule…
En fait, ce n’est pas la nature du comparant qui distingue la personnification de l’allégorie (dans les deux figures, le comparant est un être vivant), mais celle du comparé. Il faut en effet, pour qu’il y ait allégorie, que le comparé (ce que l’allégorie représente). Soit une notion abstraite. La mort, la fortune, la charité ont donné lieu au cours des siècles à d’innombrables allégories, d’ailleurs plus souvent picturales que littéraires.
L’allégorie représente en effet une idée générale totalement abstraite – et cette représentation, qui n’est liée à aucune contrainte de
réalité, est donnée une foi pour toutes.
Au contraire de la personnification parfois peu imagée, l’allégorie se caractérise généralement par un côté éminemment plastique. L’image que produit l’allégorie est donc souvent essentielle. Les traits concrets et précis qui marquent cette image et qui la définissent servent à illustrer certains aspects de l’idée ceux-là même qu’on désire souligner. La concrétisation de ces aspects en permettant au discours d’échapper à une formulation de traite, les rend immédiatement sensibles, palpables, et d’autant plus frappants.
Personnification et allégories sont donc deux figures qui, bien qu’elles puissent sous un certain angle être considérées comme des formes extrêmes de la métaphore ; s’affranchissent dans la pratique de cette parenté pour devenir autonomes.
La personnification procède d’un déplacement dans l’ordre du réel. Ce déplacement autorise un changement de registre (du champ de
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