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ivanov666
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Файл:Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 1. Учебное пособие
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- Fonds des Nations unies pour l'enfance (FISE), New York;
- Centre international pour le développement de l'enfant
(UNICEF), Florence;
- Office de secours et de travaux des Nations unies pour les
réfugiés de Palestine (UNWRA), Vienne.
- Organisation des Nations unies pour le développement industriel
(ONUDI), Vienne;
- Organisation mondiale de la santé (OMS), Genève;
- Organisation internationale du travail (OIT), Genève;
- Organisation mondiale de la propriété industrielle (OMPI),
Genève;
- Union internationale des télécommunications (UIT), Genève;
- Organisation météorologique mondiale (OMM), Genève;
- Union postale universelle (UPU), Berne;
- Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (OAA-FAO) Rome;
- Programme alimentaire mondial (PAM), Rome;
- Fonds international pour le développement agricole (FIDA), Rome;
- Organisation des Nations unies pour l'Éducation, la Science et la
Culture (UNESCO), Paris;
- Organisation maritime internationale (OMI), Londres;
- Organisation de l'aviation civile internationale (OACI),
Montréal;
- Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Vienne
- Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT),
Genève.
- Banque mondiale, Washington;
- Fonds monétaire international (FMI), Washington.
А ces organismes on peut ajouter les banques régionales suivantes:
- Banque de développement africaine, Abidjan
- Banque de développement interaméricaine, Washington;
- Banque de développement asiatique, Manille;
- Banque de développement des Caraïbes, Saint-Michel (Barbade)
Les organisations indépendantes du système des Nations unies se
recensent par centaines si l'on tient compte notamment non seulement
des institutions et organismes centraux mais également de leurs
comités, offices, bureaux décentralisés. Or, la situation du français y est
importante et particulière.
Le français se voit reconnaître dans la plupart d'entre elles le statut de
langue officielle sans qu'il ne soit fait mention de langue de travail. Tel est le
91

cas à la Commission des Communautés européennes (neuf langues officielles:
français, allemand, anglais, danois, espagnol, grec, italien, néerlandais,
portugais), à l'OTAN, à l'OCDE, au Conseil de l'Europe, à l'UEO, à la
Commission du Pacifique Sud, à l'OIPC-INTERPOL, à la BERD, à l'OEA, à
l'OUA. Dans toutes ces organisations, le statut de langue officielle entraîne,
juridiquement parlant, le statut de langue de travail au sens indiqué ci-dessus.
А l'OCTI, le français est dit langue de travail, ce qui correspond au double
statut. А l'inverse, à l'INTELSAT et à l'INMARSAT, le français est langue
officielle mais n'est pas admis, comme à l'AIEA et à la Banque interaméricaine
de développement, à titre de langue de travail.
Voici la liste des ces organisations internationales:
- Commission des Communautés économiques européennes (CEE),
Bruxelles;
- Organisation de coopération et de développement économique
(OCD E) , Paris;
- Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), Bruxelles;
- Union de l'Europe occidentale (UEO), Londres;
- Conseil de l'Europe, Strasbourg;
- Commission du Pacifique Sud, Nouméa;
- Office central des transports internationaux ferroviaires (OCTIF),
Berne;
- Banque européenne pour la reconstruction et le développement
(BERD), Londres;
- Organisation internationale de police criminelle (OIPC-
INTERPOL), Lyon;
- International maritime satellite organisation (INMARSAT),
Londres;
- International Telecommunication Satellite organisation
(INTELSAT), Londres;
- Organisation européenne pour la sécurité de la navigation
aérienne (EUROCONTROL), Bruxelles;
- Organisation des États amйricains (OEA), Washington;
- Organisation de l'Unité africaine (OUA), Addis-Abeba.
ATTENTION! REVISION 8
1. Quel est le rôle de l'Instruction publique dans l'apprentissage du
français ?
2. Parlez de la question de la Charte européenne des langues
régionales ou minoritaires.
92

3. Comment sont les changements contemporains observés dans la
langue française ?
4. Parlez de l'épineuse question de l’orthographe française.
5. Qu’est-ce que vous pouvez dire d’après la coexistence des
usages ?
6. Qu’est-ce que c’est que la normalisation et la législation
linguistique ?
7. Est-ce que le français est présent dans les organisations
internationales ?
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РАЗДЕЛ 2. THEORIE DE PHONETIQUE
Тема 1. PHONETIQUE ET PHONOLOGIE
1. Objet d’étude.
2. La phonétique et la phonologie.
3. Appareil phonatoire.
4. Base articulatoire.
1. Objet d’étude
Pour définir la phonétique, nous commençons par son étymologie. Le
préfixe «phon-» (ainsi que le suffixe «- phone») vient du grec : «phôné»
signifie la voix, le son. De même la phonétique aussi est un mot venant du
grec. C’est un adjectif dérivant du «phôné» : le mot «phônêtikos» signifie
un rapport aux sons du langage humain. Il en ressort que la phonétique est
un terme qui concerne les sons produits par l’homme. Puisque la langue est
réalisée sur la substance sonore, c’est-à-dire qu’elle est un système de
signes vocaux, il est difficile de la distinguer des sons. Car un signe
linguistique trouve son existence par et dans des sons : dans des sons, parce
que chaque signe trouve sa valeur linguistique à l’aide des sons ; par des
sons, parce que chaque signe a une valeur linguistique par opposition à un
autre signe. D’autre part, du point de vue de la prononciation, chaque signe
linguistique a une forme définie et acceptée par une communauté sociale.
Chaque langue a ses sons particuliers. Dans une langue, il y a un groupe de
sons fixés par la communauté linguistique qui la parle. Pour faire une
communication verbale c’est-à-dire une communication linguistique,
chaque émetteur doit obéir à l’usage accepté par telle ou telle communauté.
L’étude des sons est étroitement liée à d’autres phénomènes du
côté sonore de la langue, tels que : syllabe, accent, intonation. De plus,
il y a des liens entre l’étude de toutes ces unités phoniques (son,
syllabe... ) et l’orthographe.
Ainsi, la phonétique (au sens large du terme) étudie les moyens
sonores de la langue dans toutes leurs manifestations et fonctions ainsi
que le lien qui existe entre l’écriture et le côté sonore de la langue. Les
moyens sonores ne sont pas homogènes.
Tout d’abord le langage articulé peut être considéré comme une
succession (chaîne) d’éléments sonores – sons (phonèmes), c’est-à-dire
des éléments discrets ou segmentaires. Ce sont des segments de la
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chaîne parlée: Michel arrive mardi [m–i–ʃ–ε–l–a–r–i–v–m–a–r–d–i].
La partie de la phonétique qui a pour objet d’étudier la nature et le
fonctionnement de ces éléments discrets porte le nom de phonétique
segmentale.
D’autre part, il existe des phénomènes sonores liés avec des |
fragments plus ou moins longs de la chaîne parlée. Ce sont les accents
et les caractéristiques intonatoires de la chaîne qui portent parfois le
nom d’éléments prosodiques ou éléments suprasegmentaux. C’est la
phonétique suprasegmentale qui les étudie.
La troisième branche de la phonétique – orthoépie – étudie
l’ensemble des règles de la prononciation correcte à une époque
donnée. L’orthoépie se présente alors comme une discipline normative
ayant pour objet d’étude les normes phonétiques d’une langue.
2. La phonétique et la phonologie
De toute façon, la phonétique se borne à étudier un type de sons : c’est
le sons qui est produit par les hommes et qui est destiné à fournir la
communication parmi les hommes. Nous savons que, autour de nous, il y
a de différents type de bruits. Mais ces bruits ne visent pas le plus souvent
à fournir une communication. Au contraire, le bruit est l’un des obstacles
qui l’empêchent. Dans la transmission du message, tous les signes
phoniques qui sont responsables de l’échec, sont des bruits. Précisons que
l’échec de la communication ne vient pas seulement du bruit. Pour les
causes de l’échec de la communication, on peut parler aussi des mauvais
encodages ou décodages, des codes ou des canaux non partagés par les
interlocuteurs de la communication. Dans ce cas, le bruit peut être des sons
des objets différents, des mots illisibles ou bien même une prononciation
incompréhensible peut être un bruit dans des situations différentes. Une
bonne communication fonctionne en l’absence de bruit. Mais il faut ajouter
aussi un code commun partagé par les interlocuteurs de la communication.
Les animaux, les très jeunes enfants qui n’ont pas encore appris à pratiquer
leur langue maternelle peuvent produire des signes phoniques, mais ils ne
sont pas des signes articulés. Nous pouvons les accepter comme des cris
inarticulés ou bien comme des bruits. Il en résulte que la communication
verbale est fondée sur l’emploi des sons articulés a fin de produire des
signes linguistiques.
Quand on parle de la phonétique, on se rappelle aussi la phonologie. Il
faut distinguer l’une de l’autre. La phonétique et la phonologie étudient les
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éléments phoniques qui n’ont pas de sens, mais qui ont des valeurs
pertinentes. La façon de l’étude du signifiant de ces deux sciences montre
des particularités. Par exemple, bien que la phonétique étudie le signifiant
de point de vue de la production et de la prononciation ; la phonologie
l’étudie par rapport au signifié. Autrement dit le but de la phonologie est de
mettre en évidence la valeur du signifié en tant que signifiant. Le langage
qui est une propriété commune à tous les hommes et qui relève de leur
faculté de symboliser, présente deux composants : la langue et la parole.
Saussure avait distingué clairement l’une de l’autre.
Certains linguistes, par exemple Nikolai Troubetzkoy, définissent la
phonétique et la phonologie en partant de cette dichotomie faite par
Saussure. De la sorte, la phonétique est du domaine de l’utilisation
individuelle du code social ou bien de la parole. Dans ce cas, la phonologie
sera du domaine de la langue. Troubetzkoy résume l’opposition entre la
phonétique et la phonologie en partant de la dichotomie langue/parole faite
par Saussure: La phonétique est la science des sons de la parole, c’est la
science de la face matérielle des sons du langage humain ; tandis que la
phonologie est la science des sons de la langue, c’est la science de la
fonction linguistique des sons du langage. Pour décrire leurs objets, la
phonétique emploie les méthodes des sciences naturelles alors que la
phonologie, celles qui sont utilisées pour étudier le système grammatical
d’une langue. Autrement dit la phonologie emploie les méthodes proposées
par la linguistique. Enfin celle-ci (la phonologie) étudie les fonctions des
sons dans la langue, mais celle-là (la phonétique) étudie la face matérielle
des sons de la langue. Elle étudie le côté physique et le côté physiologique
de la parole. Elle suppose une analyse aboutissant à la mise en évidence
d’unités fonctionnelles et relationnelles. La phonétique ne doit pas tenir
compte du signifié, elle ne s’occupe que des éléments phoniques de la
parole. Celle-ci étudie le son vocal indépendamment de la langue à laquelle
il appartient, alors que la phonologie travaille à l’intérieur d’une langue
donnée. On peut étudier phonétiquement une langue qu’on ne comprend
pas. Mais l’inverse n’est pas vrai, c’est-à-dire qu’on ne peut pas étudier
phonologiquement une langue qu’on ne comprend pas. Car la phonologie
étudie le rôle de chaque son dans une langue.
3. Appareil phonatoire
La phonation est la production des phones ou sons propres à la
langue parlée. L’être humain produit un son dans son conduit vocal en
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chassant l’air de ses poumons (en expirant) ; cet air passe au travers des
cordes vocales puis de la cavité buccale et/ou de la cavité nasale.
Les caractéristiques sonores produites sont contrôlées par le débit
d’air expiré, la tension sur les cordes vocales, et la forme du conduit
vocal (langue, bouche, mâchoire). On classe les sons produits en quatre
grandes classes : son sonore/voisé ; son sourd/non voisé ; son occlusif ;
son fricatif.
L’appareil phonatoire est l’ensemble des organes de la phonation. La
respiration est vitale. Qui inspire un air bien oxygéné, puis expire l’air vicié
chargé de gaz carbonique, permet l’hématose dans les poumons. La
contraction du diaphragme gonfle la cage thoracique, et partant les
poumons qui inspirent, la rétraction de ce muscle comprime les poumons
qui soufflent alors l’air, par les bronches et la trachée, vers la gorge.
Involontaire, cette ventilation pulmonaire est réglée par des réflexes du
bulbe rachidien, à raison de seize mouvements par minute lors d’une
respiration calme.
Une maîtrise consciente et volontaire de la respiration permet de
modifier la durée du souffle de l’haleine (ce souffle sera long ou court), son
intensité (souffle fort ou faible), éventuellement son arrêt par suspension de
l’haleine (apnée), ou par rétention du souffle (conséquence d’une occlusion
dans la gorge, la bouche, ou le nez). La respiration qui porte une voix peut
alors chanter, et parler, pour exprimer des sentiments et des pensées.
Pour passer de la trachée au gosier, le souffle traverse les cordes
vocales. Si celles-ci restent inertes à son passage, l’haleine s’exhale en
silence ( ou permet un chuchotement). Mais si le souffle rencontre une
glotte fermée, il force son expiration et les cordes vocales, qui vibrent sous
l’effort, communiquent à l’air un mouvement vibratoire qui génère un son.
La hauteur musicale du son, grave ou aigu, dépend de la fréquence de ces
vibrations. Les cordes vocales qui vibrent, et produisent ainsi des
phonèmes sonores, sont mobiles ; lorsqu’elles restent immobiles, leur
inertie permet au souffle d’exprimer des phonèmes sourds.
Sonore ou silencieux, le souffle traverse le canal vocal qui s’étend
de la glotte jusqu’aux lèvres et aux narines. Il peut emprunter trois
conduits, les cavités gutturale, buccale, et nasale. Lorsque le voile du
palais se relève et ferme l’accès aux fosses nasales, le canal vocal est
gutturo-buccal (il traverse le gosier et la bouche). Si le voile du palais
s’abaisse, empêchant l’expiration par la bouche, le canal vocal est
gutturo-nasal (il traverse les conduits de la gorge et du nez).
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Le souffle sonore résonne dans le canal vocal qu’il emprunte, et s’y
charge d’harmoniques qui enrichissent d’un timbre particulier le son
fondamental qu’il porte. Les phones élémentaires de la langue se
distinguent les uns des autres par la qualité de leur timbre spécifique.
Des changements de positions (relatives) de la langue, des dents, du
palais et des lèvres, modifient le volume et la forme du canal vocal. Cette
configuration du résonnateur gutturo-buccal, qui détermine le timbre des
sons de la voix, varie donc en fonction de la zone d’articulation des
organes de la phonation et du degré d’aperture de la bouche.
4. Base articulatoire
Les phonéticiens français n’utilisent pas ce terme. Il n’y a que
L. Roudet qui emploie le terme «base d’articulation». C’est L. Ščerba
qui parle de la position des organes de la parole caractéristique pour la
langue française, de certaines tendances générales et des habitudes
acquises par un peuple au cours de son évolution qui leur sont propres
traitant cela de base articulatoire.
D’après N. Chigarevskaїa c’est l’ensemble des habitudes innées et
acquises dans le fonctionnement des organes de la parole. La base
articulatoire du français de nos jours a quelque traits particuliers qui
opposent le français à plusieurs autres langues.
1. La première caractéristique capitale de l’articulation française
relève du caractère de la tension musculaire des organes de la parole.
Grâce à la tension musculaire le timbre des voyelles françaises est net
et précis.
2. Le second trait important c’est ce que le français manifeste une
prédilection préférée pour l’articulation antérieure. La plupart des
voyelles et des consonnes du français moderne sont articulées dans la
partie antérieure de la bouche. Le français possède 9 voyelles et
17 consonnes formées dans la partie antérieure de la bouche et
6 voyelles et 3 consonnes qui soient formées à l’arrière de la bouche.
3. L’articulation française est appelée dorsale, la pointe de la
langue se trouvant toujours près des alvéoles des dents d’en bas. Le
français connait également l’articulation apicale pour les [ʃ], [ʒ], [l] et
pour le [r], lorsqu’il est une vibrante prélinguale.
4. Le français emploie beaucoup l’articulation labiale qui est très
énergique. L’articulation linguale s’accompagne d’une projection et
d’un arrondissement labiaux. Le jeu labial est très important pour le
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français. Il se manifeste dans l’articulation des consonnes. La moitié
des voyelles étant labiales, entre autre les voyelles antérieures labiales
qui enrichissent de beaucoup le vocalisme français. Pour ce qui est des
consonnes françaises elles sont toutes nuancées en [ә].
Il y a lieu de signaler un cas particulier de la prononciation française,
c’est la combinaison de deux articulations, antérieure et labiale,
phénomène peu commun dans les autres langues et complètement ignoré
par la langue russe.
5. Il y a encore une particularité à noter en ce qui concerne le jeu actif
du voile du palais qui met en valeur le résonateur des fosses nasales. Il en
résulte des sons nasaux. La nasalité dans les voyelles françaises est une
caractéristique capitale qui est de plus en plus rare dans le phonétisme des
autres langues
De ce fait, si quelqu’un de vous voulait avoir un accent français il
ferait mieux de reconstruire ses habitudes articulatoires en tenant
compte des particularités que nous avions mentionnées.
ATTENTION! RÉVISION 1
L’objet et les tâches de la phonétique comme du domaine séparé de
la connaissance scientifique.
La phonétique pratique et théorique. Les types des phonétiques.
La phonétique et phonologie de Trubetzkoy
Les organes de phonation et physiologie des sons.
Les spécificités acoustique des sons.
Base articulatoire de la langue française moderne et sa spécificités.
Тема 2. PHONÈME. SYSTÈME DES PHONÈMES FRANÇAIS.
LES PHÉNOMÈNES PROPRES À LA CHAINE PARLÉE
(PHONETIQUE COMBINATOIRE)
1. Les définitions du phonème.
2. La distribution des voyelles en français.
3. Le système phonématique.
4. Vocalisme français. Le classement des voyelles.
5. Consonantisme français. Le classement des consonnes.
6. Les modifications des phonèmes.
99

1. Les définitions du phonème.
La définition de Saussure
Dans le Cours de Linguistique Générale de Ferdinand de Saussure, on
trouve le titre «Définition du phonème».... Malheureusement, ce titre est
suivi par un long discours, dans lequel ne se trouve aucune définition.
C’est ce qui s’appelle un acte manqué. Toutefois, certains passages du
même livre montrent clairement que pour Saussure, le phonème était un
son, ou plutôt, qu’à cause de l’étymologie de ce mot, Saussure voulait qu’il
continue à désigner les sons, et pas une dimension psychique de la langue,
dont il était pourtant bien conscient :
«Le caractère psychique de nos images acoustiques apparaît bien
quand nous observons notre propre langage. Sans remuer les lèvres ni la
langue, nous pouvons nous parler à nous même ou nous réciter
mentalement une pièce de vers. c’est parce que les mots de la langue sont
pur nous des images acoustiques qu’il faut éviter de parler des «phonèmes»
dont ils sont composés. Ce terme, impliquant une idée d’action vocale, ne
peut convenir qu’au mot parlé, à la réalisation de l’image intérieure dans le
discours. En parlant des sons et des syllabes d’un mot, on évite ce
malentendu, pourvu qu’on se souvienne qu’il s’agit de l’image
acoustique».
«On a vu que le changement phonétique n’atteint pas les mots, mais
les sons. C’est un phonème qui se transforme : évènement isolé, comme
tous les évènements diachroniques, mais qui a pour conséquence d’altérer
d’une façon identique tous les mots où figure le phonème en question...»
La définition de Martinet (dans Eléments de linguistique générale)
Ce bouquin est censé présenter de façon réaliste «l’ensemble des faits
de langue, des principes et des méthodes de la linguistique... une
introduction essentielle» (dos de couverture).
Dans la plus pure tradition saussurienne, cette somme....ne donne
aucune définition du phonème ! Après avoir expliqué en long et en large ce
qu’est le monème, Martinet commence tout simplement à parler du
phonème sans l’avoir défini, dans la phrase suivante: «[...] Le caractère
linéaire des énoncés explique la successivité des monèmes et des
phonèmes. Dans ces successions, l’ordre des phonèmes a valeur distinctive
tout comme le choix de tel ou tel phonème.»
Il nous reste à rechercher ce que Martinet peut bien entendre par
phonème, et cela de la seule manière qui nous reste possible: en étudiant
les phrases qui en parlent, leur sens explicite et implicite.
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