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ivanov666
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Файл:Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 1. Учебное пособие
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le mot chat dans des dénominations métaphoriques de quelques plantes,
animaux, personnes, choses, qualités (vivacités, hypocrisie, etc.). Cet animal
possède une série de noms : chat, minet, matou, etc. Chaque notion assimilée
au chat est susceptible de prendre tel ou tel des noms de l’animal, l’enfant
(l’apprenti) est désigné par mioche, moutard (noms de chat). Chacun des
noms du chat prend un certain nombre de sens. L’ensemble de ces mots
forme un réseau de synonymes, d’homonymes, etc.
Les mots d’un champ sémantique sont liés entre eux par des rapports
paradigmatiques et syntagmatiques. On distingue à l’intérieur d’un champ
sémantique des rapports paradigmatiques parmi lesquels il y a des rapports
synonymiques (p.ex. : vrai, exact, réel, véritable, bon, approprié), an-
tonymiques (faux), dérivationnels et supplétifs (vrai-vraiment, vrai/vérité,
vérité-, véritable-véritablement). Entre les mots à sens concret qui le plus
souvent n’ont pas d’antonymes, il existe, par contre, des rapports génériques. Ainsi, le mot meuble est le générique (on dit encore superor-
donné ou hyperonyme) d’une classe dont les membres sont table,
chaise, armoire, etc. ; siège est le générique de chaise, fauteuil, banc,
etc. qui sont hyponymes.
Les champs lexicaux (comme tous les champs linguistiques), à
l’opposé des champs notionnels, diffèrent d’une langue à l’autre parce
que le découpage de la réalité par des moyens linguistiques ne se fait
pas de la même façon. Ansi, au mot bleu du champ lexical du spectre
en français correspondent deux mots russes : синий et голубой ; par
contre, рука et нога sont considérés en russes en entier, tandis qu’en
français il y a deux termes pour chacun de ces mots : main et bras pour
рука, pied et jambe pour нога. Il faut prendre en concidération toutes
ces différences en procédant à la traduction, à l’enseignement des
langues et en redigeant les dictionnaires.
Les rapports syntagmatiques d’un champ lexical se manifestent
dans le texte. Bien souvent on y voit coexister des rapports paradigmatiques (dérivationnels, synonymiques, antonymiques) et syntagmatiques, comme, p.ex., dans le passage ci-dessous (les mots d’un même
champ lexical sont soulignés).
– Tu as trouvé des draps sales quelque part ?
J’y ai pensé, non.
On faisait la lessive à la maison ?
Je n’ai vu aucun appareil ni aucun récipient pour cela.
Ils confiaient donc le linge à une blancisserie.
191

C’est à peu près certain. Or, à moins que le blanchisseur soit
passé hier ou avant-hier ...
Je vais essayer de savoir de quelle blanchisserie il s’agit (Sime-
non).
Dans ce fragment on peut trouver des mots de champ lexical
faire la lessive.
J. S. Stepanov distingue deux types de champs : dénotatifs (dénom-
inations des couleurs, des plantes, des animaux, de la mesure, dub
temps, etc.) et champs significatifs ou notionnels (dénominations des
sentiments, des processus de perception, etc.).
Enfin, c’est toujours un concept qui est à la base d’un champ lexical.
A titre de conclusion on peut dire :
1. Le champ lexical représente un ensemble d’éléments (de mots)
reliés entre eux par des relations structurelles.
2. Les mots qui constituent un champ ont une base sémantique
commune.
3. Le champ peut réunir des éléments homogènes et hétérogènes.
4. Dans un champ lexical on distingue le centre et la périphérie.
5. Les éléments du centre étant obligatoires sont les plus fréquents
du champ en question.
6. Les frontières entre le centre et la périphérie sont floues.
7. Les éléménts d’un champ peuvent occuper le centre de ce champ
tout en appartennant en même temps à la périphérie d’un autre chap
lexical.
ATTENTION. RÉVISION 7
1. Qu’est-ce que c’est que l’antonymie et les antonymes ?
2. Combien de types d’antonymes existe-il ?
3. Parlez des antonymes partiels.
4. Qu’est-ce que c’est que l’homonymie et les homonymes ?
5. Qu’est-ce que c’est que la paronymie et les paronymes ?
6. Parlez des holonymes et des méronymes.
7. Qu’est-ce que c’est que les champs sémantiques ?
192

Тема 8. LA LEXICOGRAPHIE FRANÇAISE
1. Raison d’être des dictionnaires.
2. Problèmes de la lexicographie théorique.
3. Types de dictionnaires.
1.Raison d’être des dictionnaires.
La lexicographie doit son nom à deux vocables grecs lexicos (se rap-
portant au mot) et grápho (j’écris). Cette branche de la linguistique peut être
définie comme « la technique de confection des dictionnaires et l’analyse
linguistique de cette technique » (Dubois 1973). On peut considérer la lexi-
cographie comme une partie de la lexicologie ou comme une science à part.
Toutefois, vu que non seulement l’objet d’étude lexicologique et lexi-
cographique est le même (c’est le mot), mais que les principes de
l’élaboration des dictionnaires de langue sont basés sur des données lexi-
cologiques, pour nous, la lexicographie est une des applications pratiques de
la lexicologie.
Les dictionnaires facilitent la communication permettant aux interlo-
cuteurs (lecteurs) 1) « de traduire ... les messages des communautés linguistiques étrangères avec lesquelles ils sont en contact ... c’est l’objet des dic-
tionnaires bilingues ou plurilingues ; 2) ou bien, à l’intérieur d’une même
communauté linguistique, de transcoder dans une norme commune les
parlers techniques ou sociaux de groupes socialement ou culturellement dif-
férents, ... – c’est l’objet des dictionnaieres techniques et scientifiques, des
dictionnaires d’argot, etc. ; 3) ou bien, de maîtriser les moyens d’expression
par l’analyse sémantique, syntaxique, morphologique ou phonétique de la
langue ... C’est l’objet des dictionnaires de langue (ou dictionnaires unilingue) ; 4) ou bien d’accroître la quantité du savoir des lecteurs grâce aux informations fournies par l’intermédiaire des mots : c’est l’objet des dictionnaires encyclopédiques » (J. Dubois, Cl. Dubois 1971).
2. Problèmes de la lexicographie théorique.
La lexicographie théorique s’occupe des problèmes tels que : 1)
l’élaboration de la typologie des dictionnaires et de nouveaux types de dic-
tionnaires ; 2) l’élaboration de la macrostructure du dictionnaire (choix du
lexique, disposition des articles, critères de distinction des homonymes, in-
sertion dans le corpus et dans les annexes des notions grammaticales, encyclopédiques, etc. ; 3) l’élaboration de la microstructure du dictionnaire, c’est-
193

à-dire de l’article (entrée, prononciation, catégorisation grammaticale, types
de définitions, classification des acceptions, système de signes désignant les
niveaux de langue : littéraire, familier, populaire, etc., types d’exemples des
occurences du mot d’entrée dans des phrases ou des syntagmes, présentation
des locutions, etc.).
Pour rédiger un dictionnaire de langue il faut tenir compte des faits sui-
vants. « Le vocabulaire de l’usager moyen se situe aux alentours de 20.000
mots », tandis que « le lexique d’une langue de civilisation comme le français ou l’anglais dépasse 200.000 mots sans les noms propres, et l’on pourrait probablement atteindre aisément le chiffre de 500.000 mots (p.ex., avec
les nomenclatures terminologiques) ». Il y a donc un abîme entre cette
compétence abstraite et la compétence personnelle de l’usager moyen. Par
conséquent, 1) « le lexique n’a de réalité que pour une communauté linguistique – tous les usagers – et non pas pour tout usager » ; 2) « l’élaboration du
dictionnaire échappe donc à la compétence personnelle du lexicographe ».
Le dictionnaire est donc « un objet culturel qui présente le lexique
d’une (ou plusieurs) langue sous la forme alphabétique, en fournissant sur
chaque terme un certain nombre d’informations (pronociation, étymologie,
catégorie grammaticale, définition, construction, exemples d’emploi, syn-
onymes, idiomatismes) ; ces informations visent à permettre au lecteur de
traduire d’une langue dans une autre ou de combler les lacunes qui ne lui
permettaient pas de comprendre un texte dans sa propre langue » (Dubois
1973).
3.Types de dictionnaires.
On distingue deux types essentiels de dictionnaires : dictionnaires uni-
lingues (monolingues) et dictionnaires bilingues ou plurilingues. Le français
a une longue et riche tradition lexicographique dans ces deux domaines.
Dictionnaires unilingues (monolingues). Les premiers dictionnaires
monolingues du français datent du XVIIe siècle ; ceux de J. Nicot
(1609), de Richelet (1680), de Furetière (1690) et de l’Académie française (1694). C’etaient des dictionnaires de langue.
Dictionnaires de langue. Ce groupe de dictionnaires est le plus
nombreux et le plus répandu et, en outre, il intéresse surtout les linguistes. Les dictionnaires de langue visent le recherche d’un usage.
Parmi les dictionnaires de langue on peut signaler les dictionnaires
normatifs. Le dictionnaire qui se rapproche le plus de ce type est le Dic-
tionnaire de l’Académie française, un des dictionnaires les plus anciens
194

en France. On ne peut y trouver ni archaïsmes, ni néologismes, ni argot-
ismes, ni mots rares ou précieux. Quand mêmes ces mots peuvent être
enreigistrés par un dictionnaire normatifs dans la mesure où on les ren-
contre chez les écrivains modernes. Donc c’est le français parlé et littéraire de nos jours que doit refléter un dictionnaire normatif. La
neuvième (et la dernière) édition du Dictionnaire de l’Académie fran-
çaise date de 1989.
Il existe d’autres dictionnaires normatifs tels que « Dupré P. Ency-
clopédie du bon français dans l’usage contemporain » en trois tomes.
Les mots y sont présentés dans leur interprétation par d’autres dictionnaires et par d’autres linguistes, après quoi l’auteur précise les difficultés, les subtilités, les complexités et les singularités des mots étudiés.
Le « Dictionnaire du bon français » de J. Girodet (1981) peut aussi
servir d’exemple d’un dictionnaire normatif. Et enfin il y a encore un
dictionnaire qui se rapproche de ce type : Reum A. Petit dictionnaire de
style (1953).
Cependant, la plupart des dictionnaires de langue ne sont pas nor-
matifs.
Comme la redaction des dictionnaires s’appuie en grande partie sur la
pratique lexicographique précédente, il convient de faire quelques re-
marques sur les dictionnaires les plus importants du XIXe siècle. Parmi ces
derniers on peut citer : 1) Hatzfeldt, Darmsteter, Thomas Dictionnaire général de la langue française du commencement du XVIIIe siècle jusqu’à
nos jours en deux volumes (1889). Il contient : la prononciation des mots,
leur étymologie, leur sens propre, leur sens dérivés et figurés, des exemples
tirés des meilleurs écrivains ; 2) Dictionnaire Littré. Son vocabulaire est
très riche. L’auteur se pose pour but de faire entrer dans son dictionnaire
tous les mots employés dans le français littéraire. Le XXe siècle a connu
deux réeditions du Littré : intégrale (1958) et abrégé (1964). Toutefois si
on qualifie le Littré comme un chef-d’oeuvre, c’est en même temps un
musée du français du XIXe siècle.
Les dictionnaires de langue du XXe siècle sont encore plus nombreux
qu’au siècle précédent. D’après la date de sa première édition (1948) on
peut commencer par le Dictionnaire Quillet de la langue française en trois
volumes rédigé sous la direction de R. Mortier. Le but de l’ouvrage est
« l’art d’écrire et de bien rédiger ». Le dictionnaire est précédé d’une
grammaire française. Le dictionnaire contient : 1) un vocabulaire alpha-
195

bétique comprenant tous les mots de la langue française (y compris les
termes scientifiques couramment usités) ; 2) des tableaux.
Parmi les dictionnaires Larousse qui appartiennent aux dictionnaires
encyclopéqiques ou linguo-encyclopédiques il faut distinguer le Grand
Larousse de la langue française en sept volumes (GLLF) dont le premier
volume a paru en 1971 et le septième en 1978 (réédité en 1986). Il recense
tous les termes de la langue française moderne et contemporaine (du XIXe
et du XXe siècle). Ce dictionnaire s’adresse à tous les francophones curieux de la langue qu’ils parlent et à tous les étrangers désireux de trouver
une information précise et détaillée sur le contenu et l’emploi des termes
de la langue qu’ils apprennent à parler.
Parmi les meilleurs grands dictionnaires de langue du XXe siècle il
faut situer P. Robert Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue
française. Sa première édition en six volumes datant de 1958, il fut com-
plété en 1976 par un supplément et réédité en neuf volumes en 1985 sous
le titre de Grand Robert. Le Grand Robert est un dictionnaire du français
moderne qui en matière d’archaïsmes, d’argotismes et d’emprunts ne com-
prend que ceux qui s’emploient jusqu’à nos jours. Par sa nomenclature qui
est très riche on compare le Grand Robert au Littré.
De tous les grans dictionnaires de langue c’est la Trésor de la
langue française qui est le plus volumineux et dont la nomenclature est
la plus riche (100 000 mots, 110 000 mots avec le complément). C’est
un dictionnaire étendu de la langue moderne. Le dictionnaire est adres-
sé aux cadres supérieurs ou moyens de la société, aux écrivains, aux
enseignants. Le nombre de textes littéraires constitue 416 ouvrages
pour le XIXe siècle, et 586 ouvrages pour le XXe siècle, l’ensemble
ayant été calculé de manier à ne pas dépasser 70 millions
d’occurrences, pour les textes techniques environ 20 millions
d’occurrences. Tous les textes ont été soumis à une perforation in-
tégrale et au traitement de l’ordinateur.
Après le succès du Grand Robert ses auteurs ont préparé une ver-
sion abrégée, « plus pratique et maniable » du dictionnaire – le Petit
Robert. L’innovation du Robert résude, « dans l’enrichissement du cadre alphabétique par le jeu des associations d’idées ». La réduction a
porté surtout sur les exemples. Ce dictionnaire est destiné à un très
vaste public (maîtres et élèves en France et au-delà de ses frontières).
Ce dictionnaire est d’un type particulier : à la fois descriptif, historique
et analogique. Comme le Petit Robert atteint 50 000 mots, on y trouve
196

tous les termes courants du français contemporain et beaucoup de mots
techniques et spéciaux. En outre le dictionnaire contient les mots
vieillis choisis pour permettre la compréhension des oeuvres classiques
et les termes régionaux qui se sont diffusés dans tout le pays. On y voit
aussi des néologismes, des anglicismes récents. On y trouve les indications grammaticales, la transcription de chaque mot, son étymologie et
les datation. De plus, on voit dans le Petit Robert une « marque
d’usage » précisant la valeur de l’emploi du mot.
Le Dictionnaire du français contemporain se distingue des autres
dictionnaires de langue. Il vise à présenter un état actuel du lexique
usuel. Le dictionnaire contient 25 000 termes. Les mots sont présentés
dans l’ordre alphabétique, mais en même temps leurs dérivés sont re-
groupés autour des mots de base. Ce dictionnaire est destiné à ceux qui
veulent perfectionner l’usage qu’ils ont du français (surtout aux
étudiants étrangers).
Par sa conception lexicographique c’est le Lexis Larousse de la
langue française qui se rapproche du Dictionnaires du français contem-
porain. Le Lexis s’attache à décrire la lexique du français dans sa plus
grande exention. Il est destiné au large public de l’enseignement (ensei-
gnants, étudiants, élèves), à ceux qui veulent comprendre le fonction-
nement de la langue et en acquérir la maîtrise. La méthode adoptée con-
siste à regrouper les mots en vastes articles selon les critères sémantiques et morphologiques, ce qui doit permettre au lecteur de com-
prendre les processus de formation du lexique français.
Le Dictionnaire du français au collège 1987, 2000 issu du Diction-
naire du français contemporain et rédigé par les mêmes auteurs est orienté
vers les préoccupations pédagogiques. Sa nomenclature est de 37 000
mots, il privilégie la langue actuelle, il exclut les mots archaïques ou trop
spécialisés, il favorise l’usage parlé.
Outre les dictionnaires mentionnés, on peut citer parmi les diction-
naires de langue le Dictionnaire du français vivant, et le Logos. Le Dic-
tionnaire du français vivant qui contient 45 000 mots et expressions, pour-
suit surtout des buts didactiques et stylistiques et se rapproche du type de
dictionnaire normatif. La nomenclature du Logos est plus vaste : elle comprend 60 000 mots. Le Logos ne prétend pas être normatif contenant des
vocables populaires et des néologismes.
Dictionnaires linguo-encyclopédiques. Leur but n’est pas seulement
linguistique. On peut y trouver des renseignements indispensables à la cul-
ture générale.
197

Si les dictionnaires de l’édition Larousse tels que le Grand Diction-
naire Universel du XIXe siècle en 17 volumes (Grand Larousse), le Larousse du XXe siècle en 6 volumes et le Grand Larousse encyclopédique
en 10 volumes peuvent être concidérés plutôt comme dictionnaires encyclopédiques, le Petit Larousse illustré est un dictionnaire linguoencyclopédique. A partir de 1906 le Petit Larousse paraît chaque année.
Pour être à jour il est révisé, refondu, enrichi tous les cinq ans.
Le Larousse dictionnaire encyclopédique illustré (DEI) est aussi un
dictionnaire de type linguo-encyclopédique. Par la présentation des mots et
par le volume encyclopédique il ressemble au Petit Larousse, mais il n’a
que 38 000 mots entrées à l’opposé du Petit Larousse qui en a 58 000.
Il existe enfin encore un dictionnaire linguo-encyclopédique, c’est le
Dictionnaire Hachette illustré (DH). Dans ce dictionnaire les mots de la
langue et les noms propres apparaissent ensemble dans l’ordre alpha-
bétique.
Dictionnaires des néologismes. On peut les diviser en dictionnaires
proprement dits et toutes sortes de recueils de néologismes : 1) diction-
naires : P. Gilbert. Le Dictionnaire des mots nouveaux, P. Hachette, 1971
et Dictionnaires des mots contemporains, P. : Le Robert, 1980, 1991
(deuxième édition). Dictionnaire des mots nouveaux contient environ 5500
mots n’est pas normatif, mais discriptif. C’est un dictionnaire usuel ce qui
revient à dire qu’il s’efforce de refléter un usage courant qui n’est pas
toujours le « bon usage ». Le Dictionnaires des mots contemporains est issu
d’un projet de réédition du Dictionnaire des mots nouveaux, dont le contenu
a été profondément remanié et augmenté de plus de 50%. Ce dictionnaire est
pour objet de présenter et de décrire en détail un échantillonnage d’unités
lexicales (mots et locutions) caractérisant tel ou tel appareil d’exemple attesté, recueillis surtout dans la presse écrite et dans un choix d’ouvrages publiés après 1960 ; 2) recueils de néologismes : à partir des années soixante-dix
on voit paraître des livres sur la néologie française dotés de recueils de néol-
ogismes : Giraud J., Pamart P., Riverain J., Les mots dans le vent, P. : Larousse, 1971 ; Goosse A., La néologie française aujourd’hui, P. : Conseil
intérnational de la Langue française, 1975, etc.
La Banque des mots revue de terminologie et de néologie française.
Une place à part revient au dictionnaire Le Robert méthodique qui est
un dictionnaire d’éléments formant les mots (affixes et radicaux) ; c’est
donc un dictionnaire de morphèmes.
198

Dictionnaires « aide-mémoire ». En principe, tout dictionnaire peut être
nommé « aide-mémoire » étant une source d’information. Mais dans cette
rubrique il s’agit notamment des dictionnaires fournissant des rensei-
gnements linguistiques de toutes sortes dans tel ou tel domaine. On peut
nommer avant tout les dictionnaires des difficultés. J. Hanse, Dictionnaire
des difficultés grammaticales et lexicographiques et ses rééditions com-
plétées, mises en jour et enrichies : Nouveau dictionnaire des difficultés du
français moderne, P. : Louvain – la Neuve (1983 et 1987), etc.
Les dictionnaires de pronociation peuvent être rapportés au même
type : Warnant L., Dictionnaire de la pronociation française, P. : Gem-
bloux, 1962 en deux volumes et Martinet A., Walter H., Dictionnaire de la
pronociation française dans son usage réel, P. : France-Expansion, 1973.
Dictionnaires analogiques de P. Boissière et plus récent de Ch. Maquet.
Le Thésaurus rédigé sous la direction de D. Péchon a paru en 1992.
Dictionnaires des synonymes : l’un des meilleurs est celui de R.
Bailly.
Dictionnaires des homonymes : Camion J., Dictionnaire des
homonymes de la langue française. – P. : Gachot, 1986.
Dictionnaires de fréquence : G. Gougenheim, Le Dictionnaire fonda-
mental, etc.
Dictionnaires phraséologiques : E. Pradez, Dictionnaire des gallicismes
les plus usités, 1914 ; tout récent Charles Bernet et Pierre Rézeau, On va le
dire comme ça. Dictionnaire des expressions quotidiennes. P. : Balland,
2008, etc.
Dictionnaires étymologiques : Bloch O., Wartburg W., Dictionnaire
étymologique de la langue française en deux tomes ; Dauzat A., Dictionnaire
étymologique de la langue française. P. : Larousse, 1938, etc.
Dictionnaires historiques : Godefroy Fr., Dictionnaire de l’ancienne
langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle en deux tomes
1880, 1902, etc.
Dictionnaires d’argot : Lacassagne J. et Devaux P., L’argot du milieu. –
P. : A. Michel, 1948 et plus récent J. de la Rue, Dictionnaire de l’argot. P. :
Flammarion, 1998, etc.
Dictionnaires des anglissismes et américanismes : Rey-Debove J., Gag-
non G., Le dictionnaire des anglicismes. P., 1980, etc.
Dictionnaires des abréviations : Brid A. R., Aide – mémoire des sigles
et abréviations. P. : La pensée universelle, 1975, etc.
Dictionnaires bilingues. Les dictionnaires français-russes et russes-
français sont nombreux et variés. Parmi les dictionnaires français-russes il
199

faut citer avant tout celui de K. A. Ganchina paru en 1939 qui a subi
plusieurs rééditions. Par la suite ce dictionnaire a servi de base au Nouveau
dictionnaire français-russe édité en 1994 sous la direction de V. G. Gak.
Il faut mentionner un dictionnaire de type particulier qui est à la fois bi-
lingue et phraséologique. C’est le Dictionnaire phraséologique français-russe
paru en 1963 et réalisé par une équipe de lexicographes sous la direction de
J. Retsker. Dans le Nouveau grand dictionnaire phraséologique français-
russe édité en 2005 sous la direction de V. G. Gak la quantité d’enrées a
augmenté de 70-100% et le nombre d’exemples a doublé.
Une place à part revient aussi au Dictionnaire du français familier et
populaire qui contient près de 9000 mots (E. F. Grineva et T. N. Gromova).
En 2008 paraît un grand dictionnaire de sigles français-russe (В. И. Ко-
гут. Большой словарь сокращений в современном французском языке)
qui comprend tous les domaines : économie, vie sociale et culturelle, relations internationales, médecine, éducation nationale, services spéciaux,
nouvelles technologies, en particulier, l’informatique.
Un Grand dictionnaire russe-français I. V. Chtcherba et M. I. Matous-
sévitch qui a subi douze éditions. En 2008 paraît une nouvelle édition de ce
dictionnaire remaniée, corrigée et augmentée. Le Grand dictionnaire russefrançais contient 200 000 mots et expressions.
En 1995 a paru un dictionnaire russe-français de type particulier, langue
de presse, politique, économie, droit rédigé par une équipe de professeur (Ж.
М. Арутюнова, Г.А. Новикова, С. Г. Сахадзе) sous la direction de J.
Aroutiounova. Il contient 20 000 mots et expressions employés dans ces différents domaines.
Parmi les dictionnaires russe-français une place à part revient à celui de
Molotkov A. I., Jost, Dictionnaire russe-français des locutions, Moscou :
Astrel, 2001. Destiné à l’étude des locutions idiomatiques russes ce diction-
naire s’adresse aux Français dont le but est d’apprendre les locutions idio-
matiques russes pour les utiliser dans leur discours.
ATTENTION! RÉVISION 8
1. Qu’est-ce que c’est que le dictionnaire et comment sont les rai-
sons d’y être ?
2. Quels sont les problèmes de la lexicographie théorique connais-
sez-vous ?
3. Combien de types de dictionnaires y a-t-il ?
200
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