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Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 1. Учебное пособие

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verbes suivent la même règle (ex. : «il détèle» sur le modèle de «il pèle», «il étiquètera» sur le modèle de «il achètera» ; «nivèlement», «renouvèlement»).
Exceptions: «appeler», «jeter» et leurs composés (y compris «in-
terpeler»), bien implantés dans l’usage.
Une consonne qui suit un «e» instable (dit e muet) est simple : on
écrit «lunette/lunetier», «dentelle/dentelier», «dentelière», «pru- nelle/prunelier», sur le modèle des séries «noisette/noisetier», «cha- melle/chamelier». De même : «interpeler», «nous interpelons», etc.
Les mots anciennement en «-olle» et les verbes anciennement en «-
otter» s’écrivent avec une consonne simple, de même que leurs dérivés (ex. : «girole», «frisoter», «frisotis»).
Exceptions :
les monosyllabes «colle», «folle», «molle», bien implantés dans
l’usage ;
les mots de la même famille qu’un nom en «-otte» (ex. :
«botte/botter», «flotte/flotter», «flottement»).
L’accord d’un participe passé
Le participe passé de «laisser» suivi d’un infinitif est invariable
(ex. : «les enfants que nous avons laissé partir» sur le modèle de «les enfants que nous avons fait partir», «elle s’est laissé mourir» sur le modèle de «elle s’est fait mourir»).
Anomalies
Quelques familles sont réaccordées (ex. : «bonhommie» comme
«bonhomme», «charriot» comme «charrue», «chaussetrappe» comme «trappe», «combattivité» comme «battre», «déciller» comme «cil», «imbécilité» comme «imbécile», «innommé» comme «nommé», «per- siffler» comme «siffler», «prudhommie» comme «homme», «ventail» comme «vent»).
Quelques anomalies sont supprimées (ex.: les participes passés
«absout» et «dissout», «assoir», «douçâtre», «exéma» comme «exa- men», «levreau» comme «agneau», «nénufar», «ognon» comme «pognon», «relai» comme «balai», «saccarine», «tocade»).
Un accent est ajouté dans quelques mots, où il avait été omis ou
dont la prononciation a changé (ex. : «bésicles»).
La finale «-illier» est remplacée par la finale «-iller» lorsque le «i»
qui suit les deux «l» ne s’entend pas (ex. : «quincailler», «serpillère»).
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N.B. On conserve toutefois le suffixe «-illier» dans les noms
d’arbres et de végétaux (ex. : «groseillier»).
Recommandations générales
D’une manière générale, il est recommandé aux auteurs de diction-
naires et aux créateurs de mots de privilégier la graphie la plus simple
lorsque plusieurs formes sont en usage : la graphie sans accent circonflexe
(ex. : «allo»), la forme en «n» simple, le pluriel régulier, etc.
D’une manière générale, il est recommandé aux auteurs de diction-
naires et aux créateurs de mots de franciser, dans la mesure du possible, les mots empruntés, en les adaptant au système graphique du français (ex. : «débatteur», «musli»), et de donner la préférence, lorsque plusieurs formes existent, à celle qui est la plus proche du français (ex. : «paélia», «taliatelle»).
D’une manière générale, il est recommandé aux auteurs de diction-
naires et aux créateurs de mots de préférer, pour l’écriture de mots nou­veaux dérivés de noms en «-an», le «n» simple, et, pour les dérivés de noms en «-on», le «n» simple devant «i», «o», «a» (ex. : «-onologie», «-onaire», «-onalisme», «-onite» [ex. : «réunionite»]).
ATTENTION! RÉVISION 4
1. L’orthographe comme l’ensemble des règles de la graphique des sons.
2. Les particularités français les graphiques. Les raisons des différences
graphiques.
3. Les principes de l’orthographe française.
4. Le problème de la réformation de l’orthographe de la langue fran-
çaise.
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РАЗДЕЛ 3. LEXICOLOGIE
ТЕМА 1. DU LEXIQUE FRANÇAIS. NOTIONS DE BASE.
LE MOT
1. Objet d’étude de la lexicologie. La lexicologie synchronique et
diachronique. Le système lexical.
2. Le vocabulaire en tant que système. Le lien de la lexicologie
avec les autres branches de la linguistique.
3. Mot comme unité sémantico-structurelle fondamentale de la
langue. Le mot et la notion.
4. Les fonctions des mots. La signification en tant que structure.
5. Le sens étymologique des vocables. Les vocables motivés et
immotivés.
6. Caractéristiques essentielles du mot français.
1. Objet d’étude de la lexicologie. La lexicologie synchronique
et diachronique. Le système lexical.
La lexicologie qui provient des mots grecs lexikos (se rapportant au
mot) et logos (discours, étude, doctrine) est une partie de la linguistique qui étudie le lexique. La lexicologie a donc pour objet d’étude les mots d’une langue pris dans leur ensemble, les rapports existant entre eux et leur fonctionnement dans le système linguistique.
La lexicologie peut être historique et descriptive, elle peut être orien-
tée vers une ou plusieurs langues. La lexicologie historique envisage le développement du vocabulaire d’une langue dès origines jusqu’à nos jours, autant dire qu’elle en fait une étude diachronique.
La lexicologie descriptive s’intéresse au vocabulaire d’une langue
dans le cadre d’une période déterminée, elle en fait un tableau syn-
chronique.
Il n’y a guère de barrière infranchissable entre la lexicologie descrip-
tive et la lexicologie historique, vu qu’une langue vivante envisagée à une époque déterminée ne cesse de se développer.
La langue est considérée comme un système où tout se tient et qui
comprend les niveaux de structure (système ou sous-système) dont cha- cun est composé d’unités plus petites constituant un niveau inférieur. C’est ainsi que les morphèmes sont composés de phonèmes, à leur tour,
ces premiers se combinant entrte eux forment des unités du niveau lexical
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(les lexèmes ou les mots) et ceux – ci font partie du niveau syntaxique (phrastique). P. ex., le morphème chant- se composant des phonèmes [∫], [ã], [t] se combine avec le morphème –eur pour former le lexème chan­teur qui peut entrer dans les phrases comme : ce chanteur est célèbre ; ce chanteur me plaît, etc.
Le système lexical a un caractère dynamique, ouvert, hétérogène et
continu. Il est ouvert parce qu’il est sujet aux changements (apparition et disparition des mots et de leurs significations) ; il est dynamique parce que ces changements sont rapides (plus rapides que ceux des autres niveaux de la langue) ; il est hétérogène parce qu’il comprend des élé-
ments stables, qui se maintiennent pendant des siècles (fonds essentiel : terre, mère, vivre, etc.) et des éléments éphémères qui disparaissent plus
au moins rapidement ; les mots tels que fauchaison, accrochement, détes- tation, etc. ne font plus partie d’un dictionnaire d’usage (Le Petit La-
rousse). Enfin, le lexique a un caractère continu, parce que bien souvent ses unités ne sont pas établies avec précision et les limites entre elles ne
sont pas nettes.
2. Le vocabulaire en tant que système. Le lien de la lexicologie
avec les autres branches de la linguistique.
Le vocabulaire n’est pas une agglomération d’éléments disparates,
c’est un ensemble d’unités lexicales formant système où tout se tient. C’est que les vocables de toute langue, tout en présentant des unités indépendan- tes, ne sont pas pour autant isolés les uns des autres.
Le système du lexique, comme tout autre système, suppose l’existence
d’oppositions. Ces oppositions s’appuient sur des rapports associatifs ou virtuels existant au niveau de la langue-système. Elles appartiennent au plan paradigmatique. Chaque unité lexicale entretient, en effet, divers rap- ports associatifs avec les autres unités. L’ensemble des unités entretenant
entre elles un type de rapport paradigmatique constitue un paradigme. On range parmi les paradigmes lexicaux les groupes lexico-sémantiques, les
synonymes, les familles dérivationnelles, les homonymes, etc. Le lexique qui fait partie du système de la langue représente donc à son tour un sys- tème de systèmes. Il fait reconnaître l’existence de rapports priviligiés entre certaines unités lexicales dans le discours. Les rapports linéaires qui exist- ent entre deux ou plusieurs unités sont appelés rapports syntagmatiques. Le caractère systémique du vocabulaire repose sur les rapports paradigma- tiques et syntagmatiques qui s’établissent entre les unités lexicales.
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La lexicologie est liée aux autres branches de la linguistique. Si on ne
considère que le côté sémiotique de la linguistique, on peut dire que la lex- icologie fait partie de la sémantique, tout en gardant des rapports étroits avec la pragmatique (connotation) et la syntaxe (les mots étant éléments de
locutions et de propositions).
Du côté signifiant la lexicologie se rattache à la phonologie qui étudie
les unités distinctives mais non signifiantes – les phonèmes. Un seul phonème suffit pour distinguer le sens : vin – vent. Quant à la lexicologie, elle tient compte des deux faces du signe (du signifié et du signifiant). C’est parce que ces deux faces qu’elle est liée à la morphologie et à la morphématique. P.ex., le mot peut diviser en deux morphèmes : chant- et – eur (analyse morphématique).
La lexicologie se sert des données de l’histoire de la langue ; c’est ain-
si qu’en parlant des emprunts il faut préciser la langue et la date de l’emprunt. La lexicologie, de même que la morphologie et la syntaxe fournit « à la stylistique les matériaux dont elle a besoin » (Picoche 1977 :9). La lexicologie se rattache à toutes les branches de la linguistique est liée à la linguistique générale. Avant tout il s’agit dans ce cas-là de la lexicologie générale, des lexicologies particulières, p. ex., la lexicologie française. A côté de la lexicologie générale et des lexicologies particuli­aires il existe encore la lexicologie contrastive dont l’objectif est d’établir les traits communs et les différences du lexique dans deux ou plusieurs langues confrontées. Et enfin, il y a la lexicographie qui s’occupe de l’élaboration des dictionnaires et qui fait partie de la la lexicologie appli­quée.
3. Mot comme unité sémantico-structurelle fondamentale de la
langue. Le mot et la notion.
Le mot est la plus petite unité linguistique significative composée d’un
ou de plusieurs phonèmes. Le mot dénote un objet, une action ou un état, une qualité, une relation, il est considérée par les usages d’une langue don- née comme formant une unité autonome. Il est bien difficile de donner une définition exhaussive du mot qui pourrait être appliquée à toutes les langues. Il existe environ soixante-dix définitions du mot. En raison de son manque de rigueur la notion de mot est souvent évitée dans diverses écoles linguistiques structuralistes. C’est ainsi que les descriptivistes américains
(L. Bloomfield, Z. Harris, Ch. Fries, H. Gleason, E. Nida, K. Pike) ont proposé comme unité linguistique de base le morphème à la place de mot. Ch. Bally disait qu’il faut « s’affranchir de la notion incertaine de mot ». A.
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Martinet, chef de l’école fonctionnelle, propose la notion de monème au lieu de mot. Dans sa terminologie le monème est l’unité minimale signifi- cative, résultat de la première articulation. Parmi les monèmes A. Martinet distingue les lexèmes, « ceux des monèmes qui trouvent leur place dans le
lexique et non dans la grammaire », et les morphèmes « pour désigner ceux qui, comme –ons, apparaissent dans les grammaires ». Le morphème est
pareillement au mot une unité significative de la langue, mais, à l’opposé du mot, il ne peut nommer, désigner en direct les objets et les phénomènes de la réalité. B. Pottier introduit le terme de lexie comme unité lexicale fonctionnelle. Il distingue les lexies simples (chaise, mangent), composées (tire-bouchon) et complexes – groupes de mots figés. Cependant, F. de Saussure, un des fondaterus de la linguistique moderne, considérait que « le mot, malgré la difficulté qu’on a à le définir, est une unité qui s’impose à l’esprit, quelque chose de central dans le mécanisme de la langue ». Comme dit le linguiste français contemporain M. Pergnier, « chassé par la
porte, le mot rentre par la fenêtre ».
1) Pour définir le mot il convient de s’en tenir aux principes suivants :
Il faut reconnaître l’absence des traits démarcatifs précis entre les faits
linguistiques ; par conséquent on se heurte à plusieurs cas intermédiaires ;
а) un mot peut fonctionner comme morphème (p.ex., beau, belle dans
beau-père, belle-soeur, etc.) ;
б) un groupe de mot devient unité lexicale : un pied-noir ; dans ce cas-là
on assiste au processus de (a) grammaticalisation ou de (b) lexicalisation.
Dans un énoncé concret le mot peut acquérir de nouveaux emplois.
Pour découper le mot de la chaîne parlée il faut compter non
seulement avec ses rapports syntagmatiques, mais aussi paradigmatiques.
Le mot est caractérisé par l’intégrité de toutes ses parties, par sa dé-
marcation dans la chaîne parlée et sa reproduction dans le discours.
4. Les fonctions des mots. La signification en tant que structure.
Le mot sert à dénommer un objet de l’univers matériel ou spirituel
(référent). « On appelle référent ce à quoi renvoie un signe linguistique dans la réalité extralinguistique telle qu’elle est découpée par l’expérience d’un groupe humain » (Dubois). Notons qu’un mot peut référer à un objet inexistant : les mots licorne et centaure désignent des animaux fabuleux. Mais dans la plupart des cas les mots dénomment des objets réels concrets (chaise, table, porte, etc.) ou abstraits (bon­heur, douceur, idée, etc.). Outre cette fonction référentielle ou dénota-
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tive, le mot comme signe lexical, assure au même temps la liaison entre le signifié (notion) et le signifiant. Le mot et la notion sont inséparables. F. de Saussure compare la langue « à une feuille de papier : la pensée est le rec-
to et le son le verso ; on ne peut découper le recto sans découper en même temps le verso ; de même dans la langue, on ne saurait isoler ni le son de la
pensée, ni la pensée du son ». Le mot généralise ; il joue un rôle créateur dans la formation même la notion. Cette formation s’effectue par étapes : perception par nos sens d’un objet concret de la rélité ; représentation de cet
objet sans le percevoir directement, son image fournie par le sens et la mé- moire ; généralisation de ces représentations concrètes, formation de la no-
tion basée sur les propriétés substantielles de l’objet, abstraction faite de ses propriétés accidentelles. La notion et le mot sont formés pendant le processus de la connaissance. Le mot est une unité polyfonctionnelle. Il peut remplir toutes les fonctions propres aux autres unités significatives : fonctions nomi- native, significative, communicative, pragmatique. L’envergure du fonction- nement du mot est si grande qu’il peut se transformer en morphème, d’un côté (ex. : march- dans nous marchons) et constituer une proposition, de l’autre (ex. : marchons ! silence !). Ce fait permet de conclure que les fonc- tions entre le mot et les autres unités significatives restent ouvertes.
Chaque mot a une signification lexicale et grammaticale ; outre cela,
les mots construits possèdent une signification dérivationnelle. P.ex., le mot reconnaissance. Sa signification grammaticale peut être définie comme « substantif, féminin, non abstrait, inanimé ». Sa signification lexi­cale est : 1. action de reconnaître, 2. sentiment (synonyme de gratitude). On peut préciser sa signification dérivationnelle comme « action ou résul­tat de l’action ». De ces trois espèces de significations ce sont les deux dernières qui intéressent le lexicologie. Sous la signification lexicale du mot on entend son contenu, le reflet de l’objet ou du phénomène du monde dans la conscience humaine, cette représentation devient un fait linguis­tique grâce à un ensemble donné de sons. Dans la structure de la significa-
tion lexicale du mot on distingue les trois aspects suivants : 1) le signifi-
catif (lié au signifié, il reflète la notion) ; 2) le dénotatif représentant l’objet nommé. On voit la différence entre ces deux aspects dans l’exemple : Hu- go est l’auteur des « Misérables » ; le référant y est le même, mais il est présenté de façons différents, les signifiés sont différents ; 3) le connotatif dont la présence dans la signification lexicale du mot est parfois contestée. Les trois aspects, trois éléments de la signification lexicale ne sont pas représentés de façon égale dans chaque mot. Dans les termes techniques,
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c’est l’élément significatif qui prévaut. Parfois les mots connotés dans une langue ne trouvent pas d’équivalents dans une autre langue : « mon (petit) loup, mon (petit) lapin ». Enfin, l’élément connotatif est subjectif.
Comme le mot sert à dénommer les objets de la réalité, on peut
parler de sa fonction de dénominative (cognitive ou dénotative). Outre cela, le mot sert à exprimer la notion, c’est pourquoi il a une fonction notionnelle ou rationnelle. Beaucoup de mots à sens concrèt en plus de ces deux fonctions ont encore une fonction émotive ou affective. Et enfin les mots ont une fonction métalinguistique servant de moyen de description du lexique (la langue n’a pas d’autre).
5. Le sens étymologique des vocables. Les vocables motivés et
immotivés.
Il est évident qu’il n’y a pas de lien organique entre le mot, son en-
veloppe sonore, sa structure phonique et l’objet qu’il désigne. Pourtant le mot, son enveloppe sonore, est historiquement déterminé dans chaque cas concret. Au moment de son apparition le mot ou son équivalent tend à être une caractéristique de la chose qu’il désigne. Le sens premier ou étymologique du mot table est « planche » ; du mot rue ‹ lat. ruga – « ride », etc. Il est aisé de s’apercevoir d’après ces exemples que le sens étymologique des mots peut ne plus être senti à l’époque actuelle.
Nous assistons souvent à la confusion du sens étymologique d’un mot
et de sa motivation. Toutefois le sens étymologique appartient à l’histoire du mot, alors que la motivation en reflète l’aspect à une époque donnée. Tous les mots d’une langue ont un sens étymologique, explicite ou implic- ite, alors que beaucoup d’entre eux ne sont point motivés. Tels sont chaise, table, etc. Par contre, nous aurons des mots motivés dans journaliste, cou- turière, porte-clé dont le sens réel émane du sens des éléments composants combinés d’après un modèle déterminé. En principe tout le mot est motivé à l’origine. Avec le temps la forme interne des vocables peut ne plus se faire sentir, ce qui conduit à leur démotivation. Cet effacement du sens étymologique s’effectue lentement, au cours de longs siècles. C’est pour- quoi à chaque étapes de son dévéloppement la langue possède de ces cas intermédiaires, témoignages du dévéloppement graduel de la langue. En effet, les mots sont parfois motivés uniquement par un des éléments de leur structure formelle. C’est ainsi que la signification actuelle des mots mal- heur et bonheur ne peut être que partiellement expliquée par leur premier élément mal- et bon-, heur ‹ lat.pop. « augurium » - « présage, chance » ayant pratiquement disparu de l’usage. On doit considérer ces mots comme
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étant partiellement motivés. Dans chaque langue on trouve des vocables motivés et immotivés.
6. Caractéristiques essentielles du mot français.
Plan paradigmatique :
1. Le mot français a une tendance prononcée à la syllabe ouverte : mot,
feu, heureux, vraiment, pénétrer, etc.
2. Parmi les noms simples, non construits il y a beaucoup de monosyl-
labes : eau, air, terre, croix, etc.
3. Par conséquent parmi ces derniers il y a beaucoup d’homonymes ; on
dit même que « le français est la langue à homonymes » : fois, foi, foie ; ver, verre, vers (n.), vers (prép.), vert ; mère, mer, maire, etc.
Plan syntagmatique :
1. La polysémie des mots peut être neutralisée dans le texte ; p.ex.,
louer une chambre ; la Chambre est en vacances ; les chambres d’une ruche d’abeille. On l’utilise dans les jeux de mots : un aveugle trop regardant.
2. A son tour, l’homonymie aussi est levée dans le texte comme ; p.ex.,
dans ces phrases : On entendrait voler une mouche et Qui vole un oeuf, vole un boeuf.
3. Malgré la fréquence des homonymes et des mots polysémiques le
discours français est loin d’être monotont ou peu expressif. Au contraire le français a horreur des répétitions. C’est pour cela qu’on emploie beaucoup de synonymes et d’équivalents dans le discours français.
ATTENTION! RÉVISION1
1. Quel est l’objet d’étude de la lexicologie ?
2. Quels type de la lexicologie connaissez-vous ?
3. Qu’est-ce que c’est que le système lexical ?
4. Quels sont ses rapports avec les autres branches de la linguis-
tique ?
5. Quelles sont les fonctions des mots ?
6. Qu’est-ce que vous comprenez sous le sens étymologique des
vocables ?
7. Quelle est la différence entre les vocables motivés et immo-
tivés ?
8. Quels sont les caractéristiques du système lexical ?
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Тема 2. SOURCES D’ENRICHISSEMENT
DU VOCABULAIRE FRANÇAIS. ÉVOLUTION SÉMANTIQUE
DES UNITÉS LEXICALES
1. Moyens d’enrichissement du vocabulaire français : sources
d’enrichissement du vocabulaire ; rôle de l’évolution sémantique dans l’enrichissement du vocabulaire d’une langue.
2. Polysémie et monosémie des mots.
3. Types de sens du mot.
4. Mécanismes de l’évolution sémantique des vocables (procès séman-
tiques fondamentaux) : restriction et extension du sens ; métonymie ; méta- phore.
5. Mécanismes de l’évolution sémantique des vocables (accompagnés
de modifications affectives) : amélioration et péjoration du sens ; affaiblisse- ment et intensification du sens des mots.
6. Causes de l’évolution sémantique des vocables.
1. Moyens d’enrichissement du vocabulaire français : sources
d’enrichissement du vocabulaire ; rôle de l’évolution sémantique dans l’enrichissement du vocabulaire d’une langue.
La langue se rapporte aux phénomènes sociaux. Elle surgit et se
dévéloppe avec l’apparition et le dévéloppement de la société. La
langue ne se conçoit pas en dehors de la société. A son tour la socété humaine ne peut exister sans langue. La langue se modifie, se perfec-
tionne en fonction du dévéloppement de la société à laquelle elle appar- tient. C’est avant tout dans l’histoire de la société qu’il faut chercher les
causes du renouvellement linguistique. La transformation sociale, les
changements qui s’opèrent dans les moeurs, le dévéloppement progres- sif des sciences amènent infailliblement des modifications dans la langue. Et c’est le peuple tout entier qui participe à la marche continue
de la langue vers son perfectionnement.
La science qui traite de la structure sémantique des unités lexicales
de même que l’évolution de cette structure est appelée sémantique. La signification des mots et de leurs équivalents est, pour ainsi dire, un des aspects le plus « sensibles » de la langue. Le contenu sémantique des vocables réagit immédiatement et directement aux moindres change- ments survenus dans la société, et non seulement dans la société –
facteur extralinguistique, mais dans la langue même. Cette extrême
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